RDC: suite à l’affaire Matata Ponyo, des voix réclament l’ouverture d’une enquête contre Joseph Kabila

RDC: suite à l’affaire Matata Ponyo, des voix réclament l’ouverture d’une enquête contre Joseph Kabila

L’affaire fait grand bruit en RDC. Ce lundi 06 juillet, le Sénat a approuvé la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien Premier Augustin Matata Ponyo, chef du gouvernement sous Joseph Kabila de 2012 à 2016. Il est en effet soupçonné d’avoir détourné des fonds alloués à l’indemnisation des victimes d’expropriations sous le règne de Mobutu. Depuis, des voix s’élèvent pour demander qu’une enquête judiciaire soit également ouverte contre l’ex-président congolais Joseph Kabila. Le nom de l’ex-Premier ministre est cité dans deux dossiers. D’abord, celui de l’expropriation des victimes de ce qui est appelé « la zairianisation », c’est-à-dire le processus de nationalisation des entreprises étrangères. Ensuite dans le dossier de la gestion des fonds alloués au projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Pour le professeur Florimond Muteba, président du Conseil d’administration de l’Observatoire de la dépense publique (Odep), Augustin Matata Ponyo qui était à l’époque Premier ministre sous Joseph Kabila n’a pas agit seul… Lire la suite sur DW

RCA: le parquet général ouvre une enquête sur les « allégations » de violation des droits de l’Homme par l’armée et ses alliés

RCA: le parquet général ouvre une enquête sur les « allégations » de violation des droits de l’Homme par l’armée et ses alliés

Le gouvernement centrafricain exprime son étonnement et dit douter de la crédibilité du rapport du Groupe de travail de l’ONU accusant les Forces armées centrafricaines et leurs alliés d’avoir commis des infractions graves des droits humains en RCA. A cet effet, le ministre de la justice a ordonné au parquet général de Bangui d’ouvrir une enquête sur ces présumés exactions, considérées comme étant de « simples dénonciations». Selon les termes du rapport du groupe de travail de l’ONU, les Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais ont commis des violations graves des droits de l’Homme au cours de leurs offensives sur le territoire centrafricains. Et pour que lumière soit faite sur cette accusation qui risque de ternir l’image de l’armée nationale, le gouvernement centrafricain a instruit le parquet général de Bangui d’ouvrir une enquête sur cette affaire. Pour le parquet, des investigations seront menées afin de faire la lumière sur ces « accusations graves ».   « Un magistrat, qu’il soit du ministère public ou du parquet, est soumis à l’autorité de la loi. Il travaille avec son âme et conscience. En droit, on dit que les faits sont têtus. Si c’est avéré, nous allons conclure que dans tel cas, c’est avéré. Et si ce n’est pas avéré, nous conclurons que lors des accrochages, il y a eu des dégâts collatéraux. Comme ils ont limitativement énuméré ces incidents, point par point, nous mènerons des investigations » martèle Eric Didier Tambo, procureur général près la Cour d’Appel de Bangui. Pour la justice centrafricaine, l’équipe d’experts de l’ONU n’a pas respecté les procédures de l’enquête. Pour elle, l’absence des dénonciations de la part des victimes impacte la crédibilité du rapport. « Ce qui est curieux, est que nous n’avons pas encore reçu les dénonciations de la part des victimes. Cependant, il y a une enquête qui est ouverte contre tout ce qu’il s’était passé. Et donc, nous pensons pour notre part que la division de la Minusca a mis la charrue avant les bœufs. Aujourd’hui, nous sommes entrain de mener les enquêtes sur tout ce qui a été fait par la CPC » conclut Eric Didier Tambo.    Dans une réaction officielle ce 03 mai 2021, le gouvernement centrafricain s’étonne de l’enquête menée par les experts de l’ONU. Selon le communiqué du gouvernement, « la démarche entreprise ne correspond nullement aux usages établis ». Par ailleurs, il assure n’avoir été « informé à aucun moment que des enquêtes étaient menées sur son territoire et n’en connait ni l’initiateur, ni les méthodes et encore moins le calendrier ». Face au manquement relevé concernant cette enquête des experts de l’Onu, les autorités centrafricaines émettent des réserves. « Au regard de ce qui précède, le gouvernement considère, le Gouvernement considère ce document (ndlr rapport des experts de l’Onu) comme étant de simples dénonciations », assure Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain.

