ADDENDUM : affaire Henri Bouka et dévaluation du FCFA zone CEMAC (lecture 3 mn )

TRIBUNE. Suite au brouhaha qui entoure la justice et notamment au sujet de l’âge de Henri Bouka et autres, vous trouvez dans la livraison de ce jour des détails précis issus des archives du journal officiel paru le 01 janvier 1965 disponible sur le site du gouvernement : www.sgg.cg. Dans la chute de l’article, un regard sur la dévaluation du fcfa qui plane au-dessus de la CEMAC. Mise au point . Dans notre parution intitulée » Justice congolaise : de la méritocratie à la parentocratie et la médiocratie jusqu’à… » nous écrivions : » Dans le même temps, le 8 novembre 1964, M. Henri Bouka était élu au conseil local de la Confédération Syndicale Congolaise à Makoua, sous les auspices de Julien Boukambou (CGAT), Maurice Ognamy (CCSL), Antoine Mouloki (CF)… Puis, par décret n°80-167 du 12 avril 1980 portant intégration dans la magistrature congolaise, il est intégré comme magistrat. De 1980 à 2025, 45 ans se sont écoulés. Si on remonte plus haut… 2025-1964 = 61 ans ont passé. S’il était mineur émancipé (pour diminuer le temps), cela fait 61 ans + 15 ans = 76 ans au minimum à la date présente. Étonnant qu’il ait eu le culot de taxer ses anciens de « vieux ». CEA lui n’avait que 70 ans à son départ. 1er véhicule: les règles de l’émancipation sont précisées aux articles 413-1 et suivants du Code civil, modifiés notamment par la loi du 5 juillet 1974, qui a abaissé l’âge de la majorité de 21 à 18 ans, influant par là même sur les règles de l’émancipation. Il vient qu’en 1964, la république du Congo appliquant intégralement le code civil français, établissait la majorité à 21 ans. 2ème véhicule : de 2025 à 1964, ce sont 61 années auxquelles on rajoute les 21 ans incompressibles. 61 + 21 = 82 ans. Ça pourrait être l’âge réelle du Sieur Henri Bouka. 3ème véhicule : le changement frauduleux d’âge sur les actes d’état civil constitue une infraction pénale qualifiée de faux en écriture publique ou authentique. Cette infraction est prévue et réprimée par l’article 441-4 du Code pénal français (autrefois applicable). Elle relève du faux et usage de faux, particulièrement aggravé lorsqu’il s’agit d’actes authentiques ou publics comme les actes d’état civil. Éléments constitutifs du délit: 1.Élément matériel : 1.1 Altération volontaire des mentions d’un acte d’état civil (modification de date de naissance, falsification de documents officiels, etc.). 1.2 Production ou usage du faux acte ainsi modifié. 2.Élément moral : 2.1 Intention frauduleuse (volonté consciente de tromper). Sanction pénale : ce délit est puni d’une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende (art. 441-4 du Code pénal). Changer frauduleusement son âge sur des actes civils est donc qualifié pénalement comme un « faux en écriture publique authentique » aggravé par l’usage frauduleux du faux. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Les temps sont arrivés où parler d’entrelacs relèvera de pure spéculation. Ci-joint, le Journal Officiel du 1er janvier 1965 P. 9 La dévaluation suspendue sur la CEMAC A Brazzaville, les ennemis des Congolais encouragent les mafieux vers un nouvel Eurobonds prétextant que les signaux ne sont pas au rouge. Or, si on remonte à la réunion des Chefs d’États de la CEMAC de Yaoundé 2017 ainsi qu’à celle de 2024, force est de se rendre à l’évidence que la menace de la dévaluation n’a jamais quitté la région CEMAC. L’article intitulé : « La dévaluation du fcfa« , dans lequel il est précisé dès le départ avec de forts détails que la dévaluation arriverait « si rien ne change ». Dommage de ne pas utiliser le français facile. Pas loin de Brazzaville, le Gabon s’emploie à assainir son environnement économique depuis l’arrivée de Guy Brice Clotaire Oligui Nguema jusqu’à payer récemment ses arriérés de dette à la Banque mondiale. Qu’a donc fait le Congo qui pourrait avoir pour conséquence la précipitation de toute l’Afrique centrale dans la gadoue ?( Nous y reviendrons). Hauts les cœurs aux hommes de bonne volonté. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Congo-CEMAC : vers une dévaluation du fcfa si rien ne change et qu’un nouvel Eurobonds est engagé ( lecture 4 min )

PARLONS-EN. Les voyants économiques de la république du Congo, déjà au rouge, masquent mal la brutale dégradation des termes de l’échange qui devrait intervenir aux appels de marge du second trimestre (fin juin). Elle entrainera la CEMAC toute entière dans sa chute si rien n’est entrepris. L’économie de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) traverse une phase critique marquée par des tensions budgétaires, un resserrement monétaire de la BEAC, des réserves de change en baisse, et une faible diversification économique. En 2023, la croissance du PIB régional s’est ralentie à 2,5%, en raison de la baisse des revenus pétroliers et d’une conjoncture économique mondiale défavorable (FMI, 2025). L’un des facteurs les plus préoccupants reste le système bancaire de la CEMAC, qui subit une rareté des liquidités due aux restrictions monétaires imposées par la BEAC. Cette politique, bien que nécessaire pour contenir l’inflation (4,3 % en septembre 2024), complique l’accès au crédit et freine l’investissement, aggravant ainsi la crise de liquidité dans la région CEMAC. Les États membres peinent à lever des fonds sur le marché financier régional. La dette publique