Égypte : la Banque africaine de développement, British International Investment et la BERD soutiennent un projet pionnier dans l’énergie solaire et le stockage par batterie avec un prêt de 479,1 millions de dollars

Égypte : la Banque africaine de développement, British International Investment et la BERD soutiennent un projet pionnier dans l’énergie solaire et le stockage par batterie avec un prêt de 479,1 millions de dollars

La Banque africaine de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et British International Investment (BII), l’institution de financement du développement et investisseur d’impact du Royaume-Uni, accordent un financement de 479,1 millions de dollars à Obelisk Solar Power SAE, un véhicule ad hoc enregistré en Égypte et détenu par Scatec ASA. Ce financement soutiendra le développement d’une centrale solaire photovoltaïque (PV) d’un gigawatt (GW) équipée d’un système de stockage d’énergie par batterie (BESS) de 200 MWh dans la région de Nagaa Hammadi, en Égypte. Le financement du Groupe de la Banque africaine de développement, d’un montant de 184,1 millions de dollars, comprend 125,5 millions de dollars de prêts commerciaux, ainsi qu’un financement concessionnel provenant de deux fonds spéciaux gérés par le Groupe de la Banque, le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) à hauteur de 20 millions de dollars, et le Fonds climatique Canada-Banque africaine de développement, un partenariat entre la Banque africaine de développement et le gouvernement du Canada, à hauteur de 18,6 millions de dollars. Un montant supplémentaire de 20 millions de dollars sera canalisé par le Fonds pour les technologies propres des Fonds d’investissement climatiques, par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement. Le Conseil d’administration de la Banque a approuvé le financement le 11 juin 2025. La BERD fournira un financement pouvant atteindre 173,5 millions de dollars, dont 101,9 millions de dollars bénéficieront d’une garantie de couverture des premières pertes du Fonds européen pour le développement durable (FEDD+) pendant les 18 premières années, en plus d’un don de 6,5 millions de dollars provenant du Fonds spécial des actionnaires de la BERD. Le financement de la BII comprend un prêt concessionnel de 100 millions de dollars et un don remboursable de 15 millions de dollars qui contribue à réduire le coût global du volet BESS du projet, le rendant ainsi plus viable et abordable financièrement, tout en attirant la participation du secteur privé et en créant des modèles pour de futurs investissements. Le financement de la BII est soumis à des conditions de décaissement. Le financement mixte du projet, d’un montant de 475,6 millions de dollars, correspond à environ 80 % du total des dépenses d’investissement estimées à 590 millions de dollars. La centrale électrique intégrée sera développée par Scatec, fournisseur leader de solutions d’énergie renouvelable, et construite en deux phases. La première phase, d’une capacité de 561 MW d’énergie solaire et de 100 MW/200 MWh de stockage par batterie, devrait être opérationnelle au premier semestre 2026. La seconde phase, d’une capacité de 564 MW d’énergie solaire, devrait être opérationnelle au second semestre 2026. L’énergie sera vendue dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité (CAE) de 25 ans, libellé en dollars américains, avec la Compagnie égyptienne de transport d’électricité, assorti d’une garantie souveraine. Une fois achevé, ce projet sera le premier projet intégré d’énergie solaire photovoltaïque et de stockage par batterie de cette envergure en Égypte, ce qui représente une étape importante dans la transition énergétique du pays. L’Égypte vise à atteindre 42 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030. La centrale solaire devrait produire environ 3 000 GWh par an d’électricité renouvelable supplémentaire, ce qui améliorera la stabilité du réseau et permettra de gérer les pics de demande. Elle permettra également de réduire jusqu’à 1,4 million de tonnes par an les émissions de dioxyde de carbone. Cette installation favorisera la diversification du mix énergétique de l’Égypte et accroîtra la part des énergies renouvelables, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la réalisation des objectifs de décarbonisation du pays. Pour la ministre égyptienne de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, Mme Rania A. Al-Mashat, « le projet Obelisk Solar Power marque une étape importante dans la transition de l’Égypte vers une énergie propre, non seulement en tant que première installation intégrée d’énergie solaire et de stockage par batterie, mais aussi en tant que modèle de financement innovant grâce à des partenariats multilatéraux efficaces. Il reflète nos efforts continus pour développer les énergies renouvelables, renforcer la résilience du réseau et faire progresser la mise en œuvre de la plateforme nationale égyptienne Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie (NWFE), faisant ainsi progresser nos ambitions climatiques et créant de nouvelles opportunités pour l’engagement du secteur privé et le développement durable. » « Ce projet illustre l’ampleur du potentiel des énergies renouvelables en Afrique et démontre comment des partenariats solides et des solutions innovantes peuvent faire progresser la transition énergétique et favoriser un développement économique durable », a souligné Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement. « Il présente un fort potentiel de démonstration et de reproduction pour des initiatives similaires à travers le continent. » Selon Iain Macaulay, directeur à la BII et responsable du financement de projets en Afrique et au Pakistan, « cet accord souligne l’engagement de la BII en faveur de solutions énergétiques innovantes et durables. L’intégration du stockage par batterie à l’énergie solaire photovoltaïque change la donne pour le secteur énergétique égyptien, en fournissant une énergie renouvelable fiable et répartissable, tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles. Ce projet répond non seulement aux besoins énergétiques actuels de l’Égypte, mais il crée également un précédent pour de futurs projets d’énergie renouvelable hybride répartissable dans la région. » « Nous sommes ravis de travailler avec nos partenaires de longue date, SCATEC, la Banque africaine de développement et la BII, pour soutenir ce projet transformateur, qui fait passer la transition énergétique de l’Égypte à un niveau supérieur en exploitant l’énergie solaire non seulement pendant la journée, mais aussi pendant la nuit, grâce à la combinaison de l’énergie solaire et du stockage par batterie. Il répond à la demande croissante d’électricité et réduit la nécessité d’importer des combustibles fossiles coûteux. Le projet contribue aux objectifs du programme phare égyptien “Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie”, lancé lors de la COP27 à Charm el Cheikh, et pour lequel la BERD est le principal partenaire

