Maroc. Magistral concert lyrique à Casablanca pour clore l’année 2025 en beauté

Maroc. Magistral concert lyrique à Casablanca pour clore l’année 2025 en beauté

Roberta Salvati, Simone Fenotti, Gabriele Valsecchi et Ester Snider sur la scène du Théâtre Italia Trois grands chanteurs lyriques de la Scala di Milano, Roberta Salvati (soprano), Simone Fenotti (ténor) et Gabriele Valsecchi (basse) se sont produits récemment au Théâtre Italia (Consulat général de Casablanca). Accompagné par la pianiste Ester Snider, le trio d’opéra s’est magnifiquement illustré lors de cette soirée organisée par le Consulat général d’Italie et Dante Alighieri de Casablanca, qui a rassemblé un public nombreux, habitué des lieux, ainsi que des invités venus des quatre coins de la ville, voire au-delà pour certains. Le concert, qui a connu une brève mais captivante participation de la chorale du collège italien Enrico Mattei de Casablanca, a été l’occasion pour la présidente de l’association culturelle italienne, Marina Sganga Menjour, de « souhaiter une bonne année, placée sous le signe de la prospérité, de la santé et du bonheur » au public qui comptait de nombreux curieux et amateurs de musique lyrique. Ce soir-là, les trois chanteurs d’opéra ont offert une prestation digne des festivités de Noël et de fin d’année et, naturellement, de leur renommée, dans une salle archicomble au point que les responsables ont dû en stopper l’accès plus tôt que d’ordinaire pour contenir l’afflux d’un public qui ne cessait d’arriver. Il faut dire que le programme présenté lors de cette soirée proposait un gala lyrique de grande qualité avec des airs, duos et trios tirés des célèbres opéras des grands compositeurs italiens tels que Giuseppe Verdi, Gioachino Rossini, Giacomo Puccini et Gaetano Donizetti. Avec le talent qu’on leur connaît, des voix magnifiques et une expérience scénique reconnue, le public a eu droit à une prestation captivante qui l’a ébloui de la première à la dernière note. Le succès de ce concert n’a rien d’étonnant dès lors que le théâtre accueillait des artistes pas comme les autres dont le talent, la prestance et le génie suscitent respect et considération. Comme l’a souligné Marina Sganga Menjour dans sa déclaration avant le concert, Roberta Salvati et Simone Fenotti interprètent régulièrement des rôles principaux dans les importants opéras représentés à la Scala de Milano ; tandis que Gabriele Valsecchi fait partie de la chorale du Teatro alla Scala depuis 2023 où il se produit également en tant que soliste. Lauréate de nombreux premiers prix lors de concours nationaux et internationaux, la pianiste Ester Snider a été, de son côté, accompagnatrice au sein d’importantes institutions, dont l’Accademia du Teatro alla Scala de Milan, a rappelé la présidente de l’association culturelle italienne. Il n’est donc pas surprenant qu’ils aient créé une belle ambiance dans la salle et aient été rappelés à trois reprises à la fin de la soirée par un public qui aurait visiblement souhaité prolonger cette soirée musicale.  Grande surprise de cette soirée, les élèves du collège de l’école italienne de Casablanca ont présenté, pendant l’entr’acte, leurs meilleurs vœux de bonne fête en interprétant le célèbre titre « Oh, happy day » tiré du film « Sister act2 » avec Whoopi Goldberg, Kathy Najimy  et Barnard Hughes. Vêtues de rouge et du noir, ces chanteurs en herbe ont offert une belle performance sous la direction de leur professeur Fiorella Nneka Ekuweme, accompagnés au piano par Nicola Tontoli, venu d’Italie pour l’occasion. Une prestation qui a reçu un bel accueil et de chaleureuses ovations. Commentant le concert lyrique de cette soirée-là, Carlo Pesta, le président et directeur artistique du Ballet de Milan, a confié : «L’accueil du public a comme toujours été magnifique», s’est-il réjoui avant de remercier le Consulat général d’Italie et Dante Alighieri de Casablanca et de rappeler que ce n’est pas la première fois qu’ils se produisent ici. « L’année passée, nous avions organisé un gala un peu plus classique, lyrique si l’on peut dire. Cette année, j’ai essayé de rénover le répertoire en proposant des morceaux d’opéra qui ne sont pas normalement utilisés pour les galas. Et cela a rencontré un grand succès au vu de l’accueil réservé aux chanteurs », a poursuivi cette figure emblématique de la scène chorégraphique italienne. C’est la preuve qu’« on peut tirer quelque chose de nouveau dans les opéras pour l’inscrire dans un programme de gala. A la fin, on a vu l’ambiance : les artistes ont été beaucoup applaudis. C’est quelque chose qui les a marqués. La salle était très pleine, ce qui les incite à revenir une prochaine fois », a conclu Carlo Pesta. Alain Bouithy

