OÙ EST PASSÉE LA FRANCE GAULLIENNE ?

OÙ EST PASSÉE LA FRANCE GAULLIENNE ?

TRIBUNE. Le retour de Donald Trump sur la scène politique américaine marque une rupture nette dans les équilibres internationaux. Son approche unilatérale et transactionnelle des relations internationales contribue à fragiliser l’ordre mondial issu de l’après-Guerre froide. Dans ce contexte, la relation franco-américaine apparaît profondément déséquilibrée, au point que les prises de position répétées et souvent condescendantes de l’actuel président américain Donald Trump à l’égard du chef de l’État français Emmanuel Macron interrogent sur la place réelle de la France dans le concert des nations. Plus largement, ce sont les Européens, et en particulier la France, qui paient aujourd’hui le prix d’une dépendance stratégique ancienne vis-à-vis de Washington, qu’elle soit militaire, diplomatique, économique ou monétaire. Cette dépendance affecte directement la crédibilité internationale de la France et nourrit un sentiment de déclassement. Une question s’impose alors : qu’est devenue la France héritière du général de Gaulle ? La pensée et l’action gaulliennes reposaient sur un principe central : l’indépendance nationale comme condition de la souveraineté et de la crédibilité internationale. Si Charles de Gaulle est souvent présenté comme critique à l’égard des États-Unis, il ne fut jamais hostile à l’alliance atlantique en tant que telle. Il considérait Washington comme un allié naturel, mais refusait toute forme de subordination. Sa vision reposait sur une coopération entre puissances souveraines, non sur une relation de dépendance. C’est dans cet esprit que de Gaulle entreprit de restaurer la capacité d’action autonome de la France. Il affirma dès 1958 la nécessité pour la France de « prendre une place qui lui soit propre » dans le monde occidental, tout en conservant une liberté de manœuvre stratégique. En 1959, il posa le principe fondamental selon lequel « la défense de la France doit être française », avant d’appeler, en 1962, à la construction d’une Europe politiquement indépendante des États-Unis. Cette doctrine permit à la France de retrouver une crédibilité internationale face à l’hégémonie américaine, rompant avec l’image d’un allié affaibli et peu fiable héritée de la IVe République. Le général de Gaulle contestait la suprématie américaine non par idéologie, mais par lucidité stratégique. Il reconnaissait la puissance des États-Unis et leur rôle sécuritaire face aux tensions avec l’Union soviétique, mais refusait que cette puissance s’impose dans tous les domaines : militaire, nucléaire, économique, monétaire et culturel. Sa critique du rôle central du dollar et son plaidoyer pour un retour à l’étalon-or s’inscrivaient dans cette volonté de limiter les instruments de domination structurelle. À l’heure du trumpisme, marqué par un nationalisme offensif et un retour assumé à une logique de rapports de force, la France semble avoir perdu cette boussole stratégique. Face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, elle peine à faire entendre une voix autonome. L’Union européenne, fragmentée et dépendante de Washington sur les plans militaire et stratégique, ne constitue pas aujourd’hui un pôle de puissance capable de contrebalancer efficacement les grandes puissances. Dans ce contexte, un retour à une forme de gaullisme rénové apparaît nécessaire : une troisième voie fondée sur l’indépendance stratégique, le refus de l’alignement automatique et la recherche d’équilibres multipolaires. Cette tradition fut incarnée, à des degrés divers, par des figures telles que Jacques Chirac ou Dominique de Villepin. Par ailleurs, l’avenir de l’influence française ne peut être pensé sans l’Afrique. Le continent africain est appelé à devenir l’un des centres de gravité majeurs du monde au XXIe siècle, tant sur les plans démographique, économique que géopolitique. Or, l’image et la position de la France en Afrique se sont considérablement dégradées ces dernières années. Les relations héritées du passé, marquées par une asymétrie et une condescendance perçue, ne sont plus viables. La France doit impérativement repenser sa politique africaine et accompagner les transformations en cours dans une logique de partenariat stratégique équilibré, fondé sur le respect, la réciprocité et les intérêts partagés. L’Organisation internationale de la Francophonie, et plus largement l’espace francophone, peuvent constituer un levier essentiel de projection d’influence, à condition d’être réinvestis politiquement et stratégiquement. En définitive, la France dispose encore d’atouts majeurs : diplomatie, culture, langue, capacité militaire, réseaux internationaux. Mais leur valorisation suppose une remise en question profonde de ses orientations stratégiques. Le destin de la France est étroitement lié à celui de l’Afrique et à sa capacité à s’affirmer comme une puissance d’équilibre dans un monde de plus en plus fragmenté. C’est à ce prix qu’elle pourra restaurer le respect de ses partenaires comme de ses adversaires. « Le respect est le lien de l’amitié. » (Proverbe oriental) « La liberté, c’est le respect des droits de chacun ; l’ordre, c’est le respect des droits de tous. » (Marbeau) Fait à Châteauroux, le 20 janvier 2026 Evrard NANGHO Le Patriote engagé

