Desert to Power : la production indépendante d’électricité au Sahel franchit une étape décisive lors de la 5e réunion ministérielle

Desert to Power : la production indépendante d’électricité au Sahel franchit une étape décisive lors de la 5e réunion ministérielle

Les représentants de six pays membres de l’Initiative Desert to Power, ont approuvé, le 30 juin 2025 à Ouagadougou, des documents stratégiques essentiels pour stimuler la production indépendante d’électricité au Sahel à l’occasion de la 5e réunion ministérielle relative à l’initiative menée par la Banque africaine de développement. La réunion s’est tenue sous la présidence de Yacouba Zabré Gouba, ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières du Burkina Faso, en présence des ministres de l’Énergie de Djibouti, du Niger et du Tchad, ainsi que de représentants de leurs homologues du Mali et de la Mauritanie. Cette rencontre clé a permis de faire le point sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Initiative Desert to Power et d’approuver deux documents stratégiques essentiels : le Protocole commun pour les producteurs indépendants d’électricité (PIE) et la Stratégie de promotion des mini-réseaux verts. Le Protocole commun « PIE », élaboré en étroite collaboration avec la taskforce de Desert to Power et la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF), établit des principes et des documents standardisés pour faciliter le développement de centrales solaires à grande échelle dans le cadre de partenariats public-privé (PPP). L’objectif de la stratégie des mini-réseaux est de définir un cadre pour accélérer leur mise en œuvre et encourager la participation. Les ministres ont salué les progrès significatifs de l’Initiative, notamment la mise en œuvre de plus de quinze projets, dont les premiers sont déjà opérationnels. Ils ont également souligné l’importance des efforts de renforcement des capacités. Les échanges se sont poursuivis dans le cadre d’un atelier technique sur la modélisation financière, visant à renforcer les outils d’analyse financière pour la viabilité des sociétés nationales d’électricité du Sahel. La participation active des directeurs généraux et directeurs financiers des compagnies nationales d’électricité à cette rencontre souligne l’ancrage opérationnel de l’Initiative. En remerciant la Banque africaine de développement pour le soutien apporté aux pays présents à travers l’Initiative Desert to Power, M. Gouba a souligné que « cette rencontre nous a donné un nouveau départ. Nous devons redoubler d’efforts et travailler en synergie pour atteindre les objectifs fixés. » Le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, Kevin Kariuki, a salué les ministres pour leur engagement. Il a souligné le fait que le Protocole commun validé constituait un levier essentiel pour accélérer le développement des projets solaires menés par les producteurs indépendants, au profit des populations sahéliennes. Il a aussi invité les pays à se rallier à la Mission 300, un effort collectif audacieux de la Banque africaine de développement et la Banque mondiale visant à fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030, pour favoriser l’accès universel à l’électricité dans leurs pays respectifs. « La Mission 300 est plus qu’un objectif, c’est un appel à l’action coordonnée, au leadership politique et à une mise en œuvre ciblée, dont aucun pays ne peut se permettre de se soustraire », a affirmé M. Kariuki. En marge des travaux, les participants ont effectué une visite de terrain à la centrale photovoltaïque de Gonsin, au nord-ouest de la capitale burkinabè, Ouagadougou. Cette centrale d’une capacité installée de 42 MWc, réalisée dans le cadre de l’Initiative Desert to Power, dispose d’un système de stockage de dix mégawatts, illustrant parfaitement les résultats concrets et l’impact de l’Initiative au Burkina Faso. À propos de l’Initiative Desert to Power Lancée en 2019 par la Banque africaine de développement, l’Initiative Desert to Power vise à exploiter le potentiel solaire de onze pays du Sahel (Burkina Faso, Tchad, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal et Soudan) par des investissements dans la production solaire et l’accès à l’électricité. L’initiative vise à produire dix gigawatts d’énergie solaire afin d’alimenter 250 millions de personnes qui n’ont pas encore accès à l’électricité dans le Sahel.

