Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement mobilisent près de 2,4 milliards d’euros pour l’énergie, l’emploi et l’agriculture

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement (AFD) ont organisé le 23 janvier 2025 à Abidjan, une réunion d’échange sur le renforcement de leurs investissements conjoints et un meilleur alignement sur les priorités de développement de l’Afrique. De hauts responsables des deux institutions ont précisé à cette occasion, leurs priorités communes dans les secteurs à fort impact : l’énergie (notamment dans le cadre de l’initiative Mission 300), l’emploi et les compétences, l’entrepreneuriat, l’eau et l’agriculture. Ils se sont également engagés à accélérer la mise en œuvre de leur partenariat de cofinancement qui a déjà mobilisé près de 2,4 milliards d’euros. Ces discussions, qui se sont déroulées au siège de la Banque, alimenteront directement les négociations prévues dans le cadre d’un nouvel accord de partenariat. La vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, Nnenna Nwabufo, a indiqué que le partenariat était entré dans une phase décisive, l’accord de partenariat actuel pour la période 2021-2026 arrivant à son terme. Mme Nwabufo et Adama Mariko, directeur exécutif de l’AFD chargé de la mobilisation, des partenariats et de la communication, ont également convenu d’accélérer la mise en œuvre des projets. « Nous disposons d’un solide pipeline d’opportunités, a déclaré Mme Nwabufo. En nous concentrant davantage sur quelques secteurs à fort impact et en passant plus rapidement du stade de projet dans le pipeline à celui de la mise en œuvre, nous pouvons accroître considérablement notre impact commun au profit des populations africaines. » Elle a ajouté que l’orientation stratégique proposée par la Banque place les partenariats au cœur des efforts visant à mobiliser des capitaux à grande échelle, à exploiter le dividende démographique de l’Afrique et à construire des infrastructures résilientes au climat. M. Mariko a déclaré que la réunion a rehaussé les ambitions pour la prochaine phase de la coopération. « Ce travail approfondi est intervenu à un moment stratégique, coïncidant avec la transition à la tête de la Banque africaine de développement et la dernière année de l’accord-cadre de partenariat, a déclaré M. Mariko. Nous avons réaffirmé nos secteurs prioritaires, en particulier, l’entrepreneuriat, l’emploi, la formation professionnelle et l’agriculture et exploré les possibilités de collaboration sur des initiatives clés, telles que la Nouvelle architecture financière africaine. » La réunion a également permis de discuter des possibilités de cofinancement à court terme et des actions prioritaires pour débloquer les projets déjà en cours. Au-delà du financement, les participants ont exploré le renforcement de la collaboration institutionnelle, notamment par des échanges de personnel et une coordination plus étroite entre les équipes régionales et sectorielles. BAD
Matières premières en 2025 : énergie en baisse, aliments stables et métaux en reprise

Les prix des matières premières ont affiché en 2025 des évolutions contrastées, après le repli observé en 2023 et 2024, constate la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). D’après de département relevant du ministère marocain de l’Economie et des Finances, le recul persistant des cours de l’énergie, la stabilisation des denrées alimentaires et la remontée des métaux traduisent des dynamiques d’offre et de demande différenciées, dans un contexte de croissance mondiale toujours inégale. Dans sa note de conjoncture de décembre 2025, la DEPF fait état d’un net recul de l’indice de prix de la Banque mondiale de -6% sur janvier-novembre (en g.a.), tiré par l’énergie (-11%) et l’alimentaire (-6%), surtout les céréales (-11%) et le sucre (-16%); alors que les engrais et les métaux de base se sont redressés respectivement de +19% et +6% Selon la même source, « les métaux précieux se sont envolés (+41%), l’or (+42%) et l’argent (+35%) atteignant des records, soutenus par un dollar plus faible et par leur statut de valeur refuge face aux incertitudes géoéconomiques ». Pour la DEPF, ces évolutions reflètent des dynamiques sectorielles distinctes. Et de préciser que la chute des cours de l’énergie découle d’une offre abondante et d’une demande faible, tandis que la modération des prix des céréales et du sucre s’explique par des perspectives de récoltes favorables. À l’inverse, les engrais bénéficient d’une demande robuste. De leur côté, les métaux de base (notamment le cuivre et l’aluminium) profitent du redressement progressif du cycle manufacturier mondial et de l’accélération de la demande structurelle liée à l’électrification (véhicules électriques, réseaux et centres de données), sur fond de contraintes d’offre. Globalement, les cours des produits de base devraient rester modérés, bien qu’ils demeurentvulnérables aux aléas économiques, géopolitiques et climatiques. Avec CP