Des photographies des œuvres des bâtisseurs italiens de Casablanca exposées pour la mémoire commune au théâtre Italia

Des photographies des œuvres des bâtisseurs italiens de Casablanca exposées pour la mémoire commune au théâtre Italia

Dans une approche exclusivement patrimoniale et culturelle visant à reconnaitre la richesse architecturale La cour mitoyenne du Théâtre Italia, situé au sein du Consulat général d’Italie de Casablanca, a récemment accueilli une exposition riche d’enseignements intitulée « Les bâtisseurs italiens de Casablanca : héritage, modernité et inclusion ». L’exposition, organisée par le Consulat général d’Italie de Casablanca, l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ITA) et la Dante Alighieri de Casablanca, en collaboration avec l’Association CasaMémoire et le Conseil national de l’Ordre des architectes – Conseil régional du Centre, a rassemblé de nombreux architectes, enseignants, écrivains, artistes, universitaires, chercheurs ainsi qu’un large public curieux de découvrir des photographies mettant en lumière les réalisations d’architectes et entrepreneurs italiens à Casablanca témoignant du géni et  savoir-faire de leurs auteurs. S’inscrivant dans le cadre de la 9ème « Journée du design italien » (Italian Design Day, IDD) et des 14èmes « Journées du Patrimoine de Casablanca », l’événement a commémoré « la contribution architecturale des Italiens à la construction de la nouvelle ville de Casablanca, qui a commencé au début du XXe siècle et s’est poursuivie sur plusieurs décennies », comme l’a déclaré, à cette occasion, la présidente de la Dante Alighieri de Casablanca, Dr Marina Sganga Menjour. Une exposition pour la mémoire commune Cette exposition «rend  hommage à la contribution des constructeurs italiens à la ville de Casablanca, tout en adoptant une lecture historique, critique et patrimoniale de leur œuvre », pouvait-on lire sur une des notes au public accompagnant cet événement. Des villas, des écoles, des garages, des cinémas, des immeubles résidentiels, des édifices publics ou privés ainsi que des équipements communautaires construits par des italiens font aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain, bien souvent sans que l’on connaisse leur origine, soulignait-on. En effet, bien que ces bâtiments ornent encore aujourd’hui la capitale économique, force est de constater que certains « ont été quelque peu oubliés ou simplement dilués dans l’histoire globale de la ville », a fait remarquer Mme Marina Sganga Menjour. Pourtant, « il y a près d’un demi-siècle, on parlait encore beaucoup de la transformation de la ville grâce aux architectes, ingénieurs et entrepreneurs italiens », se souvient la présidente de l’association culturelle italienne, qui a eu le privilège de connaitre personnellement certains d’entre eux parmi lesquels Raffaele Moretti et Domenico Basciano (qui a été, par ailleurs le premier président de la Dante Alighieri en 1951). Entre héritage, modernité et inclusion « Cette année, dans le cadre de l’Italian Design Day,  nous avons choisi de braquer les projecteurs sur l’architecture en liant cet événement à la célébration des Journées du patrimoine à Casablanca », a pour sa part confié Francesco Pagnini, directeur de l’agence italienne pour le commerce extérieur  (ITA). «L’Ordre des architectes entretient des relations très profondes avec le Consulat général et l’ambassade d’Italie qui manifestent un grand intérêt pour l’architecture. Cela fait 10 ans que nous travaillons ensemble dans le cadre d’une collaboration qui repose sur des bases solides, des hommes et des femmes sincères et sérieux, avec une certaine rigueur et œuvrant pour l’intérêt de nos deux pays, le Maroc et l’Italie », a de son côté déclaré Sbai Mohamed Karim, président du Conseil  national de l’ordre des architectes – Conseil régional  du centre. « Nos artisans ont beaucoup appris aux côtés de ceux qu’on appelait à l’époque les maîtres façadiers, les ferronniers ou encore les staffeurs. Et, grâce à des associations comme Casamémoire, je reste très optimiste quant à l’avenir du patrimoine à Casablanca », a-t-il conclu. Karim Rouissi, président de l’Association Casamémoire, a déclaré qu’«  à travers les journées du patrimoine, ce qu’on célèbre par-dessus tout c’est notre patrimoine commun », soulignant que ce qui s’est joué à Casablanca est très particulier. « C’est une ville, qui tout au long du XXe siècle, a connu des influences multiples. Des Européens sont venus avec leur savoir, qui s’est métissé avec les compétences locales pour donner une architecture particulière », a-t-il ajouté. Aussi, « grâce à ce brassage et à ces échanges communs, retrouve-on dans des façades à Casablanca, à Tunis et plus généralement des villes du Maghreb des variations et particularités de l’Art Déco », a-t-il poursuivi. A souligner la remise à Casamémoire d’un précieux présent offert par les petits-fils de Joseph-Paul Battaglia. « Nous tenions absolument à remettre ce qui constitue l’œuvre de la vie de notre grand-père, dans laquelle il a résumé ce qui était pour lui le plus important. Ce livre est à la fois simple, mais très intéressant. A la fois simple et très riche, ce livre est structuré en trois parties. La première rassemble tous les hommages des architectes avec lesquels il a travaillé, et tous insistent sur deux points : sa compétence et son honnêteté ainsi que l’exigence de qualité dans son travail qu’ils ne retrouvaient pas ailleurs », ont-ils déclaré. Et d’ajouter: ce qui est très touchant dans cet ouvrage, « ce sont les dernières pages où figurent des photos de son équipe. Cela montre qu’il savait apprécier le travail collectif, parce que lui-même a été maçon. Mon grand-père a réussi par le travail, l’honnêteté, la droiture et le respect. C’est un message que nous devons transmettre à notre tour ». Signalons que ce présent a été remis au doyen de l’association Casamémoire qui a salué  un « trésor inestimable qui, inchallah, trouvera sa place dans un musée et servira aux générations futures ». A noter que l’exposition a été suivie d’une conférence sur « Le legs des architectes et des constructeurs italiens à Casablanca : patrimoine et inclusion ». Préparée en collaboration avec CasaMémoire et l’Ordre des architectes Conseil du Centre, elle a été animée par Patrizia Ingallina (architecte et urbaniste  de l’Etat),  Ezio Godoli (professeur d’histoire de l’architecture à l’université de Florence), Romeo Carabelli (ingénieur de recherche et vice-président  du Comité scientifique international sur le patrimoine bâti partagé), Raffaele Moretti (architecte) et figure marquante dans l’architecture au Maroc) et Abderrahim Kassou (architecte, urbaniste, anthropologue et spécialiste du patrimoine du XXe siècle). A travers cette conférence, consacrée à l’architecture et au legs architectural des Italiens au Maroc, « nous espérons que le public a saisi le message et compris que le patrimoine est