représente 50,9% du PIB en 2024, avec une pression accrue sur les finances publiques, rendant le refinancement plus coûteux et augmentant la perception du risque souverain. Dans ce contexte, les réserves de change ont chuté à 4,43 milliards d’euros, menaçant la stabilité monétaire et ravivant les spéculations sur une dévaluation du FCFA CEMAC. Cette incertitude affaiblit la confiance des investisseurs, entraîne une fuite des capitaux et augmente le risque systémique dans la région. Une restructuration budgétaire et un engagement plus ferme en faveur de la diversification économique sont nécessaires pour stabiliser la CEMAC et éviter une nouvelle crise financière. Le Congo : une économie en surendettement et vulnérable à la dévaluation La République du Congo est l’un des pays les plus affectés par cette situation macroéconomique instable. Son économie, fortement dépendante des hydrocarbures (80% des recettes d’exportation), subit une pression budgétaire croissante en raison de la volatilité des prix du pétrole et d’une mauvaise gestion des finances publiques. Trois aspects sont à distinguer : A. Une dette publique exorbitante et des difficultés de financement Le FMI (2023) classe le Congo parmi les pays en détresse de la dette, avec un taux d’endettement de 92,5 % du PIB en 2022, bien que légèrement réduit par rapport aux 98% de 2021. Cette dette, majoritairement libellée en devises étrangères, représente un fardeau financier important, d’autant plus que le pays rencontre des difficultés croissantes de paiement de ses arriérés extérieurs. Le Congo a dû restructurer plusieurs emprunts, notamment son eurobond de 477,79 millions de dollars à échéance 2029, ce qui démontre la frilosité des marchés financiers internationaux à accorder des financements au pays. En conséquence, les marges de manœuvre budgétaires se réduisent, accentuant la dépendance aux prêts concessionnels et aux appuis budgétaires multilatéraux. Les critères de premier rang (principaux) de convergence par rapport à la CEMAC établissaient i) le solde budgétaire de base (hors pétrole) rapporté au PIB nominal à -3,4% du PIB en 2023 ; ii) le Taux d’inflation annuel moyen établi à 4,3 % en 2023 (supérieur à 3%) ; iii) l’encours de la dette publique intérieure et extérieure rapporté au PIB nominal a atteint 98,4% du PIB en 2023, bien au-delà du critère de convergence de la CEMAC fixé à 70% ; l’absence d’arriérés de paiements intérieurs et extérieurs étaient estimés à 123 milliards de FCFA (soit 1,0 % du PIB) à fin 2023. Tous ces indicateurs ont explosés en 2024 et 2025, aggravant les anticipations au désastre à venir. B. L’impact potentiel d’une dévaluation du FCFA L’hypothèse d’une dévaluation du FCFA a refait surface avec la détérioration des réserves de change et la perte de compétitivité des économies de la CEMAC. Pour le Congo, un tel ajustement monétaire aurait des conséquences incalculables : i) Un coût accru du service de la dette extérieure car une dévaluation augmenterait mécaniquement la valeur en FCFA des dettes en dollars et en euros, aggravant les difficultés de remboursement et réduisant la solvabilité de l’État ; ii) Une Inflation avec pression sur le pouvoir d’achat car la République du Congo importe une grande partie de ses biens de consommation et équipements médicaux. Une dévaluation provoquerait une hausse du coût des importations, accélérant l’inflation et affectant les ménages les plus vulnérables ; iii) Un effet positif sur les exportations, mais à impact limité car l’économie du Congo repose principalement sur les hydrocarbures libellés en dollars. C. Les tensions sur le secteur bancaire et l’accès au crédit Le secteur bancaire congolais est plus ou moins en crise sérieuse, avec une accumulation des créances douteuses, un manque de liquidités, et une offre de crédit réduite en raison du resserrement monétaire de la BEAC. Cette situation limite le financement du secteur privé et freine la diversification économique. Dans ce contexte, la levée annoncée d’un nouvel Eurobonds de 500 millions d’euros va définitivement plomber la capacité d’endettement du Congo d’autant plus que cette dette sera immédiatement revendue sur le marché des junk bonds (créances pourries) et racheté ipso facto par les fonds vautours en mal de revanche contre le pouvoir de Brazzaville. La pondération du PNOT sur les bilans des banques congolaises va fermer le petit flux résiduel de financement encore disponible. La profusion de sociétés de Bourses actuelles qui sont de réelles lessiveuses à argent frauduleux sont devenues un danger pour la survie du pays (nous y reviendrons). Un Pays à la croisée des chemins Le Congo fait face à une situation économique complexe, exacerbée par une dette publique élevée, une forte dépendance aux hydrocarbures, et une instabilité du secteur bancaire. La perspective d’une dévaluation du FCFA ajoute une incertitude supplémentaire, avec un risque d’inflation accrue et une hausse du coût de la dette extérieure. Seule une réforme structurelle ambitieuse, combinant discipline budgétaire, diversification économique et renforcement du secteur bancaire, permettra de stabiliser l’économie et d’assurer une croissance durable. Pour sortir de la difficulté, il faut des patriotes et utiliser des cerveaux gris abandonnés au
Economie : «il n’y a aucune raison de croire qu’il y aura une quelconque dévaluation du FCFA» selon Michel Dzombala.

