Maroc. La trésorerie jugée difficile par près de la moitié des patrons du secteur de la construction

L’activité dans le secteur de la construction aurait globalement connu une stabilité au titre du premier trimestre 2022, selon les anticipations avancées par les chefs d’entreprise du secteur de la construction. A en croire le Haut-commissariat au plan (HCP), cette évolution résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans la branche de la «Construction de bâtiments» et, d’autre part, de la diminution d’activité prévue au niveau de la branche du «Génie civil». « Cette évolution dans le secteur de la construction serait accompagnée par une stabilité des effectifs employés », souligne le Haut-commissariat dans une note d’information relatant les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées auprès des entreprises relevant de la construction, au titre du premier trimestre 2022. Selon cette note d’information rendue publique récemment par l’institution publique, « au premier trimestre 2022, 40% des entreprises de la construction ont rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières ». A titre de rappel, comme nous l’avions relevé dans un article publié dans l’édition précédente (vendredi 24) et intitulé « Difficultés d’approvisionnement en matières premières dans l’industrie manufacturière nationale », les entreprises opérant dans le secteur de l’industrie manufacturière ont également été frappées par cette situation qui pourrait être causée par la guerre en Ukraine. Quoi qu’il en soit, dans sa dernière note d’information, le Haut-commissariat précise que près de la moitié des chefs d’entreprise (46%) sondés jugent difficile la trésorerie. Par branche, cette proportion atteint la moitié des entreprises de la branche « Travaux de construction spécialisés ». Il est important de souligner que la note du HCP relate également les appréciations des patrons des entreprises de ce secteur sur l’évolution de l’activité au cours du quatrième trimestre de l’année 2021. Ainsi, il ressort de ces enquêtes qu’au cours des trois derniers mois de l’année écoulée, l’activité dans le secteur de la construction aurait connu une hausse. Le Haut-commissariat rapporte que cette évolution aurait été due, d’une part, à la hausse d’activité dans la branche de la «Construction de bâtiments» et, d’autre part, à la baisse d’activité dans la branche des «Travaux de construction spécialisés ». En ce qui concerne les carnets de commandes dans la construction, les patrons sondés dans le cadre de ces enquêtes affirment qu’ils se seraient situés à un niveau inférieur à la normale tandis que l’emploi aurait connu une stabilité. Dans ces conditions, le Haut-commissariat note que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans le secteur de la construction se serait établi à 68%. Dans sa note d’information, le Haut-commissariat au relève, par ailleurs, que « 44% des entreprises auraient réalisé des dépenses d’investissement en 2021 destinées, principalement, au remplacement d’une partie du matériel ». A titre de comparaison, lors de ses précédentes enquêtes trimestrielles, le Haut-commissariat au plan avait indiqué que les anticipations avancées par les chefs d’entreprise du secteur de la construction, pour le quatrième trimestre 2021, faisaient ressortir globalement une stabilité de l’activité. Dans sa précédente note d’information, le HCP avait attribué cette évolution, d’une part, à la hausse d’activité attendue dans la branche de la «Construction de bâtiments» et, d’autre part, à la diminution d’activité prévue au niveau de la branche du «Génie civil». Selon les résultats des enquêtes de conjoncture d’alors, cette évolution dans le secteur de la construction aurait été accompagnée par une stabilité des effectifs employés. Alain Bouithy
Maroc. Les marchands non financiers anticipent une diminution du nombre de leurs employés

44%des chefs d’entreprise du secteur des services marchands non financiers s’attendent à une baisse de l’activité globale au quatrième trimestre 2020, a annoncé récemment le Haut-commissariat au plan (HCP). Selon les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées par l’institution publique au titre du dernier trimestre de l’année 2020 auprès des entreprises opérant dans ce secteur, ces anticipations seraient dues à la baisse prévue dans la quasi-totalité des branches de ce secteur. Des baisses attendues principalement dans les activités du «Transport aérien», de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports» et de l’«Hébergement et restauration», a précisé le Haut-commissariat dans une note d’information relative à ces enquêtes. A en croire l’institution publique, chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, «40% des chefs d’entreprise anticipent une baisse de la demande et 25% une diminution des effectifs employés». Pour rappel, au premier trimestre 2020, 42% des patrons sondés par le Haut-commissariat estimaient que l’activité du secteur des services marchands non financiers aurait connu une baisse résultant de la baisse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Transports aériens», de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports» et de l’«Hébergement». Selon l’enquête de conjoncture portant sur l’évolution de l’activité du secteur des services marchands non financiers au premier trimestre de l’année écoulée et les perceptions des entreprises pour le deuxième trimestre de la même année, la branche des «Télécommunications» avait enregistré une augmentation de l’activité alors que l’évolution de l’activité globale des services marchands non financiers aurait été accompagnée d’une diminution des prestations à l’étranger. Au cours des trois premiers mois de l’année dernière, 31% des patrons avaient aussi jugé d’un niveau inférieur à la normale les carnets de commandes du secteur. Tandis que 71% des chefs d’entreprise avaient pensé que l’emploi aurait connu une stagnation. Rappelons également que les anticipations de la majorité des chefs d’entreprise (62%) du secteur des services marchands non financiers révélaient une diminution de l’activité globale au cours du deuxième trimestre 2020. Dans une enquête de conjoncture auprès des entreprises sur les perceptions pour le deuxième trimestre 2020, le Haut-commissariat avait alors indiqué que ces anticipations seraient dues à la baisse prévue dans la quasi-totalité des branches de ce secteur, principalement dans les activités du «Transport aérien», de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports», du «Transport terrestre» et de l’«Hébergement et restauration». Selon les résultats de cette enquête, «59% des chefs d’entreprise anticipent une baisse de la demande et 31% une diminution des effectifs employés». Au troisième trimestre 2020, les enquêtes trimestrielles du Haut-commissariat au plan révèlent que l’activité des services marchands non financiers aurait été, dans l’ensemble, orientée à la baisse à l’exception de la branche des «Télécommunications» qui aurait connu une hausse. Concernant le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur, il ressort qu’il se serait établi à 72%, au lieu de 81% au premier trimestre de l’année écoulée. S’agissant des carnets de commandes du secteur des services marchands non financiers, la majorité des patrons (53%) les ont jugés d’un niveau inférieur à la normale. Quant à l’emploi, 31% des chefs d’entreprise opérant dans ce secteur estiment qu’il aurait connu une baisse au troisième trimestre dernier. Alain Bouithy
L’optimisme gagne du terrain parmi les chefs d’entreprise (Maroc)

