Congo. Paroisse Saint-Christophe : arcanes démoniaques, conséquences et dénonciation du contre-rituel ( lecture en 3 minutes)

Congo. Paroisse Saint-Christophe : arcanes démoniaques, conséquences et dénonciation du contre-rituel ( lecture en 3 minutes)

Depuis sa consécration, la paroisse Saint-Christophe à Pointe-Noire reste sujet de dénonciations. Dans toute opération rosicrucienne de grande ampleur, le « choc d’ombre » est nécessaire pour équilibrer l’opération de lumière inversée : c’est le principe de l’offrande de contrepoids. Ici, plusieurs personnes, dont l’abbé Alphonse Taty Mboumba, en dénonçant ces pratiques dans sa correspondance du 30 juillet, seraient dès lors le prêtre sacrificiel négatif, excommunié rituellement sans procès canonique ni audience pour garantir la cohésion énergétique du noyau central. Ce schéma est typique des loges afrosyncrétiques : lorsqu’un temple se construit sur un transfert de dépouille, un « marginal » du sacré doit être expulsé pour neutraliser les interférences vibratoires. L’exclusion du vivant permet d’ouvrir un canal plus pur vers le mort. Cela ressemble à une mise à l’écart d’une dissonance rituelle. La nouvelle paroisse Saint-Christophe ne serait plus un simple lieu de culte, mais un réacteur symbolique, un vortex rituello-politique, et un dispositif de légitimation par le sacré. Si rien n’est clarifié, ce lieu risque de devenir un talisman de la République entre Équerre et Compas : c’est l’infusion vibratoire d’un projet politique, à travers la mémoire d’un prélat mort, la résonance d’une cloche vibrante, et l’éviction d’un prêtre vivant. Sous l’influence déterminante d’Antoinette Sassou-Nguesso, la ville voit émerger une esthétique architecturale lugubre, intégrant parfois des codes ésotériques qui inversent le rôle traditionnel des génies : d’alliés protecteurs, ils deviennent symboles d’allégeance au pouvoir. L’un des plus grave est le monument du centenaire sur la place de la gare, noir comme les ténèbres, mais un autre plus raffiné, plus avancé, se joue dans l’exhumation de Mgr Godefroi Mpwati et le rond-point des chevaux sur lequel nous plancherons mardi 12/08/2025. Bref, pour survivre, le pouvoir, désormais, quitte les discours pour entrer dans l’opératif pur : il se configure en rite. Les conséquences de ce maillage et du syncrétisme amorcé depuis quelque temps dans la ville océane et ses environs sont lourdes : le Kouilou, malgré le pétrole qu’il pompe, ses populations vivent dans une précarité jamais vue depuis que le Congo existe. Les cadres deviennent tous insensibles. Anatole Collinet Makosso (ACM ) par exemple, hier, évangéliste et cadre consciencieux mais devient grand syncrétiste au point de perdre les pédales. Il semble être téléguidé pour faire mal. Sinon, comment expliquer qu’il saigne à blanc le Trésor public en voyageant presque tous les dix jours entre Brazzaville et Pointe Noire pour se ressourcer via des missions fallacieuses ? Depuis 2021 jusqu’à ce jour, les voyages de ACM ont coûté plusieurs milliards de francs CFA alors que cet argent pouvait servir à aménager les infrastructures de base (routes, hôpitaux, écoles) et à améliorer les conditions de vie des populations qui meurent au quotidien. Dans notre publication de mardi nous plancherons sur les non-dits de la municipalisation additionnelle de Pointe-Noire et le rond-point des chevaux :  » tout ce qui est caché, on pourra le voir. Tout ce qui est secret, on pourra le connaître, et cela paraîtra en pleine lumière.  » Luc 8:17 Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Coup d’État et leurs conséquences

