Les portes du 19ème Salon international du bâtiment sont ouvertes: Plongée au cœur de l’univers dynamique de la construction

Les acteurs locaux et internationaux du BTP réunis autour des dernières innovations et pratiques en matière de construction durable La 19ème édition du Salon international du bâtiment (SIB) a ouvert ses portes, mercredi 21, dans une ambiance à la fois conviviale et professionnelle, au Parc d’exposition Mohammed VI d’El Jadida. Acteurs clés du secteur du bâtiment et de la construction, entreprises privées, organismes publics, architectes, ingénieurs, fournisseurs et décideurs venus des quatre coins du monde, prennent part à cette édition qui offre une opportunité unique de partager leur expertise et de construire ensemble l’avenir du bâtiment. Placée sous le thème « Mise en œuvre maîtrisée, matériaux et bâtiments valorisés», l’édition de cette année est organisée, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, par le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Le SIB 2024 « met en lumière les avancées technologiques, les matériaux innovants et les meilleures pratiques pour une construction responsable et résiliente », a souligné le commissaire général du SIB, Reda El Haddaj. Il a également indiqué que la nouvelle édition de ce rendez-vous incontournable, délégué à l’agence URBACOM dont il est le directeur général, marque un tournant majeur dans la construction durable et l’innovation des matériaux. Elle vise plusieurs objectifs stratégiques, à savoir : promouvoir la durabilité, la résilience et l’innovation en valorisant des pratiques de construction durable et novatrice ; anticiper les évolutions et les exigences du secteur du bâtiment en anticipant les besoins des professionnels en matière de durabilité, de performance énergétique et de nouvelles technologies. Cette édition, qui accueille plus de 1500 marques représentant 50 pays, entend aussi améliorer la qualité de vie en proposant des solutions adaptées aux transformations démographiques et à l’expansion des zones urbaines. Il est également question de renforcer la collaboration intersectorielle, en encourageant les synergies entre acteurs du secteur du bâtiment et d’autres secteurs, et de garantir qualité et sécurité dans les constructions en répondant aux attentes des consommateurs et régulateurs pour des infrastructures fiables et pérennes. Autre objectif, et non des moindres : soutenir le développement économique et social. A ce propos, les promoteurs du SIB souligne qu’il « soutient les initiatives de logement social et contribue au développement économique, en phase avec les besoins fondamentaux de la population et la dynamique économique locale ». Invitée spéciale de cette édition, la République Islamique de Mauritanie est à l’honneur à travers une série d’activités et de présentations illustrant les liens solides et les collaborations dynamiques entre le Maroc et la Mauritanie dans le secteur du bâtiment. Il est important de noter que le ministre mauritanien de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement territorial, Ngalou Mamoudou Niang, prend part à cette édition. Véritable plateforme d’échanges et d’innovations, dédiée à la durabilité et à la transformation du secteur, le SIB propose cette année un programme scientifique de haut niveau avec des thématiques incluant l’optimisation des techniques de construction et la valorisation des matériaux locaux. Un éventail d’espaces thématiques, tels que la SIB Academy, le SIB Formation et des espaces B2B, ont été conçus pour favoriser les échanges d’expertise, le développement professionnel et le réseautage. En parallèle, des conférences, des ateliers pratiques et des démonstrations interactives plongent les visiteurs au cœur des dernières tendances et solutions en matière de construction durable. Les portes du Salon international du bâtiment resteront ouvertes jusqu’au 24 novembre. Alain Bouithy Les chiffres clés du secteur du bâtiment au Maroc en 2024 Cette année, le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP) au Maroc affiche une dynamique de croissance remarquable malgré un contexte économique global tendu. Le premier semestre 2024 a enregistré une augmentation de 3,7% de la valeur ajoutée de la construction, contrastant nettement avec la baisse de 3,4% observée en 2023. Cette tendance s’est poursuivie au second trimestre grâce à une production accrue de logements neufs, soutenue par des programmes d’aide à l’acquisition et par un rebond des crédits accordés aux promoteurs immobiliers. La croissance de la branche construction a atteint 3%, tandis que les ventes de ciment ont bondi de 20%, indiquant une reprise solide de l’activité. Le secteur du BTP a généré une masse salariale de 10,089 milliards de dirhams, mettant en lumière son impact économique et social. Les salaires moyens sont restés stables, mais des augmentations notables ont été observées dans les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra. Toutefois, le secteur continue de faire face à la volatilité des coûts des matières premières, notamment l’acier et le bitume, un défi majeur pour la planification des projets. Avec des prévisions de croissance de 5,5% pour l’ensemble de 2024, le BTP reste un pilier essentiel de l’économie marocaine. Il est porté par des projets de grande envergure comme la préparation de la CAN 2025 et de la Coupe du Monde 2030, ainsi que par des programmes publics d’aide.