Maroc: Les industriels partagés à propos de l’évolution de leur production au premier trimestre

Maroc: Les industriels partagés à propos de l’évolution de leur production au premier trimestre

Les chefs d’entreprise sont partagés à propos de l’évolution de la production industrielle au premier trimestre, selon une récente note du Haut-commissariat au plan (HCP). D’après les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées auprès des entreprises relevant des secteurs de l’industrie manufacturière, de l’extractive, de l’industrie énergétique, de l’industrie environnementale et de la construction, les entreprises de l’industrie manufacturière s’attendent à une hausse de leur production au premier trimestre 2019. Ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité des «Industries alimentaires» et de l’«Industrie chimique» et, d’autre part, à une diminution de la production de l’activité de l’«Industrie automobile» et de l’«Industrie de l’habillement», indique le HCP soulignant, en ce qui concerne les anticipations de l’emploi, que les industriels prévoient globalement une stabilité des effectifs employés. Du côté des chefs d’entreprise relevant de l’industrie extractive, les entreprises prévoient une diminution de leur production qui serait imputable principalement à une baisse de la production des phosphates, note l’institution gouvernementale. Tandis qu’au niveau des effectifs employés, l’enquête révèle que les patrons de ce secteur prévoient une stagnation. La tendance serait également au niveau de la production énergétique attendue pour le premier trimestre 2019, poursuit le Haut-commissariat indiquant qu’elle connaîtrait une diminution attribuable à une baisse de la «Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Quant à l’emploi, l’enquête révèle qu’il connaîtrait une hausse. Les signaux seraient plutôt au vert du côté des entreprises de l’industrie environnementale qui anticipent, pour le même trimestre, une augmentation de la production notamment dans les activités du «Captage, traitement et distribution d’eau» et une stabilité des effectifs employés. A titre de comparaison, signalons qu’au quatrième trimestre 2018, la production de l’industrie manufacturière aurait connu une hausse résultant d’une augmentation de la production dans les branches des «Industries alimentaires» et de l’«Industrie automobile» et d’une baisse de la production dans la branche de la «Fabrication d’équipements électriques». De son côté, la production de l’industrie extractive aurait affiché une baisse imputable à une diminution de la production d’«Autres industries extractives», tandis que la production de l’industrie énergétique aurait connu une baisse due principalement à la diminution de la «Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Quant à la production de l’industrie environnementale, elle aurait enregistré une augmentation imputable à une hausse de l’activité du «Captage, traitement et distribution d’eau». En ce qui concerne les anticipations avancées par les chefs d’entreprise du secteur de la construction, pour les trois premiers mois de l’année en cours, il ressort globalement de l’enquête du Haut-commissariat une diminution de l’activité. A en croire le Haut-commissariat, cette évolution résulterait de la baisse d’activité prévue au niveau des branches du «Génie civil» et de la «Construction de bâtiments». En outre, précise-t-il, « cette baisse dans le secteur de la construction serait accompagnée par une stabilité des effectifs employés ». A noter qu’au quatrième trimestre 2018, l’activité de ce même secteur aurait connu une augmentation due principalement à la hausse d’activité dans les branches de la «Construction de bâtiments» et des «Travaux de construction spécialisés». « Les carnets de commande dans la construction se serait situés à un niveau normal et l’emploi aurait connu une stabilité », indique le HCP soulignant que le TUC dans le secteur de la construction se serait établi à 68%. Alain Bouithy