Le Fonds pour l’énergie durable en Afrique de la Banque africaine de développement approuve un financement de 6 millions d’euros pour le projet d’énergie solaire Desert to Power au Burkina Faso

Le Fonds pour l’énergie durable en Afrique de la Banque africaine de développement approuve un financement de 6 millions d’euros pour le projet d’énergie solaire Desert to Power au Burkina Faso

Le Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un financement concessionnel de 6 millions d’euros du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), un fonds spécial multidonateurs géré par la Banque, afin d’accélérer l’achèvement du projet solaire photovoltaïque de Dédougou au Burkina Faso, à l’appui de l’initiative « Desert-to-Power » de la Banque. Le projet comprend la conception, la construction et l’exploitation d’une centrale solaire de 18 mégawatts à Dédougou, située à 250 kilomètres à l’ouest de la capitale, Ouagadougou. Le Burkina Faso est l’un des cinq pays prioritaires de l’initiative « Desert-to-Power », qui vise à produire 10 gigawatts d’énergie solaire dans 11 pays du Sahel d’ici 2030, favorisant ainsi le développement socio-économique. Ce projet est l’un des premiers producteurs d’électricité indépendants (IPP) au Burkina Faso et a obtenu à la fois des prêts seniors et subordonnés, ainsi qu’un contrat d’achat d’électricité (PPA de son acronyme en anglais) de 25 ans avec la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (SONABEL). Toutefois, le projet a rencontré des difficultés pour parvenir à la clôture financière en raison des hausses de coûts liées à la pandémie de Covid-19. Le SEFA Covid-19 IPP Relief Programme a joué un rôle crucial pour surmonter ces obstacles. Grâce à un financement concessionnel, le SEFA a aidé à restructurer les arrangements financiers pour absorber les surcoûts liés à la pandémie, garantissant la viabilité du projet tout en préservant la structure initialement convenue avec le gouvernement du Burkina Faso, contribuant ainsi à la sécurité énergétique du pays. Dans le cadre du programme SEFA, un prêt concessionnel senior de 2,5 millions d’euros et un don remboursable de 3,5 millions d’euros ont été accordés par le biais de sa facilité de financement concessionnelle. L’implication du SEFA a été déterminante pour débloquer des financements supplémentaires auprès de la banque néerlandaise de développement entrepreneurial FMO (le lien est externe), comprenant des prêts subordonnés et seniors. Ces fonds seront versés à Dédougou Solaire SARL, la société de projet développée conjointement par QAIR (le lien est externe), qui est responsable de la gestion du projet. Dans le cadre de l’initiative Desert-to-Power, le projet devrait contribuer à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique, à la réduction des coûts de l’électricité et à l’augmentation des taux d’électrification nationaux. « Le projet solaire PV de Dédougou accroît la capacité de production d’énergie renouvelable du Burkina Faso, en ligne avec les objectifs de l’initiative Desert-to-Power. En soutenant des projets comme celui-ci, nous faisons des avancées concrètes vers l’électrification du Sahel, le renforcement de la sécurité énergétique et l’amélioration des conditions de vie de millions de personnes », a déclaré Daniel Schroth, directeur du Département des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement. Abdoulaye Toure, directeur financier de Qair Afrique, a salué le soutien du SEFA et l’avancement du projet : « Nous sommes satisfaits de l’approbation de ce financement du SEFA et remercions la Banque africaine de Développement pour son soutien au projet. Cela nous permet de progresser dans notre engagement à soutenir les objectifs énergétiques du Burkina Faso en développant une deuxième centrale solaire, seulement un an après la mise en service réussie de Zano. Cette réalisation s’aligne sur les ambitions du pays en matière d’approvisionnement énergétique et renforce la vision de Qair de devenir un acteur clé dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique dans les années à venir. »

Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde un financement de 379,6 millions de dollars aux pays du G5 Sahel dans le cadre de « Desert to Power »

Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde un financement de 379,6 millions de dollars aux pays du G5 Sahel dans le cadre de « Desert to Power »

