Quarts de finale de la CAN 2025: victoire renversante de l’Égypte face à la Côte d’Ivoire

Quarts de finale de la CAN 2025: victoire renversante de l’Égypte face à la Côte d’Ivoire

Au Grand Stade d’Agadir, l’Égypte a résisté à la vague ivoirienne pour arracher une victoire renversante (3-2), au terme d’un quart de finale haletant où l’efficacité des Pharaons a fait la différence face à la domination territoriale des Éléphants. Les déclarations d’après-match Mohamed Salah, TotalEnergies Homme du Match : « Très content et heureux de jouer avec ces gars. Nous voulons toujours donner de la joie aux fans égyptiens et nous pensons que nous pouvons gagner tous les matchs avec cet état d’esprit.C’était un match difficile. Les Ivoiriens ont gagné la CAN la dernière fois chez eux. Ils ont joué aujourd’hui en champions aussi. Mais on a tout donné et je suis content qu’on soit parvenu à nous qualifier.Je donne toujours tout pour mon équipe. J’essaye d’apporter mon expérience pour qu’on réussisse de grandes choses. Je dis toujours aux coéquipiers de toujours tout donner dès qu’ils entrent sur le terrain. C’est très important pour ne pas avoir des regrets ». Emerse Fae, sélectionneur de la Côte d’Ivoire : « Nous sommes frustrés par le résultat de ce soir. On avait préparé nos joueurs pour affronter cette équipe égyptienne mais on a fait beaucoup trop d’erreurs à des moments importants du match pour espérer les éliminer.Ce qui nous fait mal ce soir, ce sont ces erreurs. On a mis du temps à rentrer dans le match. Je regrette de prendre le premier but aussi tôt. De même que le second. Nous avons bien réagi en revenant à 2-1 avant la mi-temps. Mais c’est le troisième but qui nous met dans des problèmes. C’est difficile d’expliquer ces erreurs de concentration. On va continuer à travailler pour préparer la Coupe du Monde. » Hossam Hassan, sélectionneur de l’Egypte : « Depuis que nous sommes là, j’ai toujours dit que chaque match est comme une finale pour nous. C’est de cette façon que nous abordons tous nos matchs. Chaque match est différent et nous nous adaptons à chaque adversaire. Je suis très heureux de notre qualification. Les joueurs ont tout donné et je suis fier d’eux. Notre préparation a fait la différence. On savait qu’ils étaient champions en titre. On les a respecté et on a mis un plan de jeu en place. Ce qui a marché aujourd’hui. C’est vrai qu’on a aussi fait des erreurs dans le match qui nous ont coûté deux buts mais nous avons marqué trois. Cependant, nous allons corriger ces lacunes pour les prochains matchs » Avec CAF

CAN 2025: La Côte d’Ivoire dompte le Burkina Faso et se qualifie pour les quarts de finale

CAN 2025: La Côte d’Ivoire dompte le Burkina Faso et se qualifie pour les quarts de finale

Les Eléphants de la Côte d’Ivoire n’ont laissé aucune place au doute à Marrakech. Ils ont battu les Etalons du Burkina Faso sur le score de 3 à 0 (A. Diallo 20e, Y. Diomandé 32e, B. Touré 82e). Les déclarations d’après-match Brama Traoré – Sélectionneur Burkina Faso : « Malheureusement, ça n’a pas fonctionné ce soir. Nous étions diminués, avec plusieurs absences importantes, et cela s’est ressenti sur le terrain. Quand on se prive de trois joueurs, on se rend forcément compte que quelque chose manque. Sur le plan tactique, nous n’avons pas été bons. Le système mis en place n’a pas fonctionné, et j’assume pleinement cette situation. Nous avons affronté des équipes du top niveau. Contre l’Égypte ou le Sénégal, nous avons rivalisé, mais ce soir, face à la Côte d’Ivoire, ça n’a pas marché. » Emerse Faé – Sélectionneur de la Côte d’Ivoire : « J’ai vraiment aimé notre réaction à la perte du ballon. Dès que nous le perdions, les joueurs réagissaient immédiatement. Ils étaient pressés, parfois mis en difficulté, mais ils faisaient l’effort de récupérer le ballon très, très rapidement. Il y a eu beaucoup d’interceptions, de duels gagnés, de ballons récupérés dans les pieds de l’adversaire. Cet aspect de notre jeu m’a beaucoup plu : cette capacité à perdre le ballon et à le récupérer vite. Ce qui me rend vraiment heureux, c’est qu’au-delà des individualités, c’est surtout la force du collectif qui a été très, très forte ce soir. » Avec CAF