Gabon: Les Présidents Oligui Nguema et Emmanuel Macron effectuent des visites de chantiers

Gabon: Les Présidents Oligui Nguema et Emmanuel Macron effectuent des visites de chantiers

Dans le cadre de sa visite officielle à Libreville, le Président Emmanuel Macron a effectué lundi 24 plusieurs déplacements sur le terrain aux côtés du Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux Chefs d’État ont visité différents chantiers structurants de la capitale afin d’apprécier l’avancement des projets engagés pour la transformation du pays, annonce la Présidence gabonaise indiquant que la journée a débuté à la Cité de la Démocratie, vaste complexe institutionnel en pleine réhabilitation après plusieurs années d’abandon. « Implanté sur 434 hectares, le site regroupe notamment un centre de congrès de 3 000 places, un centre présidentiel, un palais présidentiel, 55 villas, un zoo ouvert au public, des infrastructures techniques modernisées ainsi que 12 km de voiries intérieures », poursuit la Présidence dans un communiqué. Et d’ajouter qu’avec 2 300 personnes mobilisées, dont 70 % de main-d’œuvre gabonaise, le chantier affiche un taux d’exécution de 75 %, pour une livraison prévue fin 2026. Les deux dirigeants se sont ensuite rendus à la Cité Émeraude, appelée à devenir la future cité administrative du Gabon. Ils ont par ailleurs inauguré le site rénové de l’Institut Français du Gabon (IFG), avant d’en visiter les installations. Réhabilité il y a un an, l’IFG constitue un acteur central de la coopération culturelle et éducative entre la France et le Gabon, permettant le renforcement des échanges artistiques et des partenariats avec les milieux culturels et académiques des deux pays. La série de visites s’est conclue à la Baie des Rois, projet emblématique de réaménagement urbain développé sur 400 hectares. Il prévoit la construction d’hôtels, de bureaux, de centres commerciaux, d’espaces de loisirs et d’une marina. Cette dernière étape a été marquée par le planting symbolique d’un arbre, suivi de la participation des deux Chefs d’État à la séance de clôture de la table ronde consacrée aux initiatives de protection des forêts du Bassin du Congo. Ils ont ensuite reçu les conclusions issues des quatre panels de travail. Ces visites traduisent la volonté commune de promouvoir des infrastructures modernes et de renforcer une coopération orientée vers le développement. Elles s’inscrivent pleinement dans les priorités économiques de la Cinquième République gabonaise, fondées sur la diversification, l’industrialisation, la souveraineté économique, la création d’emplois et la modernisation des infrastructures nationales. À cette occasion, les deux Chefs d’État ont rappelé l’importance stratégique de la préservation de l’environnement et de la valorisation durable des ressources naturelles.Le Président de la République gabonaise a souligné la place centrale qu’occupe le pays dans la conservation de ses forêts depuis plus de 50 ans, sans contrepartie financière, malgré le soutien constant de ses partenaires historiques. Il a insisté sur la nécessité de faire de la préservation environnementale un véritable levier économique :« L’objectif commun ne se limite plus à la protection de la nature ; il s’étend à sa valorisation durable, en conciliant impact économique et impact environnemental. Ensemble, prenons la décision de faire cohabiter les deux. » Le Président français a, pour sa part, rappelé le caractère exemplaire du Gabon en matière de préservation de l’environnement et alerté sur l’ampleur de la destruction des forêts dans les pays développés, principaux producteurs de carbone à l’échelle mondiale. Il a appelé les nations industrialisées à mobiliser et sécuriser des financements, conformément aux recommandations formulées par son homologue gabonais, afin de répondre aux enjeux scientifiques, économiques et écologiques liés à la déforestation. Avec CP

Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u : « Macron s’enferme dans le solipsisme du pouvoir solitaire »

Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u : « Macron s’enferme dans le solipsisme du pouvoir solitaire »

POLITIQUE. Le président de la République française, Emmanuel Macron, « ne bâtit pas une démocratie renouvelée » selon Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u. « Il prépare le terrain glissant d’une dictature douce, où le masque républicain cache de moins en moins bien la crispation autoritaire », affirme ce logisticien aéronautique & aérospatial, également activiste politique, dans la tribune ci-dessous. « Quand la démocratie se travestit. La Macroni, une honte pour la France. Emmanuel Macron aime se présenter comme le héraut de la démocratie libérale, le garant d’une République équilibrée face aux vents contraires du populisme. Mais les actes, eux, trahissent les postures. À l’heure où la France traverse une zone de turbulences politiques inédites, où l’Assemblée nationale ne lui accorde aucune majorité stable, que fait-il ? Il choisit de resserrer le cercle du pouvoir autour de ses fidèles, nommant Sébastien Lecornu comme un verrou supplémentaire sur la forteresse présidentielle. Ce geste n’est pas celui d’un chef d’État en quête d’unité nationale. Ce n’est pas la main tendue d’un démocrate qui écoute, négocie, et respecte le pluralisme. Non, c’est le réflexe d’un prince moderne, enfermé dans sa tour d’ivoire, qui ne supporte pas la contestation et s’agrippe à ses courtisans. La démocratie n’est pas l’art d’imposer un clan au mépris des équilibres. Elle est le patient exercice du compromis, de l’écoute, de la reconnaissance de l’autre. Mais Macron, sourd au peuple, sourd aux appels de la réalité sociale et politique, s’enferme dans le solipsisme du pouvoir solitaire. C’est là le véritable danger : lorsqu’un président oublie que le pouvoir ne lui appartient pas, mais qu’il émane du peuple, il ouvre la porte à la dérive autoritaire. Aujourd’hui en France, les symptômes sont clairs : mépris du dialogue, verrouillage des institutions, nominations de complaisance. Macron ne bâtit pas une démocratie renouvelée ; il prépare le terrain glissant d’une dictature douce, où le masque républicain cache de moins en moins bien la crispation autoritaire. Et l’Histoire nous l’enseigne : être sourd à son peuple, c’est toujours commencer à marcher dans les pas des tyrans. Tyrans d’Afrique, recevez votre fils dans votre club très fermé. Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u« 

Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u à Macron: « Les Français ne veulent pas mourir pour vos illusions de grandeur »

Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u à Macron: « Les Français ne veulent pas mourir pour vos illusions de grandeur »

FRANCE. Dans une lettre adressée au président de la République française, que nous reproduisons ci-dessous, Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u, citoyen français et fils de l’immigration africaine, appelle Emmanuel Macron à ne pas s’accrocher à un pouvoir qui lui échappe et qui, selon lui, « détruit peu à peu » la France. « Lettre d’un citoyen français, fils de l’immigration africaine, au président Emmanuel Macron Monsieur Macron, Quand vous êtes apparu en 2017, je vous ai cru. Comme tant d’autres, j’ai porté l’espoir que vous incarniez le renouveau. J’ai collé vos affiches. J’ai assisté à vos meetings. J’ai défendu votre nom auprès de mes proches. Je croyais sincèrement que vous alliez changer la France, tourner la page des vieilles pratiques, ouvrir un horizon. Vous étiez jeune, ambitieux, vous vous présentiez comme le visage du futur. Mais quelle désillusion ! La France est aujourd’hui plus endettée que jamais, écrasée par plus de 1200 milliards ajoutés sous votre règne. Vous avez promis de libérer, vous avez enchaîné. Vous avez promis de réformer, vous avez ruiné. Vous avez promis d’écouter, vous avez méprisé. Vous avez érigé votre présidence en trône jupitérien, loin des souffrances réelles du peuple. Et voilà maintenant que vous jouez avec le feu de la guerre, alors que le peuple crie son refus. Les Français ne veulent pas mourir pour vos illusions de grandeur ni pour vos calculs diplomatiques. Nous voulons la paix, pas la marche forcée vers le chaos. Quant à l’Afrique, permettez-moi de vous le dire avec colère et amertume : votre politique y a été un désastre. Vous prétendiez rompre avec les logiques coloniales, et vous n’avez fait que reproduire les vieilles méthodes paternalistes, aggravant le rejet de la France sur un continent qui ne demandait qu’un partenariat juste et respectueux. Vous avez perdu l’Afrique comme vous avez perdu la France. Monsieur Macron, ayez au moins un geste de lucidité : partez. Démissionnez. Ne vous accrochez pas à ce pouvoir qui vous échappe, et qui détruit peu à peu le pays. La France mérite mieux que cette fuite en avant. Vous aviez notre confiance. Vous l’avez trahie. L’Histoire, elle, ne vous pardonnera pas. Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u Un citoyen français, Fils de l’immigration africaine, Déçu mais pas résigné ».