Superbes «Ballades» entre musique et théâtre à Casablanca

Superbes «Ballades» entre musique et théâtre à Casablanca

Avec Cesare Capitani, Stephane Resche et Stefano Pepemauro Les Casablancais passionnés de culture, d’art, de musique et de théâtre ont récemment retrouvé l’ambiance joyeuse du Théâtre Italia, à l’occasion de la présentation du spectacle de musique et de théâtre intitulé «Ballades ». En effet, après près de deux mois de pause, ce joyau du théâtre du consulat général d’Italie a ouvert ses portes au trio franco-italien Cesare Capitani (acteur), Stephane Resche et Stefano Pepemauro (musiciens)  qui inaugurait à cette occasion la nouvelle saison culturelle de l’association culturelle italienne Dante Alighieri de Casablanca. Fidèle à ce genre d’événements, le public casablancais, accompagné de ses habituels invités, venant parfois de très loin, a savouré un magnifique moment de détente, mêlant subtilement humour, musique, rire et même histoire. Ce soir-là, les trois musiciens-acteurs ont offert un splendide voyage du Nord au Sud de l’Italie et également en France, notamment à Paris, à travers la culture, l’art et les traditions italiennes et françaises. Racontées avec un certain talent, les pérégrinations de trois hommes entre la France et l’Italie ont emporté le public à travers le temps et l’histoire lui gratifiant «de rires avec les clichés des Italiens sur les Français et des Français sur les Italiens pour les désavouer et nous divertir», comme l’avait annoncé un peu plus tôt la présidente de la Dante Alighieri de Casablanca, Mme Marina Sganga Menjour. Dans un parcours entre culture, art et tradition – sans oublier les traditions culinaires-, le spectacle entremêlait l’italien et le français, la prose et la poésie, les paroles et la musique, des scènes de théâtre et des anecdotes personnelles. «Nous sommes très heureux d’avoir joué dans une salle aussi remplie. Cela nous touche d’autant plus que nous n’habitons pas ici. C’était une belle découverte et un immense plaisir de se produire dans cette ambiance, face à un public si réactif », a confié satisfait Cesare Capitani qui réside en France depuis plusieurs années et y mène une brillante carrière d’acteur. «C’était vraiment formidable de jouer dans un consulat, au sein d’une institution culturelle à l’étranger. Ce n’est pas toujours simple en raison des questions linguistiques, des invitations, voire des protocoles, qui peuvent parfois rigidifier la représentation. Mais ce soir, c’était fantastique, et nous remercions chaleureusement le public d’être venu si nombreux. Cela fait toujours plaisir, car c’est pour lui que nous jouons», a pour sa part déclaré Stéphane Resche. Quant à Stefano Pepemauro, il rappelle que parfois, quand on rit, quelque chose en nous se déclenche. Peut-être que certains messages vont émerger, s’il y en a. Et s’il n’y en a pas, nous laissons la liberté au public d’en percevoir ou d’en créer. Cela dit, il y a tout de même une direction globale dans le spectacle», a-t-il conclu. A noter que ce soir-là, le nouveau consul général de Casablanca a pris la parole avant le début du spectacle déclarant : «Le théâtre nous permet d’être ensemble et surtout de voyager ensemble». Le diplomate italien a ensuite salué « l’énergie particulière » des Casablancais, le dynamisme de la communauté italienne et le travail de la Dante qui « représente un morceau de l’Italie ». Alain Bouithy

