Discours du Ministre des Finances Nicolas KAZADI, à l’occasion de l’atelier d’échanges sur les futures interventions de l’UE en RDC

Discours du Ministre des Finances Nicolas KAZADI, à l’occasion de l’atelier d’échanges sur les futures interventions de l’UE en RDC

La Coopération entre l’Union européenne et la RDC s’inscrit depuis plusieurs années, dans le cadre global de l’Accord de Partenariat de Cotonou conclu entre les Etats d’Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) et l’Union européenne. Cet accord, signé le 23 juin 2000 pour vingt ans entre 79 pays ACP et les 28 pays de l’Union européenne, est l’aboutissement d’un long processus de renouvellement de l’Accord de Lomé, signé en 1975 et a pour objectif ultime d’éradiquer la pauvreté. Ce dernier, arrivé à terme en février 2020 et prorogé jusqu’à fin novembre 2021, pour permettre la continuité des interventions jusqu’à la signature prochaine d’un nouvel accord, repose sur trois axes : la coopération au développement, la coopération économique et commerciale ainsi que le dialogue politique. Permettez-moi ici, au nom du Gouvernement de la RDC et en mon nom propre, en ma qualité d’Ordonnateur national du FED, de remercier l’Union européenne pour le partenariat et la bonne collaboration entretenue durant toutes ces années avec la RDC. Malgré les diverses initiatives entreprises jusqu’ici, les informations relatives aux interventions de nos partenaires multilatéraux et bilatéraux restent éparses et désagrégées. Le plus souvent nos administrations sont dépourvues lorsqu’il s’agit d’amorcer avec ces derniers le processus relatif à l’identification et la formulation des programmes d’appui à nos institutions, avec comme conséquence parfois, une inadéquation des solutions entrevues eu égard aux priorités du gouvernement. Le nouvel accord de coopération qui peu à peu remplacera l’accord de Cotonou, induit de nouveaux paradigmes dont le transfert de la maitrise d’ouvrage des programmes convenus avec l’Etat bénéficiaire à la Commission européenne. Cette évolution ne doit pas nous empêcher d’organiser l’appropriation de nos institutions quant aux appuis qui leur sont réservés et à un niveau faitier de permettre à l’exécutif d’organiser un suivi circonstancié en termes d’impact et comptable des actions déployées sur le territoire national. C’est pourquoi, l’objectif du présent séminaire de travail est d’une part, (i) de procéder à une brève revue de l’ensemble du portefeuille des projets FED et d’autre part, (ii) de mener des échanges sur le Programme Indicatif Multiannuel (PIM) de la RDC pour la période 2021-2027 dans le cadre de l’instrument NDICI, et la cohérence de ses interventions avec le programme du Gouvernement de la RDC. Dans ce contexte, il conviendra de définir, dans cette nouvelle architecture de la coopération avec l’Union européenne, un cadre d’intervention de toutes les parties prenantes, aussi bien les ministères sectoriels, bénéficiaire des financements que le ministère des finances, en tant qu’ordonnateur des ressources extérieures de l’Etat. Je salue donc cette première étape qui consistera en une mise en commun de nos réflexions et informations sur les initiatives à venir. J’ai foi que les discussions qui s’en suivront plus tard dans la matinée entre nos experts seront de haute portée et contribueront s’il était nécessaire à étayer les propositions à venir. Néanmoins, il me parait, également indispensable de souligner la nécessité de poursuivre le renforcement des capacités en matière de réformes et autres afin que notre pays atteigne un niveau de gouvernance et un niveau de production nationale à la hauteur de ses ambitions. Aussi, le renforcement des capacités de nos administrations ainsi que la réforme de ces dernières, déjà entamé par le gouvernement demeure prioritaire. C’est pourquoi, je vous invite dans le cadre des programmes en gestation à considérer au sein des futures initiatives, le soutien effectif et pas seulement périphérique, des administrations bénéficiaires. Par ailleurs, nous comprenons que les discussions au sein de la Commission européenne sont toujours en cours et que les propositions actuelles pourraient être appelées à évoluer. A ce titre, je note des initiatives entre autres dans le secteur de la gouvernance sécuritaire, des Finances publiques, de la Santé, de l’Environnement, et du genre. En outre, je comprends que de nombreux échanges ont déjà eu lieu avec les services de nos collègues de l’exécutif en charge des programmes précités. Je ne peux que me féliciter de ces initiatives et exhorter une continuation de ces interactions dans le même esprit. Aussi, nous nous félicitons de cette collaboration, mais nous insistons également sur la nécessité de veiller à ce que les axes relatifs aux leviers stratégiques nationaux puissent être entérinés au niveau décisionnel adéquat. Je salue la vitalité de notre coopération mais aussi la cordialité de nos échanges. J’ai eu l’occasion de m’en rendre compte personnellement lors du dernier dialogue politique conduit par le ministère des Affaires étrangères au cours du mois de septembre dernier, mais également au travers de bonnes relations que nous entretenons avec la délégation de l’Union européenne ici à Kinshasa et à cet effet, je tiens à remercier Monsieur l’Ambassadeur de l’Union européenne ici présent, Cher Jean-Marc, pour sa disponibilité et sa volonté à trouver des solutions concertées. Il convient, dès lors, de souligner que les nombreuses compétences bâties et acquises au cours de ces nombreuses années par nos services spécialisés avec un vivier grandissant d’experts et de fonctionnaires nationaux, seront mis à contribution pour assurer le suivi et la mise en œuvre des programmes en cours, mais également le suivi et la coordination des futurs programmes du NDICI pour mieux en pérenniser les résultats. Dans cet esprit, nous nous devons en effet d’assurer un suivi opérationnel et décisionnel approprié des programmes issus des financement convenus avec nos partenaires. Il s’agira, plus particulièrement, d’identifier les mécanismes de suivi des engagements financiers de la RDC permettant d’assurer une coordination, un accompagnement et un suivi-évaluation des différents projets et programmes en lien avec les politiques sectorielles du gouvernement. Dans ce sens, la COFED s’assurera de disposer de toutes les informations y afférentes qu’elle tiendra régulièrement à notre disposition. Je voudrais également saisir cette occasion pour adresser mes remerciements à mes collègues, membres du Gouvernement, ici présent, pour leur participation au lancement de ces travaux et leur assurer de notre entière disponibilité pour la mise en œuvre des futurs programmes.