Mali. Sanankoroba : coup d’envoi de la construction d’une nouvelle centrale solaire de 200 MWc

Ce vendredi 24 mai 2024, dans la matinée, le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a donné le coup d’envoi de la construction de la nouvelle centrale solaire à Sanankoroba, dans la région de Koulikoro. Cette cérémonie marque un tournant décisif pour l’avenir énergétique du Mali et témoigne de l’engagement du Président GOÏTA à fournir une source d’énergie propre et durable à la nation. Le lancement des travaux de cette centrale solaire de Sanankoroba a vu la présence de plusieurs personnalités de haut rang. Étaient présents le Premier ministre, le Président du Conseil national de Transition, ainsi que plusieurs membres du Gouvernement, dont Mme Bintou CAMARA, ministre de l’Énergie et de l’Eau. Des diplomates accrédités, dont l’ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la République du Mali, ont également honoré de leur présence cet événement. Le Directeur général de l’entreprise russe Novawind, M. Grigory NAZAROV, a exprimé sa satisfaction et son engagement à contribuer activement au développement énergétique du Mali. « La centrale solaire de Sanankoroba, avec une capacité de 200 MWc, représente une avancée majeure vers la souveraineté énergétique du Mali», a-t-il déclaré. Il a souligné l’importance des investissements financiers et de la coopération internationale pour la réalisation de tels projets. Mme Bintou CAMARA, ministre de l’Énergie et de l’Eau, a salué la dynamique coopération entre le Mali et la Russie, qui a permis l’aboutissement de ce projet. Elle a décrit en détail les spécificités techniques de la centrale solaire, dont les travaux s’étaleront sur 12 mois pour un coût de plus de 120 milliards de FCFA. Le Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, a exprimé son espoir et sa détermination en posant le premier panneau solaire. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à concrétiser la souveraineté énergétique du Mali. « L’étape de Sanankoroba est le début d’une série de constructions de centrales solaires en République du Mali», a-t-il déclaré. Le Colonel GOÏTA a également salué la résilience et la patience du peuple malien, assurant que tous les sacrifices consentis sont le socle de la détermination du Gouvernement. Le Président GOÏTA a remercié la Fédération de Russie pour son soutien constant et a souligné la qualité de l’excellent partenariat entre les deux nations. « La réalisation de cette nouvelle centrale est la preuve de l’excellence de notre partenariat», a-t-il conclu. Cette cérémonie de lancement des travaux de la centrale solaire de Sanankoroba, qui sera installé sur une superficie de 300 hectares, est un symbole fort de la volonté du Mali de se tourner vers un avenir énergétique plus durable et autonome. Elle incarne l’espoir et la détermination du Gouvernement de transition à répondre aux besoins énergétiques urgents du pays et à améliorer la qualité de vie de ses citoyens.