Coup d’État et leurs conséquences

OPINION. Un coup d’État est un renversement du pouvoir par une personne investie d’une autorité, de façon illégale et souvent brutale. On le distingue d’une révolution en ce que celle-ci est populaire. Le putsch est un coup d’État réalisé par la force des armes. D’un point de vue historique, et y compris dans l’époque contemporaine, le coup d’État a été l’un des moyens les plus fréquemment utilisés pour accéder au pouvoir. Une version alternative présente le coup d’État comme : « un acte d’autorité consistant dans une atteinte réfléchie, illégale et brusque, aux règles d’organisation, de fonctionnement ou de compétence des autorités constituées, atteinte dirigée, selon un plan préconçu et pour des raisons diverses, par une personne ou par un groupe de personnes réunis en un parti ou un corps ; dans le but soit de s’emparer du pouvoir, soit d’y défendre ou d’y renforcer sa position, soit d’entraîner une simple modification de l’orientation politique du pays » Africains, le coup d’Etat est un compte d’exploitation irrationnel . Le Mali , la Guinée ou le Burkina Faso sont devenues des poches de non droit aux yeux de la communauté financière internationale depuis que des groupes de putchistes, animé soi-disant de bonnes intentions, le patriotisme au bout du fusil, ont déposés des présidents de la république en déconnexion avec leurs peuples. Vox populi, vox Dei disent-ils . Passée l’euphorie populaire, l’heure est aux interrogations sonnantes et trébuchantes. En arrêtant un président de la république là où un encadrement aurait dû suffire afin de lui permettre, même sur instructions, d’assurer la continuité de l’état aux yeux des banques, des assureurs crédit, des bailleurs, les soi-disant « Comité national pour le salut du peuple » , composés étonnamment que des militaires, ont ôtés au Mali , au Burkina Faso et à la Guinée leurs signatures . Ce qui explique les mesures de sauvegarde de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), qui avait auparavant fait de même en octobre 2014 quand Blaise Compaoré fut chassé du pouvoir au Burkina Faso, (à ce jour encore, des milliards disparus des banques n’ont pas été recouvrées) ou récemment lors du vide créé en Guinée Bissau pendant la crisepost-électorale. Au Mali par exemple , l’arrestation du président IBK, de son premier ministre et de celui du ministre des Finances avait provoqué une rupture de la continuité et de la signature de l’Etat, entrainant le gel des comptes de celui-ci.  En d’autres termes, les compensations et divers engagements de l’Etat malien sont redevenus impayés et ont générés des frais qu’il a fallu rembourser. Tous les chèques de l’Etat aux prestataires de divers marchés étaient désormais en incidence de paiement. Cas des subventions de l’Etat au secteur du coton et à d’autres secteurs vitaux. Ces engagements concernaient aussi le coupon des obligations de l’Etat malien aux souscripteurs de l’UEMOA et à l’international. Le premier pays de la zone à avoir à l’époque formalisé l’annulation des flux financiers était la Côte d’Ivoire par courrier du 19 août 2020 portant le sceau de Adama Coulibaly, ministre de l’Economie et des Finances. Première puissance économique et financière de l’UEMOA, Abidjan pèse pour 40% du PIB de la zone et 50% de la masse monétaire en circulation. L’on notera que le secteur bancaire ivoirien comporte trois banques ayant un ADN malien avec une part de marché de 8 à 10% soit plus de 1 000 milliards de Franc CFA. Pas besoin d’être clerc pour mesurer le poids des maliens dans l’immobilier locatif en Côte d’Ivoire. La mesure de restriction a eu des effets temporaires sur plusieurs banques de la région détenant des coupons de l’Etat malien dont elles espèreraient le remboursement à échéance. Bien que l’on ne soit pas dans le cas de la Côte d’Ivoire de la crise post-électorale de 2010 quand des banques furent nationalisées, beaucoup des pays avaient craint que la crise sécuritaire au Mali doublée maintenant d’un coup d’Etat ne porte les prémices d’une crise financière aigüe.  Pays de cash, donc court-termiste, le grand Mali devait rapidement refermer cette phase compliquée et éviter surtout une transition longue. Chaque jour qui passait à été une interrogation de plus pour les bailleurs de fonds bilatéraux et privés, une angoisse pour les porteurs de coupons de la dette du Mali et un saut dans le vide.  Bien que populaire, car opposé à l’inertie du président IBK, le coup d’Etat a coûté cher et est resté non rentable dans un contexte d’encadrement strict des régulations bancaires au niveau national, régional et international. Les conséquences des événements ont été très coûteuses pour les opérateurs économiques confrontés aux surestaries de leurs conteneurs et cargaisons stockés à l’époque aux ports de Dakar, Abidjan ou Lomé. Les surestaries sont des indemnités que l’affréteur doit payer au propriétaire du navire, dans un affrètement au voyage, quand le temps de chargement et/ou déchargement dépasse(nt) le temps de planche prévu dans le contrat de voyage .  Y-avait-t-il un mécanisme d’annulation de ces surestaries par la CEDEAO, l’UEMOA ou au niveau des Etats ?  Les assureurs devraient-ils accepter de couvrir les pertes de marchandises périssables pour cause de coup d’Etat ?Les banques devraient-elles acceptés de différer leurs lettres de crédit ou de rééchelonner leurs prêts à cause de ce contexte déjà accentué par le Covid-19 ?  En pleine campagne cotonnière, la filière coton promise à la vente à plus de 200 FCFA le kilo (seul produit sérieux exportable du Mali en dehors, bien entendu, de l’or) et financée massivement par les banques locales et étrangères avait été menacée à cause de la fermeture des frontières. Les pricing des lettres de crédit ont dû bondir comme le prédisait le banquier Ali Benahmed, invité de Financial Afrik.  C’est quoi le pricing ? Le pricing ou la tarification dynamique, est, dans le cadre de la politique de prix du mix-marketing, une stratégie de tarification consistant à ajuster les prix aux variations de demande. Cette pratique se répand rapidement car les entreprises ont accès à des bases de données gigantesques stockables