Niger: Discours du Président Mohamed Bazoum à l’ouverture des assises du Conseil supérieur de la magistrature

Niger: Discours du Président Mohamed Bazoum à l’ouverture des assises du Conseil supérieur de la magistrature

« Mme la Première Présidente de la Cour de Cassation, Vice-présidente du Conseil Supérieur de la Magistrature, . M. le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, . Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Supérieur de la Magistrature. C’est la première fois que j’ai l’honneur de présider les travaux du Conseil Supérieur de la Magistrature, organe essentiel pour la carrière des magistrats et le bon fonctionnement de notre système judicaire. A travers vous, je voudrais rendre hommage et saluer le Corps judicaire dans son ensemble pour le rôle éminent qu’il joue pour la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie. La justice est au cœur du projet que j’ai proposé aux nigériens, parce que j’ai pleinement conscience que le respect du droit, de l’équité et de toutes les valeurs de la démocratie n’est possible que lorsqu’il y a une justice de qualité, efficace, équitable et accessible aux citoyens, tout en étant le moteur de la promotion de la culture de la transparence et du respect scrupuleux du bien public. J’ai aussi conscience que parmi les défis majeurs qui ont entrainé la réforme de notre système judiciaire, figure la lutte contre la corruption qui se traduit par diverses formes d’infractions et dont la prise en charge a conduit à la mise en place, en 2015, du Pôle Judiciaire et des Chambres spécialisées en matière économique et financière. Malgré la mise en place de cette juridiction spécialisée, dont les compétences s’exercent en même temps que celles d’autres organes dédiés à la lutte contre ce phénomène, nos concitoyens estiment que l’Etat ne fait pas assez pour combattre cette hydre. Il est vrai que pour faire face à ce fléau, réguler la vie en société, protéger les plus faibles et éteindre les conflits, il ne suffit pas seulement de disposer de textes et des juridictions, les plus pertinents et modernes soient-ils, mais faudrait-il encore que des ressources humaines en quantité suffisante et de  qualité surtout leur soient dédiées. Et que par ailleurs un cadre sécurisé pour l’évolution de la carrière du magistrat et des conditions de vie à la hauteur des exigences des fonctions assumées soit mis en place. Avec 449 magistrats en activité, notre ratio populations/magistrat est de l’ordre de 49.000 habitants pour 1 magistrat. Nous sommes encore très loin du standard défini par les Nations Unies, qui est de 1 magistrat pour 10.000 habitants. J’entends poursuivre fermement les efforts de formation des magistrats afin d’améliorer significativement ce ratio, mais aussi obtenir une meilleure adéquation magistrats-greffiers pour permettre à notre justice de gagner en efficacité et en célérité. Une justice de qualité repose aussi sur un cadre de vie et de travail progressivement amélioré. C’est donc face à tous ces défis que pour le budget de l’année 2022, j’ai décidé de rehausser très significativement le budget du Ministère de la Justice, conformément à l’engagement que j’ai pris devant les représentants des magistrats du SAMAN que j’ai reçus dans cette même salle. En effet, de 13,02 Milliards en 2021, il va passer à 19,24 Milliards en 2022, soit une hausse de 47,7% entre les deux années. En valeur absolue, cela fait une augmentation de 6,22 Milliards. Dans ma volonté d’améliorer de manière continue les performances de notre système judicaire, je veillerai à ce que la Programmation Pluriannuelle des Dépenses du secteur de la Justice reflète cette ambition que j’ai de rapprocher la justice du justifiable et de fournir à nos concitoyens un service de justice de qualité. Je veillerai également à ce que les manquements, les fautes disciplinaires et autres atteintes à la probité des membres du corps judicaire soient traités, de façon vigoureuse, sans équivoque, conformément au statut de chaque catégorie. J’ai la ferme conviction que la non observance par les magistrats de leurs obligations de poursuivre et de juger de manière équitable et honnête toutes les affaires qui leur sont soumises, en répondant à des injonctions ou en faisant valoir leurs intérêts propres, est la pire des injustices, car elle est appréhendée par les citoyens et elle constitue en vérité tout simplement un acte de corruption, de trafic d’influence ou exprime une forme d’ingérence dans le travail souverain que doit accomplir le magistrat. La politique pénale du gouvernement ne fera place à aucun atermoiement dans le traitement des dossiers dont sont saisis les tribunaux. La justice ne saurait être ce régulateur vers lequel accourent les citoyens lorsqu’elle-même est minée de l’intérieur par des pratiques corruptives et autres actes qui exhortent au déni de justice. Cette justice que nous avons voulue indépendante par notre loi fondamentale, animée par des magistrats nommés en toute transparence, doit inspirer le respect de tous nos concitoyens afin que, par ses sanctions, elle raffermisse notre vivre ensemble et notre cohésion nationale. Les présentes nominations et affectations auxquelles nous allons procéder à l’occasion de ce conseil se feront conformément au respect strict de la hiérarchie entre les différents grades, faisant ainsi, droit à une revendication qui m’a été soumise par le SAMAN. Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la présente session du Conseil Supérieur de la Magistrature. Je vous remercie ».