Maroc. L’activité de construction connaît une évolution favorable

L’activité de construction a enregistré une évolution globalement favorable, affirme la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances. L’encours des crédits à l’immobilier en hausse de 0,6% au terme des deux premiers mois de 2024, selon la DEPF Selon la DEPF, « la valeur ajoutée du secteur de construction a renoué avec la croissance pour le deuxième trimestre consécutif après les baisses successives de sa valeur ajoutée, enregistrées depuis le premier trimestre 2022 ». En effet, fait-elle savoir, après analyse des données relatives au secteur, il ressort que la VA est ressortie en hausse de 0,5% au troisième trimestre 2023, puis de 2,4% au quatrième trimestre de la même année écoulée. Il est important de souligner que « ces évolutions positives ont permis d’atténuer le repli en moyenne, de la valeur ajoutée de ce secteur au terme de l’année 2023 (-0,8% après un retrait de 3,5% un an auparavant) », comme l’a relevé la DEPF dans sa note de conjoncture du mois d’avril 2024 (N°326). Les ventes de ciment accusent une légère baisse au T1 2024 D’après le document rendu public récemment, les ventes de ciment, principal baromètre de l’activité du secteur de construction, ont accusé une légère baisse (-0,4%) au terme du premier trimestre de 2024. La même source attribue cette évolution, d’une part, à la hausse de 7,5% enregistrée au cours des deux premiers mois de ce trimestre et, d’autre part, à la baisse de 14% au cours du mois de mars 2024 au cours duquel des chantiers de construction ont été arrêtés en raison, notamment, des importantes précipitations enregistrées durant ce mois. Le repli observé au cours du mois de mars « a concerné l’ensemble des segments de livraisons, à l’exception de celui de l’infrastructure, dont les livraisons se sont raffermies de 10,7% », a précisé la DEPF. Dans sa note, elle assure toutefois qu’en dépit de la contreperformance enregistrée en mars, « les segments d’infrastructure, du bêton prêt à l’emploi et du préfabriqué ont clôturé le premier trimestre 2024 sur des performances de +41%, +10,3% et +1,1% respectivement ». Pour rappel, dans sa note du mois de mars dernier (N°325), la DEPF avait fait état d’une tendance globalement favorable de l’activité de construction au deuxième mois de 2024, notant une performance des ventes de ciment de +8,5% au cours de ce mois, après +6,6% un mois plus tôt et une baisse de 10,7% en février 2023. Dans sa note, elle avait également indiqué un accroissement des ventes de ciment de 7,5% au terme des deux premiers mois de 2024, au lieu d’un recul de 8,4% un an auparavant. La DEPF avait alors expliqué cette amélioration, notamment, par la bonne dynamique des livraisons des segments du bêton prêt à l’emploi (+18,3%), de l’infrastructure (+61%), de la distribution (+1,3%) et du préfabriqué (+5,8%), ainsi que du nouveau segment du mortier, introduit à partir de janvier 2024, qui a contribué à hauteur de 7% à la progression totale des ventes de ciment à fin février 2024. En ce qui concerne le financement des opérations immobilières, les récentes données montrent que l’encours des crédits à l’immobilier a connu une progression de 0,6% au terme des deux premiers mois de l’année 2024, après avoir affiché une hausse de 2,4% un an plus tôt. Il a ainsi atteint 302,1 milliards de dirhams durant cette période. Pour la Direction des études et des prévisions financières, « cette évolution est due à l’accroissement de l’encours des crédits à l’habitat de 1,6% qui a atteint 243,8 milliards de dirhams, en dépit du recul de l’encours des crédits à la promotion immobilière de 1,1% », a-t-elle conclu. A titre de comparaison, dans sa précédente note, la Direction avait révélé que « l’encours des crédits à l’habitat a atteint 244,1 milliards de dirhams à fin janvier 2024, après 239,6 milliards un an plus tôt, soit un accroissement de 1,9% ». Ceci, précisait-elle, compte tenu de la hausse de 1,1% des crédits à la promotion immobilière, l’encours global des crédits à l’immobilier a augmenté de 0,7% à fin janvier 2024 pour dépasser les 302,2 milliards de dirhams. Alain Bouithy