Concert lyrique à Casablanca en hommage à Puccini

Concert lyrique à Casablanca en hommage à Puccini

Elena Rossi, Alessandro Fantoni et Matteo Cavicchini offrent une magnifique soirée aux mélomanes Pour sa dernière activité culturelle de l’année 2024, le Théâtre Italia à Casablanca a récemment accueilli un concert lyrique en hommage à l’un des plus grands compositeurs d’opéra de tous les temps : Giacomo Puccini. Une soirée magistralement interprétée par un trio de musiciens aguerris : Elena Rossi (soprano), Alessandro Fantoni (ténor) et Matteo Cavicchini (piano). Alors qu’un temps doux, empreint d’un léger vent frais, régnait à l’extérieur, le public, installé dans la salle, attendait patiemment de célébrer cette ultime soirée d’une année très riche en événements culturels qui aura offert de nombreuses merveilles musicales. Ce soir-là, les artistes étaient particulièrement attendus par les mélomanes casablancais et leurs invités prestigieux, parfois venus de loin, voire d’autres villes du Royaume. Inscrite dans le cadre des festivités de Noël et de fin d’année 2024, et marquant le centenaire de la disparition de Giacomo Puccini, cette soirée a été organisée par le consulat général d’Italie et la Dante Alighieri de Casablanca. L’événement invitait le public et les amateurs de musique lyrique à écouter des airs et duos célèbres tirés des opéras emblématiques de Puccini, interprétés par Elena Rossi et Alessandro Fantoni, accompagnés au piano par le maestro Matteo Cavicchini. Dans une ambiance sereine et conviviale, souvent ponctuée par de chaleureux applaudissements, les trois artistes ont transporté le public dans l’univers envoûtant de la musique lyrique, exécutant avec brio un programme à la hauteur du génie de Puccini. « Ses œuvres les plus célèbres font partie du répertoire des plus grands théâtres du monde, comme La Bohème, Tosca, Madame Butterfly et Turandot – cette dernière n’ayant pas été achevée en raison de la mort du compositeur», a rappelé en début de soirée Mme Marina Sganga Menjour, présidente de l’Association culturelle italienne. Le concert, qui clôturait une année exceptionnelle, a tenu toutes ses promesses. Les commentaires élogieux fusaient dans la salle : «C’était magnifique», «Bravo», pouvait-on entendre ici et là, tandis que les artistes, visiblement émus, rangeaient leur matériel. Des mots d’encouragement qui ont également touché Carlo Pesta, président et directeur artistique du Ballet de Milan, présent pour l’occasion : «Je suis très satisfait du résultat, surtout d’avoir trouvé une solution pour présenter un spectacle d’opéra dans un lieu plus intime tout en offrant une expérience riche et complète. J’ai également trouvé admirable la collaboration entre la Dante Alighieri et le consulat général.» Pesta a également exprimé son espoir de revenir bientôt : « Le public marocain peut absolument s’attendre à une nouvelle production. Nous travaillons au Maroc depuis longtemps et j’espère revenir très vite à Casablanca. » A noter que Mme Marina Sganga Menjour a, dans son mot d’introduction, rappelé l’importance de l’héritage de Puccini : «Les premières compositions de Giacomo Puccini s’inscrivaient dans la tradition de l’opéra italien de la fin du XIXe siècle. Par la suite, il a développé un style personnel, intégrant des thèmes issus du réalisme musical, un goût pour l’exotisme et l’utilisation du leitmotiv. » Elena Rossi, soprano internationale de renom, a débuté très jeune dans des rôles d’opéra majeurs avant d’interpréter des premiers rôles dans les opéras les plus importants des compositeurs italiens, notamment Puccini. Quant au ténor Alessandro Fantoni, il a également incarné des rôles principaux dans des théâtres italiens prestigieux. Le maestro Matteo Cavicchini, lauréat de nombreux prix nationaux et internationaux, a pour sa part ébloui le public avec des airs de Puccini interprétés en solo au piano. La soirée s’est conclue par un moment de convivialité dans la grande cour adjacente à la salle de concert, où le public a pu échanger des vœux de fin d’année autour de délicieuses spécialités italiennes. Alain Bouithy