Un discours ferme et sans ambiguïté du Roi Mohammed VI du Maroc à l’occasion du 67ème Anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple

Un discours ferme et sans ambiguïté du Roi Mohammed VI du Maroc à l’occasion du 67ème Anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple

A l’occasion du 67ème Anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, le Roi Mohammed VI du Maroc a prononcé, le 20 août 2020, un discours radio-télédiffusé, dans lequel il a vivement rappelé la feuille de route tracée lors de son intervention télévisée lors de la Fête du Trône. Dans son discours, le Souverain marocain a mis l’accent sur le soutien étatique sans faille apporté à de larges franges de la population, sans oublier de citer la plan inédit pour la relance économique, ainsi que l’important projet visant à la généralisation de la couverture sociale au bénéfice de l’ensemble des Marocains. Le Roi Mohammed VI du Maroc a, dans son intervention, invité notamment la population marocaine à adopter une conduite civique afin de relever au mieux le défi du COVID-19 tout en signalant qu’une large frange de celle-ci ne respectait aucunement les mesures sanitaires préventives prises par les pouvoirs publics tels le port du masque, l’observation des règles de distanciation sociale, l’utilisation des produits d’hygiène et de désinfection. Ces attitudes, qualifiées par le Souverain marocain « d’irrationnelles », sont dénuées de civisme et traduisent un maque de solidarité car ces postures vont à contre-sens des efforts fournis par l’Etat, qui a réussi à apporter son soutien à de nombreuses familles restées sans moyens de subsistance. Toutefois, a insisté le Souverain marocain, cet appui ne peut continuer indéfiniment, car les aides accordées par l’Etat excèdent ses ressources. Ces actes d’incivisme ont lieu au moment même où l’Etat s’attache à fournir ces produits en abondance et à des prix raisonnables tout en encourageant leur production industrielle locale pour qu’ils soient à la portée de tous, c’est pourquoi, dans son discours à la Nation, le Roi Mohammed VI du Maroc a mis en exergue la multiplication exceptionnelle des cas d’infections depuis la levée du confinement, chiffres à l’appui. Les données chiffrées énumérées par le Souverain marocain dans son discours de vérité témoignent de la gravité de la situation sanitaire au Maroc, principalement depuis la levée du confinement. Une situation qui, comme le dit le Roi du Maroc, « ne porte guère à l’optimisme à cette date ». Si cette tendance haussière perdure, a assuré le Roi du Maroc, la Commission Scientifique chargée du suivi de l’évolution du COVID-19 « pourrait préconiser un retour au confinement, voire un durcissement des mesures sanitaires », ce qui auraient des répercussions rudes pour l’ensemble des citoyens. Dans son discours, le Roi Mohammed VI a de nouveau dit tout l’intérêt qu’il porte au grand projet d’une couverture sociale et médicale généralisée à l’ensemble des Marocains, ainsi qu’à d’autres projets ambitieux, destinés à la relance économique post-pandémie et insisté sur la nécessité de l’exécution de ces projets, suivant un calendrier préalablement fixé. A cet égard, le Souverain marocain a nommément cité la couverture médicale et sociale généralisée à tous, qui devrait se réaliser par étapes d’ici à 2025. Le Roi Mohammed VI a également évoqué le projet de relance socio-économique dont le Fonds d’investissement, doté de 120 milliards de dirhams sera le fer-de-lance et s’est alors adressé au gouvernement, indiquant « qu’à cet égard, Nous insistons sur la nécessité d’une bonne mise en œuvre de ces projets, dans les délais fixés ». Le Décret portant création du Fonds d’investissement Stratégique a été récemment publié au Bulletin Officiel. Quant à la couverture médicale et sociale, le Ministre de l’Economie et des Finances en a donné des éléments de clarification et a fait part de scenarii, portant sur le grand rôle que devrait jouer la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) dans ce vaste projet. Les milieux politiques ont salué, le 20 août 2020, après le discours, aussi bien le rappel des ambitieux projets socio-économiques que la mise en garde Royale contre une aggravation de la pandémie, dont les effets seraient « incalculables, redoutables et douloureux ». Avec des mots directs, intelligibles par tous, le Souverain marocain a décliné les raisons de cette situation alarmante après une gestion, collective, qualifiée d’exemplaire par le monde entier, et a appelé au patriotisme de tous les Marocains pour surmonter l’épreuve de la pandémie du COVID-19. Ce discours Royal a, enfin, montré toute l’attention qu’attache le Roi Mohammed VI du Maroc aux questions sociales, en mettant l’accent sur le soutien étatique apporté à de larges franges de la population, sans omettre de citer le plan inédit pour la relance économique, ainsi que le grand projet visant la généralisation de la couverture sociale, au bénéfice de l’ensemble des Marocains. Farid Mnebhi.