Côte d’Ivoire. Ouattara et la promesse perpétuelle

Côte d’Ivoire. Ouattara et la promesse perpétuelle

LIBRES PROPOS. Lors de sa dernière prestation de serment, Alassane Ouattara s’est engagé – une fois encore – à transmettre le pouvoir à une génération plus jeune. Il l’a dit avec emphase, avec gravité, presque avec émotion, comme s’il prononçait un acte de foi. Mais, à force d’entendre les mêmes déclarations revenir à intervalles réguliers, les Ivoiriens ont compris que ces paroles ne sont que des promesses recyclées, de simples formules de circonstance destinées à rassurer, à apaiser ou à détourner l’attention. Car ce n’est pas la première fois que Ouattara promet de céder la place. Ce n’est pas la deuxième fois non plus. Ceux qui suivent sa trajectoire politique connaissent la rengaine par cœur. À chaque nouveau mandat, à chaque crise politique, à chaque remaniement majeur, revient ce même engagement, toujours solennel, toujours présenté comme une décision définitive et toujours renié. Un proverbe latin le dit si bien: « Semel malus, semper malus. » (une fois méchant, toujours méchant) On pourrait, à propos de Ouattara, adapter cette sagesse en disant: « Qui a menti une fois, mentira deux, mentira trois fois. » L’homme semble incapable de se défaire de cette sale habitude: promettre beaucoup, tenir peu et espérer que les Ivoiriens oublieront entre-temps. Car le président du RDR n’en est pas à son premier reniement, et tout porte à croire qu’il n’en est pas à son dernier. Un mensonge devenu slogan Parmi les grands classiques de ses promesses, l’un des plus célèbres demeure: « Je serai le président de tous les Ivoiriens. » Cette formule, répétée comme un mantra depuis son accession au pouvoir, est devenue avec le temps un symbole d’hypocrisie politique. Car jamais la Côte d’Ivoire n’a été aussi divisée qu’aujourd’hui. Jamais les fractures régionales, identitaires et politiques n’ont été aussi profondes. Jamais une partie du peuple ne s’est sentie aussi exclue, marginalisée, suspectée ou considérée comme illégitime. Pour beaucoup, cette promesse n’était qu’un artefact de communication, une phrase destinée à séduire la communauté internationale, à rassurer les chancelleries étrangères, à soigner l’image d’un régime qui, dans les faits, a construit sa force sur la violence, l’exclusion et le clientélisme. Le discours de prestation de serment, censé ouvrir une nouvelle ère, n’a donc été qu’une longue litanie de mensonges, une succession de phrases creuses prononcées avec un sérieux presque théâtral, comme si l’homme lui-même croyait encore maîtriser l’art du camouflage verbal. C’est à croire que Ouattara excelle davantage dans cet exercice – la manipulation par la parole – que dans la gestion d’un pays qu’il tient d’une main tremblante et méfiante depuis maintenant près de quinze ans. L’homme sait ce qui l’attend s’il quitte le pouvoir Ceux qui s’interrogent sur la longévité du régime trouvent la réponse dans une réalité simple: Ouattara ne quittera jamais le pouvoir volontairement. Il ne le fera pas parce qu’il sait précisément ce qui l’attend. Le pouvoir, pour lui, n’est pas seulement une fonction mais un bouclier, une armure, un refuge contre les