La République du Congo mettra en avant sa vision stratégique en matière d’énergie avec le Premier ministre Anatole Collinet Makosso lors d’un événement consacré à l’énergie au Cap

La République du Congo sera à l’honneur lors de l’African Energy Week (AEW) 2025 : Invest in African Energies au Cap, où le Premier ministre Anatole Collinet Makosso dirigera une délégation de haut niveau représentant le président Denis Sassou Nguesso. La présence du Premier ministre souligne l’engagement du gouvernement à intégrer la croissance du secteur énergétique aux priorités nationales en matière de développement, témoignant à la fois de la stabilité politique et d’une vision claire pour une expansion économique durable. Le projet Congo LNG est au cœur de la stratégie du Congo. En août 2025, l’unité flottante de GNL Nguya, d’une capacité de 2,4 millions de tonnes par an (MTPA), a quitté Shanghai pour rejoindre la concession offshore Marine XII. Cela fait suite à l’exploitation réussie du Tango FLNG, qui a commencé sa production en décembre 2023. Ensemble, ces installations porteront la production de GNL du pays à 3 MTPA d’ici la fin 2025, renforçant ainsi le rôle du Congo en tant qu’exportateur régional de GNL. Au-delà de la production d’énergie, ces projets contribuent au développement national en générant des emplois, en renforçant les compétences locales et en créant des opportunités pour la participation du secteur privé dans les infrastructures et le transport maritime. En aval, la raffinerie de Fouta, située près de Pointe-Noire, devrait entrer en service en 2025. Avec une production annuelle de 2,5 millions de tonnes de produits raffinés, notamment de l’essence, du diesel, du kérosène et des matières premières pétrochimiques, elle réduira la dépendance du pays vis-à-vis des importations tout en soutenant la croissance industrielle et le développement du contenu local. Ce projet, associé à la modernisation en cours de la raffinerie CORAF, représente un point de convergence entre la stratégie énergétique et la politique économique, offrant aux investisseurs des possibilités de partenariats, de fourniture de technologies et de contrats de gestion opérationnelle qui contribuent à des objectifs socio-économiques plus larges. Le gouvernement investit également massivement dans les infrastructures énergétiques, notamment dans un pipeline reliant le port occidental de Pointe-Noire à Brazzaville. Ce projet, mené en collaboration avec des partenaires internationaux, améliorera l’efficacité du transport de carburant, renforcera la sécurité énergétique nationale et favorisera l’intégration régionale. Cette initiative illustre l’approche du Congo, qui consiste à combiner une planification stratégique avec des opportunités d’investissement concrètes, créant ainsi les bases d’une croissance durable à long terme. « La présence du Premier ministre Anatole Collinet Makosso à l’AEW 2025 souligne l’engagement de la République du Congo à transformer son secteur énergétique en un moteur de la croissance nationale. En développant la production de GNL, en développant les raffineries locales et en modernisant les infrastructures, le gouvernement crée un environnement propice à l’investissement tout en favorisant le développement socio-économique et la sécurité énergétique », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. AEW 2025 : Invest in African Energies offre à la République du Congo une plateforme pour présenter sa stratégie énergétique intégrée, attirer des partenariats internationaux et mettre en évidence la manière dont la croissance du secteur énergétique peut favoriser la construction nationale et la réalisation des objectifs politiques. La présence du Premier ministre Makosso montre que le pays se positionne activement comme un partenaire fiable et tourné vers l’avenir dans l’expansion énergétique de l’Afrique. African Energy Chamber.