Discours de M. Sassou Nguesso : Entre peur de la jeunesse et incantations sans lendemain

Discours de M. Sassou Nguesso : Entre peur de la jeunesse et incantations sans lendemain

TRIBUNE. Quand un homme politique a berné le peuple durant plusieurs décennies, plus aucun citoyen en dehors de ses fanatiques et supporters habituels ne peut lui accorder le moindre crédit. Dans de telles conditions, il faut être d’une naïveté infantile pour croire aux propos lénifiants d’un homme qui n’a jamais réalisé une seule de ses promesses. En remplissant la mezzanine du palais de congrès de quelques milliers de badauds qui avaient pour mission de faire exploser l’applaudimètre à chaque fois que le principal orateur égrainait ses mesurettes, il était clair qu’il ne fallait pas attendre grand-chose de cette messe de requiem du Congo Eternel. Pendant quatre-vingt-dix minutes, M. Sassou Nguesso qui avait promis de conduire notre pays vers l’émergence, de lutter contre corruption et de créer plus de 11000 emplois par année, a certainement omis de dire aux parlementaires réunis en congrès qu’il était aussi celui qui a détruit des milliers d’emplois ces trois (3) dernières années. Il est affligeant de voir M. Sassou Nguesso qui avait transformé son domicile en trésor public quand coulait le lait et le miel, vouloir se défausser sur son Premier Ministre en période de vaches maigres, en s’attribuant le beau et nouveau rôle de donneur d’instructions. Aussi, il est lâche de vouloir s’en prendre aux voleurs de panneaux solaires et de câbles électriques quand on est soi-même incapable d’arrêter la saignée au sommet de l’état et de prendre des décisions courageuses à l’égard des voleurs et braqueurs du PCT, qui ont mis à sac les finances publiques de notre pays. Après avoir passé plus d’une heure à raconter des sornettes à travers un discours oiseux, M. Sassou Nguesso a une fois de plus démontré dans la dernière demie heure de son allocution, son incapacité à endosser le costume de dirigeant inspiré sur lequel les congolais pouvaient compter. Que dire de ce piteux chantage qui se résume à une promesse d’offre de 2000 emplois aux jeunes congolais simplement parce que l’on a peur qu’ils soient le fer de lance de la contestation qui couve dans notre pays ? Les congolais ne sont pas dupes. Ils savent très bien qu’un homme qui est au bord du précipice est capable de promettre tout et n’importe quoi pour sauver sa peau. La jeunesse congolaise ne peut pas faire confiance à cet homme qui est à l’origine du « casse du siècle » : le détournement de 14 000 milliards de F CFA épargnés pour les générations futures. Aussi, cette gouvernance par la peur qui oblige à promettre des créations d’emplois dans la fonction publique à quelques jeunes enseignants parce que l’on sait que pendant que l’on tient son discours au palais des congrès, des dizaines d’enseignants organisaient un concert de casseroles au trésor public, traduit une certaine fébrilité et un manque de vision. Tous les congolais ont conscience que les tours de passe-passe du prestidigitateur Sassou Nguesso n’auront aucun impact sur la vie de la Nation. Seules la lutte impitoyable contre la corruption, la réduction du train de vie de l’état et des reformes significatives, permettront à notre pays de retrouver le chemin du développement et de la croissance. M. Sassou Nguesso a toujours été l’homme des constats et des promesses non tenues. Il n’a plus rien à proposer aux congolais en dehors de sa petite musique sur la paix chèrement acquise et ses intimidations habituelles. A travers le pitoyable spectacle offert ce jour, M. Sassou Nguesso a une fois de plus rabaisser la fonction présidentielle en mettant à l’index un leader de l’opposition, qui selon ses propos, manquerait de courage, au point d’être dans les « starting blocks » à chaque fois que l’actualité politique se corse. Si après ce lamentable récital de M. Sassou Nguesso certains membres de l’opposition continuent à rester fidèles à M. Pascal Tsaty Mabiala afin de continuer à perpétuer cette attitude moutonnière envers le pouvoir, alors ils seront définitivement disqualifiés. Ils peuvent toujours compter sur notre mouvement pour leur rafraichir la mémoire le moment venu. Le refus catégorique et assumé de M. Sassou Nguesso à aller vers un dialogue national inclusif devrait logiquement pousser tout démocrate à tourner définitivement le dos au dialogue factice piloté par Me Martin Mbéri, qui n’a pas d’autres objectifs que de permettre au locataire du palais du peuple de conserver son fauteuil. J’en appelle donc aux hommes et femmes politiques qui ont cru à la promesse mirifique d’une opposition taillée sur mesure, à quitter cette cage à hamster qui est en réalité un refuge pour fieffés opportunistes. Il est impossible de parler au nom des femmes et des hommes qui rêvent d’un retour à l’ordre juste, en ayant comme partenaire l’Upads, le cheval de troie par lequel M. Sassou Nguesso distille son somnifère. L’heure n’est plus à l’observation et à l’attentisme, il faut passer aux actes. Le peuple congolais souffre et continuera à souffrir tant que ceux qui se considèrent comme ses défenseurs les plus motivés, continuent à tergiverser. Nous serons toujours dans le camp du peuple ! Ensemble, pour un Congo uni, libre et prospère. Plus jamais sans nous. Que Dieu bénisse le Congo. Laurent DZABAPrésident du Mouvement Panafricain et Citoyen « Bougeons-Nous »