Le nouveau directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a déclaré le 4 juillet 2017 à Brazzaville qu’il n’y a aucune raison de croire qu’il y aura une quelconque dévaluation du FCFA. Il a fait cette déclaration au cours du point de la réunion du comité monétaire et financier tout en condamnant les rumeurs véhiculées par les réseaux sociaux rapportant une possible dévaluation du FCFA en Afrique centrale. Ces rumeurs récurrentes ne ciblent que les six pays de zone Cémac, à savoir, le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad, la RCA et la Guinée Equatoriale. Il est à rappeler que le franc FCFA avait déjà été dévalué au début de l’année 1994. Une situation économique et financière en évolution La situation économique et financière de la sous-région a sensiblement évolué depuis la première dévaluation que les pays ont connue en 1994. Le taux de couverture monétaire est passé de 14% en 1994 à 55% actuellement ; des progrès ont été réalisés en matière de réformes institutionnelles et de finances publiques, grâce à des programmes avec le Fonds Monétaire International (FMI). Les fondamentaux économiques et monétaires sont observés au niveau de la sous- région. Michel Dzombala, nouveau directeur national installé dans ses fonctions Le nouveau directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) nommé le 19 décembre 2016, Michel Dzombala a été intronisé le 4 juillet 2017 à Brazzaville. Le nouveau directeur national traine derrière lui une expérience de 28 ans au sein de cette structure. Il est âgé de 54 ans et a une des rouages de l’institution et de la politique monétaire et financière de la sous- région Afrique centrale. Avant d’être appelé à ces fonctions, il a occupé, depuis 2005, des postes de responsabilité au sein de la Banque centrale. Il a été directeur adjoint de l’informatique ; directeur central de l’investissement, du patrimoine et de la gestion ; directeur des systèmes et moyens de paiement. Pour le nouveau directeur national, la tâche qu’il va assurer est lourde tâche va peser sur son épaule à un moment où notre pays le Congo traverse une situation économique difficile. Un léger ralentissement du taux de croissance du Congo Le Comité monétaire et financier national congolais s’est aussi réuni le 4 juillet 2017 à Brazzaville et a noté que le taux de croissance du PIB en termes réels du Congo sur l’ensemble 2017 serait de -1,9% au lieu de 1% projeté initialement, contre -2,8% en 2016. Les participants au comité monétaire et financier national qui s’est réuni sous la présidence du ministre congolais des Finances, du budget et du portefeuille public, Calixte Nganongo, en présence du gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale( BEAC), Abbas Mahamat Tolli, a examiné la situation économique nationale, l’état de santé du système bancaire local et les perspectives en termes de reprise de la croissance. Les participants à ces travaux ont noté un léger redressement des cours des matières et des produits de base exportés au Congo depuis le premier trimestre 2017. Selon le gouverneur, les perspectives en termes de croissance du Congo et de la sous-région sont réconfortantes et rassurantes et espère que cette situation va perdurer. Les participants ont cependant constaté que l’économie congolaise demeure néanmoins marquée par la poursuite des contreperformances du secteur primaire et des activités du secteur hors pétrole, du fait de la baisse de la production pétrolière. Selon eux, les prévisions tablent aujourd’hui vers une légère amélioration, grâce notamment à une baisse sensible de l’inflation au niveau national et à un système bancaire résilient face à la crise financière internationale, avec des banques et les finances disposant de la liquidité appréciable pour financer l’économie locale.