Gabon: Discours à la Nation du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema
RD Congo. Discours à la nation : quand Félix Tshisekedi fait du Fatshi

TRIBUNE. J’ai suivi le discours à la nation de Félix Tshisekedi. Outre la très bonne décision de « réduire le train de vie des institutions afin de contribuer à l’effort de guerre », pas grand-chose à retenir. Félix a fait du Fatshi, c’est-à-dire discourir pour dénoncer, menacer et promettre sans nécessairement aborder les questions et autres problématiques de fond à la hauteur des défis auxquels la RD Congo est confrontée aujourd’hui. Dans un pays gangrené par la corruption, où la « tribalisation » à outrance des institutions, le suprémacisme tribal et le débat sur le changement de la Constitution ont contribué à saper la cohésion nationale, ne faudrait-il pas, avant toute chose, régler ces problèmes avant de demander aux Congolais de se ranger derrière la République, pour ne pas dire l’État ? Les Congolais dans leur majorité soutiennent leurs forces armées (FARDC), mais pas le régime de Félix Tshisekedi. La plupart des militaires n’ont pas confiance en lui non plus. Dans ce contexte, appeler à l’unité des Congolais sans prendre des mesures devant contribuer à la réconciliation des cœurs et des esprits revient à mettre la charrue avant les bœufs. Les voyous du M23 et leur patron rwandais savent pertinemment que le régime de Kinshasa est rejeté; raison pour laquelle ils se sont permis d’attaquer une ville comme Goma avec ses 2 millions d’habitants sans craindre une grande résistance de la population, qui, faut-il le dire, ne porte ni Tshisekedi ni le M23 dans son cœur. C’est à ce drôle de dilemme que Félix aurait dû s’adresser. Sans décrispation politique ni abandon du projet de changement de la constitution, sans la mise en place d’une véritable politique de cohésion sociale, toutes les manœuvres visant à mobiliser la population derrière ses dirigeants seront vouées à l’échec, et l’adresse à la nation de ce soir n’y changera rien. Qualifier de « traitres » celles et ceux qui n’adhèrent pas à ce discours ou ne soutiennent pas le pouvoir ne fera que contribuer à diviser les Congolais, avec d’un côté le régime esseulé de Félix Tshisekedi et ses soutiens en quantité négligeable et de l’autre l’écrasante majorité des Congolais, qui, tout en rejetant le M23 et le Rwanda, se gardera de prendre parti dans l’affrontement qui oppose les deux camps. En espérant peut-être que de leur destruction mutuelle pourrait émerger quelque chose de nouveau. Ce qui est de loin d’être évident… Patrick Mbeko
Mali| Discours à la nation du président Assimi GOÏTA du 31 décembre 2023
Mathias DZON : « Le Congo se défait sous nos yeux. Il n’est plus gouverné. Il est au fond du trou »

ACTUALITE. « Aujourd’hui, la situation générale de notre pays est très préoccupante. Le Congo notre patrie se défait sous nos yeux. Il n’est plus gouverné. Il est au fond du trou », alerte l’opposant congolais Mathias DZON dans un message publié en réaction au discours à la nation du président congolais, Denis Sassou Nguesso. « Dans son discours du 28 novembre sur l’état de la nation en 2023, le président de la République a, comme à son habitude, versé dans l’autosatisfaction et présenté un bilan très largement positif de son action à la tête de l’Etat. Selon lui, le Congo va bien, et même très bien. Ecoutons-le plutôt :Les institutions de la République demeurent stables et fonctionnent normalement. La nation congolaise se structure et se consolide au fil des jours. Les élections sénatoriales se sont déroulées de façon très satisfaisante. Le pays est un havre de paix. Grâce à l’accord signé avec le FMI, l’économie a repris sa marche en avant. Le taux de croissance en 2023 est de 4% contre 1,7% en 2022. Le pays poursuit sa marche vers le développement. Des avancées significatives sont observées dans les secteurs des hydrocarbures, des mines solides, de l’économie forestière, de l’économie numérique, des infrastructures de base, de l’agriculture, des zones économiques spéciales, des affaires sociales, de la solidarité, a-t-il dit en