Discours Président tchadien Idriss Deby à la conférence Med-Dialogues, édition 2019

Discours Président tchadien Idriss Deby à la conférence Med-Dialogues, édition 2019

« – Monsieur GIUSSEPE CONTE, Président du Conseil des Ministres ;– Mesdames, Messieurs les Chefs de délégation ;– Mesdames, Messieurs les Ministres ;– Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales ;– Distingués invités ;– Mesdames, Messieurs Je voudrais, tout d’abord, adresser mes sincères remerciements au Gouvernement Italien de m’avoir invité à cette 5ème édition de « Dialogues méditerranéens », ainsi que pour l’accueil chaleureux et les marques d’attention dont nous faisons l’objet depuis notre arrivée. Aussi, voudrais-je me féliciter de la tenue de cette rencontre de grande portée politique, dont l’importance et l’acuité des sujets inscrits à son ordre du jour, justifient la présence de mon pays le Tchad, loin de la Méditerranée. Il convient tout de même de rappeler à juste titre qu’une grande partie de la Méditerranée est aussi africaine. Je salue à cet égard, la pertinence des thèmes retenus dans le cadre de la présente rencontre, à savoir la prospérité commune, la sécurité commune, la migration et la culture en relation avec le tissu social. Monsieur le Président,Mesdames, Messieurs Nos sociétés de plus en plus interconnectées grâce au développement de nouvelles technologies et de la révolution des  moyens de transport, font de plus en plus face à des défis transnationaux difficiles à gérer au niveau d’un pays ou d’une région. L’occasion qui m’est offerte me semble toute indiquée pour vous entretenir sur un certain nombre des défis auxquels, le Tchad mon pays et le Sahel tout entier, font face. Ces défis sont tous connus et dont la plupart ont des conséquences débordant l’espace sahélien. Il s’agit, entre autres, des crises et conflits persistants, de la pauvreté, du terrorisme, de la criminalité transnationale organisée, du changement climatique, des mouvements migratoires à grandes échelles pour ne citer que ceux-là. Aspirer à la prospérité commune suppose que les conditions minimales d’un développement socio-économique soient réunies. Et le développement lui-même est tributaire de la paix et de la stabilité. C’est pourquoi, nous n’avions ménagé aucun effort pour contribuer à la résolution de différentes crises dans notre voisinage, notamment en République Centrafricaine, au Soudan et en Libye. Il est de notre devoir, en tant que voisin, de contribuer à éteindre ces foyers de tension, car les conséquences en termes d’accueil des réfugiés, de rupture des circuits commerciaux, de menace à la sécurité, de pression sur les ressources naturelles et de perte des débouchés économiques, sont incalculables. Malheureusement, la persistance de ces crises et l’expansion du terrorisme ont plongé le Tchad et l’ensemble du Sahel dans une insécurité généralisée dont les conséquences sont aujourd’hui ressenties bien au-delà du Continent africain. Les menaces d’envergure qui persistent et se renforcent au Sahel, appellent à une coopération régionale et internationale plus réactive et mieux soutenue prenant en compte le caractère transversal du danger qui n’épargnera ni la Méditerranée, ni l’Europe, moins encore le reste du monde. A cet égard, je dois relever pour le regretter, que lorsque des initiatives sont prises, ici et là, par les différents partenaires du Sahel, sans nous impliquer, cela peut entrainer des situations chaotiques, comme malheureusement  c’est le cas en Libye. Depuis le déclenchement de la crise libyenne et ses graves conséquences sur le Sahel, notamment l’expansion du terrorisme,  le Tchad a payé et continue de payer un lourd tribut dans la lutte contre ce fléau. Au-delà des centaines des soldats tombés sur les différents fronts, hors de notre territoire national, nous consacrons plus de 32% de notre maigre budget à l’effort sécuritaire. Au plan sous régional, dans la limite de nos moyens, tous les pays du Bassin du Lac-Tchad et du Sahel, nous nous sommes mobilisés, avec beaucoup de détermination, en mettant en place la Force multinationale mixte dans le cadre du bassin du Lac Tchad, et la force conjointe du G-5 dans le cadre du Sahel. Nos appels à l’endroit de la communauté internationale relatifs à l’obtention d’un financement pérenne à la force du G-5 Sahel sont demeurés sans suite, et les multiples promesses faites ici et là dans le cadre des conférences internationales de mobilisation des fonds, n’ont jamais été tenues. Puisque les conséquences du terrorisme sont bien ressenties ici en Europe et bien au-delà, nous pensons qu’il y’a lieu de revoir l’ensemble de la stratégie de lutte déployée à ce jour contre ce fléau au Sahel, en reconnaissant le leadership des pays concernés à travers un appui conséquent de leurs efforts  multiformes. Si les ressources pérennes nécessaires à l’engagement des troupes sont mobilisées, nos pays peuvent bien se passer de toute forme de parrainage ou des directives, qui conduisent souvent à des complications qu’à des solutions. Je saisis donc cette occasion pour réitérer un vibrant appel à l’endroit de tous nos partenaires, sans distinction aucune, de nous appuyer plutôt que de nous orienter dans ce que nous devons faire tant en matière de sécurité, que sur le plan de développement. Nous connaissons mieux que quiconque, nos réalités et nos besoins pour agir en conséquence contre les menaces qui pèsent sur notre espace. Il convient également de rappeler que le soutien de la communauté internationale, ne saurait suffire à lui seul pour relever tous nos défis, ni éluder notre propre responsabilité dont nous sommes pleinement conscients. Au-delà des efforts propres de chacun de nos États, et de la mise en commun de nos moyens dans le cadre des forces conjointes, l’engagement pris par les États membres de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour mobiliser un milliard de dollars, lors de leur Sommet tenu le 14 septembre dernier à Ouagadougou, sont des éléments tangibles d’un engagement individuel et collectif fort. Dans cette optique, il nous paraît indispensable d’envisager un nouveau cadre de dialogue entre le Sahel et tous ses partenaires, en particulier avec l’Europe et les pays membres du pourtours méditerranéen, pour explorer de nouvelles formes d’un partenariat véritablement agissant et mutuellement bénéfique. Personne n’est mieux placé que nous-mêmes pour évaluer nos besoins et attaquer le mal à la racine. Monsieur le Président,Mesdames, Messieurs Comme vous le savez, il y’a un lien direct entre