La flambée des prix des denrées de première nécessité au Congo-Brazzaville et ses conséquences sur les populations

La flambée des prix des denrées de première nécessité au Congo-Brazzaville et ses conséquences sur les populations

TRIBUNE. Le Congo-Brazzaville vit aujourd’hui une des périodes les plus insoutenables de son histoire récente, en raison de l’explosion des prix des produits alimentaires essentiels. Non seulement le panier de la ménagère est lourdement impacté, mais aussi et surtout, la crise multidimensionnelle qui plombe le pays depuis quelques années s’est davantage approfondie. En effet, déjà miné par une crise économique, financière, sociale, sanitaire, politique, électorale et sécuritaire sans précédent, le Congo-Brazzaville est actuellement dévasté par une flambée exponentielle des prix des denrées de base. A titre d’illustration, les prix du poisson fumé, du poisson d’eau douce, du foufou (farine de manioc), de l’igname, de la pomme de terre, de la banane plantain, de l’ananas, de la papaye, etc., pourtant produits au Congo, ont flambé de façon vertigineuse. Il en va de même des produits importés (poisson de mer, viande, volaille, huile, farine de blé, etc.). Les populations qui vivent déjà une situation sociale épouvantable n’en peuvent plus. Pour masquer sa responsabilité dans cette flambée des prix des denrées de base, l’Etat/PCT met en avant la pandémie du COVID-19 et la guerre d’Ukraine. Ces deux événements ont certes impacté les coûts d’importation de certaines denrées alimentaires de première nécessité dans le monde, mais les causes premières de la montée en flèche des prix des denrées de base au Congo-Brazzaville, sont d’abord et avant tout, l’absence d’une véritable politique économique et la mal-gouvernance des affaires publiques par l’Etat-PCT. Comme chacun le sait, l’économie congolaise n’est pas diversifiée ; elle repose sur deux produits : le pétrole et le bois. Il n’y a, ni agriculture locale, ni industrie agro-alimentaire dignes de ce nom. L’économie nationale ne produit pas ce que les Congolais consomment. Ces derniers le savent, l’essentiel de ce qu’ils consomment est issu de l’importation pour près de 70%. Chaque année, l’Etat congolais dépense plus de 700 milliards de francs CFA au titre des importations des produits alimentaires et agricoles, ce, malgré les slogans enchanteurs : « Agriculture, priorité des priorités ; Autosuffisance alimentaire d’ici à l’an 2000 », slogans lancés depuis plus de 40 ans par le président Denis Sassou Nguesso, lors du plan quinquennal 1982-1986. Les marchés des grands centres urbains sont alimentés, non pas par la production nationale, mais surtout par des produits d’importation. Au moment où les dérèglements internationaux aggravés par la crise ukrainienne ont généré une forte inflation dans les grands pays d’Amérique, d’Europe et d’Asie, le Congo ne pouvait qu’être frappé de pleins fouets. Il n’est donc pas étonnant qu’il subisse aussi fortement les contrecoups du COVID-19 et de la guerre d’Ukraine qui sévissent dans les pays exportateurs des denrées alimentaires consommées par les populations congolaises. Cependant, la flambée actuelle des prix des denrées de base au Congo-Brazzaville a pour causes principales, les nombreuses taxes illégales instituées par différents services de l’Etat dans les ports et les marchés, ainsi que