Rencontre à Casablanca avec l’auteure et traductrice Patrizia d’Antonio

Rencontre à Casablanca avec l’auteure et traductrice Patrizia d’Antonio

Echange autour de l’ouvrage « Ogni Altro sono io  – Alberto Manzi : maestro e scrittore umanista » Le Théâtre Italia de Casablanca a servi récemment de cadre à une rencontre avec l’auteure et traductrice Patrizia d’Antonio autour de son livre intitulé «Ogni Altro sono io» – Alberto Manzi : maestro e scrittore umanista (Tous les autres, c’est moi : Alberto Manzi, professeur et écrivain humaniste). Cette rencontre, riche en enseignements, a eu lieu devant un public jeune dont de nombreux lycéens, à l’occasion de la Semaine de la langue italienne dont le thème cette année est « L’italien et le livre : Le monde entre les lignes ». Alberto Manzi, écrivain humaniste et auteur de plusieurs ouvrages, fut un grand formateur et pédagogue ayant contribué à la lutte contre l’analphabétisme dans l’Italie des années 60, a déclaré l’écrivaine et professeure d’italien devant une salle attentive. Grâce à ses capacités pédagogiques et l’émission télévisée «Non è mai troppo tardi» (il n’est jamais trop tard), qu’il a animée durant près de 10 ans sur la chaîne de télévision RAI, cet humaniste a réussi à alphabétiser des millions d’Italiens, a-t-elle expliqué lors de cette rencontre organisée par le Consulat général d’Italie et la Dante Alighieri de Casablanca. Cette rencontre a permis au jeune public de découvrir un pan de la vie et de l’œuvre de ce grand pédagogue italien au parcours très inspirant, qui s’est illustré dans la lutte contre l’illettrisme permettant ainsi l’alphabétisation du peuple italien à une époque où chaque village, chaque région parlait un dialecte. Selon l’écrivaine, détentrice d’un doctorat européen en langue et civilisation italiennes et qui a connu personnellement Alberto Manzi, ce dernier fut appelé « le Maestro des Italiens». Grâce aux cours révolutionnaires qu’il dispensait, ce pédagogue a changé la vie de nombreux Italiens, ce qui lui a valu de recevoir le prix UNESCO. Il a également formé plusieurs autres personnes dans d’autres pays, notamment en Argentine. Il est à noter que cette rencontre a été marquée par des échanges riches et passionnants avec le public, témoignant de la curiosité des lycéens présents ce soir-là qui ont manifesté leur soif d’apprendre plus sur ce pédagogue. Modérée par Salvatore Pugliese, elle a été enrichie par un accompagnement musical de Francesco Pagnini, qui a apporté une ambiance chaleureuse à l’événement. «Cette rencontre est très intéressante, elle nous a permis d’évoquer un grand auteur de l’époque. J’ai constaté que beaucoup de questions sur des sujets d’actualité ont été abordées lors des échanges avec le public, comme l’enseignement actuel et l’aide apportée par ce pédagogue aux personnes dyslexiques. Quant au livre, je dirais que c’est une œuvre très intéressante », a confié le jeune lycéen Ghali Farhane. Pour  Inas, lycéenne, « cette conférence m’a donné une impression très créative, car l’auteure a mis beaucoup d’effort dans l’écriture de ce livre, qui a visiblement nécessité une grande attention. C’était intéressant, et les réflexions sont profondes. Je l’ai ressenti à travers ses paroles, et on voit bien que ce travail est le fruit d’une passion très forte». Pour d’autres lycéens, « c’était vraiment très intéressant et le fait d’interagir avec le public était super ». Qu’est-ce que les jeunes pourraient retenir de cette soirée? A cette question, Patrizia d’Antonio répond : « J’aimerais qu’ils retiennent Alberto Manzi comme un exemple, un homme qui s’est engagé dans sa vie et a eu le courage de défier, parfois, les institutions. Il a été perçu par certaines d’entre elles comme un révolté et a même été renvoyé ». L’auteure, qui vit et enseigne à Casablanca, rappelle qu’« il a été un exemple d’engagement, agissant d’une façon cohérente avec ses valeurs, que ce soit  dans la vie professionnelle ou ses choix de carrière. Chaque été, il partait comme bénévole en Amérique latine, risquant sa vie, emprisonné et même torturé pour être aux côtés de personnes à l’autre bout du monde. C’est un exemple dont les jeunes peuvent s’inspirer, pour comprendre qu’eux aussi sont importants». Certes, « tout le monde ne peut pas faire exactement la même chose, mais ils  peuvent y réfléchir. D’ailleurs, certaines questions posées lors de cette soirée montrent qu’ils ont été sensibles à ces idées », a-t-elle conclu. Alain Bouithy