L’écrivain Serge Armand Zanzala à E. Macron: la France a une dette politique et morale à l’égard du peuple congolais

L’écrivain Serge Armand Zanzala à E. Macron: la France a une dette politique et morale à l’égard du peuple congolais

Dans une lettre adressée au président frrançais Emmanuel Macron, l’écrivain congolais, Serge Armand Zanzala, estime que  » la France a une dette politique et morale à l’égard du peuple congolais » pour avoir « précocement interrompu notre processus démocratique en rappelant Denis Sassou-Nguesso au pouvoir par la force des armes, lors de la guerre civile de 1997 ». L’intégralité de la lettre est à lire ci-dessous. « À l’attention de Monsieur Emmanuel Macron Président de la République française Palais de l’Élysée 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris, France 02.06.2025 Objet : Appel à la cohérence et à la responsabilité historique de la France envers le peuple congolais Monsieur le Président, Le magazine Jeune Afrique Éducation, dans son édition de juin 2025 (n°545), a rapporté le contenu du dernier tête-à-tête que vous avez eu avec le président Denis Sassou-Nguesso lors de sa récente visite d’État à Paris. Cet échange, présenté comme tendu, révèle un tournant subtil mais significatif dans les relations entre la France et le Congo-Brazzaville. Un tournant que de nombreux Congolais et Africains perçoivent comme une inflexion salutaire de la politique française vis-à-vis des régimes africains autocratiques, longtemps soutenus sans condition. Cette rencontre, rapportée comme ayant laissé M. Sassou-Nguesso sans voix, marque peut-être le début d’une ère nouvelle. Une ère où la France ne serait plus associée, par complicité ou passivité, au maintien de régimes impopulaires et illégitimes, mais plutôt reconnue pour son engagement en faveur de la démocratie, de la dignité des peuples, et du respect des droits humains. Les Congolais ont pris acte de cette évolution. Nous vous encourageons à aller plus loin, à faire de cette inflexion une rupture franche et assumée. Car la France ne peut plus, ne doit plus, protéger des systèmes politiques qui étouffent leurs propres peuples. Monsieur le Président, Permettez-nous de vous rappeler que la France a une dette politique et morale à l’égard du peuple congolais. Elle a précocement interrompu notre processus démocratique en rappelant Denis Sassou-Nguesso au pouvoir par la force des armes, lors de la guerre civile de 1997. Ce retour au pouvoir, orchestré depuis la capitale française et soutenu militairement par des forces françaises et angolaises à la demande du président Jacques Chirac, a plongé le Congo dans une guerre civile dévastatrice. Une tragédie dont le bilan dépasse 400.000 morts, et pour laquelle aucune justice n’a, à ce jour, été rendue aux victimes. Depuis plus de quarante et deux ans, la France a activement soutenu un régime congolais autoritaire, corrompu et prédateur. Ce soutien – politique, militaire, diplomatique et financier – a contribué à l’effondrement de la société civile, à l’étouffement de la volonté populaire, et à la destruction méthodique de toute possibilité d’alternance démocratique au Congo. Ce n’est pas une simple erreur de jugement : c’est une complicité historique assumée, dont les conséquences sont aujourd’hui dramatiques. Le Congo est exsangue, ruiné par une dette publique de plus de 100 %, étranglé par une corruption généralisée, et livré à une élite hors-sol, totalement coupée des réalités vécues par une jeunesse sans avenir. Continuer à accorder un appui – même discret – à un tel pouvoir ne serait pas seulement une faute politique, ce serait une trahison morale. Cela reviendrait à bafouer les discours que vous tenez sur le renouveau des relations franco-africaines, et à mépriser les espoirs d’un peuple en souffrance. Nous, Congolais, n’attendons pas que la France décide à notre place. Mais nous exigeons qu’elle cesse de barrer la route au changement, en protégeant un régime discrédité. Le peuple congolais aspire à une refondation nationale, à la mise en place d’institutions crédibles, d’un dialogue politique sincère, et d’un gouvernement de transition capable d’ouvrir une ère nouvelle. Ce renouveau sera impossible tant que les puissances comme la vôtre enverront des signaux ambigus, préférant la stabilité de façade aux exigences de justice, de liberté et de dignité. Il est temps pour la France de faire un vrai choix : celui de tourner la page de la Françafrique, et de se tenir enfin du bon côté de l’Histoire. Monsieur le Président, Nous vous invitons solennellement à inscrire la France dans le camp de ceux qui accompagnent la démocratie, et non ceux qui bloquent son avènement. Votre responsabilité historique est immense. Le moment est venu d’honorer les principes que la France proclame en cessant tout soutien politique, militaire ou économique à un régime dont la légitimité est aujourd’hui rejetée par la majorité des Congolais. Nous espérons vivement recevoir une réponse à ce courrier, car le silence, dans de telles circonstances, serait perçu comme une forme de désintérêt – voire de mépris – pour la souffrance d’un peuple ami. Nous espérons que votre mandat laissera dans l’histoire une empreinte de courage et de clarté, plutôt qu’une trace d’ambiguïté diplomatique. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération. Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain E-mail: litterairelasociete@gmail.com »

