Après le recul des services marchands non financiers fin 2025 : Les patrons du secteur prévoient un redressement de l’activité au début de 2026 (Maroc)

L’activité du secteur aurait toutefois enregistré une baisse, selon 49% des chefs d’entreprise Les chefs d’entreprise relevant du secteur des services marchands non financiers s’attendent à une évolution globalement positive de l’activité au cours du premier trimestre 2026, selon le Haut-Commissariat au plan (HCP). Les anticipations des patrons de ce secteur « pour le 1er trimestre 2026 révèlent une augmentation de l’activité globale selon 36% d’entre eux et une baisse selon 14% », d’après les résultats de l’enquête de conjoncture menée par l’institution publique auprès de ces derniers. Ces anticipations seraient dues, d’une part, à la hausse de l’activité prévue dans les branches des «Transports terrestres et transport par conduites» et de l’« Entreposage et services auxiliaires des transports » et, d’autres part, à la baisse de l’activité attendue dans les branches des «transports par eau», des «Activités de location et location-bail» et des «Activités immobilières», explique le HCP dans sa récente note d’information. A noter que 63% des chefs d’entreprise prévoient une stabilité de la demande, et que 28% anticipent une augmentation, précise l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc qui souligne également que 61% des patrons tablent sur une stabilité des effectifs employés, alors que 22% prévoient une hausse. Toujours selon le Haut-Commissariat, «au quatrième trimestre 2025, l’activité du secteur des services marchands non financiers aurait enregistré une baisse selon 49% des patrons et une hausse selon 34% ». Dans sa note, l’institution explique que cette évolution aurait été le résultat de la baisse des activités de «Télécommunications», du « Transport aérien» et des «Activités de location et location-bail». Elle s’expliquerait également par l’augmentation d’activité enregistrée dans les branches de l’« Hébergement et Restauration», des « Transports terrestres et transport par conduites » et de l’« Entreposage et services auxiliaires des transports », poursuit le HCP indiquant en outre que le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 74%. Par ailleurs, 84% des patrons du secteur des services marchands non financiers estiment que les carnets de commandes du secteur se seraient situés à un niveau normal. 23% des chefs d’entreprise sondés estiment que l’emploi aurait connu une augmentation, tandis que 60% pensent qu’il serait resté stable. L’autre enseignement de cette enquête est qu’une majorité de chefs d’entreprise (83%) estime que le remplacement d’une partie des équipements et l’extension de l’activité ont constitué les principales dépenses d’investissements réalisées en 2025. Alain Bouithy
Maroc. Recul de l’activité industrielle en novembre malgré des perspectives plus favorables

Baisse de la production dans l’ensemble des branches, à l’exception de l’«agroalimentaire» L’activité industrielle a enregistré un recul au cours du mois de novembre 2025, a annoncé Bank Al-Maghrib (BAM), relevant une baisse du Taux d’Utilisation des Capacités (TUC) à 79%, contre 80% le mois précédent. Selon les résultats de son enquête de conjoncture au titre du mois de novembre, la production aurait baissé dans l’ensemble des branches à l’exception de l’« agroalimentaire » où elle aurait progressé ; tandis que les ventes se seraient accrues dans l’«agroalimentaire» et la «chimie et parachimie» et repliées dans la «mécanique et métallurgie» et le «textile et cuir». L’enquête fait, par ailleurs, ressortir une hausse des commandes recouvrant une progression dans la «chimie et parachimie» et la «mécanique et métallurgie» et un repli dans l’«agroalimentaire» et le «textile et cuir». D’après la Banque centrale, les carnets de commandes se seraient situés globalement à un niveau normal, avec des niveaux qui seraient restés inférieurs à la normale dans toutes les branches hormis la «mécanique et métallurgie» où ils se seraient établis à un niveau supérieur à la normale. Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une hausse de la production, portée par la «chimie et parachimie», ainsi qu’une progression des ventes dans toutes les branches, hormis le «textile et cuir» où ils prévoient une stagnation. Dans le détail, la production de la branche «agro-alimentaire» aurait progressé et le TUC se serait situé à 72%, tandis que les ventes auraient augmenté, reflétant une stagnation sur le marché local et une hausse des expéditions à l’étranger. L’institution publique fait, en revanche, état du recul des commandes avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Si les chefs d’entreprise s’attendent à une stagnation de la production et une hausse des ventes pour les trois prochains mois, un tiers des entreprises déclare néanmoins des incertitudes sur l’évolution future de la production et des ventes. En ce qui concerne la production de la branche «textile et cuir», l’enquête fait état d’un repli dans l’ensemble des sous-branches à l’exception de l’«industrie textile» ou elle aurait augmenté. Dans ces conditions, BAM estime que le TUC se serait établi à 81%. Les ventes auraient, de leur côté, enregistré une baisse, recouvrant un recul dans l’«industrie de l’habillement et des fourrures» et une hausse dans l’«industrie textile» et dans l’«industrie du cuir et de la chaussure», souligne BAM précisant que, par destination, elles se seraient repliées aussi bien sur le marché local qu’étranger. De l‘avis des industriels, les commandes auraient reculé, conséquence d’une baisse observée dans l’«industrie de l’habillement et des fourrures», une stagnation dans l’«industrie textile» et une hausse dans l’«industrie du cuir et de la chaussure», rapporte l’institution ajoutant que les carnets de commandes se seraient situés à un niveau inférieur à la normale dans toutes les sous-branches. Ainsi, pour les trois mois à venir, les industriels anticipent une stagnation de la production et des ventes. Néanmoins, plus d’une entreprise sur cinq déclarent des incertitudes sur leur évolution future. L’enquête de conjoncture de BAM fait également ressortir un recul de la production dans la branche «chimie et parachimie», alors que le TUC se serait établi à 80%. «En revanche, les ventes auraient progressé, avec une stagnation sur le marché local et une hausse sur le marché étranger», et les commandes auraient augmenté avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. A souligner que pour les trois prochains mois, les entreprises sondées s’attendent à une augmentation de la production et des ventes. S’agissant de la production dans la branche «mécanique et métallurgie», elle se serait repliée et le TUC se serait établi à 87%; tandis que les ventes auraient baissé, avec un recul des expéditions à l’étranger et une hausse des ventes locales. L’enquête fait en revanche état d’une hausse des commandes, avec un carnet qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale. «Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une stagnation de la production et une hausse des ventes. Toutefois, plus d’une entreprise sur quatre indiquent des incertitudes quant à l’évolution future de la production. Alain Bouithy
Maroc. Les grossistes prévoient une embellie des ventes au dernier trimestre 2025

Les grossistes anticipent une amélioration des ventes au cours des trois derniers mois de l’année 2025, selon ce qui ressort de l’enquête conjoncture menée par le Haut-Commissariat au plan (HCP) auprès des entreprises opérant dans le secteur du commerce de gros. « Les anticipations des grossistes, pour le quatrième trimestre 2025, affichent une hausse du volume global des ventes selon 27% d’entre eux, et une stabilité selon 65% », a indiqué l’organisme public chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc. Cette évolution serait principalement attribuable à la hausse prévue des ventes dans les branches des «Autres commerces de gros spécialisés » (qui comprend principalement le commerce de gros de combustibles, de minerais et de métaux), du «Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabacs» et du «Commerce de gros de biens domestiques», a expliqué l’institution dans sa récente note d’information. Selon la même source, 79% des chefs d’entreprise interrogés anticipent un niveau normal des commandes pour le quatrième trimestre 2025, tandis que 18% prévoient un niveau supérieur à la normale. Concernant l’emploi, la majorité des grossistes (77%) estiment que les effectifs devraient rester stables contre 21% qui anticipent une hausse. Il est à souligner que les