PARTENARIAT MALI–RUSSIE : Des accords pour l’énergie, le commerce et la sécurité

Dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre la République du Mali et la Fédération de Russie, trois accords ont été signés ce lundi 23 juin 2025 à Moscou, en présence du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, et de son homologue russe, Son Excellence Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie. Ces accords portent sur les domaines du commerce, de l’énergie, des sciences, ainsi que sur les fondements des relations politiques, diplomatiques et sécuritaires entre les deux États. Le premier accord signé concerne la création d’une Commission intergouvernementale russo-malienne sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique. Ce cadre structurant vise à approfondir les échanges entre les deux pays et à favoriser l’émergence de projets conjoints à forte valeur ajoutée. À moyen et long terme, cet instrument juridique ouvre la voie à des investissements russes dans des secteurs clés du développement malien, tout en facilitant l’accès du pays aux technologies de pointe et aux marchés russes. De surcroît, il s’inscrit dans la vision souveraine d’une diplomatie multipolaire prônée par les plus hautes Autorités de la Transition. Il pourrait également encourager un soutien accru de la Russie aux positions du Mali au sein des instances internationales. Dans le même esprit de coopération stratégique, un second projet d’accord a été conclu dans le domaine de l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques, en partenariat avec la société d’État russe ROSATOM. Ce partenariat innovant pourrait apporter une réponse structurelle à la crise énergétique que connaît le Mali, à travers le développement d’infrastructures adaptées, le transfert de compétences et de technologies, ainsi que la formation de ressources humaines nationales. En renforçant ainsi l’autonomie énergétique du pays et en réduisant sa dépendance aux importations onéreuses, cet accord contribuera de manière significative au développement industriel et à la souveraineté énergétique nationale. Par ailleurs, les deux parties ont procédé à la signature d’un troisième accord portant sur les fondements des relations bilatérales entre le Mali et la Fédération de Russie. Cet accord, à portée générale, témoigne d’une volonté commune d’inscrire le partenariat dans une dynamique durable, fondée sur le respect mutuel, la non-ingérence et la solidarité dans les forums internationaux. Il ouvre également la voie à une coopération renforcée dans le domaine de la sécurité, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisé. À ce titre, il prévoit des mécanismes de formation, la fourniture d’équipements et un appui opérationnel structuré, consolidant ainsi les capacités nationales de défense et de sécurité. Dans leur ensemble, ces accords traduisent une volonté politique affirmée de hisser la coopération entre le Mali et la Russie à un niveau stratégique. Ils renforcent surtout la souveraineté et l’autonomie du Mali dans les domaines clés du développement, de l’énergie et de la sécurité. La signature de ces instruments juridiques constitue un tournant majeur dans les relations entre Bamako et Moscou, et s’inscrit pleinement dans la vision des autorités de la Transition en faveur d’un Mali fort, souverain et résolument tourné vers l’avenir. Lors de cette rencontre au Kremlin, le Président de la Fédération de Russie a offert un déjeuner à son homologue malien, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA.
