Centrafrique : l’Assemblée nationale exige la démission du maire de Bangui

Les élus de la nation exigent la démission du maire de Bangui, Emile Gros-Raymond Nakombo. La Représentation nationale lui reproche sa mauvaise gestion de la municipalité, le bradage des patrimoines de la ville aux étrangers et l’insalubrité publique. Une demande formulée, ce mercredi 11 mai, au cours de l’interpellation du ministre de l’Administration du territoire. L’interpellation du ministre de l’Administration du territoire, Bruno Francis Yapandé, ce mercredi 11 mai, semble être un procès exclusif du maire de Bangui, Emile Gros-Raymond Nakombo. Sans langue de bois, les députés exigent sa démission pour sauver son honneur car, disent-ils, il a montré ses limites. « S’il pense qu’il n’est pas à la hauteur de cette fonction, qu’il démissionne pour permettre au chef de l’Etat de désigner un autre compatriote. L’état des routes de la capitale est mauvais, la prolifération anarchique à tout bout des rues des kiosques et des garages bloquant même le passage », relève le député Bruce Kévin Kakpeyen de Mbaiki 4. Bradage des biens publics aux étrangers Les débats ont été houleux sur la vente du Parc du Cinquantenaire aux sujets étrangers à Bangui. Même si le ministre parle d’un partenariat public-privé pour 20 ans d’exploitation de ce site, Marie Christiane Patassé, député de Nana Bakassa 1 ne décolère pas. « Aujourd’hui, il ne privilégie que les étrangers alors qu’il y a des fils du pays qui peuvent aussi se lancer dans le commerce pour le développement de leur pays. Plusieurs édifices publics sont bradés par la mairie au profit d’autres personnes », s’indigne-t-elle. Nommé président de la délégation spéciale de la ville de Bangui en 2016, Emile Gros-Raymond Nakombo a été plusieurs fois cité dans le rapport des conseillers municipaux, du ministre de l’Administration du territoire en 2019 pour des faits de détournements et de mauvaise gouvernance à la tête de la municipalité de Bangui. En réaction, Emile Gros-Raymond Nakombo a prévu de s’expliquer dans une conférence de presse ce jeudi 12 mai. Malheureusement, la rencontre a été reportée.
RD Congo. Trois détails révélateurs sur la démission de J-M. Kabund

ANALYSE. 1. Le 14 janvier 2022 dernier, J.-M.Kabund tweetait :”En ce jour je prends la décision de démissionner de mes fonctions de 1 er VP de l’AN”. Puissions-nous prendre pour un doublon la lettre de démission de ce matin? Je dirais : Non dans la mesure où cette dernière se veut la normalisation de la procédure administrative qui veut qu’une démission ne se fasse guère via les réseaux sociaux mais soit écrite et adressée officiellement au Bureau de l’AN qui doit statuer pour la juger recevable ou non. 2. Un second constat, c’est que jusque là aucune notification officielle ni simple allusion n’a été faite nulle part par le concerné quant à son appartenance à l’UDPS ou à sa démission de ses fonctions de président a.i de l’UDPS. Au contraire, en annonçant vouloir “se concentrer sur son mandat de député national”, j’ai cru comprendre que Jean-Marc Kabund s’en va en guerre contre ceux qui ont prétendu le radier et de son poste de président a.i. et de son appartenance au parti de 12e Rue à Limete. Il leur faudra donc trouver des arguments juridiques solides pour le radier de sa représentation nationale à l’AN en tant que membre de l’UDPS. 3. En motivant sa démission du bureau de l’AN pour “ des convictions politiques “ ( selon ses propres termes) et en restant jusqu’à preuve du contraire dans le même parti, le bons sens nous oriente à comprendre que c’est de l’intérieur même de sa famille politique et contre une de ses franges que Kabund entend mener son nouveau combat politique. À l’étape actuelle, il est difficile de définir contre qui il entend fourbir ses armes politiques mais tout porte à croire qu’il pourra être à la base d’une DISSIDENCE au sein de l’UDPS, divisant ainsi ce parti entre l’aile des “jouisseurs” portés aux compromis et aux compromissions et l’aile des radicaux restée fidèle au modèle idéologique d’Etienne Tshisekedi. Jean-Marc Kabund semble vouloir incarner le leadership de cette deuxième aile et c’est donc dans cette perspective qu’il faille interpréter les augures du 14 janvier dernier lorsqu’il annonçait solennellement “ouvrir une nouvelle page de l’histoire qui sera écrite avec la sueur de son front”. Outre la vérité qu’en politique il n’y a pas pire ennemi que son ancien allié, les gué-guerres fratricides ne sont pas à exclure. Dans telles conditions, il est obvie que l’UDPS est en passe de marcher en ordre dispersé vers la bataille des présidentielles 2023. Qui vivra verra! Par Germain Nzinga
RDC : démission de Jean-Marc Kabund, vice-président de l’Assemblée nationale