58è anniversaire de la Côte d’Ivoire: L’intégralité du discours du Président Alassane Ouattara

58è anniversaire de la Côte d’Ivoire: L’intégralité du discours du Président Alassane Ouattara

Ci-dessous, l’intégralité du discours d’Alassane Ouattara à l’occasion du 58ème anniversaire de la République de Côte d’Ivoire: C’est avec une très grande joie que je m’adresse à vous, à l’occasion de la commémoration de l’indépendance de notre pays. Cette célébration est un moment d’intense émotion pour toute la Nation, car elle nous rappelle les valeurs et les symboles que nous ont légués les pères fondateurs de notre pays. Ces valeurs et ces symboles sont, pour nous tous, un repère pour assurer de meilleures conditions de vie à chaque Ivoirienne et à chaque Ivoirien, ainsi que pour la stabilité et la prospérité de notre pays. Je suis heureux de constater que ces dernières années ont été marquées par des progrès significatifs dans de nombreux domaines. Il s’agit notamment : 1- du renforcement de nos Institutions et de l’Etat de droit ; 2- des bonnes performances économiques de notre pays, qui se classe parmi les plus dynamiques du continent et du monde ; 3- de la hausse des revenus de nos parents paysans, des fonctionnaires, et des salariés du secteur privé ; 4- d’un meilleur accès de nos populations aux services sociaux de base que sont l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation ; 5- de l’amélioration de notre cadre de vie, grâce aux investissements massifs dans les infrastructures ; 6- de la promotion des femmes et des jeunes dans l’administration et le secteur privé ; 7- du rayonnement de la Côte d’Ivoire au plan international.secteur privé ; Je tiens à féliciter toutes les forces vives de la Nation, qui ont oeuvré pour nous permettre d’obtenir ces résultats impressionnants, qui témoignent des progrès constatés dans notre pays. Je sais qu’il nous reste encore de nombreux défis à relever, comme nous le rappellent, notamment, les récentes pénuries d’eau dans certaines localités de notre pays ainsi que les inondations du mois de juin dernier, qui ont occasionné de nombreuses victimes, pour lesquelles j’ai une pensée en ce jour. Je m’engage à maintenir le cap. Je serai toujours à votre écoute, pour continuer d’améliorer vos conditions de vie. Afin de consolider notre dynamique, notamment pour les générations futures, nous continuerons, sans relâche, à promouvoir la bonne gouvernance et à intensifier la lutte contre la corruption. Par ailleurs, j’ai bien noté que vous nous demandez d’accentuer nos efforts en ce qui concerne le social et la lutte contre la cherté de la vie. J’ai, donc, instruit le Gouvernement, afin qu’il renforce davantage notre programme social dès le mois de septembre. Mes chers compatriotes, Chers frères, chères soeurs, chers jeunes, La fête de l’indépendance est aussi l’occasion de revisiter le pacte social qui existe entre tous les Ivoiriens. Nous devons oeuvrer pour préserver les symboles et les enseignements que nous avons reçus en héritage : l’union, la discipline et le travail, notre devise nationale ; le vivre ensemble, la tolérance et la fraternité, notre credo. Les crises des deux dernières décennies nous ont montré que rompre ce pacte met en danger la cohésion sociale et la Nation elle-même. Les conséquences de la crise post-électorale que notre pays a connue en 2010 – 2011 en sont un témoignage dramatique. Mon devoir en tant que Président de tous les Ivoiriens, soucieux du respect des droits de chaque citoyen, est de garantir l’Union de tous les fils et toutes les filles de notre chère Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, parallèlement aux actions de justice, nous avons mis en place, dès 2011, la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR), la Commission spéciale d’enquête en 2011, puis la Commission Nationale pour la Réconciliation et l’Indemnisation des Victimes (CONARIV) en 2015. J’ai engagé toutes ces initiatives dans le but de faire éclater la vérité, d’apporter le réconfort de la Nation aux victimes et de guérir notre pays de cette tragique crise, sans déroger au respect de la loi. Mes chers compatriotes, Mon rôle en tant que Président de la République est aussi d’être continuellement à votre écoute, de trouver les voies et moyens de renforcer la cohésion nationale et de parachever l’oeuvre de réconciliation. A ce propos, j’ai pris bonne note de vos suggestions et de vos attentes. J’ai, cependant, déploré que notre dynamique de réconciliation ait été plusieurs fois contrariée par des attaques contre les symboles de l’Etat et particulièrement contre les forces de défense et de sécurité qui font un travail remarquable ; en effet, ma responsabilité est aussi de garantir la sécurité de tous les Ivoiriens. C’est pourquoi, j’ai pris le temps de la réflexion. C’est ainsi que j’avais annoncé, le 11 juillet dernier, lors du premier Conseil des Ministres du nouveau Gouvernement, que je vous donnerai des indications précises sur mes ambitions pour rassembler la Nation, à l’occasion de mon adresse de ce 06 août 2018. Chers frères, chères soeurs, chers jeunes, Le Père de la Nation, le Président Félix Houphouët-Boigny, disait qu’il n’y a pas de sacrifice trop grand pour la paix. C’est pourquoi, en raison de mon attachement à la paix et à une réconciliation vraie, j’ai procédé, ce lundi 06 août 2018, à la signature d’une ordonnance portant amnistie. Cette amnistie bénéficiera à environ huit cents (800) de nos concitoyens, poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise postélectorale de 2010, ou des infractions contre la sûreté de l’Etat commises après le 21 mai 2011, date de ma prestation de serment en qualité de Président de la République. Cependant, une soixantaine de militaires et de membres de groupes armés ayant commis des crimes de sang ne seront pas concernés. Je voudrais préciser que sur les 800 personnes concernées par cette amnistie, environ 500 sont déjà en liberté provisoire ou en exil et verront leurs condamnations pénales effacées ; de ce fait, il sera mis fin aux poursuites à leur encontre. Il en sera de même pour les trois cents (300) autres personnes détenues, qui seront libérées prochainement. Au nombre de celles-ci, figurent notamment Madame Simone Ehivet Gbagbo, Messieurs Lida Kouassi, Assoa Adou et Souleymane Kamaraté dit soul to soul. Il s’agit là, d’une mesure de