appréciations dans le commerce de gros ont aussi porté sur l’évolution de l’activité au cours du troisième trimestre 2025, comme le relève le Haut-Commissariat dans sa note. Des principales appréciations, il ressort que les ventes du secteur du commerce de gros sur le marché local auraient connu une augmentation au cours du précédent trimestre, selon les estimations de 20% de grossistes. Tandis que 72% d’entre eux font état d’une stabilité. Cette évolution serait due principalement à la hausse des ventes dans le «Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabacs» et le «Commerce de gros de biens domestiques», a fait savoir l’institution rapportant que les chefs d’entreprise ont également fait état de la baisse des ventes dans le «Commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants». S’agissant de l’emploi, 84% des chefs d’entreprise estiment qu’il aurait connu une stabilité au troisième trimestre. Il ressort par ailleurs de la note du HCP que les stocks de marchandises se seraient situés à un niveau normal selon 88% des grossistes, tandis que « la tendance observée des prix de vente aurait affiché une stabilité selon 69% des chefs d’entreprise, et une hausse selon 27% d’entre eux », a indiqué l’institution. Alain Bouithy
Services marchands non financiers : Optimisme prudent des chefs d’entreprise pour la fin de l’année (Maroc)

Les patrons des entreprises opérant dans les secteurs des services marchands non financiers s’attendent à une hausse de l’activité au cours des trois derniers mois de 2025, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Les anticipations de ces derniers pour le dernier trimestre de l’année 2025, révèlent une augmentation de l’activité globale selon 50% d’entre eux, et une baisse selon 19%, a affirmé l’institution publique. Les résultats de l’enquête de conjoncture réalisée par le HCP au titre du quatrième trimestre 2025 auprès des entreprises relevant de ce secteur suggèrent que ces anticipations seraient dues à la hausse de l’activité prévue dans les branches des «Transports terrestres et transport par conduite», des «Activités des agences de voyages, voyagistes, services de réservation et activités connexes», de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports» et des «Activités d’architecture et d’ingénierie, activités de contrôle et analyses techniques». Ces anticipations trouvent aussi leur justification dans la baisse de l’activité anticipée dans les branches des «transports par eau» et des «Activités de location et location-bail», souligne le Haut-commissariat dans une note d’information. D’après l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, « 38% des chefs d’entreprise de ce secteur prévoient une augmentation de la demande, et 23% une baisse ». A noter que 26% des patrons anticipent une hausse des effectifs employés et 57% déclarent s’attendre à une stabilité. Pour bien comprendre les appréciations des chefs d’entreprise, il est important d’indiquer que 68% d’entre eux estiment que l’activité des services marchands non financiers aurait connu une hausse au troisième trimestre 2025. Seuls 10% pensent qu’elle aurait baissé. Dans sa note, le HCP explique que cette évolution aurait été le résultat de l’augmentation des activités des «Télécommunications», des «Transports aériens», de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports» et des «Transports terrestres et transport par conduite» Les opinions des dirigeants seraient également justifiées par la baisse d’activité enregistrée dans les branches des «Transports par eau», de la «Publicité et études de marché» et des «Activités de poste et de courrier», a ajouté l’institution précisant que le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 76%. S’agissant des carnets de commandes du secteur, l’enquête révèle qu’ils se seraient situés à un niveau normal par 74% des patrons et supérieur à la normale par 19% d’entre eux. Quant à l’emploi, il aurait connu une augmentation selon 35% des chefs d’entreprise, et une baisse selon 15%. Alain Bouithy
Maroc: le climat général des affaires qualifié de « normal » par la majorité des entreprises au troisième trimestre 2025