Le vice-président du Parlement de la République démocratique du Congo, Jean-Marc Kabund, a démissionné vendredi en raison de ce qu’il a décrit sur Twitter comme des brimades, des humiliations et des tortures. Sa démission n’est pas anodine puisqu’elle survient deux jours après que des images diffusées sur les réseaux sociaux, ont montré sa résidence prise d’assaut par la Garde républicaine dans la nuit du 12 au 13 janvier… Lire la suite sur Africanews
Congo: Démission du Premier ministre Clément Mouamba et de son gouvernement

INSTITUTIONS. Le Premier ministre a remis la démission de son gouvernement au président Denis Sassou Nguesso, consécutivement à l’élection présidentielle des 17 et 21 mars 2021 et à l’investiture du Président de la République, Chef de l’Etat en date du 16 avril 2021. « Le Premier ministre Chef du gouvernement, Monsieur Clément Mouamba, a remis ce jour, mercredi 5 mai 2021, sa démission ainsi que celle du gouvernement au Président de la République », annonce un communiqué de la présidence de la République Selon ce document, émanant du cabinet du chef de l’Etat congolais, « la démission a été acceptée par le Président de la République qui a adressé ses remerciements à l’ensemble des ministres pour le travail accompli durant les cinq années de collaboration consacrées, de 2016 à 2021, à la mise en œuvre du Projet de société « La marche vers le développement. Allons seulement. » » Le document signé par le ministre d’Etat, directeur du Cabinet du Président, Florent Ntsiba, précise que le Président de la République demande aux membres du gouvernement d’expédier les affaires courantes jusqu’à la mise en place de la prochaine équipe gouvernementale ». Adrien Thyg
RD Congo. Les dessous d’une démission…

TRIBUNE. Juste quelques jours après être reconduit au bureau du sénat comme premier vice-président, Samy Badibanga Tinta dépose sa démission « pour des raisons de convenance personnelle », d’après les explications de Modeste Bahati. Le climat hilare et décontracté entourant cette annonce balaie toute hypothèse des dissensions internes au sénat ou à la nouvelle majorité au pouvoir. Ceci dit, de cette convenance personnelle, il n’en a cure. Rien de vraiment individuel dans cette démission qui entre très probablement dans les calculs et manœuvres de formation du nouveau gouvernement où Samy Badibanga est pressenti Vice-Premier Ministre en charge soit d’un mega-ministère chargé de projets et d’investissements soit du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, l’un ou l’autre s’inscrivant dans l’objectif de préparer le futur scrutin présidentiel. Sa démission du Bureau du sénat aura créé un deuxième avantage de libérer un poste pour la plateforme l’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi qui a adhéré à l’Union sacrée et qu’il faut éviter de mécontenter pour d’éventuelles promesses non tenues. Wait and see! Par Germain Nzinga
Un Coup d’État propre conduit le Président malien Ibrahim Boubacar Keïta à la démission

