Sénégal: Le ministre de la culture ouvre la 25ème Journée internationale de l’écrivain africain

Le ministre sénégalais de la culture, Abdou Latif Coulibaly, a procédé, le 7 novembre 2017 à Dakar au Sénégal, à l’ouverture des travaux de la 25ème journée internationale de l’écrivain africain en présence du ministre camerounais des arts et de la culture, Narcisse Kombi Mouélé, sous le thème, «la littérature, ciment de l’unité africaine ». Cette journée rend hommage au Pr. Abdoulaye Elimane Kane, ancien ministre et homme de culture. Pour le président de l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Beye, Abdoulaye Elimane Kane est non seulement un brillant écrivain mais aussi un philosophe rompu aux nuances et aux arcanes de l’analyse des phénomènes. Il a salué son passage au ministère de la culture. Il a reconnu que ses relations amicales et professionnelles avec les acteurs culturels ont considérablement renforcé la politique culturelle et les réalisations des créateurs dans les domaines de la formation et des performances artistiques du Sénégal. Pour le parrain, Abdoulaye Elimane Kane, cette journée est un bel espace de rencontre et d’échange. Pour lui, elle symbolise le désir et la volonté d’intégration africaine. Sa vocation est de concilier identité et altérité, avec la claire conscience du risque de sclérose dans des particularismes locaux ou de disparition dans universel abstrait. Ecrivain de renom, le parrain de la 25ème journée internationale de l’écrivain africain a publié, «Le prince Malal» et six romans, à savoir, «La maison aux figuiers ; Les magiciens de Badagor ; Markéré ; Les cinq secrets de mon père ; La femme-parfum et Les dissidents». Le ministre camerounais a salué le geste de l’Association des écrivains du Sénégal qui a choisi son pays comme invité d’honneur. Au cours de cette journée, il est prévu, la journée du parrain faite de témoignages élogieux sur l’homme, la journée du pays invité d’honneur, un colloque sur le thème «la littérature, ciment de l’unité africaine» et la remise du Grand prix africain Yasser Arafat pour la paix et la liberté et de la rencontre des Pen d’Afrique. Le sens de la journée La journée internationale de l’écrivain africain est instituée depuis 1992, à l’initiative de l’Association Panafricaine des Ecrivains (PAWA – Panafrican Writers Association). Elle a lieu le 7 novembre est consacrée à l’écrivain Africain. L’association des écrivains du Sénégal a vu le jour en 1973 et plusieurs personnalités du monde littéraire se sont succédé à sa tête : le Dr Birago Diop (auteur des célèbres » Contes d’Amadou Koumba « ), Aminata Sow Fall (auteur de » La grève des battù « ) ou encore le poète Amadou Lamine Sall, président de la Maison Africaine de Poésie Internationale (MAPI). Elle est dirigée à ce jour, dirigée par Alioune Badara Bèye, dramaturge et auteur de » Nder en flammes « . L’AES accueille tous les écrivains résidant au Sénégal, quelle que soit leur nationalité. Ouverte à tous les hommes de Lettres, elle regroupe aujourd’hui une cinquantaine de membres actifs. Chaque année, l’association célèbre les événements qui animent la communauté littéraire sénégalaise : la Journée nationale du Livre, la remise du Prix Birago du meilleur manuscrit, au profit d’un jeune talent littéraire, ou encore la Semaine des écrivains sénégalais. L’hommage rendu par l’AES à l’ancien président du Sénégal Léopold Sédar Senghor montre l’importance du rôle qu’a joué le poète dans la promotion de la littérature au Sénégal.