Paolo Nespoli : Observer la Terre depuis l’espace est un spectacle incroyable

Paolo Nespoli : Observer la Terre depuis l’espace est un spectacle incroyable

Paolo Nespoli a participé à trois missions spatiales en octobre 2007, décembre 2010 et juillet 2017, cumulant ainsi 313 jours passés dans l’espace. L’ex-astronaute de l’ESA (Agence spatiale européenne) a récemment animé une conférence intitulée « Farsi Spazio » au Théâtre Italia, organisée par l’association culturelle Dante Alighieri de Casablanca en collaboration avec le consulat général d’Italie à Casablanca. Dans cet entretien, il nous livre ses impressions. PAGESAFRIK.COM/LIBE: Vous avez déclaré, durant les premiers jours sur la station spatiale, que la Terre vous manquait. Aujourd’hui, diriez-vous que l’espace vous manque ? Paolo Nespoli : C’est un débat quelque peu psychologique et philosophique, car en tant qu’êtres humains, il est difficile d’affirmer que nous sommes dans un endroit et que nous sommes pleinement heureux d’y être. C’est un peu le fond du débat. Autrement dit, vous êtes satisfait, mais il vous manque toujours quelque chose. Et cela fait partie de la philosophie humaine. Il y a un proverbe qui dit que l’herbe est toujours plus verte de l’autre côté. C’est un peu ça. Donc, paradoxalement, si vous êtes dans l’espace, la Terre vous manque, mais si vous êtes sur Terre, l’espace vous manque. Et c’est vrai, quand j’étais dans l’espace à un moment donné, surtout au début, j’avais l’impression que la Terre me manquait. J’ai donc cherché des choses spéciales que je ne pouvais faire que dans l’espace. Par exemple, regarder la Terre, ce qui est vraiment un spectacle incroyable. À mon retour, notamment durant les premiers jours, l’espace me manquait : cette liberté physique d’évoluer dans l’espace et de se déplacer en trois dimensions malgré le poids et l’attraction terrestre. Donc, j’étais un peu nostalgique de l’espace. Mais quand j’ai ressenti cette nostalgie, j’ai réalisé qu’il valait peut-être mieux me concentrer sur le fait que j’avais réussi à devenir astronaute, que j’avais été dans l’espace, que j’avais volé en navette, que j’avais volé à bord de Soyouz, que j’avais passé 300 jours là-haut, et que je ne pouvais donc pas demander mieux que ça. Et j’aurais dû être heureux comme ça.Alors, j’ai essayé de faire quelque chose qu’on oublie parfois de faire : Plutôt que de se concentrer sur ce qui nous manque, il est préférable de penser à ce que nous avons déjà eu et d’en être satisfaits. Votre parcours est tout à fait unique. Dès le plus jeune âge, vous avez eu cette obsession de devenir astronaute. Bien que vous ayez été recalé à deux reprises, vous avez continué à y croire. D’où tirez-vous cette détermination ? Je ne saurais dire d’où elle émane. C’est peut-être un trait de caractère. Ma mère avait l’habitude de dire que j’étais très têtu. Avec le temps, j’ai réalisé que cette obstination pouvait être bénéfique pour atteindre mes objectifs; en me fournissant l’élan nécessaire pour surmonter des obstacles qui auraient autrement semblé insurmontables, bien que parfois elle puisse être excessive.Savoir discerner entre le moment où cela devient trop et celui où cela peut être utile est ce qui distingue l’intelligence humaine. Mais cette distinction n’est pas toujours évidente. Si vous n’aviez pas réalisé ce rêve, comment pensez-vous que votre vie aurait été ? J’ai envisagé une carrière en ingénierie non pas parce que c’était une exigence pour devenir astronaute, mais parce que j’avais une réelle passion pour ce domaine. Ainsi, j’ai étudié l’ingénierie pendant 10 ans, sachant qu’il était beaucoup plus probable que je devienne ingénieur plutôt qu’astronaute. Si j’ai finalement réalisé mon rêve d’être astronaute, c’était un bonus. J’ai toujours eu un amour pour l’ingénierie et je savais que c’était une voie qui me correspondait, même indépendamment de mes aspirations spatiales. A quel moment avez-vous senti que votre rêve allait cette fois-ci se réaliser ? Quel était le signe distinctif ? Car vous avez rencontré de nombreuses difficultés? Je vais vous raconter une anecdote : lors de la deuxième sélection, les examinateurs m’ont posé une question technique complexe sur le fonctionnement des satellites en laisse à laquelle j’ai répondu. Mais je n’étais pas satisfait de ma réponse. Alors, quand j’ai vu le résultat de la sélection, je me suis dit que c’était peut-être pour cette raison que je n’avais finalement pas été retenu. C’est ainsi que, lors de la troisième sélection, j’ai étudié cette question technique sur les satellites en orbite dans tous les détails. J’étais prêt à répondre en me disant que si on me la posait à nouveau, cette fois-ci j’allais « cartonner ». Lorsque je me suis présenté à la troisième sélection, il y avait une dizaine d’examinateurs. C’était assez impressionnant et angoissant, car c’étaient tous des professeurs très spécialisés chacun dans son domaine. Peut-être pour me rassurer, l’un de ces professeurs m’a demandé quel était mon hobby. J’ai répondu en disant que j’aime la photographie et là j’ai peut-être touché une corde sensible puisqu’on a commencé à parler de photographie. Puis, à un moment donné, j’ai regardé l’horloge, 40 minutes s’étaient écoulées. Alors que la sélection dure normalement 45 minutes, je me suis arrêté et j’ai demandé : quand parlons-nous d’espace ? L’un des professeurs m’a dit :  « Ça va, l’entretien est terminé ». Et je suis sorti en me disant, « j’ai bien étudié cette question des satellites, je la connaissais parfaitement, mais on n’a parlé que de photos ! ». Ce n’était pas une sensation géniale… Cela dit, quelques semaines plus tard, j’ai reçu un télégramme m’informant que j’étais sélectionné. Et quelques mois plus tard, j’ai rencontré un des professeurs qui étaient là, alors je lui ai demandé : « Ce n’est pas pour me plaindre, mais pourquoi m’avez-vous choisi ? » Il m’a dit : « Tout le monde était sûr que vous connaissiez très bien les sujets techniques mais dans cette question de photographie, nous avons un plus qui pouvait apporter des émotions, nous l’avons vu en vous et c’est pour ça qu’on vous a sélectionné ». Justement vous avez pris plusieurs photos lors de votre séjour  à bord  de la station spatiale… La photographie a toujours été une de mes passions depuis mon enfance. Ce n’était donc pas quelque chose de nouveau. Malgré les