Du jamais vu sur le continent africain et ailleurs ! Une partie de l’armée malienne a pu renverser, le 18 août 2020, sans aucune effusion de sang, leur Président, Ibrahim Boubacar Keïta, dissoudre le Gouvernement et l’Assemblée Nationale. Depuis le 19 août 2020, date à laquelle l’ancien Président malien a fait son dernier discours, l’exercice du pouvoir est assuré, à titre provisoire, par le Comité National de Salut Public (CNSP) et ce, jusqu’au prochaines élections générales qui devraient jeter les bases d’un nouveau Mali. Le CNSP, par la voix de son Porte-Parole, le Colonel-Major Ismaël Wagué, a affirmé que tous les Accords Internationaux seront respectés à la lettre, notamment le processus d’Alger signé en 2015, précisant que des forces telles que la MINUSMA ou encore Barkhane, le G5 Sahel et la force Takuba demeurent des partenaires pour la restauration de la stabilité. C’est pourquoi, le CNSP a appelé les différentes forces politiques maliennes à se joindre à son projet et a assuré ne pas vouloir imposer un régime militaire tout en expliquant que seulela dégradation de la sécurité a conduit une partie de l’armée à renverser le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. Le CNSP a, en outre, dans sa déclaration, affirmé déplorés la politique de la terre brûlée qui s’est soldée par de nombreux villages incendiés, par le massacre de paisibles citoyens et ce, sans parler de la mort quotidienne de leurs compagnons d’armes. Une horreur quotidienne des Maliens devenus des réfugiés dans leur propre paysen proie à toutes les difficultés existentielles. Ce Coup d’État propre a été condamné par l’Organisation des Nations-Unies, l’Union Européenne, la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), certains pays africains mais aussi par la France, qui par un communiqué publié par son Chef de la diplomatie, Jean-Yves le Drian, a annoncé que la France partage la position de la CEDEAO tout en réaffirmant « avec force son plein attachement à la souveraineté et à la démocratie maliennes ». Le Conseil de Sécurité de l’ONU devrait, d’ailleurs, se réunir ce 19 août 2020 en urgence au sujet de cette crise, à la demande de la France et du Niger. Parmi les leaders de ce Coup d’État propre, on citera le Colonel Malick Diaw, Chef de la 3èmeDivision militaire de Kati et un des cerveaux de ce renversement du pouvoir, le Colonel-Major Ismaël Wagué, Chef d’Etat-Major adjoint de l’Armée de l’Air et Porte-Parole du CNSPet le Colonel Sadio Camara. C’est, d’ailleurs,le Colonel-Major Ismaël Wagué qui a lu la déclaration faite, le 19 août 2020 au petit matin, à la télévision publique malienne. Autres participants à ce coup d’État propre, le Général Cheick Fanta Mady Dembele, ancien élève de l’Ecole Saint-Cyr en France et titulaire d’une licence en Histoire de l’Université Panthéon-Sorbonne. Il a été nommé en 2018 au poste de Chargé de la Gestion des Conflits et de la Planification Stratégique à la Commission de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, basée à Addis-Abeba, en Éthiopie.Il y a également d’autres officiers supérieurs de la gendarmerie, de la police et de l’armée de l’air. Ces officiers, expérimentés et au curriculum vitae solide, savent actionner les leviers pour rassurer la communauté internationale et tenter de rétablir un dialogue. Cependant, ce temps d’incertitude durant la transition du pouvoir pourrait être exploiter par les groupes extrémistes violents et les terroristes pour propager l’insécurité à l’intérieur du pays. Mais au-delà de la question des groupes armés qui essayeront de profiter de ce vide institutionnel, la question se pose aussi sur les ex-groupes rebelles. Et même si le Comité National pour le Salut du Peuple tend la main à ses groupes dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord de Paix, on peut encore s’interroger sur la réaction de ces anciens groupes rebelles. Au final, Ibrahim Boubakar, âgé de 75 ans et au pouvoir depuis 2013, était devenu le symbole de l’impuissance de l’Etat face à de nombreuses crises telles que le djihadisme et les violences intercommunautaires qui fragilisent le pays depuis des années. Farid Mnebhi.
Démission du secrétaire général d’Amnesty International