CONJONCTURE. Au troisième trimestre de 2025, le climat général des affaires dans l’industrie a été qualifié de «normal» par plus des trois quarts des entreprises, indique Bank Al-Maghrib (BAM) dans un récent rapport. Selon les résultats trimestriels de l’enquête de conjoncture du au troisième trimestre 2025, publiés par la Banque centrale du Maroc, cette structure est observée dans toutes les branches à l’exception de la « mécanique et métallurgie » où 36% des entreprises déclarent un climat des affaires « favorable ». En ce qui concernant les conditions de production, les conditions d’approvisionnement auraient été « normales » selon 82% des industriels et « difficiles » selon 15% d’entre eux. En détail, et par branche, l’institution publique rapporte qu’elles auraient été qualifiées de « normales » dans toutes les branches à l’exception de la « chimie et parachimie » où 70% des entreprises les qualifient de « normales » et 30% de « difficiles ». S’agissant des effectifs employés, l’enquête révèle qu’elles auraient été en stagnation selon les industriels. Par branche, 83% des entreprises de l’« agroalimentaire » font état d’une stabilité des effectifs, tandis que 15% signalent une hausse. Dans la « mécanique et métallurgie », 91% des industriels rapportent une stagnation et 9% une baisse. BAM précise que ces proportions atteignent respectivement 67% et 22% dans le « textile et cuir » et 53% et 37% dans la « chimie et parachimie ». Pour les trois prochains mois, les entreprises anticipent globalement à une stagnation des effectifs. Toujours selon l’enquête, les coûts unitaires de production auraient stagné selon 58% des industriels et augmenté selon 30%. Cette dernière part ressort à 51% dans la « chimie et parachimie » et à 16% dans « textile et cuir ». En revanche, 48% des entreprises de la « mécanique et métallurgie » indiquent une baisse des coûts alors que la majorité de celles de l’ « agroalimentaire » déclare leur stagnation. Quant à la situation de la trésorerie, BAM note qu’elle aurait été qualifiée de « normale » par 82% des industriels et de « difficile » par 14% d’entre eux. Cette dernière proportion atteint 21% dans la « mécanique et métallurgie », 18% dans la « chimie et parachimie » et 16% dans le « textile et cuir ». Dansl’«agroalimentaire », la majorité des entreprises déclare une situation de trésorerie « normale ». A noter qu’au T3-2025, l’accès au financement bancaire aurait été jugé « normal » par 87% des entreprises et « difficile » par 11% d’entre elles. L’institution précise que ces proportions se situent respectivement à 94% et à 6% dans l’«agroalimentaire », à 87% et à 13% dans la «mécanique et métallurgie », à 82% et à 11% dans la « chimie et parachimie » et à 67% et à 33% dans le « textile et cuir ». Durant la même période, le coût du crédit aurait été en stagnation selon les entreprises et ce, dans toutes les branches hormis le « textile et cuir » où 79% des entreprises indiquent une stagnation et 13% une hausse. Enfin, par branche, les dépenses d’investissement auraient augmenté dans l’« agroalimentaire », reculé dans la « chimie et parachimie » et dans le « textile et cuir » et stagné dans la « mécanique et métallurgie ». Elles auraient été financées à hauteur de 74% par des fonds propres et 26% par crédit. Pour les trois prochains mois, 58% des industriels anticipent une stagnation des dépenses d’investissement et 26% une hausse. Par branche, les industriels prévoient une hausse dans l’ensemble des branches hormis la « chimie et parachimie » où ils anticipent une baisse.
Maroc. L’activité industrielle bat de l’aile

A l’exception de l’«agroalimentaire», la production aurait reculé dans toutes les branches en août 2025 Les nouvelles ne sont pas bonnes sur le front de l’activité industrielle. L’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib au titre du mois d’août fait ressortir une baisse de l’activité. Une mauvaise surprise pour l’exécutif qui espère, sans doute, terminer l’année tout autrement. En effet, à l’exception du secteur de l’agroalimentaire où une hausse aurait été enregistrée, la production aurait reculé dans toutes les branches, a récemment annoncé la Banque centrale, soulignant que le taux d’utilisation des capacités (TUC) aurait ainsi stagné à 79% au cours de cette période. Selon l’enquête, menée du 1er au 30 septembre 2025, les ventes auraient enregistré une progression, recouvrant une hausse dans l’«agroalimentaire» et dans la «chimie et parachimie» et