Congo/Energie : Le gouvernement va révoquer les contrats d’affermage avec Selenec face à la crise

Le gouvernement va retirer les contrats d’affermage avec la Société nationale d’électricité du Sénégal, si cela ne trouve pas l’assentiment de la population, a déclaré, le 21 février à Brazzaville, le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso. Lors de la séance de questions orales au gouvernement, devant les sénateurs, il a expliqué que cette décision s’inscrit dans un processus visant à résoudre définitivement la crise énergétique qui frappe le pays. « Nous avons pris la décision courageuse de régler cette question de la crise énergétique », a-t-il affirmé, en référence au refus des agents de la société Energie électrique du Congo (E2C).par rapport aux contrats d’affermage avec Selenec. Le Premier ministre a précisé que ces mesures avaient été prises en raison des difficultés financières rencontrées par l’État pour entretenir des infrastructures vieillissantes, notamment les barrages hydroélectriques. « Les révisions des turbines et des barrages n’ont pas été effectuées depuis plusieurs années, faute de ressources financières », a-t-il déploré. Il a ajouté que la libéralisation des centrales de production, des systèmes de transport d’électricité, ainsi que de la distribution et de la commercialisation de l’électricité, vise à améliorer la gestion du secteur. M. Makosso a également rassuré que, malgré ce processus de mise en concession et de gestion des contrats d’affermage, la société E2C, propriétaire des installations, conservera son rôle d’actionnaire et de contrôle. Le chef du gouvernement a souligné que l’État continuera à jouer un rôle de régulation dans ce secteur stratégique à travers E2C. Il a rassuré que les conditions de travail des employés ainsi que les tarifs sociaux seraient maintenus, réaffirmant l’engagement du gouvernement à réguler le secteur de l’électricité via l’Agence de régulation, compétente pour gérer les conflits entre les différents acteurs. Cette régulation vise à équilibrer les intérêts des producteurs, des distributeurs et des consommateurs, bien que des abus persistent, souvent ignorés par les usagers en raison d’un manque de culture juridique et de compréhension des mécanismes de recours, a-t-il dit. Par ailleurs, il a signifié que le gouvernement va poursuivre les discussions avec les partenaires et de fournir des informations supplémentaires pour garantir une gestion transparente du secteur tout en protégeant les intérêts de l’État et des citoyens. Intervenant à cette occasion, le président du Sénat, M. Pierre Ngolo, a insisté sur l’importance du dialogue avec les différents partenaires pour trouver des solutions aux problèmes du pays. Aussi, il a encouragé le gouvernement à poursuivre les discussions avec les partenaires. « Nous vous poussons à l’action. Il faut que nous dialoguions et bien avec les différents partenaires », a-t-il dit. ACI/Berninie Dédé Massamba.
Congo-Brazzaville : que se passe-t-il dans les secteurs de l’énergie et des assurances ?

LIBRES PROPOS. Le déclin de la gouvernance Sassou s’explique par son échec abyssal dans plusieurs secteurs : l’eau, l’électricité, les transports, la santé, la fourniture de carburants et des assurances, détruites par des privatisations abusives et divers choix politiques. Les grondements actuels des travailleurs du secteur de l’énergie, les pénuries récurrentes de carburant, d’eau, de l’électricité et la cherté des produits résignent le peuple. Les travailleurs et la population ne veulent plus entendre parler de Bruno Jean Richard Itoua, d’Émile Ouosso et de leur chef Sassou Nguesso. Et pour cause, la privatisation de la SNE et la SNDE qui a donné naissance à E2C et LCDE ne produit pas les effets escomptés depuis des années. La privatisation des sociétés d’État garante de la redistribution du revenu national au profit de Gilbert Ondongo, Jean Jacques Bouya et Cie qui s’accaparent des biens sans expertise n’augure pas un avenir radieux pour les populations. Dans le secteur de l’énergie par exemple, les statuts pointent les conseillers des départements Économie, Finances, Energie et Grands Travaux de se partager le manteau couvrant la nudité de la nation congolaise. Mais le pire, est de concéder le barrage de la Liouesso au véreux Paul Obambi qui a échoué partout. Comment peut-on « cadeauter » quelqu’un qui