Coupe du Monde U-20 : Les Africains fixés

Coupe du Monde U-20 : Les Africains fixés

L’Afrique du Sud, le Maroc, le Nigeria et l’Égypte savent désormais ce qui les attend. À quatre mois de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA (27 septembre – 19 octobre 2025), les représentants africains connaissent leurs adversaires. Et le tirage, effectué à Santiago,vendredi n’a pas été tendre. C’est un frisson d’anticipation qui a parcouru les rangs africains au moment où les boules se sont ouvertes, une à une, dans l’auditorium de la Fédération chilienne. Le Nigeria a été le premier à entrer en scène. Logé dans le chapeau 2, le sextuple champion continental s’est vu offrir un groupe dense et ouvert : Colombie, Arabie Saoudite, Norvège. Un cocktail de puissance physique, de discipline tactique et d’inspiration sud-américaine. Rien d’impossible, mais rien de confortable non plus. Championne d’Afrique en titre, l’Afrique du Sud savait que les projecteurs seraient braqués sur elle. Le tirage l’a placée dans un Groupe E redoutable, aux côtés des États-Unis, de la France – championne en 2013– et de la Nouvelle-Calédonie, habituée des joutes océaniennes. Une double confrontation de prestige pour l’Amajita, qui aura là une occasion unique de mesurer leur niveau face à deux grandes écoles du football mondial. Pour le Maroc, le tirage a pris des allures de parcours du combattant. Le Groupe C, dans lequel les Lionceaux de l’Atlas ont été versés, est un concentré de talent brut : Brésil, Espagne, Mexique. Enfin, l’Égypte, qui revient à ce niveau après une décennie d’absence, retrouvera le goût du très haut niveau dans un groupe relevé, dominé par le pays hôte, le Chili, dans ses terres, et complété par la Nouvelle-Zélande et le Japon. Un groupe où le moindre détail comptera, où la gestion émotionnelle sera primordiale, notamment face à un stade plein de supporters chiliens. Les groupes de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA 2025  Groupe A Chili Nouvelle-Zélande Japon Égypte* Groupe B République de Corée Ukraine Paraguay Panama Groupe C Brésil Mexique Maroc* Espagne Groupe D Italie Australie Cuba Argentine Groupe E États-Unis Nouvelle-Calédonie France Afrique du Sud* Groupe F Colombie Arabie Saoudite Norvège Nigeria* CAF

