Nigeria : lancement des élections locales après une présidentielle contestée
Les Nigerians sont appelés aux urnes ce 18 mars pour les élections locales. Le scrutin arrive trois semaine après la présidentielle, remportée par le parti au pouvoir mais contestée par l’opposition. Les Nigerians votent samedi dans des scrutins locaux, trois semaines après la victoire du parti au pouvoir lors d’une élection présidentielle contestée par les deux principaux partis d’opposition. Plus de 900 représentants des assemblées des États, ainsi que les gouverneurs de 28 des 36 États du pays. Des élections partielles auront lieu dans les autres États à différents moments en raison de disputes électorales. Des États très disputés Lagos, le centre économique du pays, sera le théâtre de l’une des élections les plus serrées pour le poste de gouverneur entre le sortant Babajide Sanwo-Olu, candidat du parti au pouvoir (APC), Gbadebo Rhodes-Vivour du Parti travailiste (LP) et le principal candidat d’opposition Olajide Adediran (PDP)… Lire la suite sur TV5monde
Pétition en RDC: 1.509.549 signatures recueillies pour la tenue des élections locales

1.509.549 Congolais ont signé la pétition exigeant la tenue des élections locales avant la fin du mois de décembre 2019. C’est l’Abbé André Masinganda, premier Secrétaire général adjoint de la Conférence épiscopale nationale du Congo (ECC), assisté du Pasteur Eric Senga, Secrétaire général de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), qui a rendu publics les résultats le vendredi 9 août 2019 au Centre interdiocésain à Kinshasa. Il y a eu au total 2 millions des signatures, mais 491.541 personnes n’ont pas répondu aux critères exigés, à savoir les noms et le numéro de la carte d’électeur. Ainsi, 1.509.549 signatures ont été jugées valables. Dans son mot, le 1er secrétaire général de la CENCO a signalé qu’en son article 218 point 4, la Constitution dispose qu’une fraction du peuple congolais en l’occurrence 100.000 personnes, s’exprimant par une pétition adressée à l’une de deux chambres peut lancer l’initiative de la révision constitutionnelle. Ici, il ne s’agit pas de la révision constitutionnelle, mais d’une matière contenue dans la Constitution et dans le calendrier électoral. Lancée le mardi 28 mai 2019, la pétition a recueilli en deux mois 20 fois plus de signatures que celles exigées par la Constitution de la RDC, a indiqué l’abbé André Masinganda, qui a souligné que jamais dans l’histoire de la RDC, une pétition n’a récolté autant de signatures. Le 1er secrétaire général adjoint de la CENCO a indiqué que la primeur de cette pétition est réservée au Président de la République, Félix Tshisekedi. Il a également fait savoir que, suite aux sérieuses difficultés de transport routier, certains papiers de la pétition ne sont pas encore parvenus au Centre interdiocésain, bien que le travail ait été réalisé par les animateurs.