Maroc: Le concert « Les fabuleux 7 : hommage à l’Italie » reçoit un bel accueil des Casablancais

Maroc: Le concert « Les fabuleux 7 : hommage à l’Italie » reçoit un bel accueil des Casablancais

MUSIQUE. Sept jeunes musiciens issus des plus prestigieuses académies italiennes ont posé leurs valises à Casablanca, à l’occasion d’un concert de musique donné récemment au Théâtre Italia (Consulat général d’Italie). Le quartet Goldberg, composé de Jingzhi Zhang (violon), Giacomo Lucato (violon), Matilde Simionato (alto) et Martino Simionato (violoncelle) et les musiciens Monica Zhang (piano), Sofia Manvati (violon) et Lara Biancalana (violoncelle) ont offert un magnifique spectacle devant un public casablancais cosmopolite et admiratif. Intitulé « Les fabuleux 7 : hommage à l’Italie », ce concert de musique était organisé par le Consulat général d’Italie et la Dante Alighieri de Casablanca qui ont choisi ce soir-là de braquer les projecteurs sur des musiciens pétris de talents dans une salle comble et entièrement conquise. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les mélomanes venus parfois de très loin n’ont eu d’yeux et d’oreilles ce soir-là que pour ces sept jeunes et talentueux musiciens dont la prestation a reçu un accueil des plus chaleureux. Un public ouvert à la musique et qui aura suivi avec beaucoup d’attention des musiciens magnant subtilement leurs instruments avec une attention toute particulière, témoignant de l’affection pour leur profession. Faut-il rappeler que le Quartet Goldberg a été récompensé récemment en Italie du Prix du meilleur quartet de l’année ». Agé seulement de 16 ans, la jeune pianiste Monica Zhang a remporté de nombreux concours et joué pour le président de la république d’Italie, Sergio Matterella. Elle a en outre récemment remporté la section musique instrumentale du programme Prodiges sur RAI1.    La violoniste Sofia Manvati et la violoncelliste Lara  Biancalana ont pour leur part également remporté de nombreux  concours internationaux. Bien qu’encore jeunes, ces deux musiciennes revendiquent déjà une intense carrière internationale. Vainqueurs de plusieurs concours nationaux et internationaux, les jeunes musiciens ont interprété subtilement au cours de cette soirée un programme couvrant plus de trois siècles d’histoire de la musique italienne du Baroque au XX siècle dans une ambiance paisible et inspirante. Pour la petite histoire, ces jeunes ont été choisis par la Fondation « La Sociéta dei Concerti » de Milan pour devenir « Les artistes en Résidence » de la saison 2022-2023, comme l’a déclaré plus tôt Mme Marina Sganga Menjour, présidente de l’association culturelle italienne Dante Alighieri de Casablanca, dans une courte présentation du spectacle. Considérée comme la première grande association de concerts à se consacrer exclusivement aux jeunes, depuis 2018, La Sociéta dei Concerti est connu pour avoir « mis en place le programme des artistes en Residenza », a-t-elle rappelé à propos de cette Fondation. Ce programme, structuré et organisé, permet chaque année à un groupe de jeunes et talentueux musiciens de moins de 30 ans d’exprimer leur qualité dans le cadre d’une saison de concert stable », a expliqué la présidente de l’association culturelle italienne avant d’inviter les musiciens à rejoindre la scène pour un spectacle de plus de plus d’1h30. A la joie des organisateurs, les mélomanes curieux et fidèles des lieux ont eu l’honneur de recevoir ce soir-là les sept jeunes musiciens sélectionnés – pour la saison 2022-2023 – dans le cadre de ce programme qui « vise à faciliter le dialogue entre musiciens, l’échange d’expériences avec d’autres artistes, contribué à leur épanouissement humain, personnel et musical », comme cela a été rappelé. Alain Bouithy