Des perspectives mitigées pour la production de blé en Afrique du Nord

Des perspectives mitigées pour la production de blé en Afrique du Nord

Les prévisions pour 2025 à l’échelle mondiale restent globalement inchangées La production mondiale de blé en 2025 devrait s’élever à 795 millions de tonnes, ce qui correspond à la production de l’année précédente, selon les dernières prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En mai, « les prévisions restent globalement inchangées par rapport au mois précédent, seuls des ajustements mineurs ayant été apportés pour tenir compte de facteurs météorologiques », a estimé l’agence onusienne dans son nouveau Bulletin sur l’offre et la demande de céréales. Selon les prévisions de la FAO, les perspectives sont mitigées en Afrique du Nord. D’après le document publié en début de ce mois, « le Maroc connaît une récolte inférieure à la moyenne, l’Algérie prévoit une récolte de blé proche de la moyenne, et l’Egypte (où l’irrigation est très utilisée) devrait enregistrer une production moyenne ou bien supérieure à la moyenne ». Il est à noter que la production totale de maïs en Afrique du Sud connaît une légère révision à la hausse en mai. L’institution l’impute à la « constance des conditions météorologiques favorables depuis le début de l’année ». Elle prévoit ainsi « un relèvement de la récolte en 2025 après la production de 2024 qui avait été réduite par le temps sec ». Le Maroc connaît une récolte inférieure à la moyenne, selon la FAO Il ressort dudit rapport que les prévisions de production de blé dans l’Union européenne ont été légèrement revues à la hausse ce mois-ci, suite à l’amélioration des conditions météorologiques dans les pays du Sud qui ont soutenu les prévisions de rendement global. Après le creux observé au terme de l’année écoulée, l’organisation internationale s’attend ainsi à un fort rebond de la production en 2025. Elle prévient toutefois que la sécheresse, qui touche les régions septentrionales fait peser un léger risque de dégradation des rendements. La FAO revoit également à la hausse ses prévisions de production concernant le Royaume-Uni, la  Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord qui se rapproche de la moyenne quinquennale, constatant cependant  que « les températures anormalement chaudes du mois d’avril ont soulevé quelques inquiétudes sur les rendements potentiels ». A cause des conditions météorologiques défavorables et de la réduction des superficies, les prévisions concernant la Fédération de Russie restent identiques. Quand bien même les perspectives concernant le blé tablent toujours sur une production inférieure à la moyenne, du fait des effets du conflit, les précipitations du mois d’avril ont contribué à améliorer les conditions de culture dans certaines régions d’Ukraine, fait remarquer la FAO. De l’avis de l’agence,  les perspectives de production en Amérique du Nord restent proches de celle de l’année dernière. «Aux Etats-Unis d’Amérique, les craintes de sécheresse persistent, ce qui devrait maintenir la production totale de blé à un niveau légèrement inférieur à celui de 2024», estime-t-elle. En dépit du fait que le temps chaud et sec observé en Inde a entraîné une révision à la baisse des prévisions de production nationales, l’institution «s’attend toujours à ce que 2025 soit l’année d’une récolte de blé record  en Asie et revoit légèrement à la hausse les prévisions de production du Pakistan. En mai, les prévisions de production de blé en République islamique d’Iran et en Turquie restent inférieures à la moyenne, annonce la FAO. Si les prévisions de production dans l’hémisphère Sud sont légèrement revues à la hausse, l’institution s’attend en revanche à ce que la production de blé recule par rapport à 2024 en Australie, bien qu’elle reste supérieure à 30 millions de tonnes. Alain Bouithy

RDC – Egypte : un mémorandum d’entente signé pour stimuler les partenariats commerciaux et les investissements

RDC – Egypte : un mémorandum d’entente signé pour stimuler les partenariats commerciaux et les investissements