les nombreux péages qui jalonnent la route nationale n° 1 et les commissions occultes exigées par des fonctionnaires véreux à chaque barrage routier dressé le long de la route nationale n° 2. Il faut encore ajouter à ces causes internes, la spéculation organisée par certains commerçants véreux, l’impunité dont ils jouissent et surtout, le manque total de politique de contrôle des prix par les services compétents du ministère du Commerce et la corruption de la plupart des agents de ces services. Comme l’écrivait il y a déjà plusieurs années, le journal français, Le Monde, dans son numéro du 26 mars 1970 : (…) De l’aveu d’un des principaux hommes d’affaires établis sur place, au Congo-Brazzaville, une règlementation exceptionnellement tolérante, appliquée par des fonctionnaires courtois, permet aux exportateurs étrangers d’acheter n’importe quoi, n’importe où et de vendre n’importe comment, à n’importe quel prix, à n’importe qui (…). On le sait, la formation des prix intègre plusieurs variables. Les premiers déterminants sont liés aux coûts de production et de fabrication auxquels il convient d’ajouter toutes les autres charges connexes comme le transport, la taxation, etc. Les deux composantes de l’effet du marché déterminent le prix effectif de sortie suivant l’état de l’une et l’autre composante, c’est-à-dire, l’état de l’offre et de la demande, l’équilibre se traduisant par une hausse ou une baisse des prix. Le traitement de l’offre et de la demande dans un pays est un élément important de toute politique économique, financière et monétaire, car : – la politique économique vise à pourvoir le marché des biens matériels et immatériels nécessaires à la vie de la nation et des hommes qui y résident ; – la politique financière par définition, s’attache à l’optimisation et la gestion des impôts et taxes, des comptes internes et externes, etc. ; – la politique monétaire se préoccupe de la gestion optimale des moyens de paiement pour la circulation équilibrée des biens et services. Malgré l’appartenance du Congo à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le gouvernement n’a pas mis en place une politique générale qui s’appuie et tire grand profit des règles et dispositions de la Communauté. Le Congo demeure largement un pays importateur net, s’exposant alors aux nombreux aléas du marché international, couplés aux énormes déficiences nationales à tous les niveaux. Alors que sous d’autres cieux, des politiques vigoureuses de contrôle, voire de blocage des prix de certaines denrées de base sont mises en œuvre, au Congo-Brazzaville, l’Etat-PCT se complaît dans l’incantation, l’immobilisme et la démission. Comme à son habitude, il demeure insensible aux souffrances sociales des populations. Il n’a aucun remords sur le cœur. Il passe le plus clair de son temps, tantôt dans des manifestations festives, tantôt à fourbir des manœuvres visant à imposer par la force le dauphin désigné, tantôt à affiner des stratégies de tricherie électorale, aux fins de se fabriquer une majorité mécanique au Parlement et dans les Assemblées locales, à l’occasion des élections législatives et locales trafiquées d’avance de juillet 2022. Les nombreux Conseils des ministres qui se suivent ne proposent aucune politique visant l’offre et la demande. Aucune véritable politique économique, financière et sociale n’est mise en œuvre.