Tensions diplomatiques entre le Congo-Brazzaville et la France

Tensions diplomatiques entre le Congo-Brazzaville et la France

LIBRES PROPOS. Les relations entre Brazzaville et Paris traversent actuellement une zone de turbulences. Depuis que la justice française a émis un mandat d’amener contre la Première Dame du Congo dans le cadre de l’affaire des « biens mal acquis », la tension est montée d’un cran entre les deux capitales. Fin février, la police française a perquisitionné le domicile parisien de la Première Dame, situé avenue Rapp, dans le cadre de cette enquête. À la suite de cette opération, la visite officielle du Président Denis Sassou Nguesso en France a été reportée in extremis. Face à cette situation, le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, a convoqué l’ambassadeur de France à Brazzaville pour exiger des explications et exprimer le mécontentement du gouvernement congolais. Par ailleurs, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso s’est exprimé dans Jeune Afrique, dénonçant la précipitation avec laquelle la Première Dame a dû regagner Brazzaville, alors qu’elle bénéficie, selon lui, d’une immunité diplomatique en vertu de la Convention de Vienne. Toutefois, en droit, un passeport diplomatique ne confère pas d’immunité judiciaire, mais seulement des facilités de passage aux frontières. Dans un article du Canard Enchaîné, il est révélé que le Président Denis Sassou Nguesso a adressé une missive pour protester contre le juge d’instruction ayant émis le mandat contre son épouse. Le chef de l’État congolais juge cette convocation injuste et considère cet acte comme une marque d’hostilité de la part de la justice française. En guise de réponse, la présidence congolaise a officiellement annulé la visite du chef de l’État à Paris, probablement pour signifier son indignation face à ce qu’elle considère comme un acharnement judiciaire. La France, désormais affranchie des mécanismes de la Françafrique, laisse sa justice agir librement, comme l’illustre la condamnation de l’ancien président Nicolas Sarkozy dans les affaires du financement libyen et des écoutes téléphoniques illégales. Cet épisode démontre une fois de plus que, dans l’Hexagone, la politique ne doit plus interférer avec le judiciaire. Le dossier des « biens mal acquis » apparaît ainsi comme un levier de pression de la France sur les dirigeants africains, et particulièrement sur Denis Sassou Nguesso, à l’approche de l’élection présidentielle de 2026. Paris pourrait s’en servir pour influencer la scène politique en Afrique centrale et au Congo. Du côté de l’opposition congolaise, certains voient dans cette situation une opportunité. Ils espèrent que le Président Emmanuel Macron saura contraindre Denis Sassou Nguesso à quitter le pouvoir avant 2026, en utilisant ce dossier brûlant comme moyen de pression. Seul l’avenir nous dira quelle tournure prendra cette affaire. > « Il n’existe point de rapports entre les nations ; elles n’ont que des intérêts respectifs, et la force fait le droit entre elles. » – Saint-Just. > “La pression consiste à devoir faire une chose pour laquelle vous n’êtes pas vraiment préparé.” – Harvey Mackay. Fait à Montréal, le 26 mars 2025. Evrard NANGHO Le Patriote.