Un mémorandum d’entente a été signé vendredi au Caire, capitale égyptienne entre une structure regroupant 6000 entreprises actives dans divers secteurs, et la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI) « Égypte-RDC », a indiqué l’ambassade de la République démocratique du Congo accrédité au Caire, selon un communiqué consulté samedi par l’ACP. « Ce mémorandum d’entente, visant à stimuler les partenariats commerciaux et les investissements en RDC, a été conclu entre l’Association des Investisseurs de la Cité 10 Ramadan, une structure égyptienne regroupant 6000 entreprises actives dans divers secteurs, et la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI) Égypte RDC », a-t-on lu. Selon le document, l’accord a pour objectif principal de faciliter, par le biais des canaux de la CCI Égypte RDC, la réalisation de partenariats public-privé et de contrats de représentations commerciales pour une large gamme de produits, matériaux, services et équipements en RDC. Cet important accord va dans le cadre du renforcement des liens économiques entre la RDC et l’Égypte. La cérémonie a eu lieu au Caire, lors du dîner d’affaires annuel « Annual Networking dinner EGYPT RDC », organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie Égypte RDC (CCI Égypte RDC). « Cet événement placé sous le haut patronage de l’Ambassadeur de la RDC en Égypte, Jean Baptiste Kasongo Musenga et s’en est suivi la signature de protocole d’accord historique », a souligné la source. Pour sa part, le Docteur Sobhi Ibrahim Nasr Abdel Aal, vice-président de l’Association des Investisseurs du 10 Ramadan, a exprimé l’ambition de son association d’investir activement en RDC, en s’appuyant sur des contrats de représentation commerciale, la mise en œuvre de projets à valeur ajoutée et des partenariats public-privé, forts de leur expérience réussie dans plusieurs pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe. La source a précisé que cette collaboration entre l’Association des Investisseurs du 10 Ramadan et la CCI Égypte RDC ouvre des perspectives économiques considérables pour les entreprises congolaises, en leur offrant un accès privilégié au marché égyptien et en stimulant l’investissement direct étranger en RDC. Dans cette dynamique, une mission économique et commerciale d’entreprises congolaises en Égypte est prévue du 23 au 30 mai 2025, avec une participation réservée exclusivement aux Dirigeants des entreprises publiques mais aussi des entrepreneurs et chefs d’entreprises privées membres de la fédération des entreprises du Congo (FEC), la COPEMECO, et de la CCI Égypte RDC, a conclu la source. ACP/C.L.

Ligue des Champions CAF TotalEnergies/ Pyramids FC en demi-finales : l’histoire se poursuit malgré la défaite

Ligue des Champions CAF TotalEnergies/ Pyramids FC en demi-finales : l’histoire se poursuit malgré la défaite

Pyramids FC a inscrit son nom dans l’histoire du football africain mardi soir en se qualifiant pour sa première demi-finale de la Ligue des Champions CAF TotalEnergies, malgré une défaite 2-0 lors du match retour contre l’AS FAR au Stade d’Honneur de Meknès. Grâce à une large victoire 4-1 au Caire lors du match aller, l’équipe égyptienne a validé son ticket avec un score cumulé de 4-3. L’avantage acquis à domicile a été décisif, puisque le Royal Army a manqué de peu la remontée, échouant à inscrire un troisième but qui aurait permis de créer l’exploit devant son public. Le Royal Army prend les devants mais bute sur El-Shenawy Dans un stade chauffé à blanc, les Marocains ont démarré sur les chapeaux de roue. Youssef El-Fahli a ouvert le score dès la septième minute, ravivant les espoirs d’une qualification. Ce but précoce a galvanisé les joueurs de l’AS FAR, qui ont mis une pression constante sur la défense de Pyramids. Mais les Égyptiens ont réagi rapidement. Mohamed Hamdy a vu sa tête à la 12e minute sauvée par un réflexe impeccable du gardien Hamza Hayani. Malgré la montée en puissance des Marocains, Pyramids a su rester solide en défense, avec un Ahmed El-Shenawy impeccable, conservant son équipe dans le match. La pression monte, mais Pyramids résiste Au retour des vestiaires, les hommes de Juan Carlos Garrido ont intensifié la pression. El-Fahli a eu l’occasion de doubler la mise à la 47e minute, mais El-Shenawy a de nouveau été décisif, réalisant deux arrêts cruciaux dans la même action. Le but tant attendu est finalement tombé à la 82e minute, lorsque l’entrant Joel Villa a inscrit le deuxième but, réduisant l’écart à un seul but. Mais les Marocains, bien que dominants en fin de match, ont échoué à inscrire un troisième but. À la 93e minute, Zahzouh a frappé un coup franc qui a frôlé le poteau, laissant planer un dernier espoir. Pyramids tient bon et file en demi-finales Malgré les cinq minutes de temps additionnel et la pression finale de l’AS FAR, Pyramids a tenu bon pour préserver son avance au score cumulé. Le club égyptien se qualifie ainsi pour la première fois de son histoire en demi-finales de la Ligue des champions, avec un rêve continental désormais à portée de main. Les Égyptiens attendent désormais le vainqueur de l’autre quart de finale entre Orlando Pirates et le MC Alger. Les Pirates mènent 1-0 avant le match retour prévu mercredi. Pour Pyramids FC, cette qualification est un exploit qui marque un tournant dans l’histoire du club, désormais parmi les meilleurs d’Afrique avec une chance de conquérir la prestigieuse Ligue des Champions. CAf

