Le Maroc enregistre un déficit budgétaire de 9,6 MMDH à fin janvier 2026

Le Maroc enregistre un déficit budgétaire de 9,6 MMDH à fin janvier 2026

FINANCES PUBLIQUES. La situation des charges et ressources du Trésor à fin janvier 2026 fait ressortir un déficit budgétaire de -9,6 MMDH, contre -6,9 MMDH un an auparavant, annonce le Ministère marocain de l’Economie et des Finances. Cette évolution reflète principalement une baisse des recettes (-2,7 MMDH), conjuguée à une légère hausse des dépenses (+70 M.DH), selon la situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) du mois dernier. « Les recettes, sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, ont atteint un taux de réalisation de 7% par rapport aux prévisions de la loi de finances (LF) et ont baissé de près de 2,7 MMDH (-8,3%) comparativement à fin janvier 2025 », souligne le document qui présente les résultats de l’exécution des prévisions de la loi de finances avec une comparaison par rapport aux réalisations de la même période de l’année précédente.. La même source précise que les recettes fiscales ont enregistré un taux de réalisation de 7,6% et une baisse de 2,9 MMDH (-9,4%) par rapport à fin janvier 2025. Les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, y compris la part supportée par les collectivités territoriales (CT), ont augmenté de 1,9 MMDH, pour atteindre 2,9 MMDH. Par nature d’impôt et de taxe, les principales évolutions ayant marqué le comportement des recettes fiscales, tant par rapport aux prévisions de la LF-26 que par rapport à fin janvier 2025, se présentent comme suit : IS : Un taux de réalisation de 2,7% et une progression de 378 MDH (+17,4%), reflétant principalement l’augmentation des recettes spontanées de 328 M.DH (+17,2). IR : Un taux de réalisation de 11,8% et une diminution de 2,5 MMDH (-24,4%). Cette évolution s’explique principalement par la recette exceptionnelle de 3,8 MMDH réalisée en janvier 2025, en liaison avec la mesure de la régularisation fiscale volontaire. En excluant cette opération exceptionnelle, les recettes de l’IR auraient affiché une progression de 14%, portée notamment par la hausse de l’IR retenu sur les profits de cession de valeurs mobilières (+896 MDH). TVA : Un taux de réalisation de 7,7% et une réduction de 885 MDH (-9,1%), attribuable à la baisse des recettes au titre de la TVA à l’intérieur de près de 586 MDH (-11,6%) et de la TVA à l’importation de 299 MDH (-6,5%). Il est à souligner que les remboursements en matière de TVA (non compris la part des CT) ont atteint 1,7 MMDH, contre 607 MDH à fin janvier 2025. Taxes intérieures de consommation : Un taux de réalisation de 5,3% et un recul de 171 MDH (-6,7%), reflétant la baisse des recettes des TIC sur les tabacs de 188 MDH (-20,3%) et sur les autres produits de 46 MDH (+18,3%), tandis que celles sur les produits énergétiques ont progressé de 62 MDH (+4,5%). Droits de douane : Un taux de réalisation de 5,6% et une baisse de 371 MDH (-26,3%). Droits d’enregistrement et de timbre : Un taux de réalisation de 21,2% et une progression de 723 MDH (+16,5%), suite notamment à l’augmentation des droits d’enregistrement (+515 MDH, +45,4%) et de la TSAV (+177 MDH, +6,4%). Les recettes non fiscales ont atteint 1,3 MMDH à fin janvier 2026, en hausse de 201 MDH (+19%). Ces recettes proviennent des établissements et entreprises publics à hauteur de 212 MDH et des « produits divers des ministères » pour un montant de 876 MDH. Les dépenses ordinaires se sont élevées à 32,7 MMDH à fin janvier 2026, affichant un taux d’exécution de 8,6% et une baisse de 9,4 MMDH en comparaison avec le mois de janvier 2025. Cette évolution recouvre, d’une part, un recul des dépenses au titre des biens et services de 9,2 MMDH (-23,6%) et des charges de la compensation de 593 MDH (-28,8%) et, d’autre part, une hausse des intérêts de la dette de 410 MDH (+42,5%). L’exécution des dépenses au titre des biens et services a été marquée par un taux de réalisation de 7,2% pour les dépenses de personnel et de 12,3% pour les dépenses afférentes aux « autres biens et services ». Leur évolution respective par rapport au mois de janvier 2025 recouvre une hausse de 828 MDH et une baisse de 10,1 MMDH, provenant d’un transfert, en janvier 2025, de 12 MMDH en faveur du fonds d’appui à la protection sociale et à la cohésion sociale. Les intérêts de la dette ont, pour leur part, affiché un taux de réalisation de 3,3%. Leur évolution recouvre une hausse des intérêts de la dette intérieure (+545 MDH) et une baisse de ceux de la dette extérieure (-135 MDH). Les charges de la compensation ont atteint 1,5 MMDH, enregistrant un taux de réalisation de 10,6% et un recul de 593 MDH (-28,8%) par rapport au mois de janvier 2025. Les évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un solde ordinaire déficitaire de 2,9 MMDH, contre -9,7 MMDH un an auparavant. Les dépenses d’investissement ont atteint 15 MMDH, en hausse de 2 MMDH par rapport au mois de janvier 2025. Comparativement aux prévisions de la LF 2026, leur taux de réalisation s’est élevé à 13%. Les comptes spéciaux du Trésor ont dégagé un excédent de 8,3 MMDH, contre 15,8 MMDH au mois de janvier 2025. Compte tenu de ces évolutions et d’une réduction des opérations en instance de 5,9 MMDH, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un besoin de financement de 15,5 MMDH, contre 26,2 MMDH un an auparavant. Les mobilisations nettes se sont élevées à 11,7 MMDH sur le marché domestique, tandis que les emprunts extérieurs nets se sont établis à 1,4 MMDH. Le flux de l’endettement intérieur recouvre des souscriptions pour un montant de 19,7 MMDH et des remboursements en principal pour 8 MMDH. Celui de l’endettement extérieur comprend des tirages de 2,3 MMDH, ainsi que des amortissements de 877 MDH.

Maroc. Le déficit budgétaire s’accentue légèrement à 61,6 MMDH en 2025

Maroc. Le déficit budgétaire s’accentue légèrement à 61,6 MMDH en 2025

Malgré la forte hausse des recettes fiscales Selon les chiffres publiés par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), le déficit budgétaire s’est légèrement accentué au terme de l’année 2025, prolongeant presque ainsi  une tendance haussière observée depuis mai de l’année écoulée. En effet, « sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 61,6 MMDH à fin décembre 2025 contre un déficit budgétaire de 61,5 MMDH un an auparavant », a-t-elle indiqué dans son bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) de décembre 2025. Ce déficit s’explique par un «solde positif de 30 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA)», a indiqué l’institution publique rappelant qu’il s’était établi à 61,5 MMDH à fin décembre 2024 et tenait compte d’un solde positif de 21,8 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA. Dans le détail, les recettes ordinaires brutes ont progressé de 10,9% (+40,3 MMDH) s’établissant à 410 MMDH contre 369,7 MMDH à fin décembre 2024, suite à l’augmentation des impôts directs de 19,8%, des droits de douane de 6,5%, des impôts indirects de 10%, des droits d’enregistrement et de timbre de 10,1% et par la baisse des recettes non fiscales de 7,6%. Il est à préciser que les recettes fiscales brutes se sont établies à 358,9 MMDH contre 314,5 MMDH à fin décembre 2024, soit une hausse de 14,1% (+44,4 MMDH), résultat de la hausse des recettes douanières de 9,1% et de la fiscalité domestique de 16,6%. S’agissant des recettes non fiscales, la TGR indique qu’elles ont été de 51,03 MMDH contre 55,20 MMDH un an auparavant, en baisse de 7,6% (-4,1 MDH). Le recul des recettes non fiscales s’explique notamment par la diminution des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (18,94 MMDH contre 23,7 MMDH), l’absence de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’Etat (qui ont été de 1,7 MMDH un an auparavant) ainsi que par le recul des recettes en atténuation des dépenses de la dette (3,4 MDH contre 4,8 MDH). Précisons que cette évolution intervient en dépit de l’augmentation des recettes de monopoles (20,6 MMDH contre 16,6 MMDH) et des fonds de concours (4,3 MMDH contre 2,8 MMDH), a fait savoir la TGR. Progression des dépenses Concernant les dépenses émises au titre du budget général, les chiffres montrent qu’elles ont atteint 567,4 MMDH à fin décembre 2025, en hausse de 9,9% par rapport à leur niveau à fin décembre 2024. Cette évolution résulte de la hausse de 11,5% des dépenses de fonctionnement, de 8,2% des dépenses d’investissement et de 7,2% des charges de la dette budgétisée. Toujours selon la Trésorerie générale, « la hausse de 7,2% des charges de la dette budgétisée s’explique par l’augmentation de 13% ou +5 MMDH des intérêts de la dette (43,7 MMDH contre 38,7 MMDH) et la hausse de 3,7% ou +2,4 MMDH des remboursements du principal ou amortissements (65,9 MMDH contre 63,5 MMDH) ». Dans son bulletin de statistiques des finances publiques, la TGR précise également que l’accroissement des remboursements du principal provient de la hausse des amortissements de la dette intérieure de 12,5 MMDH, conjuguée à la baisse des amortissements de la dette extérieure de 10,2 MMDH. Selon la même source, «les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 821,7 MMDH, représentant un taux global d’engagement de 83% contre 84% à fin décembre 2024 et un taux d’émission sur engagements de 93% contre 92% un an auparavant». A fin décembre 2025, les recettes des CST ont atteint 224,3 MMDH, compte tenu des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 31 MMDH contre 28,4 MMDH à fin décembre 2024. Intégrant la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 6,8 MMDH, les dépenses émises au cours de la même période se sont établies à 194,8 MMDH, a fait remarquer la TGR soulignant que le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 29,5 MMDH. Quant aux recettes des SEGMA, elles ont été de 3,35 MMDH contre 3,1 MMDH à fin décembre 2024, en hausse de 6,7% ; tandis que les dépenses ont été de 2,8 MDH à fin décembre 2025 contre 2,6 MDH à fin décembre 2024, correspondant à une progression de 7,3%. Enfin, «à fin décembre 2025, les recettes ordinaires ont été réalisées à hauteur de 111,6% des prévisions de la loi de Finances, les dépenses ordinaires ont été exécutées pour 101,6% et les dépenses d’investissement ont été émises pour 100,7%», conclut la TGR. Alain Bouithy

Maroc/Le déficit budgétaire continue de se creuser à fin août 2025 : Les finances publiques restent sous pression

Maroc/Le déficit budgétaire continue de se creuser à fin août 2025 : Les finances publiques restent sous pression

Le déficit budgétaire continue de se creuser à fin août 2025. Selon les statistiques publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), il s’est établi à 54,1 milliards de dirhams (MMDH) contre 32,9 MMDH un an auparavant. A fin juillet 2025, la situation des charges et ressources du Trésor avait dégagé un déficit budgétaire de 53,7 MMDH, contre 35,3 MMDH un an auparavant. Un mois plus tôt, il s’était élevé à 24,8 MMDH contre un déficit budgétaire de 20,4 MMDH un an auparavant. Ce déficit tient compte «d’un solde négatif de 1,4 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA) », précise la Trésorerie générale dans son dernier Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP). Pour rappel, le déficit enregistré à fin juillet dernier avait tenu compte  d’un solde négatif de 4,8 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA. Dans le détail, les recettes ordinaires brutes ont progressé de 18,7% (+42,8 MMDH) pour s’établir à 271,7 MMDH contre 228,8 MMDH à fin août 2024,  suite à «l’augmentation des impôts directs de 25,9%, des droits de douane de 3,6%, des impôts indirects de 11,4%, des droits d’enregistrement et de timbre de 6,7% et des recettes non fiscales de 31,2%», a expliqué la TGR. En hausse de 17% (+34,2 MMDH), les recettes fiscales brutes ont atteint 235,2 MMDH au cours de la même période contre 201,1 MMDH à fin août 2024, en raison de la hausse des recettes douanières de 8,2% et de la fiscalité domestique de 21,3%, a précisé l’institution publique dans son bulletin. Pour leur part, les recettes non fiscales ont bondi de 31,2% (+8,6 MMDH), atteignant 36,4 MMDH contre 27,7 MMDH un an auparavant.  Cette évolution s’explique notamment par «l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (16,8 MMDH contre 9,6 MMDH), des recettes de monopoles (11,7 MMDH contre 8,3 MMDH) et des fonds de concours (2,2 MMDH contre 728 MDH), conjuguée à l’absence de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’Etat, qui ont été de 1,7 MMDH un an auparavant et à la baisse des recettes en atténuation des dépenses de la dette (3,1 MMDH contre 4,1 MMDH)», selon la même source. S’agissant des dépenses émises au titre du budget général, la TGR indique qu’elles se sont établies à  360,2 MMDH en août dernier, ce qui correspond à  une hausse de 6,7% par rapport à leur niveau à fin août 2024. Cette progression est justifiée par «l’augmentation de 17,7% des dépenses de fonctionnement et de 7,3% des dépenses d’investissement, conjuguée à la baisse de 17,8% des charges de la dette budgétisée», a-t-elle précisé. Autre précision relevée dans le bulletin de statistiques des finances publiques : les charges en intérêts de la dette ont été de 33.801 MDH à fin août 2025 contre 30.938 MDH à fin août 2024, en hausse de 9,3% ou +2,9 MMDH. La Trésorerie générale explique cette augmentation par « l’accroissement de 14,6% des charges en intérêts de la dette intérieure (27,6 MMDH contre 24,0 MMDH) et par la diminution de 9,6% de celles de la dette extérieure (6,1 MMDH contre 6,8 MMDH)». A noter également l’augmentation des engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, qui ont atteint 574,8 MMDH. Ce qui représente «un taux global d’engagement de 59% contre 63% à fin août 2024 et un taux d’émission sur engagements de 86% contre 85% un an auparavant», comme l’a précisé en outre la TGR. Incluant les versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 20,5 MMDH contre 21,7 MMDH à fin août 2024, les recettes des CST ont atteint 132,7 MMDH à fin août 2025. Quant aux dépenses émises durant la même période, les données montrent qu’elles ont été de 135,2 MMDH. Précisons que celles-ci intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 4 MMDH. Le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor est négatif pour 2,5 MMDH. Toujours selon la TGR, à fin août 2025, les recettes des SEGMA se sont établies à 2,06 MMDH contre 1,5 MMDH à fin août 2024, correspondant à une augmentation de 30,1% ; tandis que les dépenses ont été de 975 MDH à fin août 2025 contre 925 MDH à fin août 2024, soit une progression de 5,4%. Enfin, compte tenu d’un besoin de financement de 75,6 MMDH (contre 45,3 MMDH à fin août 2024) et d’un flux net positif de 25,5 MMDH du financement extérieur (contre un flux net négatif de 5,4 MMDH un an auparavant), «le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 50,2 MMDH contre un recours au financement intérieur pour un montant de 50,6 MMDH à fin août 2024 », a conclu la TGR. Alain Bouithy

Maroc/ Finance publique : Le déficit budgétaire s’accentue à fin juillet 2025

Maroc/ Finance publique : Le déficit budgétaire s’accentue à fin juillet 2025

Le déficit budgétaire s’est aggravé à fin juillet 2025. Selon les chiffres publiés par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), il s’est élevé à 53,7 milliards de dirhams (MMDH), contre 35,3 MMDH un an auparavant. Rappelons que le solde des charges et ressources du Trésor, établi sur la base des recettes encaissées et des dépenses engagées, avait fait apparaître un déficit budgétaire de 24,8 MMDH à fin juin 2025, contre 20,4 MMDH un an auparavant. Dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP), la Trésorerie Générale précise que le déficit enregistré en juillet dernier tient compte «d’un solde négatif de 4,8 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), contre un déficit du Trésor de 35,3 MMDH à fin juillet 2024 compte tenu d’un solde positif de 16,3 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA». Dans le détail, les données recueillies montrent que les recettes ordinaires brutes ont progressé de 19,2% (+38,8 MMDH) pour s’établir à 241,1 MMDH contre 202,3 MMDH à fin juillet 2024. Cette évolution provient de «l’augmentation des impôts directs de 27,6%, des droits de douane de 1%, des impôts indirects de 9,6%, des droits d’enregistrement et de timbre de 7,6% et des recettes non fiscales de 34,4%», selon les explications de la TGR. En hausse de 17,2% (+30,8 MMDH), les recettes fiscales brutes ont été de 209,9 MMDH contre 179,1 MMDH à fin juillet 2024, suite à l’augmentation des recettes douanières de 5,7% et de la fiscalité domestique de 22,6%. Egalement en hausse, les recettes non fiscales se sont établies à 31,16 MMDH contre 23.185 MDH un an auparavant, soit une progression de 34,4% (+7.984 MDH). La TGR justifie cette évolution notamment par «l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (14,47 MMDH contre 8,74 MMDH), des recettes de monopoles (9,34 MMDH contre 5,12 MMDH) et des fonds de concours (2,16 MMDH contre 601 MDH), conjuguée à l’absence de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’Etat, qui ont été de 1,7 MMDH un an auparavant et à la baisse des recettes en atténuation des dépenses de la dette (3,08 MMDH contre 4,06 MMDH)». Pour leur part, à fin juillet 2025, les dépenses émises au titre du budget général ont augmenté de 5,9% par rapport à leur niveau à fin juillet 2024. Les données montrent qu’elles ont atteint 325,3 MMDH à fin juillet 2025, «en raison de l’augmentation de 16,1% des dépenses de fonctionnement et de 10,5% des dépenses d’investissement, conjuguée à la baisse de 19,1% des charges de la dette budgétisée», comme le souligne la Trésorerie générale dans son bulletin. Il est important de noter que les charges en intérêts de la dette ont également bondi au cours de la même période. En effet, elles ont augmenté de 10,8% (+2,9 MMDH) à fin juillet 2025 pour s’établir à 29,30 MMDH contre 26,44 MMDH à fin juillet 2024. La TGR justifie cette augmentation par «l’accroissement de 17,4% des charges en intérêts de la dette intérieure (23,68 MMDH contre 20,17 MMDH) et par la diminution de 10,4 % de celles de la dette extérieure (5.621 MDH contre 6.276 MDH)». En ce qui concerne les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, il ressort des chiffres qu’ils ont atteint 529,2 MMDH. Ce qui représente un taux global d’engagement de 55% contre 59% à fin juillet 2024 et un taux d’émission sur engagements de 85% contre 84% un an auparavant. Dans la rubrique « Comptes spéciaux du Trésor », il apparait que les recettes ont atteint 116,9 MMDH, compte tenu des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général qui ont atteint 19,9 MMDH contre 20,7 MMDH à fin juillet 2024. De leur côté, les dépenses émises ont été de 122,7 MMDH, intégrant la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 3,9 MMDH. Enfin, à fin juillet 2025, les recettes des SEGMA ont enregistré une hausse de 33,8%, s’établissant à 1 ,86 MMDH contre 1,39 MMDH à fin juillet 2024. Selon la TGR, les dépenses ont été de 793 MDH soit le même niveau qu’un an auparavant. Alain Bouithy

Maroc. Le déficit budgétaire s’accentue à fin avril 2025

Maroc. Le déficit budgétaire s’accentue à fin avril 2025

Le déficit budgétaire s’est aggravé à fin avril 2025. Selon les chiffres publiés par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), il s’est établi à 11,7 MMDH durant le mois dernier contre un déficit budgétaire de 1,2 MMDH un an auparavant. «Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 11,7 MMDH à fin avril 2025 contre un déficit budgétaire de 1,2 MMDH un an auparavant», a indiqué la Trésorerie générale dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP). Ce déficit tient compte d’un solde positif de 16,2 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), contre un déficit du Trésor de 1,2 MMDH à fin avril 2024 compte tenu d’un solde positif de 14,3 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA, a-t-elle expliqué. Dans le détail, les recettes ordinaires brutes ont augmenté de 19% (soit +23 MMDH) pour s’établir à 144,1 MMDH à fin avril 2025 contre 121,1 MMDH à fin avril 2024. Cette évolution résulte de «l’augmentation des impôts directs de 35,5%, des droits de douane de 2,2%, des impôts indirects de 12,1%, des droits d’enregistrement et de timbre de 5,4% et par la baisse des recettes non fiscales de 2,5%», a indiqué la TGR dans son bulletin. D’après le document, les recettes fiscales brutes ont affiché une hausse de 22,3% (+23,4 MMDH), atteignant 128,7 MMDH contre 105,3 MMDH à fin avril 2024, suite à l’évolution des recettes fiscales résultant de la hausse des recettes douanières de 10,2% et de la fiscalité domestique de 27,4%. Il est important de noter que les recettes douanières nettes (droits de douane, TVA à l’importation et TIC sur les produits énergétiques) se sont élevées  à 30.840 MDH à fin avril 2025 contre 27.961 MDH un an auparavant. Elles ont ainsi augmenté de 10,3% (+2.879 MDH) par rapport à leur niveau à fin avril 2024, « compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 23 MDH à fin avril 2025 contre 40 MDH un an auparavant ». Quant aux recettes douanières brutes, elles ont atteint 30.862 MDH à fin avril 2025 contre 28.001 MDH un an auparavant, ce qui correspond à une hausse de 10,2% (+2.861 MDH) par rapport à leur niveau à fin avril 2024. Dans son bulletin, la Trésorerie générale fait état également de la hausse de 23,4% (+16,2 MMDH) des recettes nettes réalisées au titre de la fiscalité domestique. Précisons que celles-ci «se sont établies à 85,8 MMDH à fin avril 2025 contre 69,5 MMDH à fin avril 2024, compte tenu des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux supportés par le budget général de 7.514 MDH à fin avril 2025 contre 3.703 MDH un an auparavant», comme l’a expliqué la TGR. Quant aux recettes brutes de la fiscalité domestique, il ressort dudit document qu’elles ont atteint 93,3 MMDH à fin avril 2025 contre 73,2 MMDH à fin avril 2024, correspondant à une augmentation de 27,4% équivalant à +20,1 MMDH. En hausse de 28,5%, l’évolution des dépenses ordinaires au titre du mois dernier s’explique par l‘augmentation de 33,4% des dépenses de biens et services, de 15,8% des charges en intérêts de la dette et de 101,4% des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux. Cette variation s’explique également par l’absence d’émissions de dépenses au titre de la compensation qui étaient de 4 MMDH un an auparavant. Il est à noter que le solde ordinaire enregistré au cours de la même période a été «positif de 9,7 MMDH contre un solde ordinaire positif de 16,5 MMDH un an auparavant», selon la Trésorerie générale du Royaume. Des chiffres recueillis, il ressort que les dépenses émises au titre du budget général ont progressé de 24,7% par rapport à leur niveau à fin avril 2024, s’élevant à 195,5 MMDH à fin avril 2025. Cette évolution résulte de «l’augmentation de 30,3% des dépenses de fonctionnement, de 17,6% des dépenses d’investissement et de 16,2% des charges de la dette budgétisée». Les recettes des comptes spéciaux du Trésor ont atteint 86,1 MMDH, a fait également savoir la TGR précisant qu’elles tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 16,5 MMDH contre 14,5 MMDH à fin avril 2024. A noter que «les dépenses émises ont été de 70,7 MMDH. Elles intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 2,4 MMDH» et que le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’élève à 15,4 MMDH. Quant aux recettes des services de l’Etat gérés de manière autonome, elles ont été de 1,095 MMDH contre 811 MDH à fin avril 2024, en hausse de 35%, alors que les dépenses de 219 MDH contre 274 MDH à fin avril 2024, ont été en diminution de 20,1%. Alain Bouithy

Maroc: le déficit budgétaire se creuse à 24,7 milliards de dirhams à fin février 2025

Maroc: le déficit budgétaire se creuse à 24,7 milliards de dirhams à fin février 2025

La situation des charges et ressources du Trésor à fin février 2025 fait ressortir un déficit budgétaire de 24,7 milliards de dirhams (MM.DH), contre un déficit de 9,7 MM.DH un an auparavant. Cette évolution recouvre une augmentation des dépenses (+18,7 MM.DH) plus importante que celle des recettes (+3,7 MM.DH). Ainsi, les recettes ont enregistré, sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, un taux de réalisation de 13,6% par rapport aux prévisions de la LF et une hausse de 3,7 MM.DH (+7,4%) comparativement à fin février 2024. Les recettes fiscales ont affiché un taux de réalisation de 16,1% et une progression soutenue de 7,6 MM.DH (+17,4%). Les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, y compris la part supportée par les collectivités territoriales, se sont chiffrés à 4,1 MM.DH contre 0,9 MM.DH à fin février 2024. Par nature d’impôt et de taxe, les principales évolutions ayant caractérisé le comportement des recettes fiscales se présentent comme suit : -IS : taux de réalisation de 5,5% et progression de 796 M.DH (+24,9%), reflétant principalement la forte hausse des recouvrements issus de l’action de l’administration fiscale (+614 M.DH ou +75,2%), tandis que les recettes spontanées ont affiché une progression de 286 M.DH (+10,7%) ; IR : taux de réalisation de 27,1% et hausse de 5,9 MM.DH (+56,3%). Cette performance de l’IR a été tirée principalement par la régularisation fiscale volontaire qui a rapporté 3,8 MM.DH au mois de janvier 2025. Les autres catégories de l’IR ont également enregistré des hausses portant sur des montants de +1,5 MM.DH pour l’IR sur les salaires et +467 M.DH pour les recettes issues des actions de l’administration fiscale ; TVA : taux de réalisation de 15,9%. Ces recettes ont reculé de 298 M.DH suite à une baisse du produit de la TVA à l’intérieur (-1,3 MM.DH ou -16%), conjuguée à une hausse de la TVA à l’importation (+1 MM.DH ou +11,3%) ; Taxes intérieures de consommation : taux de réalisation de 14,8%. Ces recettes ont enregistré une amélioration de 369 M.DH (+7,3%), tirée principalement par la hausse des TIC sur les produits énergétiques de 367 M.DH ou (+13,4%); Droits de douane : taux de réalisation de 12,4% et hausse de 462 M.DH (+21,2%) ; Droits d’enregistrement et de timbre : taux de réalisation de 27,9% et progression de 164 M.DH (+2,8%), reflétant principalement l’augmentation des recettes de la TSAV (+201 M.DH ou +6,2%), tandis que les droits d’enregistrement ont reculé de 105 M.DH ou -4,8%. Les recettes non fiscales se sont, pour leur part, établies à 1,2 MM.DH contre 5,1 MM.DH à fin février 2024. Ces recettes proviennent des établissements et entreprises publics à hauteur de 134 M.DH et des « autres recettes » pour un montant de 1,1 MM.DH. Concernant les dépenses ordinaires, elles se sont chiffrées à 74,5 MM.DH, enregistrant un taux d’exécution de 21% et une hausse de 21,8 MM.DH par rapport à fin février 2024. Cette évolution recouvre, d’une part, une hausse des dépenses au titre des biens et services de 21,2 MM.DH (+49,7%) et des intérêts de la dette de 2 MM.DH (+41,3%) et, d’autre part, une baisse des charges de la compensation de 1,3 MM.DH (-24,5%). L’exécution des dépenses des biens et services est marquée par un taux de réalisation de 14,6% pour les dépenses de personnel et 32,8% pour les dépenses afférentes aux « autres biens et services », enregistrant respectivement une baisse de -223 M.DH et une augmentation de 21,4 MM.DH par rapport à fin février 2024. Les intérêts de la dette ont, pour leur part, affiché un taux de réalisation de 15,8%. Leur évolution traduit une hausse des intérêts de la dette intérieure (+1,9 MM.DH) et une quasi stabilité de ceux de la dette extérieure (+108 M.DH). Les charges de la compensation ont enregistré un taux de réalisation de 23,5%. Elles ont affiché un recul de 1,3 MM.DH attribuable, d’une part, au gaz butane (2,7 MM.DH, en baisse de 316 M.DH), à la farine nationale de blé tendre (295 M.DH, en repli de 283 M.DH), et au sucre (1,1 MM.DH, en recul de 209 M.DH) et, d’autre part, à l’absence de subventions en faveur des professionnels du secteur du transport routier contre 500 M.DH accordées un an auparavant. Les évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un solde ordinaire déficitaire de 20,8 M.DH contre un déficit de 2,7 MM.DH un an auparavant. Les dépenses d’investissement ont atteint 16,9 MM.DH, soit le même niveau que celui enregistré à fin février 2024. Comparativement aux prévisions de la LF 2025, leur taux de réalisation s’est élevé à 16%. Les comptes spéciaux du Trésor ont dégagé un solde excédentaire de 12,9 MM.DH, contre 9,8 MM.DH à fin février 2024. Compte tenu de ces évolutions et d’une réduction des opérations en instance de 18,1 MM.DH, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un besoin de financement de 42,8 MM.DH contre 17,3 MM.DH un an auparavant. Les mobilisations nettes se sont élevées à 19,4 MM.DH sur le marché domestique, tandis que les emprunts extérieurs nets se sont établis à +212 M.DH. Le flux de l’endettement intérieur recouvre des souscriptions pour un montant de 33,9 MM.DH et des remboursements en principal pour 14,6 MM.DH. Celui de l’endettement extérieur recouvre des tirages de 2,2 MM.DH et des amortissements de 1,9 MM.DH.

Maroc. Le déficit budgétaire se réduit à 64,4 MMDH à fin décembre 2024

Maroc. Le déficit budgétaire se réduit à  64,4 MMDH à fin décembre 2024

Le déficit budgétaire s’est allégé à fin dé cembre 2024. Selon la Trésorerie générale Royaume (TGR), il s’est éta bli à 64,4 MMDH contre 74,9 MMDH un an auparavant. Dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP), l’institution pu blique précise que ce déficit tient compte d’un solde po sitif de 20,7 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA). A titre de comparaison, rappelons qu’à fin décembre 2023, le déficit budgétaire avait tenu compte d’un solde positif de 30,6 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA. Dans le détail, les re cettes ordinaires brutes se sont établies à 367,8 MMDH contre 338,3 MMDH à fin décembre 2023, traduisant une hausse de 8,7% équiva lant à +29,5 MMDH. Pour la TGR, l’augmen tation des recettes ordinaires brutes « s’explique par la hausse des impôts directs de 16,7%, des droits de douane de 2,4%, des impôts indi rects de 13,6%, des droits d’enregistrement et de tim bre de 7,6% et par la baisse des recettes non fiscales de 13,5% ». Il est important de noter que les recettes fiscales brutes ont atteint 313,1 MMDH au cours de la même période, contre 275 MMDH un an plus tôt. Elles ont ainsi augmenté de 13,8% (+38,1 MMDH), suite à la hausse des recettes doua nières de 9,3% et de la fisca lité domestique de 16,7%. A souligner également le recul des recettes non fis cales à fin décembre dernier. Les données recueillies montrent qu’elles ont été de 54,7 MMDH contre 63,3 MMDH un an auparavant, soit une baisse de 13,5% (-8,5 MMDH). Ce recul est justifié no tamment par « la diminu tion des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (23,37 MMDH contre 36,75 MMDH), conjuguée à l’aug mentation des recettes de monopoles (16.610 MDH contre 13,98 MMDH), des recettes en atténuation des dépenses de la dette (4,83 MMDH contre 2,25 MMDH) et des fonds de concours (2,92 MMDH contre 2,76 MMDH) », selon les explica tions de l’institution. S’agissant des dépenses ordinaires, la Trésorerie gé nérale estime qu’elles ont augmenté de 2,7% attei gnant 333,26 MMDH à fin décembre 2024 contre 324,60 MMDH à fin décembre 2023. L’institution précise que cette évolution provient de la hausse de 6,4% des dé penses de biens et services (due à l’augmentation de 8,5% des dépenses de per sonnel et de 2,7% des autres dépenses de biens et ser vices), de l’augmentation de 15,7% des charges en inté rêts de la dette, du recul de 37,4% des émissions de dé penses au titre de la com pensation ainsi que de la hausse de 21,3% des rem boursements, dégrèvements et restitutions fiscaux. En conséquence, « sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, le solde ordinaire enregistré à fin décembre 2024 a été po sitif de 34,5 MMDH contre un solde ordinaire positif de 13,7 MMDH un an aupara vant », selon la TGR. La Trésorerie générale af firme, en outre, que les re cettes ordinaires ont été réalisées à hauteur de 118,7% des prévisions de la loi de Finances, alors que les dépenses ordinaires ont été exécutées pour 104,9%. Et d’ajouter que les dépenses d’investissement ont été émises pour 101,2%. A rappeler que « les dé penses émises au titre du budget général ont été de 516,4 MMDH à fin décem bre 2024, en baisse de 3,1% par rapport à leur niveau à fin décembre 2023 », comme cela est indiqué dans le Bul letin mensuel de statistiques des finances publiques. Cette baisse s’explique par l’augmentation de 1,2% des dépenses de fonctionne ment et de 0,3% des dé penses d’investissement, conjuguée à la baisse de 16,5% des charges de la dette budgétisée », a-t-on justifié. Signalons enfin que les recettes des comptes spé ciaux du Trésor ont atteint 193,1 MMDH en raison des versements reçus des charges communes d’inves tissement du budget général pour 28,4 MMDH contre 32,7 MMDH à fin décembre 2023. Intégrant la part des CST au titre des rembourse ments, dégrèvements et res titutions fiscaux pour 5,8 MMDH, les dépenses émises ont été de 172,8 MMDH à fin décembre 2024. Ainsi, le solde de l’en semble des comptes spé ciaux du Trésor s’est élevé à 20,3 MMDH. Les recettes des services de l’Etat gérés de manière autonome se sont, pour leur part, établies à 3,05 MMDH au cours de la même pé riode au lieu de 3,38 MMDH à fin décembre 2023, tradui sant ainsi un recul de 9,8%, a fait savoir la TGR préci sant que les dépenses ont été de 2,68 MMDH durant cette période contre 2,65 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 1,1%. Alain Bouithy 

Maroc. Le déficit budgétaire réduit à plus de 1,186 milliard de dirhams à fin avril

Maroc. Le déficit budgétaire réduit à plus de 1,186 milliard de dirhams à fin avril

La situation des charges et ressources du Trésor au Maroc a connu une amélioration notable au titre du mois d’avril 2024, selon les chiffres publiés par la Trésorerie générale du Royaume (TGR).  Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, elle a dégagé un déficit budgétaire de plus de 1,18 milliard de dirhams (MMDH) à fin avril 2024 contre un déficit budgétaire de 10,58 MMDH un an auparavant, a indiqué la TGR. Les données recueillies suggèrent ainsi une réduction significative du déficit de l’ordre de 88,85% en comparaison avec la même période de l’année écoulée où il s’était élevé à 10,5 MMDH contre 10,185 MDH un an auparavant. Dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) du mois d’avril 2024, la TGR précise que ce déficit tient compte «d’un solde positif de 14,3 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA)», A titre de comparaison, rappelons que le déficit enregistré à fin avril 2023 avait tenu compte d’un solde positif de 20,8 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA. D’après les récentes données, les recettes ordinaires brutes sont ressorties en hausse de 15,7%, soit +16,5 MMDH, pour s’établir à 121,1 MMDH contre 104,6 MMDH à fin avril 2023. Cette évolution résulte de «l’augmentation des impôts directs de 13,4%, des droits de douane de 11,4%, des impôts indirects de 8,3%, des droits d’enregistrement et de timbre de 4,6% et des recettes non fiscales de 69,9%», a expliqué la Trésorerie générale dans son bulletin. La même source précise que les recettes fiscales brutes ont été de 105,3 MMDH contre 95,3 MMDH à fin avril 2023, en augmentation de 10,5% ou +10 MMDH, suite à la hausse des recettes douanières de 5,8% et de la fiscalité domestique de 14,1%. Quant aux recettes non fiscales, elles ont atteint 15,81 MMDH contre 9,30 MMDH un an auparavant, en augmentation de 69,9% ou +6.506 MDH. Cette progression s’explique notamment par «l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (7,42 MMDH contre 5,51 MMDH), des recettes de monopoles (3,68 MMDH contre 1,73 MMDH) et des recettes en atténuation des dépenses de la dette (2,32 MMDH contre 132 MDH), conjuguée à la baisse des fonds de concours (533 MDH contre 719 MDH), a indiqué la TGR. Il est à noter que les dépenses émises au titre du budget général ont été de 156,8 MMDH à fin avril 2024. Comme l’explique la Trésorerie générale dans son bulletin, elles ont ainsi accusé un recul «de 0,9% par rapport à leur niveau à fin avril 2023, en raison de la diminution de 3,8% des dépenses de fonctionnement et de 0,3% des charges de la dette budgétisée, conjuguée à la hausse de 8,1% des dépenses d’investissement». Il est important de savoir que la baisse de 0,3% des charges de la dette budgétisée s’explique par la diminution de 8,9% des remboursements du principal (20,16 MMDH contre 22,12 MMDH) et par la hausse de 16,5% des intérêts de la dette (13,15 MMDH contre 11,29 MMDH), selon la même source. Signalons par ailleurs que les dépenses d’investissement émises au titre du budget général se sont élevées à 32 MMDH à fin avril 2024 contre 29,6 MMDH un an auparavant, traduisant ainsi une hausse de 8,1% correspondant à +2,39 MMDH. Ce, d’après les explications de la TGR, « suite à l’accroissement des dépenses des ministères de 16,5% et des dépenses des charges communes de 0,5%». A préciser que les dépenses d’investissement tiennent compte des versements aux comptes spéciaux du Trésor pour un montant de 14,5 MMDH contre 14,7 MMDH à fin avril 2023. Quant aux recettes des CST, elles ont atteint 60,6 MMDH, a indiqué la TGR précisant qu’elles tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 14,5 MMDH contre 14,7 MMDH à fin avril 2023. Tandis que les dépenses émises, qui ont été de 46,9 MMDH, intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 1,16 MMDH. Au final, le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 13,8 MMDH. Enfin, à fin avril 2024, les recettes des SEGMA ont progressé de 17,9% atteignant  811 MDH contre 688 MDH à fin avril 2023 ; tandis que les dépenses ont été de 262 MDH contre 202 MDH à la même période de l’année dernière, soit une augmentation de 29,7%. Alain Bouithy