une baisse dans le «textile et cuir» et dans la «mécanique et métallurgie». Par destination, les ventes auraient progressé tant sur le marché local qu’étranger, suggèrent les résultats de l’enquête qui ont été établis sur la base d’un taux de réponse de 68%. Toujours selon Bank Al-Maghrib, les commandes auraient affiché une stagnation, recouvrant une progression dans l’«agroalimentaire», une stabilité dans la «mécanique et métallurgie» et une baisse dans la «chimie et parachimie» et dans le «textile et cuir». Quant aux carnets de commandes, ils se seraient situés à un niveau inférieur à la normale dans toutes les branches d’activité à l’exception de l’«agroalimentaire» où ils se seraient situés à un niveau supérieur à la normale. Qu’à cela ne tienne, pour les trois prochains mois, les industriels prévoient cependant une hausse de la production et des ventes dans toutes les branches d’activité à l’exception de la «chimie et parachimie» où ils s’attendent à une baisse des ventes. Dans le détail, la production de la branche «agro-alimentaire» aurait progressé et le TUC se serait situé à 75%. Tout comme les ventes auraient augmenté, reflétant une hausse sur le marché local et une stagnation sur le marché étranger. Avec un carnet qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale, les commandes auraient également progressé, selon BAM. Les industriels du secteur anticipent ainsi une hausse de la production et des ventes au cours des trois prochains mois. Au cours de la même période, la production de la branche « textile et cuir » aurait enregistré une baisse dans l’ensemble de ses sous-branches à l’exception de l’«industrie de l’habillement et des fourrures» où elle aurait stagné. BAM rapporte ainsi que le TUC se serait établi à 80%. S’agissant des ventes, les opinions des industriels font état d’un recul dans l’ensemble des sous-branches. Par destination, elles auraient augmenté sur le marché local et diminué sur le marché étranger. Les commandes auraient reculé dans l’ensemble des sous-branches, alors que les carnets de commandes se seraient situés à un niveau inférieur à la normale. Si les industriels déclarent s’attendre à une hausse de la production et des ventes au cours des trois prochains mois, plus d’une entreprise sur quatre déclarent des incertitudes quant à leur évolution future. En ce qui concerne la production de la «chimie et parachimie», l’enquête révèle qu’elle aurait affiché un recul et le TUC se serait établi à 79%; tandis que les ventes auraient augmenté, recouvrant un accroissement des expéditions à l’étranger et une stagnation des ventes locales. Avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale, les commandes auraient à l’inverse baissé. Dans ces conditions, les entreprises s’attendent à une hausse de la production et une baisse des ventes dans les trois prochains mois. Enfin, en août dernier, la production de la «mécanique et métallurgie» aurait reculé et le TUC se serait établi à 87% au terme du mois d’août dernier. Les ventes se seraient repliées aussi bien sur le marché local qu’étranger tandis que les commandes auraient stagné (avec des carnets qui se seraient situés à un niveau inférieur à la normale). Malgré ces évolutions, pour les trois prochains mois, les industriels s’attendent à une hausse de la production et des ventes Alain Bouithy
Maroc/Industrie: Le climat général des affaires jugé « normal » au quatrième trimestre de 2024

Le climat général des affaires dans l’industrie aurait été «normal» au quatrième trimestre de 2024, selon l’avis de 78% des entreprises sondées sur cette question. En revanche, 14% d’entre elles estiment qu’il aurait été « défavorable », selon Bank Al-Maghrib (BAM). Les industriels anticipent une hausse des dépenses d’investissement dans l’ensemble des branches d’activité au cours des trois prochains mois D’après les résultats trimestriels de l’enquête de conjoncture menée par la Banque centrale au titre du quatrième trimestre, ces proportions sont respectivement de 88% et de 11% dans l’«agroalimentaire», 82% et 18% dans le «textile et cuir», de 76% et de 14% dans la chimie et parachimie». La tonalité n’est, en revanche, pas la même au sein des entreprises de la «mécanique et métallurgie» où 50% des patrons interrogés considèrent le climat «normal» et 33% de «favorable», a indiqué BAM