« On a oublié de nous dire merci » : la sortie d’Emmanuel Macron passe mal en Afrique

« On a oublié de nous dire merci » : la sortie d’Emmanuel Macron passe mal en Afrique

Lors de son discours devant les ambassadeurs et ambassadrices de France lundi, le président Emmanuel Macron est revenu longuement sur les partenariats sécuritaires avec l’Afrique, évoquant la réduction des effectifs militaires français tout en réfutant un quelconque « recul ». Un discours qui suscite de vives réactions. « Non, la France n’est pas en recul en Afrique, elle est simplement lucide, elle se réorganise. » Lors de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs qui s’est tenue à l’Élysée lundi 6 janvier, Emmanuel Macron a balayé les grands sujets de politique étrangère : du retour au pouvoir de Donald Trump au conflit au Moyen-Orient, en passant par la guerre en Ukraine, sans oublier la présence française sur le continent africain. Le président, qui avait dès le début de son premier mandat exprimé sa volonté de se tourner vers l’Afrique anglophone, est revenu longuement sur les relations parfois houleuses entre la France et ses anciennes colonies, le départ des forces françaises au Sahel ainsi que la réorganisation du dispositif militaire français en Afrique, suscitant l’agacement du Sénégal et du Tchad. Départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger Le 17 février 2022, la France et ses partenaires européens officialisaient leur retrait militaire du Mali, après neuf ans de lutte antijihadiste pilotée par Paris. Une décision annoncée dans un contexte de fortes tensions avec les nouvelles autorités maliennes ayant pris le pouvoir à la faveur d’un double coup d’État, en 2020 et 2021. « On a choisi de bouger parce qu’il fallait bouger », a affirmé Emmanuel Macron lors de son discours lundi. « Les dirigeants militaires n’avaient plus pour priorité la lutte contre le terrorisme, la France n’y avait plus sa place parce que nous ne sommes pas les supplétifs de putschistes », a assené le chef de l’État… Lire la suite sur France 24

Les Présidents Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron ensemble pour le développement et la paix en RDC

Les Présidents Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron ensemble pour le développement et la paix en RDC

Après leur tête-à-tête, ce mardi au Palais de l’Élysée, les Présidents Emmanuel Macron et Félix Tshisekedi ont animé un point de presse. Les deux dirigeants ont passé en revue les questions de coopération bilatérale et de sécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). « La France ne transigera jamais sur l’intégrité de la RDC, elle condamne toute agression et demande au Rwanda de cesser tout soutien au M23 », a déclaré le Président Macron. Selon lui, « la France défend la consolidation de la souveraineté de la RDC ». « L’urgence est au désescalade », a rajouté le Président français qui soutient, par ailleurs, le Processus de Luanda. Pour sa part, le Président Tshisekedi a affirmé : « je pense qu’avec les discussions d’aujourd’hui, une lueur d’espoir pointe à l’horizon. On peut compter sur la France qui sera à nos côtés pour trouver cette paix ». « Ce qui a le plus retenu mon attention est l’engagement encore plus grand de la France aux côtés du peuple congolais, surtout dans cette guerre d’agression que nous mène le Rwanda » a-t-il renchéri. Le Chef de l’État estime que « de cette paix dépendront beaucoup d’autres choses maintenant, notamment le développement par les opérateurs économiques français dans tout ce qu’il y a comme opportunité à saisir en RDC ». « Je me réjouis de l’intensification des investissements et des échanges commerciaux entre nos deux pays », s’est satisfait à son tour le Chef d’État français, au sujet de la coopération entre la France et la RDC. Le Président Macron dit avoir abordé des questions de coopération dans les domaines de la sécurité, de l’économie, de l’environnement, des infrastructures , du sport , de l’éducation et de la jeunesse.