conséquences de ses choix politiques, économiques et sécuritaires. Il sait que, sans les privilèges, sans la protection institutionnelle, sans le contrôle de l’appareil sécuritaire, il s’expose à des turbulences judiciaires et politiques dont il ne sortira pas indemne. Il sait qu’une alternance véritable poserait immanquablement la question des responsabilités dans les crises successives qui ont ensanglanté la Côte d’Ivoire depuis les années 2000. Il sait que, tôt ou tard, la vérité devra être dite et que le pouvoir actuel ne pourra pas éternellement cacher les zones d’ombre, les abus, les privilèges indus et les décisions contestables. Quitter le pouvoir, pour lui, ce n’est pas seulement céder une fonction. C’est perdre son immunité. C’est exposer son héritage. C’est prendre un risque existentiel. C’est pourquoi il fait tout pour prolonger son règne, quitte à piétiner la parole donnée, la Constitution, la morale et même le simple bon sens. Une génération sacrifiée pour prolonger un règne Il parle de « génération plus jeune » mais, dans les faits, tout est fait pour empêcher son émergence. Le régime a méthodiquement détruit ou affaibli toute figure politique capable d’incarner un renouvellement crédible. Il a écarté, poursuivi, neutralisé ou absorbé les forces susceptibles de remettre en cause son hégémonie. Les jeunes leaders ont été domestiqués, transformés en figurants applaudissant un homme qui refuse obstinément de passer le témoin. Même au sein de son propre camp, il a méthodiquement empêché qu’un successeur légitime émerge. Les rares noms évoqués comme héritiers potentiels sont systématiquement discrédités ou remplacés par d’autres. Aucun dauphin sérieux ne peut prospérer dans un système où le chef ne tolère pas la possibilité d’être remplacé. 2030: vers un cinquième mandat déguisé ? Tout porte à croire que le scénario de 2020 se répétera. Ouattara laissera planer le doute, dira qu’il est fatigué, qu’il veut partir, qu’il souhaite transmettre, puis, au dernier moment, expliquera qu’il n’a pas le choix, qu’il doit assurer la stabilité, qu’il doit protéger les Nordistes et les Musulmans, qu’il accomplit un sacrifice pour le pays. Ce discours, il l’a déjà servi. Et il le resservira. Cet homme rempilera en 2030, sauf si un événement incontrôlable – comme la mort – l’emporte avant cette échéance. Le pouvoir est devenu son oxygène, sa forteresse, son refuge ultime. Rien, absolument rien, n’indique qu’il est prêt à lâcher prise. Les Ivoiriens l’ont compris. Ils ont vu les promesses défiler, les serments être annulés, les engagements être reniés. Ils ont compris que ses mots n’ont plus de valeur, que ses engagements ne sont que des outils politiques, que ses déclarations ne sont que des stratégies de gouvernance. Et ils savent aujourd’hui que la seule manière pour Ouattara de quitter le pouvoir sera d’y être contraint – soit par les limites biologiques, soit par un basculement politique qui, pour le moment, semble encore hors de portée. Un pays pris en otage par le mensonge politique Le problème n’est plus seulement Alassane Ouattara. Le problème, c’est ce que le pays devient lorsqu’on se laisse gouverner par un homme pour qui la parole n’a plus de poids. Un