C’est avec regret qu’Amnesty International peut confirmer que sur avis médical, Kumi Naidoo, le secrétaire général de l’organisation, a pris la décision de démissionner de son poste pour des raisons de santé. Sa démission a été acceptée par le Bureau exécutif international et il transférera ses responsabilités le 5 décembre 2019. « Cela fait longtemps que je considère Amnesty International comme l’un des atouts les plus importants pour l’humanité au niveau mondial, et c’est le cœur lourd que j’ai pris la décision de quitter mes fonctions. Aujourd’hui plus que jamais, l’organisation a besoin d’un·e secrétaire général·e apte au combat et en mesure de mener à bien son mandat avec la vitalité que ce poste, cette institution, et cette mission en faveur des droits fondamentaux méritent », a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International. « Travailler avec nos employé·e·s et bénévoles au Secrétariat international, aussi excellents qu’engagés, ainsi qu’avec nos sections a été un privilège immense. J’ai été inspiré par le travail important et courageux mené par notre mouvement. Cependant, ma santé m’oblige à prendre cette décision douloureuse et à démissionner. Je dois recouvrer ma santé et trouver à l’avenir un moyen plus durable de continuer à contribuer au combat pour la justice. » Kumi a pris la décision de quitter ses fonctions sur avis médical après qu’un problème de santé préexistant a empiré au cours des derniers mois. Le Bureau exécutif international d’Amnesty International a accepté sa démission et Kumi transmettra ses responsabilités à la secrétaire générale adjointe, Julie Verhaar, avec effet immédiat. Elle occupera désormais le poste de secrétaire générale par intérim jusqu’au recrutement d’un ou une remplaçant·e. « C’est avec réticence, mais compréhension, que nous avons accepté sa démission. Au cours de son mandat en tant que secrétaire général, il a joué un rôle moteur en nous aidant à façonner notre prochaine stratégie mondiale et en veillant à ce que nous puissions répondre aux défis en matière de droits humains auxquels le monde est actuellement confronté », a déclaré Sarah Beamish, présidente du Bureau exécutif international d’Amnesty International. Kumi tient à honorer en tant que secrétaire général sortant plusieurs engagements pris de longue date au cours du mois de décembre, tant que son état de santé le permet. Il est déterminé à mettre en place une transition graduelle soigneusement conçue, et il quittera ses fonctions en janvier lorsqu’il commencera une période d’arrêt maladie.
Guinée : opposé à « toute modification de la Constitution », le ministre de la justice démissionne

Le ministre guinéen de la justice, Cheick Sako, a présenté sa démission au président Alpha Condé au moment où le pays connaît un vif débat sur l’opportunité d’une nouvelle Constitution, a-t-on appris de sources concordantes, lundi 27 mai. Ancien opposant historique et premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française, M. Condé, dont le deuxième mandat s’achève en 2020, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats sur le continent – deux maximum en Guinée. Dans une lettre au chef de l’Etat consultée par l’AFP, M. Sako affirme présenter sa démission faute de réponse de M. Condé à sa demande, lors d’un entretien le 4 avril, de le remplacer dans les fonctions qu’il exerce depuis près de cinq ans et demi. « Par ailleurs, je n’ai pas été associé à la rédaction de la nouvelle Constitution en ma qualité de garde des sceaux, écrit-il. Compte tenu de ma position personnelle contre toute modification ou changement de la Constitution en vigueur, vous comprendrez que je ne puisse plus continuer à exercer la fonction de ministre de la justice. » Lire la suite sur LeMonde.fr