substance. Bref, selon le président de la République, le bilan de l’action de son gouvernement serait globalement positif. Ce discours est totalement déconnecté de la réalité sur le terrain. Le pays dont parle le président de la République n’est pas le Congo-Brazzaville d’aujourd’hui. Le chef de l’Etat a décrit un pays imaginaire, situé quelque part en Afrique, mais pas le Congo-Brazzaville. En effet, la situation de notre pays n’est pas celle décrite par le chef de l’Etat. Elle est marquée entre autres par :– La tragédie du 20 novembre au stade D’Ornano, engendrée, d’une part, par l’absence d’une véritable politique de l’emploi en général, de l’emploi des jeunes en particulier, et d’autre part, par l’amateurisme et l’incompétence notoire des organisateurs du recrutement ;– Une crise économique et financière aiguë et persistante, aggravée par la non diversification de l’économie et une gouvernance financière opaque et prédatrice ;– La pénurie chronique des réserves internationales de change, consécutive au non rapatriement des ressources d’exportation, particulièrement les ressources résultant de la vente de la part de pétrole de l’Etat par la société nationale des pétroles du Congo (SNPC) ;– Un taux d’endettement insoutenable (plus de 100% du PIB), alors que le taux exigé par la CEMAC est de 70% au maximum ;– L’augmentation sans précédent du nombre des sans-emplois, des chômeurs et autres exclus sociaux, ce, malgré la promesse mielleuse de la création de 40 mille emplois par an, inscrite dans le programme gouvernemental : « La Nouvelle Espérance » en2003 ; – La montée en flèche de la corruption et des scandales financiers (l’affaire Orion-Oil ; l’affaire Gunvor ; l’affaire Asperbras ; le Figa Gate ; l’affaire des biens mal acquis par la famille régnante ; les Panama Papers ; les Pandora Papers), etc. ; – Les pénuries chroniques d’eau potable, d’électricité, d’essence, de gasoil, de pétrole lampant et de gaz de cuisine ;– La flambée des prix des denrées alimentaires de première nécessité et la chute drastique du pouvoir d’achat des populations ;– La faillite du système national de santé et l’explosion exponentielle de la morbidité et la mortalité sur l’ensemble du territoire national ;– La destruction du système national d’enseignement et la baisse vertigineuse du niveau des apprenants ;– Le très faible accès des populations aux services sociaux de base ;– Le délabrement total des moyens de transport en commun (CFCO, transports urbains, routiers, fluviaux, aériens) ;– L’aggravation de la paupérisation des populations notamment, en raison de l’absence d’une véritable politique économique et du non-paiement des arriérés et arriérages des pensions de retraite, des bourses et des arriérés de bourse des étudiants, des arriérés de salaire des fonctionnaires émargeant aux budgets de transfert, des indemnités des anciens travailleurs des entreprises publiques liquidées, des indemnitésdes victimes des tragédies du 4 mars 2012, de Mvougouti et des guerres du Pool, etc. ;– Les inégalités et les injustices sociales criardes (favoritisme, clientélisme, népotisme, ethnocentrisme, régionalisme, préférence ethno-régionale) ;– La « familialisation » de l’Etat et le noyautage clanique des postes de responsabilité dans les secteurs stratégiques (Finances, Marchés publics, Grands travaux, Hydrocarbures, Armée, Gendarmerie, Police nationale) ;– La cooptation complaisante de la médiocrité aux postes de responsabilité dans la Fonction publique en général, au sommet de l’Etat en particulier ;– L’enrichissement illicite des tenants du pouvoir, les détournements des deniers publics, l’appropriation personnelle des biens de l’Etat, la concussion, la corruption, le droit de cuissage ;– Le placement de l’argent public détourné dans des comptes privés ouverts dans des pays étrangers et des paradis fiscaux (Panama, Chine continentale, Hong Kong, Singapour, Brésil, Canada, Monaco, Pays Bas, Espagne, Iles vierges, Saint-Marin, Seychelles, RDC, Maroc, Guinée-Conakry, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Qatar) ;– Le blanchiment par les tenants du pouvoir, de l’argent public détourné, à travers, d’une part, la prise illégale d’intérêts dans les entreprises publiques ou les institutions dans lesquelles l’Etat a des intérêts, et d’autre part, la création d’entreprises privées, par des intermédiaires Libanais, Chinois, Indiens, Rwandais. En effet, le partenariat public/privé, tant vanté par le pouvoir, est une ruse politique inventée par lui, pour permettre à ses tenants de recycler l’argent public qu’ils ont détourné et placé dans des comptes privés à l’étranger ;– Les détournements massifs par les détenteurs du pouvoir, des ressources financières colossales englouties dans les opérations de la « municipalisation accélérée » de 2004 à 2016, qui ont laissé de nombreux éléphants blancs dans chacun des douze départements du Congo ;– La cession, en flagrante violation du préambule et des articles 5,44,217 et 219 de la Constitution congolaise en vigueur, de près de 150 mille hectares ( selon la déclaration faite à Kigali le 22 juillet 2023, par le ministre de la coopération internationale, monsieur Denis Christel Sassou Nguesso), des terres congolaises, au régime rwandais du président Paul Kagamé dont le caractère expansionniste et prédateur est notoirement avéré ;– La fracture sociale du fait de l’instrumentalisation des ethnies et des régions à des fins politiciennes par les acteurs politiques. En effet, à cause des pratiques népotiques et ethno-régionalistes exacerbées du pouvoir, aujourd’hui, des Congolais insuffisamment
Mali : Discours à la nation du président de la transition, Assimi Goita

Mes chers compatriotes, Comme vous le savez, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a prononcé hier 9 janvier 2022 des sanctions contre le Mali lors du Sommet d’Accra. La lecture des communiqués de la CEDEAO et de l’UEMOA donne le sentiment que la complexité de la situation du Mali n’a malheureusement pas été prise en compte. Il est regrettable que les efforts des autorités de la transition aient été ignorés. Chers compatriotes, L’heure est au rassemblement de tous les Maliens sans exclusive pour réaffirmer nos positions de principe et défendre notre patrie. Chaque Malienne, chaque Malien où qu’il se trouve, doit se comporter en défenseur des intérêts supérieurs du Mali. Nous mesurons la gravité de la situation. Il revient à chacun de taire les divisions de quelque nature que ce soit et de se retrouver autour de l’essentiel qu’est le Mali, notre patrie. Aussi, j’en appelle à une mobilisation constante et à une résilience face à la situation. Chers compatriotes, nous avons tenu les Assises nationales de la Refondation afin de recenser l’ensemble de vos préoccupations pour bâtir un Mali nouveau. À cette occasion, je m’étais engagé à transmettre à la CEDEAO ses conclusions assorties d’un chronogramme des élections. C’est dans ce cadre que j’ai dépêché une mission interministérielle, le 31 décembre 2021, auprès du Président de la Conférence des Chefs d’État pour expliquer notre démarche. Mes chers compatriotes, L’histoire sociopolitique de notre pays nous a prouvé à maintes reprises qu’il nous fallait impérativement revoir en profondeur notre système afin d’éviter un éternel recommencement. C’est cela que nous avons tenté de faire comprendre aux Chefs d’État de la CEDEAO, car le Mali est un pays pour qui l’intégration africaine vaut la renonciation à une partie de son territoire. Il est donc temps pour nous, chers Maliens de nous retrouver, de nous renforcer afin de pouvoir exister, exister en tant que nation, exister dans toute notre diversité. Mes chers compatriotes, Je vous demande de rester calme et serein, car nous avons fait le choix d’être sincère afin de prendre notre destin en main en forgeant notre propre voie. Gardons à l’esprit que le chemin qui mène au bonheur est une voie dure et très dure. Toutefois, avec courage et dévouement nous allons y arriver. Telle est l’essence de notre hymne national. La CEDEAO et l’UEMOA se sont assumées, nous en feront autant. Nul besoin de procéder à des actions de violences cela n’a jamais caractérisé les maliens que nous sommes. Nous avons espéré qu’avant la conférence extraordinaire de la CEDEAO, un examen minutieux serait fait du chronogramme soumis et une période serait donnée pour discuter sur notre proposition avant de se prononcer. Je dois vous dire que même si nous regrettons le caractère illégitime, illégal et inhumain de certaines décisions, le Mali reste ouvert au dialogue avec la CEDEAO pour trouver un consensus entre les intérêts supérieurs du peuple malien et le respect des principes fondamentaux de l’organisation. Notre engagement pour un retour à l’ordre constitutionnel normal, apaisé et sécurisé n’a jamais failli. Nous appelons la CEDEAO, une fois de plus, à une analyse approfondie de la situation de notre pays en plaçant l’intérêt supérieur de la population malienne au-dessus de toute autre considération. Mes chers compatriotes, j’ai bien conscience des inquiétudes quant aux conséquences de ces mesures, mais je tiens à vous rassurer que des dispositions sont prises pour faire face à ce défi et que les actions d’approvisionnement se poursuivront. Mes chers compatriotes, depuis que nous avons pris nos responsabilités face à notre destinée, nous avons toujours œuvré pour le bien-être de l’ensemble des populations maliennes dans toute leur diversité et nous continuerons à nous y atteler. Malienne, Maliens, je ne saurais terminer sans vous exhorter à davantage de solidarité et de résilience face aux nombreux défis de l’heure. Ensemble nous bâtirons le Mali de demain, Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens, Je vous remercie de votre attention.
Discours à la Nation du Président Denis Sassou Nguesso, à l’occasion du 57ème anniversaire de l’Indépendance (intégralité)

Message de Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’guesso Président de la République du Congo, à l’occasion du 57ème anniversaire de indépendance nationale « Mes chers compatriotes, La commémoration du 15 août est, pour chacune et chacun de nous, un moment d’exaltation et de ferveur patriotiques consécutif à la liberté retrouvée, à la restauration de la dignité naguère perdue, et à l’accès à la souveraineté internationale de notre mère patrie. Par cette célébration érigée en tradition depuis cinquante-sept ans, nous nous employons à entretenir la mémoire de notre histoire. Cela, afin que chaque génération se souvienne toujours du 15 août 1960 comme étant le socle de notre liberté. Fêter l’indépendance nationale, c’est réaffirmer solennellement notre liberté, notre dignité, notre patriotisme et notre souveraineté. Fêter l’indépendance nationale, c’est manifester notre attachement à la République telle que nous l’avons voulue et établie : une communauté indivisible et fraternelle. Fêter l’indépendance nationale, c’est renouveler notre engagement à faire triompher les valeurs d’unité, de travail et de progrès qui font la République. Mais, au-delà de la fête, le 15 août est aussi, et mieux encore, un moment privilégié de méditation et de prospective sur la vie de la nation, sur la marche du pays. Mes chers compatriotes, La responsabilité suprême que vous m’avez confiée exige de moi, vis-à-vis de vous, franchise, vérité et sincérité. Cela, dans l’intérêt supérieur de la nation, dans l’intérêt de tous. Notre pays connaît des difficultés réelles. Vous devez le savoir. Personne ne doit les dissimuler. Ces difficultés étaient au départ financières. Elles gagnent aujourd’hui le champ économique en général. La crise dans laquelle le Congo est plongé depuis 2014, avec l’ensemble des pays exportateurs des matières premières, le pétrole notamment, continue encore de générer des effets néfastes. De ce fait, la situation macro-économique de notre pays n’a eu de cesse de se dégrader, réduisant considérablement les moyens d’action de l’Etat. Les recettes budgétaires et les investissements publics sont en baisse continue. Presque tous les secteurs de l’économie nationale sont touchés par la récession. De toute évidence, lorsque l’économie est malade, le social court le grave risque d’être à son tour contaminé. C’est ce que les travailleurs et tous ceux qui reçoivent un traitement de l’Etat redoutent