Forum d’Affaires Côte d’Ivoire-Gabon : Porteo Group au cœur de la transformation du pays des Bantous

Forum d’Affaires Côte d’Ivoire-Gabon : Porteo Group au cœur de la transformation du pays des Bantous

La coopération Sud-Sud n’est pas un vain mot. C’est ce que la Côte d’ivoire et le Gabon ont voulu matérialiser en initiant le FACIGA ; le « Forum d’affaires Côte d’ivoire-Gabon », dont la première édition s’est tenue les 18 et 19 novembre 2025 à Libreville. Et quand le partenariat public-privé est au cœur de la dynamique, cela prend une autre dimension. D’ailleurs, la présence de plusieurs opérateurs économique en est est la parfaite illustration. A commencer par PORTEO GROUP qui était de la partie, à travers son directeur général de PORTEO BTP Gabon, Yaya Konaté, et GérardKOUASSI, directeur général PORTEO BTP Côte d’Ivoire. En la matière, comme le soulignent les observateurs, le holding de Hassan Daklallah ne rate aucune occasion pour réaffirmer son positionnement comme acteur majeur africain des infrastructures, de l’énergie, de l’industrialisation et de la souveraineté numérique. Cette première édition était de taille puisque plus de 500 acteurs venus des secteurs privé et public se sont donné rendez-vous à dans un grand palace dans la capitale gabonaise. Ils sont venus de deux pays : de la Côte d’ivoire et du Gabon avec un objectif qui ne fait l’ombre d’aucun doute : redéfinir les axes d’une coopération économique ambitieuse entre leurs deux pays. Pour ce Forum d’Affaires Côte d’ivoire- Gabon 2925, l’accent a été mis sur des secteurs stratégiques tels que l’agro-industrie, les infrastructures, l’énergie et la digitalisation. Pour revenir sur la présence des acteurs privés, il faut dire que Porteo Group a mis les petits plats dans les grands. Présent dans 7 pays, et reconnu pour son expertise dans les domaines de l’infrastructure et de l’énergie, il est aussi connu pour son combat pour la souveraineté numérique du continent africain. Cet opérateur industriel africain a saisi l’occasion du FACIGA pour, entre autres, présenter son modèle intégré, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de ses projets. Sa participation à cette première édition du Forum fut remarquable par la qualité et la pertinence des interventions de ses représentants. La Transgabonaise, une route d’environ 306 km Ainsi, dans son intervention, lors de la session « success story,  Yaya Konaté, DG de Porteo BTP Gabon, a présenté la stratégie du groupe qui permet d’assurer la maîtrise des délais, la qualité constante et l’ancrage local durable. Il s’agit, selon lui, d’un modèle « intégré unique, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur à savoir : ingénierie, construction, filières industrielles, logistique, énergie, mines et infrastructures digitales », a-t-il expliqué. Quand on sait que cet opérateur continental totalise plus de 3.000 km d’infrastructures routières livrées en Afrique de l’Ouest et du Centre, ainsi qu’un pipeline multi-sectoriel de plusieurs milliards d’euros, on comprend dès lors pourquoi il est devenu un acteur panafricain de référence. C’est à juste titre que, lors de son intervention Yaya Konaté a cité l’emblématique projet dénommé la « Transgabonaise », une route d’environ 306 km de Alembé à Mikouyi. Un projet stratégique du gouvernement gabonais qui vise à relier les provinces du Moyen-Ogooué (Nord-Ouest) et de l’Ogooué-Lolo (Centre-Est) et qui mobilise jusqu’à 1.400 personnes et induit des impacts structurants que sont le désenclavement des provinces, la baisse des coûts logistiques, l’accès amélioré aux services essentiels et le renforcement de la compétitivité économique du territoire.   Réduire la dépendance aux exportations L’autre session du forum au cours de laquelle le DG Porteo BTP Côte d’ivoire a donné de la voix est la Table Ronde « Infrastructures, Énergie et Mines ». Selon Gérard Kouassi, « la souveraineté africaine doit reposer sur un triptyque essentiel : infrastructures robustes, formation des talents locaux, valorisation responsable des ressources minières. » Le DG de Porteo BTP a, par ailleurs, détaillé la force du modèle PORTEO à savoir : l’industrialisation locale des matériaux, la réduction de la dépendance aux importations, l’intégration des PME nationales, la traçabilité accrue et le respect strict des standards internationaux Qualité Sécurité Environnement (QSE). Enfin, rappelons que le FACIGA a donné l’occasion aux collaborateurs de Hassan Dakhlallah, PCA de Porteo Group d’afficher les ambitions du holding pour le Gabon et pour l’Afrique centrale. C’est peut-être un tremplin pour aller à la conquête de l’Afrique Centrale.

