RD Congo. Vital Kamerhe réceptionne la pétition visant sa destitution

RD Congo. Vital Kamerhe réceptionne la pétition visant sa destitution

Le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, accompagné des membres de son bureau, a reçu officiellement mardi 16 septembre des mains du secrétaire général de la chambre basse du Parlement les copies de pétitions qui visent cinq membres du bureau y compris lui-même.   Selon Vital Kamerhe, cet acte illustre son attachement au respect des principes prescrits par la loi précisant que le règlement intérieur sera respecté pour l’examen de cette démarche parlementaire.  « Nous n’allons faire aucune obstruction à une démarche légale. Nous allons poursuivre avec cette démarche pour préserver l’image et le prestige de cette institution. Une pétition ne signifie pas un arrêt de mort. Nous respecterons le règlement intérieur à la lettre et dans son esprit », a affirmé Vital Kamerhe. Par conséquent, le premier vice-président, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, non concerné par les pétitions, convoque les députés ce mercredi pour une plénière. A l’ordre du jour, figure la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner les pétitions contre certains membres du bureau, précise son communiqué. Les pétitionnaires reprochent à Vital Kamerhe notamment une gestion financière opaque, la mauvaise gestion des motions et le mépris à l’endroit des députés nationaux. Radio Okapi

Au Kenya, le vice-président menacé de destitution

Au Kenya, le vice-président menacé de destitution

Une majorité de députés a approuvé, mardi, la destitution de Rigathi Gachagua, deuxième personnage de l’Etat. Il lui est reproché des faits de corruption, sur fond de désaccords avec le président William Ruto. La question est sur toutes les lèvres au Kenya depuis plusieurs semaines : Rigathi Gachagua, le vice-président, va-t-il être destitué ? L’éventualité semble de plus en plus plausible. Mardi 8 octobre, après plusieurs heures de discussions et de débats qui se sont étirés jusque dans la soirée, 282 députés kényans sur 349 ont voté en faveur de la destitution du deuxième plus haut personnage de l’Etat. Un fait inédit dans l’histoire du pays… Lire la suite sur Le Monde Afrique

RCA/Bangui : le député Abdou Karim Méckassoua destitué par la Cour constitutionnelle

RCA/Bangui : le député Abdou Karim Méckassoua destitué par la Cour constitutionnelle

Plus d’un mois seulement après sa réélection, le député de la deuxième circonscription du 3e arrondissement de Bangui, Abdou Karim Méckassoua a été destitué ce 12 août 2021 par la Cour constitutionnelle. La Haute juridiction a prononcé la déchéance de M. Meckassoua lors d’une audience publique à son siège dans la capitale centrafricaine. Elle lui reproche la complicité avec la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). C’est donc son challenger Ibrahim Ould Al Hissen Algoni qui est déclaré député à sa place. Abdou Karim Méckassoua a été destitué à la suite d’une requête introduite auprès de la Cour Constitutionnelle par Ibrahim Ould Al Hissen Algoni, son challenger dans la 2e circonscription du 3e arr. de Bangui. Le plaignant s’est fondé sur un rapport d’experts indépendants de l’Onu, citant Abdou Karim Méckassoua parmi les instigateurs de la rébellion CPC. Les 6 juges qui ont siégé en audience publique sur le dossier ce 12 août 2021, ont validé la proximité de M. Méckassoua avec la CPC. Ils l’ont aussi reconnu responsable du retour en cachette en Centrafrique du chef de la CPC, l’ancien président de la République François Bozizé, sous sanction onusienne. «Considérant qu’au nomment où la Cour rendait sa décision le 29 juin 2021, elle n’avait pas connaissance du rapport des experts du Conseil de sécurité de l’Onu et l’avis de poursuite judiciaire du cabinet d’instruction N°1… qu’ainsi le moyen soulevé étant d’ordre public, il y a lieu d’invalider les résultats obtenus par Méckassoua Abdou Karim aux élections législatives partielles du 23 mai 2021 et de prononcer sa déchéance conformément aux dispositions de l’article 141 du Code électoral », a déclaré Jean Pierre Waboé, vice-président de la Cour constitutionnelle. Cette déchéance profite du coup à Ibrahim Ould Al Hissen Algoni, challenger d’Abdou Karim Méckassoua dans la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui. «Considérant qu’en conséquence de cette déchéance, le candidat Ibrahim Ould Al Hissen Algoni qui a obtenu 1302 voix, soit 38,38% est déclaré élu », a poursuivi le vice-président de la Cour constitutionnelle. Une décision qualifiée de « forfaiture » par Arlette Sombo Dibélé, avocate d’Abdou Karim Méckassoua. « M. Algoni a saisi la Cour d’une requête qui a été examinée sous toutes ses coutures et cette requête a été rejetée dans le délai constitutionnel. Aujourd’hui hors délai et sous le prétexte de destitution qui ne relève pas de la compétence de la Cour ; et le terme même est illégal en ce qui concerne un député, nous venons d’assister à ce que j’appelle une forfaiture. Nous venons d’assister à une cour se privant des prérogatives, des privilèges que la Constitution elle-même lui attribue. C’est très grave ! N’importe qui peur remettre en cause une décision de la Cour constitutionnelle », a rétorqué l’avocate Arlette Sombo Dibélé.    Abdou Karim Méckassoua avait été réélu député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui à la suite des élections partielles du 23 mai 2021. Cette destitution est en effet, un double choc dans son parcours parlementaire. En octobre 2018, l’homme avait été déjà destitué du perchoir de l’Assemblée nationale suite à une motion de destitution initiée par une écrasante majorité de députés.  

RD Congo. Tanganyika : destitution du gouverneur Zoé Kabila

RD Congo. Tanganyika : destitution du gouverneur Zoé Kabila

POLITIQUE. L’assemblée provinciale du Tanganyika a destitue jeudi 6 mai à Kalemie le gouverneur Zoé Kabila Mwanzambala. Treize députés provinciaux, sur les vingt-cinq que compte cette institution, ont voté pour le départ du gouverneur et tout son gouvernement. Ce vote s’est déroulé en l’absence Zoé Kabila et des membres du gouvernement provincial. En effet, selon des sources proches du ministère de l’Intérieur, le gouverneur Kabila est « bloqué » à Kinshasa, sans autres précisions.  Il lui était reproché notamment la mauvaise gestion, le détournement des fonds de la province, le manque de leadership.