Transition verte: Les 9èmes Rencontres africaines de l’efficacité énergétique axées sur le secteur de l’aménagement et de la construction
Le mardi 5 mars 2024 se tiendra la 9eme édition des Rencontres africaines de l’efficacité énergétique à l’hôtel Hyatt Regency à Casablanca, Sous l’égide du Ministère de la Transition énergétique et du Développement durable. Cet évènement d’envergure africaine est coorganisée par l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE) et AOB Group en partenariat avec la Société d’ingénierie énergétique (SIE), la Banque Africaine de Développement, le patronat ivoirien CGECI et l’organisation internationale Mission Efficiency. Cette 9ème édition est également soutenue par les institutions financières Bank Of Africa (BOA) et la Banque Centrale Populaire, l’établissement public de garantie, Tamwilcom, l’assureur en conseil et courtage, AFMA et Veritas solutions, spécialiste de la durabilité et certifications. Sous le thème « Aménagement et Bâtiments Durables :Innovations, labélisation et financement », les rencontres de cette année vont se concentrer sur le rôle fondamental de l’efficacité énergétique dans la transition vers des pratiques d’aménagement et de construction plus durables au Maroc et en Afrique Pour aborder cette problématique de la durabilité dans ces domaines, le programme de la journée va explorer plusieurs axes notamment celui de la stratégie de résilience appliquée à l’aménagement et à la construction, l’innovation et la recherche et développement, le financement ainsi que le rôle de la coopération interafricaine dans l’accélération de la transition énergétique dans le continent. Des experts de renommée nationale, continentale et internationale partageront leur expertise et leurs expériences lors de présentations stimulantes et de discussions interactives. Rappelons que les Rencontres Africaines de l’Efficacité Energétique s’inscrivent dans le cadre de l’engagement continue du Maroc avec le reste du continent dans la lutte contre le changement climatique à travers la transition énergétique dans les secteurs clés des économies africaines .
Maroc/Construction: l’activité du secteur s’améliore au troisième trimestre

Après un recul de 3,4% au premier trimestre 2023 et de 7,1% au quatrième trimestre 2022, la baisse de la valeur ajoutée du secteur de construction a poursuivi son atténuation pour le deuxième trimestre consécutif pour se situer à -2,8% au deuxième trimestre 2023. Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), la valeur ajoutée du secteur s’était repliée de 1% au titre du deuxième trimestre 2022. Ainsi, poursuit ce département relevant du ministère marocain de l’Economie et des Finances, « en moyenne, la valeur ajoutée du secteur a reculé de 3,1%, au terme du premier semestre 2023, après une baisse de 0,9% un an auparavant ». Toujours selon la DEPF, l’activité du secteur de construction aurait connu une amélioration au troisième trimestre 2023, « en ligne avec l’accroissement des ventes de ciment, principal baromètre du secteur, de 3,6%, après un retrait de 3,9% au T2-2023, de 5,3% au T1-2023 et de 17% au T4-2022 ». Dans sa dernière note de conjoncture (octobre 2023, N°320), le département indique en outre que les ventes de ciment ont baissé de 2,1% au terme des neuf premiers mois de l’année en cours, après un recul de 8,3% observé un an auparavant. D’après la note, par segment, des évolutions positives, à fin août 2023, ont concerné, notamment, les livraisonsde ciment relatives à l’infrastructure (+16,1%) et au préfabriqué (+2,8%). Au niveau du financement des opérations immobilières, les chiffres montrent que l’encours des crédits à l’habitat a progressé de 2,3% à fin août 2023, après un accroissement de 3% un an plus tôt; tandis que le recul de l’encours des crédits à la promotion immobilière s’est atténué à -2,8% à fin août 2023, après -4% à fin juillet 2023. Globalement, il apparait que « l’encours des crédits à l’immobilier s’est apprécié de 1,7% au terme des huit premiers mois de 2023, après une hausse de 2,4% l’année précédente », a conclu la DEPF. Martin Kam
Rugby Africa inspecte la construction du stade de rugby d’Accra en prévision des Jeux Panafricains 2024

Une équipe de Rugby Afrique dirigée par son président Herbert Mensah est au Ghana pour inspecter un stade dédié au rugby actuellement en construction dans la capitale Accra en prévision des Jeux Panafricains prévus pour mars 2024. Les membres de l’équipe d’inspection de Rugby Afrique comprennent le responsable des compétitions, Johnbosco Muamba, le président de la Fédération de rugby du Burkina Faso, Rolande Boro, et le président de la Fédération togolaise de rugby, Bedembda Bedinade. La construction du stade de rugby d’Accra a commencé après l’annonce d’un accord entre tous les partenaires techniques, y compris le gouvernement du Ghana et l’Union Africaine, pour permettre au Ghana d’accueillir les Jeux Panafricains en 2024. Le tournoi était initialement prévu pour 2023, mais a été reporté à mars 2024. « Après de longues discussions avec le Comité d’organisation local du Ghana dirigé par le Dr Kwaku Asare, Rugby Afrique participera aux prochains Jeux Panafricains l’année prochaine. Cela a été confirmé. Nous nous attendons donc à ce que toutes les nations de rugby en Afrique soient présentes et participent », a déclaré Herbert Mensah avant la tournée d’inspection de Rugby Afrique. Il a ajouté : « La question est où jouer ? Nous avons des stades nationaux pour le football et d’autres sports. Et le Ghana en a beaucoup. Mais je suis heureux de dire qu’après de longues discussions avec le Comité d’organisation local du Ghana, il a été confirmé qu’un stade dédié au rugby est actuellement en construction. Et nous avons pu négocier jusqu’à un point où nous emmenons une équipe dirigée par certains de nos meilleurs éléments pour aller au stade de l’Université du Ghana et rencontrer les entrepreneurs et les responsables de la construction du stade pour nous assurer qu’il est conforme aux normes de Rugby Afrique ». Herbert Mensah a également déclaré que l’équipe de Rugby Afrique à Accra entrera en discussion avec les autorités sur la conformité du stade de rugby d’Accra et sur ce qui est nécessaire pour sa construction. « Rugby Africa a de grands projets pour le développement du sport sur le continent, dont l’un est d’encourager les pays et les gouvernements à construire des stades et des parcs dédiés aux matches et aux entraînements de rugby en même temps. Et il n’y a pas de meilleure façon de le démarrer que celui-ci à Accra, au Ghana », a déclaré Mensah. L’infrastructure en cours de construction pour les Jeux Panafricains est conforme à la structure de compétition de Rugby Africque, où l’infrastructure régionale et nationale est essentielle. « Dans le cadre du programme de Rugby Afrique, nous comprenons que nous devons revoir notre structure de compétition. Nous devons regarder sur une base régionale pour pouvoir avoir des compétitions régionales par pays et espérons un jour pour les clubs en même temps », a ajouté le président de Rugby Afrique. Herbert Mensah est optimiste pour l’avenir des compétitions de Rugby Afrique. « Les lieux de jeu sont évidemment fondamentaux pour cela. Le stade d’Accra fournira un excellent hub. Nous regardons et parlons avec ceux d’Abidjan et je sais qu’à Abuja, au Nigeria, ils ont un stade qui sera également dédié au rugby. Et cela permet au comité des compétitions de Rugby Afrique de regarder très sérieusement les compétitions organisées à l’échelle régionale et de savoir que nous avons le bon type de stades, la bonne infrastructure pour soutenir ce beau sport qui est le nôtre ».