précisant que les résultats de son enquête sont synthétisés sous forme de soldes d’opinion représentant la différence entre le pourcentage de réponses «Hausse» ou «Supérieur à la normale» et le pourcentage de réponses « Baisse» ou «Inférieur à la normale». En ce qui concerne les conditions d’approvisionnement, les chefs d’entreprise participant à cette enquête estiment qu’elles auraient été «normales» au terme du dernier trimestre de l’année écoulée de l’avis de 76% des industriels et «difficiles» d’après 23% d’entre eux. D’après Bank Al-Maghrib, cette dernière proportion atteint 43% dans la «mécanique et métallurgie», 29% dans la «chimie et parachimie», 21% dans le «textile et cuir» et 5% dans l’«agroalimentaire». Cette enquête d’opinion, menée auprès d’un échantillon représentatif comprenant près de 400 entreprises industrielles, révèle également que les effectifs employés auraient enregistré une stagnation selon les industriels, particulièrement dans l’«agroalimentaire» et la «mécanique et métallurgie». Sur la base des résultats de l’enquête, il ressort que 88% des entreprises de la «chimie et parachimie» sondées font état en revanche, d’une stagnation des effectifs, tandis que 12% signalent une hausse, a relevé l’institution précisant que ces proportions sont respectivement de 57% et 2% dans le «textile et cuir». Pour les trois prochains mois, 75% des industriels prévoient une stagnation des effectifs et 17% une baisse. L’enquête de BAM s’est intéressée également aux coûts unitaires de production qui auraient stagné selon 61% des industriels et augmenté selon 30%. Cette dernière proportion se situe à 58% dans la «chimie et parachimie», à 18% dans le «textile et cuir» et à 9% dans l’«agroalimentaire », ressort-il en outre des résultats de l’enquête de conjoncture, alors que 40% des industriels de la «mécanique et métallurgie» indiquent une stagnation des coûts unitaires de production et 39% une baisse. Autre thème abordé : la situation de la trésorerie. Sur ce point, l’institution rapporte qu’elle aurait été qualifiée de «normale» par 65% des entreprises et de «difficile» par 32% d’entre elles ; précisant que cette dernière part atteint 39% dans la «chimie et parachimie», 36% dans la «mécanique et métallurgie», 20% dans le «textile et cuir» et 6% dans l’«agroalimentaire». Autre volet abordé dans cette enquête, celui de l’accès au financement bancaire qui aurait été jugé «normal» par 75% des entreprises et «difficile» par 16%, a indiqué BAM précisant que ces parts se situent respectivement à 93% et 7% dans l’«agroalimentaire», à 89% et 11% dans la «chimie et parachimie», à 63% et 36% dans la «mécanique et métallurgie» et à 50% et 31% dans le «textile et cuir». Quant au coût du crédit, il aurait été en stagnation selon 87% des entreprises et en baisse selon 10%. Cette dernière proportion atteint 19% dans l’«agroalimentaire» et 8% dans la «mécanique et métallurgie», a poursuivi Bank Al-Maghrib soulignant, en revanche, que les industriels indiquent un coût de crédit en stagnation dans la «chimie et parachimie» et dans le «textile et cuir». Interrogés sur l’évolution les dépenses d’investissement récentes et futures, les industriels estiment qu’elles auraient augmenté, d’un trimestre à l’autre, dans toutes les branches à l’exception de la «mécanique et métallurgie » où elles auraient plutôt stagné. D’après ces derniers, ces dépenses auraient été financées à hauteur de 67% par des fonds propres et 33% par crédit. D’après les anticipations des entreprises, les dépenses d’investissement devraient augmenter dans l’ensemble des branches d’activité pour les trois prochains mois. Alain Bouithy
Maroc. Les industriels jugent le climat des affaires «normal» à fin décembre dernier