Casablanca. Bel Canto Ensemble ouvre son concert par un hommage aux Lions de l’Atlas

Casablanca. Bel Canto Ensemble ouvre son concert par un hommage aux Lions de l’Atlas

MUSIQUE. Actualité sportive mondiale oblige, Bel Canto Ensemble a décidé d’ouvrir son concert, dimanche 11 décembre, au Théâtre du consulat général d’Italie de Casablanca, par un vibrant hommage aux Lions de l’Atlas dont les exploits au Mondial 2022 ont séduit aussi bien les musiciens du groupe que la communauté italienne au Maroc très présente ce soir-là. Le Groupe de Chambre italien a ainsi exceptionnellement consacré ses premières notes à l’interprétation de l’hymne national marocain, en témoignage de son soutien à la sélection marocaine, après sa qualification en demi-finale au Qatar, et de son amour pour le Maroc dont il foulait une nouvelle fois le sol. Un bel hommage rendu, à cette même occasion, au peuple marocain en général qui lui a toujours réservé un bel accueil, à chacune de ses prestations. A la demande de Bel Canto Ensemble, « le concert de ce soir va s’ouvrir par l’hymne national marocain. Le groupe a ainsi souhaité partager la joie des Marocains suite à la victoire de ce week-end de l’équipe nationale au Mondial », avait un peu plus tôt pris le soin d’annoncer Marina Sganga Menjour, présidente de l’Association culturelle Danté Alighieri de Casablanca, sous les applaudissements nourris d’un public cosmopolite venu nombreux ce soir-là. Un joli clin d’œil aux Lions de l’Atlas qui, rappelons-le, affrontent ce mercredi les poulains de Didier Deschamps. Précisons que l’ensemble a interprété par la suite l’hymne national italien également très applaudi ce soir-là. « Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir reprendre aujourd’hui une de nos vieilles habitudes qui nous a manqué durant ces deux dernières années de pandémie et qui est le Concert de Noël », avait déclaré la plus Marocaine des Italiens avant de céder la scène aux artistes pour un magnifique spectacle d’environ 1h20. Comme l’avait également annoncé la présidente de l’Association culturelle italienne, le programme de ce soir-là comprenait des morceaux instrumentaux de célèbres compositeurs italiens du XIXème siècle et des extraits de leurs opéras les plus fameux tels que « La Traviata » de Giuseppe Verdi, « L’elisir d’amore » de Gaetano Donizetti, « la Cenerentola » de Gioacchino Rossini ». Et c’est justement par des morceaux instrumentaux que le groupe Bel Canto annonça la couleur de cette soirée, avant d’enchaîner avec une prestation très élevée de Rosaria Buscemi et Michele Bruno. Des sonorités et des compositions magnifiquement interprétées dans une salle comble et devant un public habitué aux prestations du groupe italien qui jouait devant un public conquis d’avance. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les ovations ont maintes fois bouclé les prestations de deux musiciens qui, individuellement et en duo, ont égayé les mélomanes par une prestance et des voix d’une grande beauté. Composé de  Rosaria Buscemi (soprano), Michele Bruno (basse), Ivan Nardelli (clarinette), Massimo Celiberto (cor) et d’Alessandro Vuono (piano), Bel Canto Ensemble est considéré comme l’un des groupes de Chambres italien les plus actifs sur la scène internationale. Il faut dire que l’ensemble italien a soigneusement su construire sa réputation au fil des ans et des spectacles. Depuis une décennie, il n’a cessé de récolter de grands succès poursuivant avec une certaine détermination et un dévouement sans pareil « son projet de promotion de la culture musicale italienne dans le monde et notamment des opéras, un genre qui est né et s’est développé en Italie», a rappelé la présidente de l’Association culturelle italienne. Il est à préciser que cette soirée, organisée par le consulat général d’Italie à Casablanca et le Centre culturel Danté Alighieri de Casablanca, a été marquée par la présence de nombreux invités dont le consul général de France à Casablanca. Soulignons enfin que la soirée s’est achevée par des chants de Noël interprétés dans leur version italienne, l’occasion pour Mme Marina Sganga Menjour de souhaiter « une bonne année 2023, pleine de joie, de bien-être et surtout de santé » au public visiblement très ravi d’avoir pris part à ce grand gala lyrique. Alain Bouithy