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi à Abidjan, un financement de 379,6 millions de dollars à la Facilité de financement Desert to Power pour les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). L’opération de la Banque comporte un financement et une assistance technique à la Facilité et s’étale sur une période de sept ans. La Facilité de financement vise à aider les cinq pays du G5 Sahel à adopter un mode de production d’électricité à faible émission en exploitant l’abondant potentiel solaire de la région. La Facilité se focalisera sur la production d’énergie solaire à grande échelle par des producteurs indépendants d’électricité et sur les solutions de stockage d’énergie. Ces investissements seront soutenus par une composante d’assistance technique visant à améliorer la capacité de mise en œuvre, à renforcer l’environnement favorable aux investissements du secteur privé et à assurer l’intégration des questions de genre et de climat. Le programme devrait permettre de créer une capacité de production solaire supplémentaire de 500 mégawatts, de favoriser l’accès à l’électricité pour quelque 695 000 ménages et de réduire les émissions de CO2 de plus de 14,4 millions de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone, sur toute la durée de vie de l’investissement. Le Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat a approuvé 150 millions de dollars de ressources concessionnelles en octobre 2021 pour la Facilité, qui devrait attirer environ 437 millions de financements supplémentaires auprès d’autres institutions de financement du développement, de banques commerciales et de développeurs du secteur privé. Le Centre mondial sur l’adaptation, fournit une assistance technique pour renforcer les mesures d’adaptation et de résilience entreprises dans la facilité dans le cadre du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, en partenariat avec la Banque africaine de développement. Le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l’Énergie, du Changement climatique et de la Croissance verte, Dr Kevin Kariuki, a déclaré : « L’approche innovante de financement mixte de la facilité Desert to Power pour les pays du G5 Sahel permettra de réduire les risques, et donc de stimuler les investissements du secteur privé dans la production d’énergie solaire dans la région. Cela permettra de transformer la production d’énergie et de combler le déficit d’accès à l’énergie dans certains des pays les plus fragiles d’Afrique. » Pour le directeur par intérim chargé des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement Dr Daniel Schroth, « la facilité soutiendra également l’intégration d’une plus grande part d’énergies renouvelables variables dans les systèmes électriques de la région, notamment par le déploiement de solutions innovantes de stockage par batterie et d’investissements dans le réseau. » La facilité sera mise en œuvre dans le cadre de l’Initiative Desert to Power, un programme phare du Groupe de la Banque africaine de développement qui vise à éclairer et alimenter la région du Sahel en installant dix gigawatts de capacité de production solaire afin de fournir l’électricité à environ 250 millions de personnes dans onze pays du Sahel d’ici 2030.

G5 Sahel : la BAD approuve un projet d’assistance technique de cinq millions de dollars américains dans le cadre de l’initiative « Desert to Power »

G5 Sahel : la BAD approuve un projet d’assistance technique de cinq millions de dollars américains dans le cadre de l’initiative « Desert to Power »

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi 16 décembre dernier à Abidjan, un projet d’assistance technique dans le cadre de l’initiative « Desert to Power » (D2P) destiné à déployer des moyens de production d’énergie solaire dans les pays du G5 Sahel, où 60 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité. Cette assistance technique, sous forme d’une subvention de cinq millions de dollars américains du Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA), comprend trois volets principaux : la réalisation d’études techniques en vue de l’intégration des énergies renouvelables variables (principalement solaires) dans les réseaux nationaux ; les études de faisabilité pour l’hybridation des systèmes de production d’énergie solaire des réseaux isolés existants ; le renforcement des capacités pour aider le Tchad à intégrer le premier projet de production d’énergie solaire (centrale PV IPP de Djermaya) dans son réseau national. « Ce projet d’assistance technique répond directement aux besoins définis dans les feuilles de route nationales des pays du G5 Sahel relatives à l’initiative Desert to Power . Il s’attaquera spécifiquement aux principaux blocages limitant le déploiement à grande échelle de projets de production d’énergie solaire et permettra la préparation de projets bancables pour des investissements ultérieurs », a déclaré Daniel Schroth, directeur par intérim, chargé des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement. Cette approbation fait suite à la quatrième Rencontre sur le marché de l’énergie en Afrique (AEMP) organisée du 8 au 10 décembre derniers par la Banque. Cette rencontre axée sur les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) a mobilisé plusieurs partenaires techniques et financiers pour soutenir le programme. L’initiative « Desert to Power » a pour objectif de transformer la région du Sahel en un géant des énergies renouvelables en exploitant son potentiel en énergie solaire, afin de créer la plus grande zone de production d’énergie solaire de la planète. D2P vise à produire dix gigawatts d’énergie solaire grâce à des projets en réseaux et hors réseaux afin de fournir l’électricité à 250 millions de personnes vivant dans onze pays du Sahel. Ces opérations devraient permettre d’éliminer différents obstacles entravant le développement du secteur de l’énergie dans les pays du G5 Sahel, notamment l’absence d’une capacité de production installée suffisante, une forte dépendance en combustibles fossiles importés et une incapacité des réseaux nationaux à absorber de plus grandes quantités d’énergies renouvelables variables. Le SEFA, géré par la Banque africaine de développement, est un fonds spécial qui propose des prêts à effet catalyseur en faveur des énergies renouvelables afin de stimuler l’accès universel à des services énergétiques bon marché, fiables, durables et modernes en Afrique, conformément au New Deal pour l’énergie en Afrique de la Banque et à la cible n°7 des Objectifs de développement durable des Nations unies. Le Fonds, créé en 2011 en partenariat avec le Danemark, compte parmi ses donateurs l’Allemagne, les États-Unis, l’Espagne, le Fonds de développement nordique, l’Italie, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède.