Congo. L’avènement de l’orchestre TEMBO en 1965

Congo. L’avènement de l’orchestre TEMBO en 1965

RETRO. C’est à la faveur de l’expulsion des ressortissants congolais de Brazzaville, du Congo Kinshasa qu’est né le 17 avril 1965 au Bar-dancing « Super Jazz » à Poto-poto, l’orchestre TEMBO, de ses fondateurs : Daniel Loubelo « De la lune  » et Ganga Edo, tous les deux en provenance de l’Ok jazz de Kinshasa. Quelques séances de répétitions ont suffi pour Ganga Edo de quitter l’orchestre avant même sa sortie solennelle, pour rejoindre les Bantous. Ce coup de théâtre inaugure une ère dans les rapports entre les Orchestres Congolais, celle des grands conflits entre TEMBO et BANTOUS. Il naît une rivalité sans merci entre les deux formations. Avec la présence de Ange Linaud Nzendo, Jean Seidou et autres excellents musiciens, Daniel Loubelo « de la lune », nantis des grandes qualités de chef d’orchestre, réussira à passer le cap difficile – où la faveur du grand public n’allait qu’aux Bantous – pour se frayer une place de choix et déchaîner l’enthousiasme des publics les plus froids. La musique de l’orchestre TEMBO était empreinte d’une grande chaleur dont les éléments rythmiques et dynamiques étaient proches de l’Ok jazz. Les années 1965 à 1968 qui désignent les temps forts de TEMBO ont été marquées par une discographie adaptée au milieu qui l’entourait. On peut citer plusieurs titres des chansons qui ont été d’une facture musicale très appréciable, comme dans « Liwa ya Tembo » de Ange Linaud qu’on écoute : Clément Ossinondé

Congo. Une vedette et une chanson : Daniel LOUBELO « De la lune » dans « Ndima ngai » en juillet 1957 avec l’OK Jazz

Congo. Une vedette et une chanson : Daniel LOUBELO « De la lune » dans « Ndima ngai » en juillet 1957 avec l’OK Jazz

De Brazzaville, Daniel Loubélo  » De la lune » intègre en 1953 la firme « Loningisa » de l’éditeur grec Papadimitriou, avant de faire partie de l’Ok jazz dès sa création le 6 juin 1956. De guitariste, « De la lune » passe si facilement à la guitare basse, quelques mois seulement après la création de l’Ok jazz, pour remplacer, le virtuose Augustin Moniania « Roitelet « qui a suivi Henri Bowane aux éditions Esengo. . Dans l’OK jazz de 1956 à 1959 (puis de 1962 à 1964), Loubelo « De la lune » se révèle extrêmement agréable à la guitare basse, un instrument très ingrat que peu de musiciens arrivent à rendre attrayant. Voici « Ndima ngai », une musique faite pour danser. Clément Ossinondé