IFC investit dans une émission obligataire record d’IHS Towers pour accélérer la connectivité numérique dans les marchés émergents

IFC investit dans une émission obligataire record d’IHS Towers pour accélérer la connectivité numérique dans les marchés émergents

IFC a réalisé (récemment, DNR) un investissement de référence dans une émission obligataire à deux tranches, d’une valeur totale de 1,2 milliard de dollars — marquant la plus grande mobilisation jamais enregistrée pour une seule obligation — au bénéfice d’IHS Holding Limited (NYSE : IHS) (« IHS Towers »), avec pour objectif de promouvoir la connectivité numérique auprès de millions de personnes dans les marchés émergents d’Afrique, d’Amérique latine et du Moyen-Orient. « Les fonds mobilisés permettront à l’entreprise de refinancer sa dette tout en soutenant sa croissance organique sur l’ensemble de ses marchés. L’enveloppe de financement, qui comprend un premier engagement d’IFC à hauteur de 100 millions de dollars, aidera la société à refinancer une partie de sa dette à court terme et à rallonger les échéances de ses emprunts. IHS Towers, l’un des plus grands fournisseurs indépendants d’infrastructures de communication au monde, construit des pylônes, accompagne le déploiement des équipements des opérateurs de réseaux mobiles et fournit la connectivité par fibre optique à ses clients. Selon les estimations, 95 % des personnes n’ayant pas accès à Internet résident dans des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, ce qui offre une opportunité non négligeable d’étendre la connectivité numérique.  L’accès à des services Internet abordables et de qualité est un levier clé pour le développement économique et social, en favorisant la croissance des entreprises, des économies locales, ainsi que l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux services financiers. Cet investissement marque une étape majeure dans la réduction du fossé numérique et le soutien à une croissance durable et inclusive dans les marchés émergents. Nous sommes fiers de soutenir IHS Towers à travers ce partenariat qui contribue à favoriser l’inclusion numérique et à donner aux entreprises et aux particuliers un meilleur accès aux outils numériques qui stimulent l’innovation, créent des emplois et renforcent les communautés, en particulier dans les zones les plus reculées des pays couverts par cet important projet », a déclaré Dahlia Khalifa, directrice régionale d’IFC pour l’Afrique du Centre et l’Afrique de l’Ouest anglophone. IHS Towers poursuivra ses initiatives visant à intégrer l’énergie solaire et des systèmes économes en énergie afin de réduire l’intensité des émissions de carbone de ses pylônes. IHS Towers se positionne ainsi comme acteur central dans la stimulation de l’innovation et de la croissance dans le secteur des télécommunications. « Nous sommes fiers de soutenir des solutions innovantes qui font progresser l’inclusion numérique tout en privilégiant la durabilité », a affirmé Sarvesh Suri, directeur régional d’IFC pour le secteur Infrastructures et ressources naturelles en Afrique. « Notre collaboration avec IHS Towers souligne notre engagement commun à promouvoir le développement durable à l’échelle mondiale, en particulier en Afrique subsaharienne, en donnant aux communautés les moyens de participer pleinement à l’économie numérique. » IFC est un partenaire de longue date d’IHS Towers, qui exploite plus de 40 000 pylônes facilitant la couverture et la connectivité mobiles d’environ 750 millions de personnes dans 10 pays : Afrique du Sud, Cameroun, Côte d’Ivoire, Égypte, Nigéria, Rwanda, Zambie, Brésil, Colombie et Koweït. Environ les trois quarts des pylônes d’IHS se trouvent en Afrique. En finançant des infrastructures clés telles que les réseaux mobiles et les fournisseurs de haut débit, IFC contribue activement à l’expansion de la connectivité numérique, stimulant ainsi l’économie digitale en Afrique tout en offrant un accès fiable et abordable à des millions de personnes.

L’IDA lève 1,5 milliard de dollars auprès d’investisseurs internationaux

L’IDA lève 1,5 milliard de dollars auprès d’investisseurs internationaux

1,5 milliard. Tel est le montant qu’est parvenu à lever l’Association internationale de développement (IDA), suite à sa première émission obligataire depuis sa création, il y a près de 60 ans. Pour répondre à des besoins de développement parmi les plus urgents, l’IDA a fait dernièrement son entrée sur le marché obligataire. L’opération, qui marque le lancement du programme d’emprunts de l’IDA sur les marchés financiers internationaux, a permis à de nombreux investisseurs « de saisir cette opportunité de placement dans un actif noté AAA qui leur permettra de soutenir des investissements de nature à changer la donne dans les pays les plus pauvres de la planète ». Il est à souligner que l’IDA, qui fournit une expertise et des financements à faible coût en faveur de projets et de programmes qui soutiennent la croissance économique et réduisent la pauvreté dans les pays les plus pauvres du monde, n’avait jusqu’à récemment presque jamais eu recours à l’emprunt. L’une des raisons est que ses fonds propres, estimés à 158 milliards de dollars, lui confèrent une assise financière sans équivalent. En conséquence elle ne voyait pas l’intérêt d’entrer sur le marché obligataire. Cependant, après la décision en 2016 de ses actionnaires de transformer son mode de financement en utilisant le levier de ses fonds propres, les choses vont évoluer. Il faut dire que dernière ce changement, l’idée était de lancer un nouveau modèle de financement du développement qui combine les ressources apportées par les donateurs avec des fonds levés sur les marchés, apprend-on sur le site de la Banque mondiale. Ainsi, avec ce programme d’emprunts, l’association estime qu’elle sera en mesure d’élargir considérablement son action dans le but d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), tout en offrant aux investisseurs la possibilité de contribuer au développement international. Comme l’explique le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, « l’émission obligataire de l’IDA va lui permettre d’exploiter le potentiel des marchés financiers pour relever de grands défis mondiaux et aider des millions de personnes à sortir de la pauvreté ». Pour rappel, l’IDA est l’une des principales sources de financement pour les pays les plus pauvres du monde. Notée Aaa/AAA par Moody’s et Standard & Poor’s, cette institution fut fondée en 1960 et placée sous la surveillance de ses 173 États actionnaires. A noter que l’association internationale de développement finance des opérations de développement dans 113 pays. Sur les trois dernières années, ses engagements annuels se sont élevés à environ 18 milliards de dollars en moyenne. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce premier emprunt obligataire de l’IDA « a été accueilli avec enthousiasme par le marché », se réjouit le vice-présidente et trésorière de la Banque mondiale, Arunma Oteh. Martin Kam