a laissé une ardoise de 1.7 milliards d’impayés d’électricité à la Tour Nabemba dont il était gestionnaire désigné par l’État avec la société SCIG via son cadet Jean Obambi ? Peut-on croire en Paul Obambi qui traîne des arriérés de salaire des travailleurs de plus d’un an et qui a smashé l’argent des locataires à la tour Mayombe? On est dans un bal de fous où il n’y a plus aucune limite au bon sens commun. C’est d’ailleurs ce qui explique le projet actuel de scission de E2C en trois entités. Le projet de scission de E2C et ses conséquences Comme si la pseudo privatisation de la SNE ne suffisait pas, Emile Ouosso porte un projet de scission de la E2C en trois : une partie qui s’occupera de la production, une autre du transport et la dernière de la distribution. Pourtant, les prestations croisées entre ces trois entités ne sont pas évaluées. Moins encore considérées. L’expérience de la division a été tentée au Cameroun avec la concession de la distribution d’énergie à l’AES SONEL. Mais elle a été vite arrêtée par Paul Biya après des résultats désastreux. Ces résultats se répéteront au Congo. Le modèle économique Il sied de rappeler que le modèle économique du secteur de l’électricité repose en économie industrielle sur le calcul du seuil du coût moyen fixe qui permet de placer l’entreprise au seuil de rentabilité. Dans le cas de la SNE (E2C), plusieurs évaluations sérieuses la situent entre 25 et 30 F CFA le Watt-heure. Le décret 2020-133 du 18 mai 2020 qui fixe les tranches de consommation d’énergie applicables aux différentes catégories d’usagers du service public de l’électricité a créé une tranche sociale de consommation pour les ménages à 150 kWh/mois. Cela veut dire 150 Kwh x 0,25 FCFA/KWh = 37.500 FCFA. Conséquences, la société de distribution privée qui sera créée si rien n’est fait, entrainera la suppression des tarifications forfaitaires situées entre 0 et 37.500 FCFA. Les ménages paieront au minimum 37.500 FCFA/mois alors que le salaire minimum est établi à 70.000 FCFA au Congo. De qui se moque-t-on ? La scission de E2C aboutira à la même situation que l’ONPT dont les morts sociaux ne se comptent plus. D’ailleurs économiquement, c’est une imbécilité car l’explication repose sur la sous-additivité de l’enveloppe des coûts moyens de production, de transport et de distribution. Or dans les 25 FCFA, c’est la production qui absorbe le plus de charge fixes et ces dernières ne seront pas répercutées sur la tarification privative de la société à capitaux privées qui va se mettre en place pour pomper le surplus tranquillement et le rapatrier hors du Congo, aggravant ainsi nos paiements déjà largement déficitaires auprès de la BEAC. Il faut arrêter les pseudos privatisations surtout celles qui relèvent des domaines de la souveraineté inaliénable de l’État congolais. L’État doit rester le seul acteur stratégique dans l’Eau, l’Électricité et les grands axes structurant de transport et même le pétrole où c’est la création d’un contenu local qui a engendré la baisse des revenus nets de l’État. Là aussi, c’est un scandale auquel il va falloir mettre un terme car, 25% de la production est partagée par les sociétés des mêmes dignitaires du pouvoir. Cela représente un manque à gagner de près d’un milliard de dollars chaque année soit 600 milliards de FCFA, quelle méchanceté et égoïsme ? Nous reviendrons avec de fort détails dans cette mafia orchestrée par des faux pasteurs et des faux francs-maçons. Il est regrettable après un certain général Pierre Oba, Jean Jacques Bouya que Bruno Jean Richard Itoua soit-disant pasteur, après tous les dégâts crées à l’UMNG et ailleurs, soutienne son cousin Paul Obambi dans ENERGAZ, alors qu’il n’a ni surface financière, ni compétence technique nécessaire. Qui ne sait pas que ce dernier agit comme une vitrine légale du consortium sino-congolais China Grezhouba Group Company(CGGC) ? C’est de cette manière que Bruno veut succéder à Sassou où annoncer l’Evangile ? Certainement les « moutons » de ya Bruno nous diront de ne pas juger. Si on parle du dernier jugement, c’est qu’il y a les premiers qui existent. Ces jugements sont rendus grâce aux capacités crâniennes de 1250cc, 1200g et de plus de 14 milliards de neurones dotés à l’Homme. Ces capacités le différencient de tous les êtres qui agissent par instinct. Au regard des Saintes Écritures, les chrétiens peuvent discerner le vrai et le faux. D’ailleurs, la Bible ne parle-t-elle pas des chrétiens de Bérée qui confrontaient les enseignements de leurs prédicateurs (Actes 17 : 11)? La Bible ne recommande-t-elle pas de dénoncer le mal (Esaïe 58:1) ? Que dire de la tenue des Hommes de Dieu conseillé à Timothée 3 :1-13 ? Les chrétiens ne doivent pas se taire parce qu’on leur donne du fromage à l’image