Addis Abeba : magistral discours du Roi Mohammed VI du Maroc qui dessine le cap à prendre par les Africains pour une nouvelle Afrique

Addis Abeba : magistral discours du Roi Mohammed VI du Maroc qui dessine le cap à prendre par les Africains pour une nouvelle Afrique

Le Souverain marocain a adressé un discours de haute facture au 29ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine lu en son nom, le 03 juillet 2017 à Addis Abeba, par Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, qui représente le Roi du Maroc à ces assises panafricaines. Ci-après les principaux points qu’il faut retenir du discours du Roi Mohammed VI : 1/ le Maroc participe à son premier Sommet en tant que membre de l’Union Africaine, depuis son retour au sein de sa famille institutionnelle en janvier 2017, 2/ par cette participation, le Maroc conforte son action dans le continent et consolide ses liens multidimensionnels avec les pays africains, 3/ le Maroc réaffirme son engagement à participer à toutes les réunions tenues par et au sein de sa famille institutionnelle panafricaine dans un esprit constructif, 4/ le Roi du Maroc souligne l’engagement à la fois, sincère, responsable et indéfectible de nos pays, au service des causes et des intérêts du continent africain afin de transformer ses défis en authentique potentiel de développement et de stabilité, 5/ la croissance démographique de l’Afrique, ses institutions, la migration et la jeunesse constituent des opportunités à saisir collectivement, 6/ ces opportunités sont autant de défis à relever pour contribuer à l’émergence d’une nouvelle Afrique : une Afrique forte, une Afrique audacieuse qui prend en charge la défense de ses intérêts, une Afrique influente dans le concert des Nations, 7/ l’Union Africaine doit entamer sa mue pour répondre de manière adéquate et appropriée aux menaces qui guettent l’Afrique, 8/ l’Afrique se doit de s’affranchir des chimères véhiculées par des slogans idéologiques stériles et de se consacrer à des actions concrètes et résolues dans les domaines de la paix, de la sécurité et du développement humain, 9/ l’émergence de l’Afrique passe par une refonte de ses institutions continentales pour répondre pleinement et impérieusement aux enjeux qu’elle doit relever, 10/ l’avenir de l’Afrique sera la jeunesse or l’Afrique perd ses jeunes, par la migration légale ou illégale ; une déperdition injustifiable. Le Maroc se propose d’évaluer les causes, l’impact, et d’envisager des solutions, en tant que leader désigné sur la question de la Migration. Pour cela, le Roi Mohammed VI veut travailler de pair avec les autres dirigeants pour élaborer un agenda africain sur cette thématique. 11/ le Roi du Maroc a souligné l’urgence de redonner la confiance aux jeunes en s’attaquant au fléau du chômage, terreau de l’endoctrinement pour des recrues de choix pour les mouvements rebelles, les groupes extrémistes ou terroristes qui sévissent en Afrique, 12/ l’Afrique doit faire un plus grand usage de la coopération interafricaine, ainsi que de partenariats stratégiques et solidaires entre pays africains, 13/ enfin, le Maroc salue le leadership d’Alpha Condé, allié du Maroc, et Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine. En conclusion, le Discours du Roi Mohammed VI, emprunt de pragmatisme, se veut un message d’espoir pour la jeunesse du continent. Un discours plébiscité par une forte majorité de Chefs d’Etat et de Gouvernement africains et européens, mais aussi par la presse internationale et nationale. A noter que Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a remis, lors de la cérémonie d’ouverture du 29ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine au nom du Roi Mohammed VI, au Chef d’Etat guinéen, Alpha Condé, Président en exercice de l’Union africaine (UA), une note préliminaire intitulée “Vision pour un Agenda africain pour la Migration”. A rappeler que le Roi Mohammed VI a été désigné leader pour gérer la question de la migration au niveau continental.