La majorité des industriels jugent le climat général des affaires «normal» au quatrième trimestre de 2023, selon ce qui ressort de la dernière enquête trimestrielle de conjoncture de Bank Al-Maghrib (BAM). En effet, 73% d’entre eux estiment qu’il aurait été «normal» au cours du dernier trimestre de l’année écoulée. Seules 20% des entreprises estiment au contraire qu’il aurait été «défavorable». Ces proportions sont respectivement de 85% et de 15% dans l’«agro-alimentaire», de 85% et de 12% dans le «textile et cuir», de 59% et 31% dans la «chimie et parachimie», indique la Banque centrale. Toujours selon l’institution, dans la «mécanique et métallurgie» et dans l’ «électrique et électronique», les industriels déclarent un climat des affaires «normal». Mais à bien y regarder, le climat général des affaires s’est tout de même légèrement détérioré en comparaison avec le trimestre précédent de la même année. Rappelons en effet qu’au troisième trimestre de 2023, il avait été qualifié de «normal» par 74% des entreprises interrogées et de «défavorable» par 19% d’entre elles. Bank Al-Maghrib précisait par ailleurs que ces proportions étaient respectivement de 82% et de 15% dans l’«agro-alimentaire», de 81% et de 19% dans le «textile et cuir», de 63% et 23% dans la «chimie et parachimie» et de 62% et de 23% dans la «mécanique et métallurgie». Rappelons également que l’ensemble des industriels avaient déclaré un climat des affaires «normal» dans l’«électrique et électronique». Dans le même temps, BAM rapporte que les conditions d’approvisionnement, au quatrième trimestre 2023, auraient été «normales» selon 74% des industriels et «difficiles» selon 26% d’entre eux; notant que cette dernière proportion atteint 33% dans la «chimie et parachimie», 28% dans la «mécanique et métallurgie» et 26% dans l’«agro-alimentaire». Les entreprises opérant dans le « textile et cuir» et dans l’«électrique et électronique» ont pour leur part qualifié cet approvisionnement de «normal». De l’avis des 71% des patrons, les effectifs employés auraient stagné au cours des trois derniers mois de l’année 2023, 19% pensent qu’ils auraient baissé. Ces parts se situent respectivement à 56% et 37% dans la «chimie et parachimie» et à 51% et 47% dans le « textile et cuir », selon BAM rapportant en revanche que 74% des industriels de l’«électrique et électronique» indiquent une stagnation des effectifs et 26% une hausse. D’après l’organisme public, dans l’«agro-alimentaire» et dans la «mécanique et métallurgie», les entreprises déclarent une stagnation des effectifs employés. Dans ce contexte, 71% des industriels prévoient une stagnation des effectifs au cours des trois prochains mois. 17% d’entre eux s’attendent à une hausse et 13% à une baisse. S’agissant des coûts unitaires de production, 54% des industriels pensent qu’ils auraient stagné et 42% soutiennent qu’ils auraient augmenté. Comme le précise l’institution, cette dernière proportion se situe à 70% dans l’«électrique et électronique», à 67% dans la «chimie et parachimie», à 32% dans l’«agro-alimentaire» et à 11% dans la «mécanique et métallurgie ». A noter que dans le «textile et cuir », les entreprises rapportent une stagnation des coûts unitaires de production. En ce qui concerne la situation de la trésorerie, pour 78% des entreprises sondées elle aurait été qualifiée de «normale» et de difficile» par 19% d’entre elles. Il est à préciser que cette dernière part se situe à 28% dans l’«électrique et électronique», à 24% dans la «mécanique et métallurgie», à 21% dans la «chimie et parachimie», à 17% et dans le «textile et cuir» et à 11% dans l’«agro-alimentaire ». Durant cette même période, l’accès au financement bancaire aurait été qualifié de «normal» par 78% des entreprises et de «difficile» par 22% d’entre elles; cette dernière proportion se situant à 43% dans la «chimie et parachimie», 29% dans le «textile et cuir», 9% dans l’«agro-alimentaire» et 8% dans la «mécanique et métallurgie». A souligner que la totalité des industriels déclare un accès au financement bancaire normal dans l’«électrique et électronique », d’après BAM qui rapporte par ailleurs que le coût du crédit aurait été en stagnation selon 66% des entreprises et en hausse selon 28% d’entre elles. Quant aux dépenses d’investissement, elles auraient stagné, d’un trimestre à l’autre, selon 44% des industriels et augmenté selon 30% d’entre eux, a fait savoir Bank Al-Maghrib; situant cette dernière proportion à 70% dans l’«électrique et électronique», à 51% dans la «mécanique et métallurgie» et à 34% dans l’«agro-alimentaire ». Dans le «textile et cuir», poursuit BAM, 83% des industriels indiquent une stagnation de ces dépenses et 13% une baisse, contre respectivement 56% et 32% dans la «chimie et parachimie». En conséquence, pour le prochain trimestre, 52% des industriels anticipent une stagnation des dépenses d’investissement et 37% une hausse. Alain Bouithy