Elections législatives et locales : Des recommandations aux organisateurs

La mission conjointe d’observation a formulé, le 18 juillet 2017 à Brazzaville, quelques recommandations au gouvernement, à l’administration électorale, aux partis politiques et à la société civile de prendre des mesures politiques fortes de décrispation favorables à la reprise du dialogue entre pouvoir et opposition ; d’envisager la mise en place d’un fichier électoral national unique, fiable et consensuel et de renforcer les conditions de participation des femmes et des jeunes à tous les niveaux de décision en prenant et en mettant en œuvre les textes et autres mesures d’application en la matière. Ils ont fait ces recommandations au cours d’une conférence de presse au cours de laquelle ils affirmé avoir constaté des faiblesses dans l’organisation des élections législatives et locales du 16 juillet 2017 tout en, reconnaissant qu’elles se sont déroulées dans le calme dans plusieurs circonscriptions. Ils ont reconnu par ailleurs que le personnel électoral n’a pas respecté la procédure de dépouillement. Ils ont également noté l’absence de l’éclairage dans plusieurs bureaux de vote. Ils ont aussi fait savoir que le personnel électoral congolais accusait encore quelques faiblesses dans l’orientation des électeurs. Ils ont déploré la fermeture à temps des bureaux de vote. Ils ont aussi abordé le problème de cas de violences constatés dans certains districts, notamment à Ewo, Kellé où l’élection est annulée et à Ollombo. Ils ont également tenu compte de la décision d’une frange de l’opposition de ne pas avoir pris part au processus. Elle a exhorté tous les acteurs politiques au niveau national à toujours privilégier la voie du dialogue dans la résolution des différends et autres contradictions politiques, en vue de préserver la paix et la cohésion nationale et sociale, gages du développement. A l’administration électorale, aux partis politiques et à la société civile La mission a recommandé à l’administration électorale l’amélioration de sa méthode de communication sur le processus électoral par la mise en ligne d’un site relayant l’ensemble des informations pertinentes et des textes relatifs aux opérations électorales ; d’accorder davantage de temps au renforcement de la formation du personnel électoral ; de doter le personnel électoral de signes distinctifs permettant de les identifier par rapport aux autres personnes présentes dans les bureaux de vote ; de mettre à la disposition des bureaux de vote des scellés pour les urnes ; d’améliorer les conditions de distribution des cartes d’électeurs. En ce qui concerne les partis politiques, la mission a exigé le recours aux voies légales pour le règlement de tout différend électoral ; de préserver un climat de paix favorable à la participation citoyenne au processus électoral et renforcer la formation de leurs délégués dans les bureaux de vote afin de les rendre plus efficaces et pro-actifs. A l’égard de la société civile, la mission a recommandé de prendre une part active au processus électoral par le déploiement d’observateurs et la sensibilisation des populations. Au-delà des élections, elle souhaite que la société civile développe une stratégie d’éducation à la paix et de prévention des conflits.
Portrait : Lisa Kissi, Étudiante et candidate aux élections locales

«J’ai beaucoup lu, avec l’envie de me forger ma propre opinion, indépendamment des influences de ma famille, de mes amis, de mon entourage… Et me fondant sur la nouvelle constitution de mon pays, j’ai senti que l’heure a sonné, mais aucun des partis existants ne me donne envie de le rejoindre», a déclaré l’étudiante Lisa Elvira Hosyane Kissi à Pageafrik. Elle s’appuie sur la nouvelle constitution congolaise qui accorde une place de choix à toutes les couches sociales congolaises. La vingtaine révolue, Lisa vient de prendre la décision de se porter candidate aux élections municipales et locales du 16 juillet 2017 dans une des circonscriptions de l’arrondissement 3, Poto poto. Lisa Elvira Hosyane Kissi est étudiante en 2ème année à la faculté de Droit de l’université Marien NGouabi.C’est la première fois qu’elle se présente à une élection politique. Elle figure sur une liste des indépendants dans le 3ème arrondissement de Brazzaville. Secrétaire générale adjointe de l’Union libre des élèves et étudiants du Congo, elle s’est toujours intéressée à la politique. La jeune femme ne s’est jamais sentie représentée par un parti politique traditionnel, jusqu’à sa rencontre avec le mouvement syndical juvénile : « Cela faisait plusieurs années que je m’intéressais à la politique, aux affaires publiques, mais je ne me sentais pas prête. Car j’estimais ne pas avoir assez