Dakar/Sénégal : Le Président Denis Sassou N’guesso reçoit la Haute distinction

«Haute distinction à Son Excellence Denis Sassou N’guesso, Président de la république du Congo, pour sa contribution au démantèlement de l’Apartheid, sa participation active au rayonnement des belles lettres congolaises et son dynamisme dans la construction de l’Unité africaine», peut-on lire sur le diplôme que lui a décerné l’Association des Ecrivains du Sénégal (AES), le 7 novembre 2016 à Dakar au Sénégal. Cette distinction a été remise à l’occasion du lancement officiel des activités marquant la 24ème édition de la Journée internationale de l’écrivain africain, par le Premier ministre du Sénégal, M. Mohamed Boun Abdallah Dionne. Cette édition, dont le parrain est le Professeur Hamidou Dia, conseiller culturel du président de la République, porte sur le thème : « Paix et sécurité, le rôle de l’écrivain africain ». Mahammed Boun Abdallah Dionne a indiqué qu’Hamidou Dia, le parrain de la 24ème édition de la Journée internationale de l’écrivain africain est un «homme de confiance qui doit à lui-même ce qu’il est. Discret et disponible, il est reconnu également pour son humilité». C’est l’homme qui a visité tous les domaines que la réflexion pouvait éclairer à l’image du philosophe grecque qui cherchait en plein jour avec sa lanterne la vérité. La Nation vous célébrera désormais et vous honorera davantage Le Premier ministre a indiqué que le président de la République, M. Macky Sall, leur avait demandé de lui proposer un format dans lequel les écrivains seront « mieux écoutés et entendus » pour le rôle primordial qu’ils jouent au sein de la société. Il a ajouté que «la Nation doit, en effet, vous honorer et vous célébrer, vous en êtes les dignes ambassadeurs. La Nation vous célébrera désormais et vous honorera davantage », avant d’inviter les écrivains à jouer un rôle efficace d’avertisseurs des périls de la société. Pour lui, le rôle premier de l’écrivain doit être de pressentir l’éveil du peuple. « L’écrivain est maître de l’encre comme disait Senghor. Il est à la fois passeur de culture et couturier du genre humain». Au regard de ce rôle, a poursuivi le Premier ministre, l’homme de plume doit mesurer la portée de ce qu’il écrit, même si nous sommes dans le domaine de l’art, lequel est un lieu de liberté par excellence. Selon lui, il s’agit de souscrire dans la philosophie de l’écrivain français Antoine de Saint-Exupéry qui affirme que «être homme, c’est être responsable, sentir, en posant sa pierre, que l’on à bâtir le monde». Le Congo-Brazzaville, un choix pas fortuit. Le président de l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye, a indiqué que le Congo Brazzaville a été choisi comme pays invité d’honneur de la 24ème édition de la Journée international de l’écrivain africain. Un choix qui, a-t-il appuyé, n’est pas fortuit. Il a rappelé que ce pays a déjà abrité en 1984, sous l’impulsion du président Denis Sassou Nguesso, le premier Congrès de jeunes écrivains afro-asiatiques. « Pays d’écrivains et de culture, le Congo Brazzaville a vu naître des « monstres » de la plume comme Tchicaya Utam’si, Sony Labou Tansi, Jean Baptiste Tati Loutard, Sylvain Bemba… », a-t-il déclaré. Cette journée a été initiée depuis 1992 par l’Association panafricaine des écrivains. Florent Sogni Zaou Pr Hamidou Dia, parrain de la 24ème édition Conseiller culturel du président de la République, Pr Hamidou Dia est le parrain de la 24ème édition de la Journée internationale de l’écrivain africain. Poète, philosophe, essayiste, critique littéraire et critique d’art africain, le parrain, a rappelé l’écrivain Cheikh Hamidou Kane, a déjà à son actif, dans tous les domaines énumérés. Il est l’auteur de sept livres, cinq documentaires et quelques distinctions académiques qui témoignent de la richesse et de la diversité de sa créativité. Docteur en littérature française (Phd) de l’Université Laval du Québec, Hamidou Dia, a rappelé Alioune Badara Bèye, reste profondément enraciné dans les valeurs les plus pérennes de son terroir. Cela, surtout en ce sens qu’il « maîtrise parfaitement les nuances de cette langue de conquérant et d’amour qu’est le Pular ». Pour M. Bèye, il s’agit de l’un des derniers Mohicans de « notre » littérature ainsi que l’un des « plus brillants » intellectuels du pays et de l’Afrique de manière générale. Lauréat du Prix Jasmin d’argent de la poésie francophone et chevalier de l’Ordre national du mérite, Pr Dia, a informé l’écrivain, le Colonel Moumar Guèye, a un palmarès littéraire bien fourni. « Il a profondément étudié et contribué à une meilleure compréhension de son œuvre et des messages à travers le monde », a-t-il rappelé.