Le Maroc et l’Egypte réorganisent leur commerce bilatéral pour faciliter les échanges commerciaux: Un « Fast Track » pour désamorcer les tensions commerciales

Le Maroc et l’Egypte réorganisent leur commerce bilatéral pour faciliter les échanges commerciaux: Un « Fast Track » pour désamorcer les tensions commerciales

Objectif : faciliter et accélérer l’accès des exportations marocaines  Les tensions commerciales entre le Maroc et l’Egypte sont-elles sur le point de s’apaiser, après l’annonce par l’Égypte de la mise en place prochaine d’un « Fast Track ». ? C’est la question que l’on peut se poser. Du côté des décideurs marocains et égyptiens, la conviction est bien là. En effet, pour faciliter et accélérer l’accès des exportations marocaines, les deux parties ont convenu de mettre en place un « Fast Track » du côté égyptien pour faciliter et accélérer l’accès des exportations marocaines, a annoncé le ministère marocain de l’Industrie et du Commerce. Cette décision censée désamorcer la crise constitue la principale mesure prise à l’issue d’une réunion tenue entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, et le ministre égyptien de l’Investissement et du Commerce extérieur, Hassan Al-Khatib, rapporte la MAP. S’inscrivant dans le cadre du renforcement des relations de coopération fraternelles ainsi que du partenariat économique et commercial de haute qualité unissant le Maroc et l’Egypte, cette réunion avait pour objectif de rapprocher les points de vue et de réorganiser les questions relatives au commerce bilatéral, afin de faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays. Principe du partenariat gagnant-gagnant Il est à noter que d’autres mesures ont également été prises lors de cette réunion sur la base du principe du partenariat gagnant-gagnant, comme le relève le ministère marocain de l’Industrie et du Commerce dans un communiqué. Afin de lever les obstacles entre les deux pays, d’assurer le suivi des statistiques et des difficultés entravant l’atteinte des objectifs fixés, et de trouver des solutions pour les résoudre, les deux parties ont convenu de mettre en place une ligne de communication directe. Elles se sont en outre engagées à déployer tous les efforts nécessaires pour accroître le volume et les chiffres des exportations marocaines vers l’Egypte, notamment dans le secteur automobile, selon la même source. Soulignons à ce propos qu’une visite des exportateurs marocains sera organisée dans les semaines à venir en Égypte. Comme l’a fait savoir le secrétaire d’Etat Omar Hejira, cette initiative vise à renforcer les relations commerciales, à développer les exportations, notamment celles des voitures marocaines, et à promouvoir la coopération bilatérale ainsi que le bénéfice économique mutuel. Dans la perspective de favoriser l’établissement de partenariats commerciaux et de réseaux d’affaires entre les acteurs du secteur privé du Maroc et d’Egypte, les ministres ont également annoncé la tenue d’un forum d’affaires et de partenariat économique (B2B) en avril 2025 en Egypte, a-t-on indiqué ajoutant par ailleurs que les deux parties ont décidé d’activer le Conseil des affaires et de préparer la tenue de la commission mixte commerciale. En attendant d’apprécier concrètement l’impact des décisions prises lors de cette réunion sur la résorption des tensions commerciales, les ministres ont souligné la pertinence de consolider les échanges commerciaux entre les deux pays, en s’appuyant sur les perspectives commerciales et d’investissement prometteuses qu’offrent les deux parties. Alain Bouithy

L’Allemagne annonce son soutien à Khaled El-Enany, candidat pour le poste de Directeur général de l’UNESCO

L’Allemagne annonce son soutien à Khaled El-Enany, candidat pour le poste de Directeur général de l’UNESCO