de recul pour m’engager en connaissance de cause», a-t-elle fait savoir. «Aucun des partis traditionnels et aucun des candidats ne m’a donné envie de voter pour lui ; il ne me restait donc qu’une solution : me présenter moi-même, en indépendante, me donnait toutes mes chances de faire entendre ma voix», soutient-elle. Très engagée dans la course aux locales à Poto Poto, la jeune candidate ne ménage aucun effort pour mener à bien sa campagne électorale. Ainsi, bien que parfois confrontée à certaines difficultés, Lisa éprouve tout de même un grand plaisir à aller sur le terrain à la rencontre des électeurs : «Ce n’est pas tous les jours facile. Déjà je me lèverai tous les matins pour aller tracter sur les places publiques, coller mes affiches un peu partout. Et, qu’en parallèle je dois gérer ma page Facebook pour faire parler de moi au maximum et de mon projet sur les réseaux sociaux. Et puis les réactions ne sont pas toujours très encourageantes. Mais, à part à ces moments-là, je ne pensais pas que « faire campagne » me plairait autant. C’est super excitant d’aller sur le terrain, de rencontrer les habitants de ma circonscription et d’essayer de les convaincre du bien-fondé de mon projet», affirme-t-elle avec enthousiasme. Lisa KISSI se déclare lucide sur la portée de sa candidature. Ce moment est une entrée en matière, un moment de communiquer de manière offensive, pour faire entendre le message de la jeunesse. Elle n’oublie pas pour autant de s’adresser aux jeunes et à ses futurs électeurs. Lisa les invite notamment à s’engager afin de rendre la vie politique plus humble et plus honnête. Boryce Agapyth Miatoloka
Elections locales : Les Congolais de nouveau sous les feux des promesses

Les élections locales et municipales sont prévues pour avoir lieu le 28 septembre 2014 sur toute l’étendue du territoire congolais et la campagne a été officiellement ouverte par les pouvoirs publics le 12 septembre 2014 pour permettre à tous les prétendants aux conseils locaux de convaincre les électeurs congolais à aller mettre le bulletin dans l’urne en leur faveur. Depuis cette date, les congolais des différentes localités de la république du Congo ont vu revenir dans leur espace aérien et sur les murs publics, des banderoles pleines de promesses pour une meilleure gestion de leur contrée. Les différents partis rivalisent d’ardeur dans l’utilisation de la jeunesse pour le déploiement de ces banderoles, des affiches sur les murs des parcelles parfois privées, des drapelets sur des poteaux électriques et téléphoniques. La ville de Brazzaville par exemple est également prise d’assaut, mais encore de manière timide, par des voitures de toute marque bombardés d’affichettes à l’effigie des candidats. Les journaux des chaînes de télévision et de radio ne rapportent en majorité que les meetings des partis politiques présentant leurs candidats et donnant des consignes de vote avec leur tête de liste. Les candidats indépendants ne se trouvant sous la mouvance d’aucun parti politique disent eux-aussi leur mot. Certains candidats sont des membres frustrés de partis pour n’avoir pas été choisis par leur parti politique. Cet état de chose a induit des actes d’indiscipline et de désobéissance. Ainsi peut-on lire sur des banderoles à Moungali (Arrondissement 4), des phrases comme «gérer autrement notre ville» et «la gratuité des transports à toutes les personnes à mobilité réduite sur deux banderoles du Mouvement Congolais pour la Démocratie et le développement Intégral (MCDDI) ; «Promouvoir une république solidaire et fraternelle». D’autres banderoles comme celle de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) à promettent l’immatriculation obligatoire à moindre coût de toutes les parcelles de l’arrondissement 4 ou l’assainissement de la ville du PULP ; du courage de faire bouger les choses pour plus de justice du RC du ministre Nsilou ou le changement c’est maintenant du MUST de madame Claudine Mounari ou encore «pour une diversité décomplexée» du CPR. Certains supports indiquent que leur parti va s’attaquer à l’épineux problème de demi-terrain dans les transports publics qui fait pousser des gémissements aux congolais. Le nouvelle équipe de de la Commission nationale d’organisation des élections (CONEL) a été intronisée le 18 septembre 2014 par en présence du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, M. Raymond Zéphirin Mboulou qui a rappelé que le Congo venait de se doter d’un nouveau corps électoral dans lequel la représentativité des femmes avait été prise en compte. Pour lui, le gouvernement attend de cette commission, un travail d’indépendance avant de les inviter à faire de sorte que la mission qui leur a été confiée se fasse correctement.