Mauritanie : la majorité présidentielle soumet ses observations sur la feuille de route du dialogue national

POLITIQUE. En Mauritanie, les partis de la majorité présidentielle ont présenté récemment leur réponse au document du dialogue national au coordinateur du dialogue, Moussa Fall, rapporte l’agence mauritanienne d’information (ANI), précisant qu’elle a été transmise par le président du parti El Insaf, Mohamed Ould Bilal. Lors de cette rencontre, le président du parti El Insaf a expliqué que les 21 partis de la majorité- représentant 84% des sièges de l’Assemblée nationale – ont présenté une réponse unifiée sur l’ensemble des axes du document, comprenant des observations et des propositions concernant la feuille de route proposée. D’après Mohamed Ould Bilal, les observations sont conformes aux objectifs du dialogue, à savoir : le renforcement de l’unité nationale, le renforcement de la cohésion sociale et l’amélioration du système électoral, en plus d’axes importants tels que la lutte contre les séquelles de l’esclavage, le règlement des dossiers du patrimoine humain, le renforcement de la gouvernance institutionnelle, l’attention portée aux groupes vulnérables et le développement de l’école républicaine, rapporte l’AMI. S’exprimant également à cette occasion, Moussa Fall a salué l’accord des partis de la majorité sur les propositions relatives à la feuille de route, estimant qu’il reflète leur responsabilité, leur sérieux et leur volonté de faire réussir le dialogue. Il a également indiqué que toutes les propositions seront synthétisées et harmonisées d’ici la fin du mois en cours, avant de les présenter au Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en prélude au lancement du dialogue prévu le mois prochain. Adrien Thyg
Gabon : un dialogue national réformateur ???

TRIBUNE. Il venait de se clôturer hier samedi 27 avril 2024 un DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF gabonais convoqué depuis trois semaines par le neo-président gabonais, Brice Oligui Nguema, réunissant universitaires et leaders de la société civile en vue de dessiner le profil de ce que sera le Gabon de demain dans les 50 prochaines années. Voici les réformes importantes qui ont été levées sur le plan politique, économique, militaire visant la refondation du pays. 1. La suspension de tous les partis politiques jusqu’à la mise en place des nouvelles règles de création et d’homologation des partis politiques. Conformément à cette mesure, a été déclarée dans la foulée la suspension du Parti Démocratique Gabonais ( PDG) et de ses partis alliés et également l’inéligibilité durant trois ans de ses anciens représentants jusqu’en 2027. 2. Le Dialogue national réclame également la fermeture de la base militaire française et la révision des accords de défense avec la France avec possibilité d’ouverture à de nouveaux partenaires. 3. Les participants au Dialogue national inclusif ont par ailleurs choisi le passage à un régime présidentiel, au lieu du régime semi-présidentiel actuel, ce qui signifie que le chef de l’Etat serait en même temps chef du gouvernement. La transition en cours au Gabon, qui devait initialement s’achever en août 2025, a été prolongée à deux ans, concrètement jusqu’en 2027 qui est l’année où seront organisées des élections présidentielles, législatives et locales. 4. Des recommandations ont été prises aussi en vue d’améliorer les conditions de vie des Gabonais et d’impulser l’économie, en la rendant plus compétitive et diversifiée hors hydrocarbures et en la centrant sur l’intérêt national en priorité. Il a été également recommandé d’améliorer les procédures de régularisation et d’attribution des titres fonciers et évoluer vers le concept de : « famille, un logement au Gabon.” Est-ce un séisme politique pour une refondation des institutions gabonaises ou une simple manœuvre politicienne de consolidation du pouvoir de celui qui a renversé Ali Bongo??? L’avenir nous le dira. Par Germain Nzinga
Tchad: plusieurs parties au dialogue national se retirent des discussions
Au Tchad, dimanche agité hier au dialogue national inclusif ouvert il y a une semaine. À l’origine la désignation du présidium qui doit diriger les travaux de ce forum censé permettre au Tchad de renouer avec l’ordre constitutionnel. Mais à l’annonce de la liste du présidium dirigé par l’ancien opposant à Déby père, Gali Nghoté Gata, plusieurs participants ont vivement protesté, certains dénoncent une supercherie et annoncent qu’ils ne participeront plus au dialogue. La dizaine d’ordres professionnels qui participe au dialogue a décidé de se retirer après la proclamation de la liste du présidium dimanche soir estimant que le processus n’a pas été correct. Dans la foulée, plusieurs personnalités, responsables de partis politiques et associations ont menacé de quitter le forum qui se veut inclusif et souverain. C’est le cas de l’ancien député Ngarlejy Yorongar et de l’ancien président de la ligue tchadienne des droits de l’homme, Enoch Djondang. « Le gouvernement sera responsable devant dieu et devant la nation de ce qui arrivera », prévient aussi l’entente des églises protestantes. Lire la suite sur RFI
Tchad : fin du forum en prélude au dialogue national