Maroc. Léger reflux des dépenses d’investissement dans la construction au troisième trimestre

Les dépenses d’investissement dans la construction auraient sensiblement reflué au troisième trimestre 2022, a indiqué récemment le Haut-commissariat au plan (HCP) dans sa note de conjoncture du troisième trimestre 2022 et perspectives pour le quatrième trimestre. D’après l’organisme public, elles auraient pâti de l’essoufflement de l’activité immobilière et de la diminution des crédits destinés aux promoteurs immobiliers, a-t-il expliqué relevant cependant que l‘investissement en produits industriels se serait, pour sa part, amélioré, entraînant une progression des importations de biens d’équipement. S’inscrivant dans une trajectoire de ralentissement, la valeur ajoutée de la construction aurait augmenté de 0,8% durant cette période, en variation annuelle, au lieu de +14,2% à la même période de l’année précédente. « La branche aurait continué de pâtir de la faible dynamique des activités immobilières et du renchérissement des matériaux de construction », selon les explications du Haut-commissariat. Comme l’a relevé le HCP dans sa note de conjoncture, les prix du béton, de l’acier, du verre et du ciment se seraient inscrits en hausse et des difficultés d’approvisionnement pour les industries annexes se seraient accentuées. L’organisme public en veut pour preuve les appréciations des chefs d’entreprise de la construction, exprimées dans le cadre de sa dernière enquête de conjoncture. L’opinion de ces derniers révèle que « les carnets de commande des opérateurs du secteur seraient restés peu garnis et les anticipations de l’évolution de l’activité dans le bâtiment et le génie civil se seraient abaissées », a fait savoir le HCP. Dans Revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière d’octobre 2022, Bank Al-Maghrib rapportait pour sa part que l’activité dans la branche de construction « a poursuivi son ralentissement entamé depuis le troisième trimestre 2021 avec une croissance de la valeur ajoutée limitée à 1,7% au deuxième trimestre au lieu de 16,9% ». Pour le trimestre suivant, la Banque centrale a ajouté : « l’activité a été marquée par une contraction de 16% des ventes de ciment après une hausse de 7,8% un an auparavant ». A titre de rappel, dans sa note de conjoncture du mois d’octobre dernier, la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) a annoncé que le secteur de construction avait préservé l’évolution positive de sa valeur ajoutée au titre du deuxième trimestre 2022 tout en continuant de dépasser son niveau d’avant la crise. Après analyse des données, il ressort ainsi que « la valeur ajoutée du secteur s’est améliorée de 1,7%, au deuxième trimestre 2022, après une hausse exceptionnelle de 16,9% au même trimestre de l’année précédente », selon les observations de la DEPF. Tenant compte d’une augmentation de 1,8% au premier trimestre 2022, la même Direction – relevant du ministère de l’Economie et des Finances – avait fait état de ce que « la valeur ajoutée du secteur s’est renforcée de 1,7% au terme du premier semestre 2022, après +11,3%, un an plus tôt ». « Profitant du maintien de cette évolution positive, la valeur ajoutée du secteur s’est accrue de 4,4% au deuxième trimestre 2022 et de 10,6% au premier 2022, comparativement aux mêmes périodes de 2019, après des hausses respectives de 2,7% et de 8,6% au deuxième et premier trimestres 2021 », pouvait-t-on lire. Soulignons que la consommation de ciment a accusé une baisse de 8,3%, en glissement annuel, au terme des neuf premiers mois de 2022, après +18,3% un an auparavant. Selon le DEPF, « cette évolution recouvre, un retrait de 16% au troisième trimestre, de 9,9% au deuxième trimestre et une augmentation de 1% au premier trimestre 2022 ». Quant aux crédits à l’immobilier, comme le souligne sa note de conjoncture, leur croissance s’est consolidée, à fin août 2022, atteignant +2,4%, après +2,1% à fin juin 2022. Dans le détail, « cette augmentation a bénéficié, notamment, de l’accroissement de l’encours des crédits à l’habitat de 3% (après +2,5%), atténué, toutefois, par le recul de celui alloué aux promoteurs immobiliers de 2% (après +0,3%) ». Alain Bouithy
La RDC lance la construction d’un poste électrique en partenariat avec une entreprise chinoise
La République démocratique du Congo (RDC) a lancé mardi les travaux de construction d’un poste 220 KV et des réseaux de distribution associés dans le quartier périphérique de Kinshasa, en partenariat avec une entreprise chinoise. Construit par la Société nationale d’électricité (SNEL) en partenariat avec l’entreprise chinoise Shanghai Electric, ce poste est un complément de la centrale hydroélectrique de Zongo II et vise à booster l’approvisionnement en énergie électrique dans une grande partie de la ville de Kinshasa. Selon les experts, 42.000 connexions seront possibles à la fin de ces travaux qui pourront durer deux ans et qui coûteront environ 200 millions de dollars américains, d’après les premières estimations. La construction du poste va absorber toute la production de Zongo II, et favoriser l’implémentation du premier réseau automatisé, pour augmenter le taux de desserte en électricité à Kinshasa et réduire le délestage dans cette mégalopole.