Le RHDP ou le discours de haine qui divise et ensanglante sans cesse la nation ivoirienne

Le RHDP ou le discours de haine qui divise et ensanglante sans cesse la nation ivoirienne

PARLONS-EN. Plutôt que d’être un levier de co-construction nationale, la différence ethnique ou politique est trop souvent instrumentalisée comme outil de mobilisation. Le RHDP, parti du chef de l’État Alassane Ouattara, en a fait un ressort stratégique pour neutraliser ses opposants, recourant à des discours qui attisent le repli communautaire et régional. Le langage politique qui fragilise l’unité nationale. Les déclarations de premiers responsables du RHDP, telles que «Tidiane Thiam teh Andô yéh» ou « Tidjane Thiam n’est pas des nôtres», ou encore les propos tenus dans un discours de campagne électorale par le chef de l’État appelant ses partisans à «veiller» dans les quartiers à ce que certains «chiens» (ainsi désignés de façon méprisante les citoyens ivoiriens partisans de l’opposition) ne puissent y «passer», illustrent cette dérive dangereuse. Lorsque le langage politique franchit cette ligne, ce n’est plus seulement l’adversaire qu’on écarte, mais, c’est l’unité nationale qu’on fragilise. Des manquements qui virent à la haute trahison. Le narratif d’exclusion et de division qui fragilise l’unité nationale viole ouvertement l’esprit des articles l’article 4 sur l’égalité de tous les Ivoiriens en droit, l’article 30 qui stipule que la République est une et indivisible et assure l’égalité devant la loi, et l’article 54 qui fait du Président de la République le garant de l’unité nationale. L’article 8 interdit également la propagande incitant à la haine raciale, tribale ou religieuse. Et quand des responsables censés incarner l’État se mettent eux-mêmes à souffler sur les braises identitaires, ils ne se contentent pas de trahir leur mission, ils deviennent les artisans actifs de la fracture nationale. À ce stade, il ne s’agit plus d’un simple manquement, mais d’une compromission grave avec les principes mêmes qui fondent la République, un acte politique qui renie l’essentiel du serment de servir et de protéger la Nation. Donc une haute trahison. Des conditions d’une diversité enrichissante. Il faut rappeler au chef de l’État Alassane Ouattara que la diversité n’est une richesse que lorsque l’État respecte strictement le droit, garantit l’équité institutionnelle et protège la liberté politique de tous. Sans le respect des textes, notre seule boussole républicaine, la diversité devient une fragmentation, et non un atout. Il n’y a donc hélas, rien d’étonnant à ce que chaque présidentielle en Côte d’Ivoire dégénère en violences et en scènes funèbres. Le sanglant rituel électoral, conséquence de la violation de la parole d’État. Le triste et sanglant rituel électoral en Côte d’Ivoire apparaît comme la conséquence directe d’un pouvoir qui, malgré un serment solennel, s’est progressivement affranchi de l’exigence de neutralité, de justice et de protection des citoyens. Quand celui qui devrait garantir la paix devient par ses choix complices, par ses silences et ses renoncements l’architecte d’un climat explosif, le pays ne récolte que les fruits amers d’une gouvernance qui a tourné le dos à sa parole d’État. Et cela, l’histoire contemporaine de notre pays le retiendra pour le tribunal de son histoire. Par Akim Djalega/GPS

Côte d’Ivoire. Déclaration de Générations et Peuples solidaires (GPS) suite à la décision de boycott des législatives par le PPA-CI

Côte d’Ivoire. Déclaration de Générations et Peuples solidaires (GPS) suite à la décision de boycott des législatives par le PPA-CI