Les compagnies des pays en développement mal armées pour répondre à la demande croissante d’énergie

Pour garantir une énergie propre et accessible à tous, il est crucial de disposer d’entreprises d’électricité solides, affirme la Banque mondiale dans un nouveau rapport. Cependant, seules 40 % d’entre elles sont financièrement viables dans les pays en développement. Seules 40% sont en mesure de couvrir leurs charges d’exploitation et le service de la dette, selon la Banque mondiale En effet, selon le document, qui examine les performances de plus de 180 compagnies d’électricité dans plus de 90 pays, « la majorité des compagnies d’électricité des pays en développement sont mal armées pour répondre à la demande croissante d’électricité et injecter plus d’énergie renouvelable dans les réseaux ». Seules 40 % d’entre elles sont en mesure de couvrir leurs charges d’exploitation et le service de la dette, note l’institution financière internationale. Elle estime ainsi que les faiblesses relevées dans son rapport sont de nature à compromettre « la réalisation des objectifs mondiaux de transition énergétique visant à fournir à tous une électricité propre, fiable et abordable ». Des difficultés particulièrement aiguës dans les pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur Dans son rapport intitulé «The Critical Link : Empowering Utilities for the Energy Transition » (Le lien essentiel : Donner aux compagnies d’électricité les moyens d’assurer la transition énergétique), la Banque mondiale explique que « les difficultés sont particulièrement aiguës dans les pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur, où les coûts élevés, les tarifs bas, les pertes de transport et de distribution, l’inefficacité du recouvrement et les carences de la planification entretiennent des cercles vicieux de sous-performance, qui viennent grever les budgets publics tout en privant de nombreux usagers d’un approvisionnement électrique fiable ». L’autre point abordé dans ce rapport est que ces difficultés financières et opérationnelles dissuadent également les investisseurs, empêchant de nombreuses compagnies de lever des capitaux privés à un coût abordable et freinant les investissements nécessaires à la modernisation et à la mise à niveau des réseaux électriques. Les auteurs dudit rapport préviennent, en outre, que le coup d’accélérateur en faveur de l’intégration d’un volume croissant d’énergies renouvelables intermittentes, conjugué à l’urgence de fournir de l’électricité aux quelque 700 millions de personnes qui en sont encore dépourvues, mettra encore plus à rude épreuve la viabilité financière et les capacités techniques de compagnies d’électricité déjà fragiles. Donner aux compagnies d’électricité les moyens de réussir Comme le souligne Guangzhe Chen, vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures, il est important de noter qu’«en leur qualité de gestionnaires des réseaux électriques, les compagnies d’électricité seront au cœur des efforts visant à décarboner les sources d’énergie et à garantir l’acheminement d’une électricité plus fiable, condition essentielle pour propulser les économies en avant, créer des emplois et améliorer les conditions de vie de millions de personnes ». Pour lui, cela montre bien que « les décideurs publics, les organismes de régulation et les bailleurs de fonds du développement doivent se mobiliser pour donner aux compagnies d’électricité les moyens de réussir, en assurant des politiques déterminées et des financements de plus long terme qui permettront de concrétiser la promesse d’une énergie propre et accessible pour tous ». De l’avis de l’institution, il incombe aux pouvoirs publics de mettre en place un environnement favorable et des règles de passation des marchés transparentes qui réduisent les risques pour les investisseurs et simplifient le développement des infrastructures. Elle estime que la viabilité des compagnies d’électricité est à ce prix. Pour leur part, les organismes de régulation doivent