Burkina Faso/Désenclavement et urbanisation : le gouvernement adopte l’Initiative présidentielle « Faso Mêbo »

Le Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé, ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Plusieurs dossiers inscrits à l’ordre du jour ont été examinés et d’importantes décisions prises pour la bonne marche du pays, selon le ministre d’Etat, Porte-parole du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO. Au titre de la Présidence du Faso, le Conseil a adopté un décret portant lancement de l’Initiative présidentielle « Faso Mêbo ». Le ministre d’Etat, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO a indiqué que cette initiative dénote de la volonté du Chef de l’Etat d’apporter des réponses appropriées aux préoccupations et aux défis des citoyens burkinabè. Elle est structurée autour de deux composantes. « La première concerne la construction d’infrastructures routières par des brigades de la route à des coûts moins élevés. La deuxième fait référence à l’aménagement et à l’embellissement urbain à travers la construction de logements décents, l’assainissement et la création d’espaces publics verts », a expliqué le ministre d’Etat, Porte-parole du Gouvernement. Pour le compte du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le Conseil a adopté deux rapports. Le premier est un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement des Ensembles artistiques nationaux. Il vise à « redonner à notre culture toutes ses lettres de noblesse. Ce décret vise à dynamiser ces Ensembles artistiques afin qu’ils puissent être des outils de professionnalisation du secteur », a soutenu le ministre en charge de la Culture, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO. Le deuxième rapport est un avant-projet de loi portant Statut de l’artiste au Burkina Faso. Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a précisé que cet avant-projet de loi consacre de nombreuses évolutions majeures en lien avec la prise en compte d’un certain nombre d’outils d’exploitation des œuvres artistiques notamment les plateformes numériques. Au titre du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Conseil a adopté deux décrets. Le premier décret porte création d’une société d’économie mixte dénommée Société de gestion du technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho. Selon le ministre Serge Gnaniodem PODA, il s’agit d’une zone industrielle dédiée à la recherche-développement, à la production entrepreneuriale et industrielle des produits pharmaceutiques dans notre pays afin de rendre accessibles et disponibles des produits de qualité. Le deuxième décret adopté porte sur la définition des critères d’octroi des primes de bilan dans les sociétés d’Etat et les établissements publics de prévoyance sociale. « L’adoption de ce décret permet de définir désormais des critères harmonisés uniques pour l’ensemble des entités publiques d’octroi des primes de bilan », a précisé le ministre PODA. La prise de ce décret permettra, selon le ministre, de faire des économies d’environ 4,2 milliards F CFA qui seront réinvestis dans la réalisation d’infrastructures sociales au profit de nos vaillantes populations.
Société : Madingou, la gare routière participe au désenclavement

« Madingou-Pointe-Noire ; Madingou-Dolisie ; Madingou-Nkayi ou Madingou-Brazzaville », telles sont les annonces lancées par les chauffeurs des voitures ou d’autobus assurant la desserte entre les localités citées et la ville de Madingou. Ces voitures sont totalement ouvertes aux candidats au voyage à destination de la ville de Dolisie qu’on peut atteindre après avoir versé la somme de 5000FCFA, de Pointe-Noire ou Brazzaville avec 10000 FCFA et celle de Nkayi avec 1000FCFA. Ces candidats au voyage sont automatiquement pris en charge par les chauffeurs qui s’empressent de les aider à embarquer leurs bagages ou marchandises. Ils le font par peur de se voir chopper un client par un concurrent. Ces chauffeurs, assis sur le capot de leur voiture devant l’une des portières, se montrent courtois pour les besoins de la cause. Ils embarquent deux passagers aux côtés du chauffeur et quatre sur la banquette arrière. Selon le chauffeur Albert, «malgré le coût élevé du carburant, on se débrouille pour vivre car aucun travail ne peut laisser mourir celui qui le pratique». Il a ajouté qu’il prend le plus grand soin de ses passagers parce qu’ils l’aident à vivre en embarquant dans son taxi. «Je roule entre 60 et 80km/h entre Madingou et Dolisie, ensuite je passe à 60km/h ou mieux te rétrograde jusqu’à 40km/h lorsque je roule dans le Mayombe parce que cette route est assez dangereuse, elle serpente beaucoup», a dit un autre chauffeur nommé Ya Célio. Ces véhicules desservent également les localités de Sibiti, de Mouyondzi et bien d’autres dans le département de Bouenza qui vient de connaître sa municipalisation accélérée et reçu la célébration tournante de l’indépendance du pays. La route nationale n°1 qui met en communication les villes de Pointe-Noire et de Brazzaville qui se connecte à la route nationale n°2 au niveau du village Yié pour relier la ville de Ouesso en passant par Ngo et Gamboma dans les Plateaux ; Ollombo, Oyo et Makoua dans le département de la Cuvette avant de franchir le pont de la Mambili et atteindre Liouesso et Ouesso dans le département de la Sangha.