La société civile tchadienne a préféré, lors de ce forum, se focaliser sur la réforme de l’Etat car la question du fédéralisme au Tchad semble s’imposer ces jours-ci dans le débat politique. Cette solution constitutionnelle apparait aux yeux de certains Tchadiens comme celle qui pourrait favoriser une meilleure répartition des pouvoirs. Pour le consultant indépendant Baniara Yoyana, « le vivre ensemble est mal en point aujourd’hui. Est-ce qu’il n’est pas bon aujourd’hui que chacun se développe localement tout en ayant à l’esprit que le Tchad reste un pays unique avec un gouvernement central, que cette fois-ci on propose qu’il soit fédéral et que les gouvernements locaux soient gérés à leur niveau. Mais que les gens ne se mettent pas en tête que la fédération veut dire sécession ou séparation du pays »… Lire la suite sur DW
Les rebelles tchadiens posent leurs conditions à une participation au dialogue national
Installés le 18 octobre dernier, les membres du comité technique chargé de rencontrer les responsables rebelles et les politico-militaires, dirigé par l’ancien président tchadien Goukouni Weddeye ont été dépêchés un peu partout : en Afrique, en Amérique, en Europe et au Moyen-Orient. Leur mission : échanger avec tous ceux qui se sont opposés militairement à Idriss Déby Itno, afin de les convaincre de participer à la future conférence nationale de réconciliation. L’UFDD pose des conditions Mahamat Assileck Halata est le premier vice-président et porte-parole de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), dirigé par l’ancien ministre de la Défense nationale, le général Mahamat Nouri… Lire la suite sur DW
Sénégal : le gouvernement du président Macky Sall écarte les marabouts Fulbés du dialogue national

TRIBUNE. Le président de la république, monsieur Macky Sall avait annoncé un dialogue national à partir du 28 mai 2019 et des concertations sur des questions d’intérêt national impliquant le pouvoir, les acteurs politiques et la société civile. Cette consultation a été lancée suite aux reproches de l’opposition au chef de l’état, de ne pas assez échanger avec lui. Le contenu exact des concertations n’a pas été précisé et les partis d’opposition n’ont pas encore été prévenus du contenu des échanges à venir, a fait savoir un des principaux partis d’opposition du pays. On a publié récemment la liste des participants qui je dois l’avouer, me rend amer et triste. Toutes les couches de la société sénégalaises sont-elles là ? quelles sont les résultats attendus lors de cette rencontre nationale ? Le Sénégal est un pays déséquilibré avec beaucoup de problèmes de sous-représentation de certains groupes ethniques dans les services publics. En réalité, une seule langue issue d’une seule communauté a été privilégiée depuis le temps colonial. Ce système basé sur l’Ethnicisation du pays a continué avec les 4 présidents que le Sénégal a connus. L’ancien président Abdoulaye Wade s’exprimait en wolof partout et nulle part. On a noté peu d’améliorations dans la communication des autorités actuelles en termes de percées linguistiques pour les autres groupes du pays. Plusieurs hautes personnalités s’expriment encore dans cette langue locale choyée par les colons, discriminant linguistiquement les autres communautés. On a l’impression que les autorités gouvernementales ne parlent que le français et le wolof et qu’ils n’ont pas le droit de communiquer dans d’autres langues. Rien n’a pratiquement changé et que les améliorations tant attendues ne sont pas encore au rendez-vous. La situation s’est même détériorée pour les autres groupes. Que dire du choix de nos chefs spirituels pour ce dialogue national ? Les très honorables et respectables familles maraboutiques fulbés du pays qui ont comme noms de famille Aidara, Ba, Balde, Barro, Diallo, Dia, Ka, N’diaye, Sow, Tall etc…ne figurent pas sur la liste des participants de ce colloque au chapitre des chefs religieux et coutumiers. Le gouvernement a préféré d’autres pieux laissant la place à beaucoup d’interrogations et de supputations. Beaucoup de personnes n’aiment pas ce choix où nos leaders religieux sont écartés d’office. Pourtant ce seraient les fulbés qui ont amené l’Islam au Sénégal selon plusieurs sources concordantes. Nos dignitaires ne doivent pas se taire et on les invite à dénoncer ce choix injuste où ils ne sont pas conviés bien qu’ils soient des citoyens à part entière de ce pays. Ils doivent prendre leurs places pour siéger et parler au nom de leur collectivité. De ce fait, ils pourront échanger avec leurs compatriotes de divers groupes pour trouver des bouts de solution aux nombreux problèmes qui tracassent les sénégalais. Au niveau des organisations de l’élevage, c’est le controversé Ismael Sow qui y figure comme faisant partie des membres de cette conversation nationale. Ce dernier avait préféré s’adresser en wolof, aux éleveurs du Sénégal dont les fulbés constituent l’écrasante majorité, récemment à Kael dans le Baol. Il est perçu comme étant parmi les personnalités qui ont tourné malheureusement le dos, à leur communauté. Beaucoup d’observateurs pensent qu’il est là, sauf pour les intérêts de ceux qu’il représente, c’est-à-dire les éleveurs. On l’a pas entendu s’excuser suite à la bourde qu’il a commise à Kael Samba N’doungou woura Penda madame Youmbel. De ce fait, on doit le retirer et donner sa place à quelqu’un d’autre plus proche du monde de l’élevage, communiquant mieux et adéquatement avec ses membres, dans leur langue et convenablement. Le gouvernement doit faire appel aux marabouts des fulbés majoritaires au pays, comme il l’a fait pour ceux d’autres groupes pendant cette interactivité. De plus, on dénote 88 participants dont une faible part pour les Fulbés. C’est également une tare à corriger et les décideurs doivent augmenter ce minuscule et ridicule quota qui fait de nous des demi-citoyens Il est spécialement demandé aux autorités compétentes, de mettre fin à la très faible présence et/ ou à l’exclusion de la langue Pulaar ou le Fulfulde dans les services publics comme à Air Sénégal, à la RTS, à la SENELEC etc… La lecture pour tous appelée communément LPT et avec laquelle on alphabétise les enfants Fulbés en wolof est une catastrophe, un cataclysme, un désastre et une malédiction pour l’identité des FULBES. C’est de l’horreur et c’est inadmissible, on manque de mots pour qualifier cette situation ultra insultante ! Sa forme actuelle doit être revue et corrigée afin de permettre à tous les enfants du pays de commencer leurs premiers apprentissages dans leurs langues maternelles. Un point c’est tout ! Gondiel Ka Chroniqueur (Montréal, Canada) et ses collaborateurs de Dental Fulbé Canada, Kisal Deeyirde Pulaagu, Tabital Pulaguu Allemagne et Kibaaruji Pulagu International et Fedde Pellital
Constitution du 20 janvier 2002 : le centre appelle le Chef de l’Etat à convoquer un dialogue national

Le président de l’Initiative nationale pour l’apaisement (Ina) et coordonnateur national des groupements politiques du centre, M. Jean Michel Bokamba Yangouma a réitéré, le 22 novembre 2014 à Brazzaville, la demande de son groupement politique d’organiser un dialogue dans le cadre du débat sur le changement de la constitution du 20 janvier 2002. M. Bokamba Yangouma a lancé cet appel au cours d’une conférence de presse au cours de laquelle il a reconnu jurisprudence très abondante des Congolais en ce qui concerne le dialogue. Il a cité e, exemple les dialogues politiques de 2009 à Brazzaville ; 2011 à Ewo et 2013 à Dolisie. Il a souligné que les acteurs politiques du centre suggèrent au président de la République la convocation, dans les plus brefs délais, du dialogue tant attendu par le peuple congolais au sujet du changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002. «Qu’il s’agisse des états généraux de la nation ou du dialogue national, ce qui compte c’est le contenu que les participants donneront à cette réunion. Le but final est de créer un consensus autour de la question en vue de préserver la stabilité et la paix au Congo », a-t-il expliqué s’agissant des états généraux de la nation exprimée par l’opposition et le dialogue sollicité par le centre. M. Bokamba Yangouma a rappelé, en outre, que le Congo a beaucoup souffert des affres des derniers conflits armés nés des contradictions politiques et que les acteurs politiques et sociaux doivent agir en amont pour prévenir les troubles sociaux, au lieu d’être des médecins après la mort. Pour lui, le débat sur le changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002 commence progressivement à connaître une évolution positive au Congo. Il a positivement apprécié la décision implicite de convoquer un dialogue, prise au cours de la dernière réunion du bureau politique du Parti congolais du travail et la volonté affichée du Congrès africain pour le progrès de réunir les forces vives du Congo autour d’une même table fait partie.Dans la foulée de cette conférence de presse, le coordonnateur des partis du centre a aussi passé en revue l’actualité africaine, en évoquant entre autres, l’épidémie à virus Ebola et les moyens financiers et logistiques mis en jeu pour son éradication ; les violences sexuelles à outrance au Katanga en Rdc ; le refus par le Maroc d’abriter la phase finale de la coupe d’Afrique des nations de football ; le départ du président Blaise Compaoré du Burkina Faso ; l’intervention de la police au domicile de M. Clément Mierassa ; la décision du bureau politique du Parti congolais du travail privilégiant le dialogue ; la proposition de l’Union pour un mouvement populaire sur la nomination d’un conciliateur et l’engagement du Congrès africain pour le progrès, parti de l’opposition pour le dialogue.