POLITIQUE. Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) a pris connaissance de la décision, annoncée le 06 novembre 2025 par le Comité central du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), de ne pas participer aux élections législatives prévues en décembre. GPS salue cette décision avec respect, car elle incarne une posture de cohérence politique, conforme à l’exigence de ne pas légitimer un quatrième mandat inconstitutionnel issu de la mascarade électorale du 25 octobre 2025. Dans un contexte d’exclusion, de répression et de confiscation du suffrage populaire, le refus du PPA-CI de participer à des élections déjà vidées de toute crédibilité constitue un acte de responsabilité et de fidélité aux principes démocratiques. 𝐆𝐏𝐒 𝐟𝐞́𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐏𝐏𝐀-𝐂𝐈 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐫𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́, 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐛𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐥𝐜𝐮𝐥𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐨𝐦𝐢𝐬 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐢𝐟𝐞̀𝐫𝐞𝐬. Cette décision courageuse intervient alors que la Côte d’Ivoire traverse une phase de répression sans précédent. L’arrestation et l’emprisonnement de M. Damana Adia Médard dit Pickas, Vice-Président du Conseil stratégique et politique du PPA-CI, en est la démonstration la plus éclatante. Son arrestation s’inscrit dans une stratégie de terreur politique visant à intimider les responsables de l’opposition, à décourager la mobilisation citoyenne et à consolider un pouvoir dépourvu de légitimité populaire, à travers l’instrumentalisation flagrante et systématique de l’appareil judiciaire et sécuritaire, utilisé comme un outil de neutralisation de toute voix dissidente et d’étouffement de la contestation démocratique légitime. Plus largement, plus de 1300 citoyens ont été arrêtés pour avoir exercé leur droit légitime de contestation contre la dérive autoritaire du régime RHDP. Il s’agit très clairement d’une stratégie délibérée de terreur d’État : arrestations massives, procédures expéditives, intimidations des familles, pressions judiciaires, militarisation du territoire. Aucune société démocratique ne peut accepter de telles pratiques. Ces méthodes traduisent la peur d’un pouvoir qui ne tient plus que par la force. 𝐆𝐏𝐒 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐯𝐚𝐠𝐮𝐞 𝐝’𝐚𝐫𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐫𝐛𝐢𝐭𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐞𝐱𝐢𝐠𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐢𝐛𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐦𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐮𝐬, 𝐲 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐌. 𝐃𝐚𝐦𝐚𝐧𝐚 𝐏𝐢𝐜𝐤𝐚𝐬. 𝐋𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐩𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐞𝐢𝐥 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞́𝐠𝐥𝐞𝐫 𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. Le Cadre restreint de GPS réaffirme sa solidarité totale au PPA-CI, à ses militants, à ses dirigeants et à toutes les familles frappées par cette répression.Nous savons le prix de la cohérence pour l’avoir chèrement payé, et nous respectons ceux qui le paient sans trembler. Face à un régime qui s’assume désormais comme une dictature de fait, GPS appelle l’ensemble des forces démocratiques et républicaines à dépasser les clivages, taire les rivalités inutiles et se rassembler dans une ligne de résistance ferme, coordonnée et lucide. 𝐋’𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬 : 𝐢𝐥 𝐬’𝐚𝐠𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧, 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫 𝐥’𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧. Fait le 10 novembre 2025 Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS)

Côte d’Ivoire/ Cérémonie de clôture Budgétaire 2025 du ministère des Finances et du Budget : les acteurs budgétaires exhortés à améliorer leur performance

Côte d’Ivoire/ Cérémonie de clôture Budgétaire 2025 du ministère des Finances et du Budget : les acteurs budgétaires exhortés à améliorer leur performance

La Direction des affaires financières (DAF) du ministère des Finances et du Budget a organisé, le 30 octobre 2025 à Abidjan, la cérémonie de clôture budgétaire de l’exercice 2025 dudit ministère afin d’assurer un meilleur suivi de l’exécution du budget. Cette rencontre a réuni l’ensemble des acteurs budgétaires du ministère et avait pour objectif de faire le point de l’exécution des crédits budgétaires, d’identifier les difficultés et risques susceptibles de freiner la consommation des crédits, et de définir les dispositions pratiques pour garantir une exécution budgétaire optimale avant la clôture budgétaire. Dans sa communication, le responsable de la Fonction financière ministérielle, Amadou Timité, a salué la forte mobilisation et l’engagement des participants, soulignant l’importance de cet effort collectif pour atteindre les objectifs budgétaires de fin d’année. Amadou Timité a présenté l’état d’exécution des dépenses du budget au 28 octobre 2025 par nature de dépense et par programme. Également, il a fait le point de la situation d’exécution des crédits des projets d’investissements de chaque programme.  Par la suite, il a insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les acteurs administratifs et financiers afin de garantir l’exhaustivité de la consommation des crédits budgétaires avant la clôture. Le sous-directeur du Budget, Lassina Doumbia, a présenté les contraintes et difficultés opérationnelles relevées au cours de l’exécution 2025 ainsi que les recommandations pour y remédier. Il a également rappelé les échéances fixées pour l’arrêt des opérations budgétaires de l’exercice 2025, afin de permettre aux différents services d’achever leurs engagements dans les délais impartis.