L’Allemagne apporte son soutien à la candidature du professeur Khaled El-Enany pour le poste de Directeur général de l’UNESCO. Cette déclaration a été faite à l’issue de la visite de Khaled El-Enany en Allemagne, où il a rencontré plusieurs intellectuels et hauts responsables, dont Mme Katja Keul, ministre adjointe aux Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne. Lors de cette rencontre, la ministre d’État et le professeur Khaled El-Enany ont partagé leur vision commune d’une UNESCO plus résiliente, ambitieuse et engagée dans la mise en œuvre de grands projets destinés à répondre aux défis mondiaux. L’éducation pour tous, la préservation du patrimoine culturel, la science et l’innovation, ainsi que la liberté de la presse ont été au cœur de leurs discussions. « Face aux crises actuelles, l’UNESCO doit être une force de stabilisation et d’innovation, capable d’œuvrer concrètement pour le bien des peuples. L’Allemagne, avec son engagement historique pour la culture et l’éducation, partage cette vision d’une organisation audacieuse et ancrée dans la réalité des enjeux du XXIe siècle. Je remercie chaleureusement l’Allemagne pour son soutien affirmé et sa confiance dans ma candidature« , a déclaré Khaled El-Enany. Ce soutien de l’Allemagne vient renforcer la dynamique internationale en faveur du professeur Khaled El-Enany, qui bénéficie déjà de l’appui publique de l’Union africaine, de la Ligue des États arabes, de la France, du Brésil, de l’Espagne et de la Turquie. Cette coalition d’alliés témoigne d’une volonté commune de voir l’UNESCO se transformer en une institution plus inclusive, plus efficace et pleinement engagée pour le dialogue interculturel et la coopération internationale. Par ailleurs, le Gabon a récemment annoncé le retrait de sa candidature et a appelé les pays qui l’avaient soutenue à se rallier à la candidature de Khaled El-Enany, consolidant ainsi l’élan diplomatique en faveur de sa vision pour l’UNESCO.

Égypte : Deux joueurs du Zamalek en détention à Abou Dhabi

Égypte : Deux joueurs du Zamalek en détention à Abou Dhabi

SPORT. Le Zamalek, en déplacement aux Émirats Arabes Unis pour la Supercoupe d’Égypte, fait face à une crise extra-sportive. Deux de ses joueurs, ainsi que le directeur sportif, ont été placés en détention lundi à Abou Dhabi à la suite d’une plainte pour agression déposée par un agent de sécurité. Le club des Chevaliers Blancs est en pleine tourmente. Mostafa Shalaby et Nabil Emad Dunga, joueurs du Zamalek, ainsi que le directeur sportif Abdelwahid El-Sayed, ont été arrêtés à Abou Dhabi. L’incident serait survenu dimanche 20 octobre lors de la demi-finale de la Supercoupe d’Égypte contre Pyramids FC (match nul 1-1, victoire du Zamalek 5-4 aux tirs au but). Retour sur les faits D’après le média égyptien KingFut, une altercation serait à l’origine de cette détention. Le milieu de terrain Nabil Emad, blessé et forfait pour le match contre Pyramids, aurait tenté de descendre sur le terrain depuis les tribunes. Cette initiative a été interrompue par un agent de sécurité posté à cet endroit. Emad aurait refusé de se conformer aux instructions de l’agent, et l’intervention de Shalaby et El-Sayed, venus s’enquérir de la situation, aurait dégénéré. Une plainte pour agression a été déposée contre eux, entraînant leur arrestation lundi pour un interrogatoire. Depuis, le silence entoure leur sort, ce qui inquiète les responsables du club, qui envisagent de quitter les Émirats. Vers un boycott de la finale ? En remportant la demi-finale aux tirs au but face à Pyramids, le Zamalek a gagné sa place pour la finale de la Supercoupe d’Égypte, prévue ce jeudi 24 octobre à Abou Dhabi contre Al Ahly. Cependant, la détention de trois membres de la délégation pousse le club à envisager de boycotter la finale et de retourner en Égypte. « Une réunion urgente se tient actuellement entre le président du club, Hussein Labeeb, et le trésorier Hossam El Mandouh, également chef de la délégation, pour discuter d’un possible retrait de la Supercoupe d’Égypte. Nous envisageons de rentrer au Caire dès que possible en raison des pressions insoutenables auxquelles nous sommes confrontés. Le président et le chef de la délégation sont présents au commissariat depuis tôt ce matin suite à la décision des autorités d’arrêter certains joueurs, et l’administration maintient fermement sa volonté de les soutenir », a déclaré Ahmed Salem, porte-parole du Zamalek, sur les réseaux sociaux. Ya Willy.