veiller à ce qu’elles « puissent raisonnablement recouvrer leurs coûts dans le cadre des tarifs définis et encourager les investissements dans des réseaux efficaces et résilients », estime, en outre, la Banque mondiale soutenant que même dans des pays dotés de politiques et de réglementations solides, ces compagnies doivent améliorer leurs systèmes de facturation et de comptage, et adopter de meilleures pratiques commerciales et de nouvelles technologies afin de gagner la confiance des usagers et des investisseurs. Afin de compenser le coût élevé de la transition pour les compagnies d’électricité, et compte tenu de la pénurie de financements publics, le rapport exhorte les bailleurs de fonds du développement à apporter des capitaux concessionnels et à fournir des instruments d’atténuation des risques pour les investisseurs privés. Alain Bouithy
Des projets énergétiques financés par la Banque africaine de développement en Égypte et en Côte d’Ivoire remportent les plus hautes distinctions en matière d’infrastructure et d’énergie aux IJ Global Awards

Deux projets financés par la Banque africaine de développement ont été primés lors des IJ Global Awards qui se sont tenus à Londres, au Royaume-Uni. La centrale hydroélectrique de Singrobo en Côte d’Ivoire, pour laquelle la Banque a joué le rôle d’arrangeur principal mandaté, a remporté le prix Power Deal of the Year, tandis que la centrale solaire de Kom Ombo, financée par la Banque en tant que co-arrangeur principal mandaté, a remporté le prix Energy Transition Deal of the Year. La centrale hydroélectrique de Singrobo a été le premier producteur indépendant d’énergie hydroélectrique et le premier investissement d’action climatique financé par le secteur privé à atteindre le bouclage financier en Afrique de l’Ouest en décembre 2022. La Banque a investi 40 millions d’euros sur un coût total du projet de 174,3 millions d’euros. Actuellement en cours de réalisation, le projet comprend la conception, le développement, l’exploitation et le transfert d’une centrale hydroélectrique de 44 mégawatts sur le fleuve Bandama, ainsi qu’une ligne de transmission de 3,5 kilomètres et une sous-station pour évacuer l’électricité. Un contrat d’achat d’électricité à long terme prévoit la vente de toute l’énergie produite par la centrale de Singrobo à la Compagnie ivoirienne d’électricité, l’opérateur électrique national de la Côte d’Ivoire. Une fois achevée, la centrale contribuera à l’objectif énergétique de la Côte d’Ivoire de produire 42 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici à 2030. La centrale solaire photovoltaïque de Kom Ombo, qui consiste en la conception, la construction et l’exploitation d’une nouvelle centrale solaire photovoltaïque de 200 mégawatts en Égypte, a atteint le bouclage financier en 2023. La Banque a accordé un prêt de premier rang de 27,22 millions de dollars. Le projet vient compléter d’autres opérations de la Banque africaine de développement dans le domaine de l’énergie en Égypte, notamment le parc solaire de Benban et les projets de Tarif de rachat d’électricité (Feed in Tarriff, FiT) d’une capacité de 150 mégawatts. Une mise en œuvre réussie du projet augmentera la capacité installée de production d’électricité de l’Égypte à partir de sources renouvelables et diversifiera davantage le bouquet énergétique, conformément à la stratégie de transition énergétique du pays et au programme de croissance verte de la Banque. S’exprimant au sujet de ces prix, Wale Shonibare, directeur du Département des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie de la Banque, a déclaré : « Ces prix sont une reconnaissance de nos efforts continus pour fournir l’accès à une énergie verte, abordable et de qualité à l’Afrique, conformément au programme de la Banque africaine de développement en matière d’énergie et de croissance verte. Nous sommes encouragés à continuer de mobiliser des financements du secteur privé et de proposer des solutions financières innovantes qui facilitent des transitions énergétiques justes et répondent aux besoins de financement spécifiques des pays africains. » Les prix IJGlobal, qui sont des prix indépendants décernés par des pairs, récompensent de remarquables transactions de création et de refinancement dans les domaines de l’infrastructure et de l’énergie, ainsi que les organisations qui les ont rendues possibles.