aujourd’hui. Leur crainte est certainement justifiée. Puisque certains d’entre-eux connaissent déjà, hélas, quelques retards pour percevoir leurs salaires et pensions. Je voudrais, en toute franchise, chers travailleurs, mes chers compatriotes, vous dire que ce ne sera jamais par des actions désespérées, des actions de ²violence sociale², que nous allons redresser la situation financière et économique difficile que notre pays traverse. Ce ne sera jamais par des grèves intempestives que les équilibres macro-économiques nationaux seront rétablis. Ce ne sont pas des mouvements sociaux des Congolais qui contribueront à la remontée du cours du baril de pétrole. J’ai beaucoup de respect pour les travailleurs pour condamner les grèves lorsqu’elles sont justes et justifiées. Non ! Je condamne plutôt les mouvements sociaux illégaux, sauvages et manipulés qui, en plus, pourraient mettre en danger la vie, la sérénité et la liberté des autres. Pour faire face à la crise présente et la surmonter, il nous faut simplement nous organiser, mieux nous organiser, à tous les niveaux de la société, du sommet à la base de l’Etat, de l’élite entrepreneuriale aux salariés de base, du secteur public au secteur privé. Il nous faut nous attaquer aux dysfonctionnements, aux faiblesses, à toutes les causes qui ont conduit à la rupture des équilibres fondamentaux de notre société. Il nous faut renouer avec les valeurs fondamentales sans lesquelles toutes nos prétentions et résolutions de bonheur, de bien-être et de prospérité ne seront que des vœux pieux. Ces valeurs sont le travail, l’innovation, l’acceptation des réformes, la compétitivité et la rationalité. Il est illusoire de croire que l’on peut obtenir le bonheur sans travailler ; de croire que l’on peut aller au développement, sans innover ; de croire que l’on peut changer le pays et la vie sans réformer ; de croire que l’on peut gagner la prospérité sans être compétitif ni rationnel durablement. Aucun pays n’est parvenu au développement en se détournant de toutes ces valeurs. Mes chers compatriotes, La situation du pays est préoccupante, je l’ai reconnue. Mais, croyez-moi, nous ne sommes pas dans un désastre irréparable. Il n’y a ni faillite, ni banqueroute. La crise sera surmontée. Je mettrai toute mon énergie dans cette bataille. J’aurai, bien-sûr, besoin de toutes les énergies, de toutes les forces vives qui structurent notre pays et font vivre l’économie nationale. De même, je vais devoir m’appuyer sur un gouvernement efficace et résolument porté sur l’action. Un gouvernement qui sera entièrement mobilisé pour mettre en œuvre des réformes hardies et des politiques appropriées, afin de relancer la machine économique nationale, d’accélérer la sortie de crise, et de mettre l’ensemble du pays « en marche vers le développement ». De nombreux partenaires, dont le Fonds Monétaire International, se sont engagés à nous accompagner pour nous permettre de sortir au plus vite de cette mauvaise passe. Comme les autres Etats de la CEMAC, nous avons résolu de négocier avec le Fonds Monétaire International un programme visant à créer de nouvelles bases d’une croissance soutenue, durable et inclusive. Ce programme pourrait entrer en vigueur au cours du dernier trimestre de l’année en cours. Mes chers compatriotes, Notre pays ne s’est pas arrêté. Il continue d’avancer. Il continue de vivre. Pour preuve : La démocratie poursuit son entreprise au Congo, sans hâte, avec assurance et confiance. Les élections sont organisées en toute régularité. Les toutes dernières, législatives et locales, ont été jugées crédibles par l’ensemble des observateurs et par presque tous les candidats. L’installation de la République nouvelle court vers son terme : après l’élection du président de la République, les députés, les conseillers départementaux et municipaux ont été élus. Les nouveaux sénateurs le seront bientôt. Dans les prochains jours seront mis en place, l’Assemblée nationale, les Conseils départementaux et communaux, ainsi que le Sénat. Mes chers compatriotes, La commémoration de la fête de l’indépendance est aussi le moment idéal