Le Roi Mohammed VI livre un discours persuasif et percutant à l’ouverture du Sommet de la COP22 à Marrakech

Le Roi Mohammed VI livre un discours persuasif et percutant à l’ouverture du Sommet de la COP22 à Marrakech

Marrakech, la ville ocre revêtue pour cet évènement planétaire de vert, accueille depuis le 07 novembre 2016 et jusqu’au 18 novembre 2016 la 22ème Conférence de l’ONU sur le Climat (COP22). La première semaine a été dominée par des conférences, expositions et présentations de projets afin de déblayer le terrain aux Chefs d’Etat , de Gouvernement et de délégations pour que les promesses faites lors de l’Accord de Paris en 2015 deviennent réalités. Dans cet objectif, plus de 180 délégations étaient présentes pour ce rendez-vous historique, 60 étaient conduites par leurs Chefs d’Etat, des pays signataires de l’Accord de Paris. Marrakech, capitale mondiale de la lutte contre les Changements Climatiques pour la circonstance, verra l’intervention à la tribune de la COP22 de tous ces hauts responsables internationaux, jusqu’au 16 novembre 2016. La COP22, organisée en terre marocaine, offre l’opportunité pour le continent africain de mettre en avant ses besoins et ses propositions face aux Changements Climatiques pour que soient révisées à la hausse les ambitions et les responsabilités, particulièrement à travers des financements planifiés. C’est pourquoi, le continent africain est présent en force et uni à cette COP 22 pour mieux défendre ses intérêts et faire face avec détermination aux multiples défis nés du changement climatique. Une COP 22 qui se tient donc en Afrique et pour l’Afrique pour débattre et examiner de multiples questions cruciales telles l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, les forêts, l’industrie, le transport et l’eau. En cette journée historique pour le continent africain, le Roi Mohammed VI a, ce mardi 15 novembre 2016, ouvert ce Sommet de la COP22 en accueillant les Chefs de délégations sur le site Bab Ighli, dédié à cet évènement planétaire, puis délivrer un discours à ses pairs, aux Chefs de gouvernement et de délégation et ce, en présence plus de 2 000 journalistes internationaux et nationaux (presse écrite, audio et télé), et de quelque 30 000 participants étrangers (essentiellement des experts, représentants d’ONG’s et associations…). Le discours d’ouverture du Souverain marocain peut être synthétisé à travers les axes suivants : 1/ la totale assurance du Maroc à consacrer, durant son mandat à la tête de la Présidence de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (COP22), tous ses efforts pour l’unification de l’éducation aux questions de l’environnement au service de l’avenir de l’humanité, car c’est l’existence de l’Homme qui est en jeu et qui doit être protégée, sans obliger des pays à souscrire à des décisions qu’ils ne pourront honorer. 2/ Le coût de l’attentisme et le manquement à l’obligation d’affronter les Changements Climatiques et ses effets pervers ne peuvent que mettre en danger la sécurité et la stabilité de nombreux pays tout en favorisant la montée en puissance de foyers de tension et de crises à travers le monde, 3/ l’appel du Roi Mohammed VI à toutes les parties à travailler ensemble pour mettre en avant leur attachement commun aux valeurs de justice et de solidarité, 4/ le Souverain marocain rappelle que cet attachement doit se concrétiser par un soutien financier et technique au pays du Sud et Insulaires, notamment les moins avancés, conformément aux engagements de l’Accord de Paris qui prévoit une enveloppe de 100 milliards de dollars à l’horizon 2020, 5/ Le Roi du Maroc a également souligné avoir proposé une série d’initiatives en ce qui concerne l’adaptation et le financement tels que définis par l’Accord de Paris, particulièrement dans le domaine de l’agriculture en Afrique. 6/ enfin, le Roi Mohammed VI a affirmé, dans son discours, que  » l’Accord de Paris n’est pas une fin en soi, mais les résultats de la Conférence de Marrakech sont, plutôt, un test réel pour mesurer la fiabilité des engagements souscrits et la crédibilité des parties qui les ont annoncés. Le discours du Roi Mohammed VI est une nouvelle opportunité pour rappeler aux pays riches l’ampleur des impacts économiques et sécuritaires des catastrophes naturelles(sécheresses, inondations, chute de rendements agricoles, etc.) sur les pays les plus pauvres de la planète.