L’optimisme gagne du terrain chez bon nombre de chefs d’entreprise opérant dans les secteurs des services marchands non financiers, du commerce de gros, industries manufacturières, de l’extraction, de l’énergie, de l’environnement ainsi que dans celui de la construction en dépit d’une baisse d’activité dans un nombre important de secteurs porteurs, voire stratégiques pour l’économie nationale. Selon les enquêtes de conjoncture réalisées par le Haut-commissariat au plan (HCP), et rendues publiques récemment, plusieurs patrons sondés se sont déclarés confiants en ce qui concerne l’évolution de leurs activités respectives au troisième trimestre 2019. Ainsi, selon les résultats de ces enquêtes, 34% des chefs d’entreprise du secteur des services marchands non financiers anticipent une hausse de l’activité globale au troisième trimestre de l’année en cours. Seuls 13% d’entre eux déclarent s’attendre à une baisse. Selon le Haut-commissariat, ces anticipations seraient dues, d’une part, à l’amélioration prévue dans les activités des « Transports aériens » et les «Activités de location et location-bail » et, d’autre part, à la baisse prévue dans les activités de la « Programmation et diffusion». Il est à noter que plus de la moitié des patrons sondés (53%) anticipent une stabilité de la demande et une majorité d’entre eux (78%) ont déclaré s’attendre à une stagnation des effectifs employés au cours de la même période. Du côté des grossistes, les résultats des enquêtes du Haut-commissariat montrent que près d’un tiers des grossistes (23%) anticipent une hausse du volume global des ventes pour le troisième trimestre 2019. Ils sont un peu moins (19%) à penser qu’il devrait connaître une baisse. A en croire l’institution publique, cette évolution serait principalement attribuable, d’une part, à la hausse des ventes dans les «Autres commerces de gros spécialisés» et le «Commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants» et, d’autre part, à la baisse des ventes dans le «Commerce de gros de produits alimentaires et de boissons», a-t-elle indiqué dans un communiqué. Dans la foulée, le HCP ajoute que « l’emploi connaîtrait une stabilité des effectifs selon 73% des grossistes et une hausse selon24% ». En revanche, « les commandes prévues pour le troisième trimestre 2019 seraient d’un niveau inférieur à la normale selon 38% des chefs d’entreprise et supérieur à la normale selon 22% », a poursuivi le HCP.L’optimisme progresse aussi dans le secteur industriel, notamment du côté des entreprises de l’industrie manufacturière qui déclarent s’attendre à une hausse de leur production au troisième trimestre 2019. Selon les explications du Haut-commissariat, ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité de l’«Industrie chimique» et de la «Fabrication de produits à base de tabac» et, d’autre part, à une diminution de celle de l’«Industrie automobile» et de la «Métallurgie». S’agissant des anticipations de l’emploi, les enquêtes de conjoncture du HCP révèlent que les industriels prévoient globalement une stabilité des effectifs employés. Quant à l’industrie extractive, le sondage réalisé auprès des entreprises de ce secteur monte que celles-ci prévoient une augmentation de leur production qui serait due principalement à une hausse de la production des phosphates. Alors qu’au niveau des effectifs employés, les avis des patrons sont on ne peut plus pessimistes puisqu’ils s’attendent à une diminution. Dans sa note d’information relative aux résultats de ses enquêtes de conjoncture auprès des entreprises relevant des secteurs de l’industrie énergétique, le HCP a indiqué qu’au troisième trimestre 2019, la production énergétique attendue connaîtrait une augmentation attribuable à une hausse de la «Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné» ; et que l’emploi connaîtrait une hausse. « Pour le même trimestre, les entreprises de l’industrie environnementale anticipent une augmentation de la production notamment dans les activités du «Captage, traitement et distribution d’eau» et une stabilité des effectifs employés », a commenté l’institution. Enfin, après analyse des résultats de son sondage auprès des dirigeants du secteur de la construction, il apparaît que les anticipations avancées par ceux-ci pour le troisième trimestre 2019, font ressortir, globalement, une augmentation de l’activité. Ainsi que l’a relevé le HCP, cette évolution résulterait de la hausse d’activité prévue au niveau des branches du «Génie civil» et de la «Construction de bâtiments», ajoutant que la progression observée dans le secteur de la construction serait accompagnée par une stabilité des effectifs employés.S’il ne fait aucun doute que ces appréciations semblent de bon augure à trois mois de la fin de l’année, il faut attendre les prochaines enquêtes pour mieux apprécier ce qu’aura été cette année du point de vue des chefs d’entreprise. Alain Bouithy