La terre a des limites mais la médiocrité et le vol sont infinis au Congo-Brazzaville

La terre a des limites mais la médiocrité et le vol sont infinis au Congo-Brazzaville

LIBRES PROPOS. Il faut se méfier de l’amateurisme surtout couplé au vol des deniers publics. Il en résulte une sorte d’addiction que même un infirme cérébro-moteur peut comprendre. Qui ne voit pas l’étalage des richesses que déploient nos ministres, en villas multiples, en construction de villages modernes, poussant sur les cendres de cette authenticité traditionnelle qui nous ressourçait si agréablement. Le vol des ministres et de tous les petits nababs qui se servent gracieusement au Trésor Public s’explique par l’idéologie qui sous-tend la chose. Du jour où bien imprudemment on a laissé faire les premiers cas sans les réprimer, on a créé les bases d’une idéologie. Il faut être d’une naïveté bouffonne pour croire que le Président de la République, qui est cerné par une cohorte de malfaisants et de voleurs, puissent du jour au lendemain traquer ces éternels lèche-bottes. Trêve de plaisanteries ! Tous les congolais savent qu’une fois un ministre est nommé, parents et amis le somment de se servir car un brusque remaniement peut l’emporter. Alors quoi, il reviendrait dans les conditions sobres du passé. Résultat des courses et selon l’expression consacrée, « manger le fonctionnement du ministère au tiers ou quart », est devenue une chose entendue. Qu’attendre de ce pouvoir pour lequel la fidélité prime sur les compétences ? Que dire de la médiocrité ambiante quand on sait qu’il n’y a pas moyen de virer une grappe des ministres relevant du même parti, l’image du parti et du pouvoir en prendrait un coup. C’est cela qui bloque cyniquement la lutte contre les antivaleurs. C’est triste car du jour où cela a été évoqué, cela voulait dire que le phénomène était important. D’ailleurs, il est paradoxal qu’il n’y ait pas eu de suite en tout cas, significative jusque-là. Pourquoi avoir berné ses concitoyens avec un discours lénifiant sur le ver qui serait dans le fruit et revenir une année plus tard et vouloir rejouer le même sketch démagogique et vénéneux, de façon insidieusement habile et indigeste, alors qu’aucun congolais n’y prête la moindre attention. Embarras, voilà le diagnostic énoncé. Les réseaux sociaux ont le tournis depuis que le Général Gabonais, qui n’est pas centralien et qui est venu serrer les fesses devant notre Président à Oyo, a fait étalage d’un bilan de quatre mois absolument époustouflant, qui dépasse largement celui des 40 ans du pouvoir actuel, récité comme des psaumes par les thuriféraires de notre empereur bien-aimé. Il n’y a aucun doute, les voleurs font la loi au gouvernement dans notre pays. Être sans pitié comme c’est le cas aujourd’hui, il n’y a que satan pour soutenir la comparaison. Dans ce pays où la médiocrité est une seconde nature, la clochardisation accélérée des cadres au détriment des arrivistes ne peut pas s’arrêter. Qui plus est, il n’est pas rare d’entendre nos pauvres jeunes dont le Président aurait consacré l’année 2024 s’exclamer « Vieux wana alala kidiba aza na doctorat ! Somo hein !». Voilà le triste sort réservé à ceux qui caressent le doux rêve de transformer positivement ce pays. Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABAPrésident de la Dynamique VJ2R

TLS contact remporte un nouveau contrat au Cameroun, au Congo-Brazzaville, au Gabon, à Madagascar et au Nigeria

TLS contact remporte un nouveau contrat au Cameroun, au Congo-Brazzaville, au Gabon, à Madagascar et au Nigeria

L’ouverture de nouveaux centres de visas pour la France en Afrique subsaharienne par TLScontact a été annoncée il y a quelques semaines. Un nouveau contrat a été remporté pour la gestion des demandes de visa en France au Cameroun, au Congo-Brazzaville, au Gabon, à Madagascar et au Nigeria. De nouveaux centres de visas pour la France dans plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne ont aussi été inaugurés, renforçant ainsi la présence de TLScontact dans la région. Les ouvertures comprennent des centres au Cameroun (à Douala et Yaoundé avec un centre satellite à Garoua), au Congo-Brazzaville (à Brazzaville et Pointe-Noire) et au Nigeria (à Abuja et Lagos). En parallèle, TLScontact a entrepris des rénovations dans ses centres existants au Gabon et à Madagascar et a étendu son service « Votre demande, chez vous », pour permettre aux demandeurs de visa de soumettre leur dossier à l’endroit de leur choix sans avoir à se rendre dans un centre de visas. Ce service, déjà disponible au Gabon, sera également proposé aux demandeurs de visa français à Lagos, Yaoundé et au Congo-Brazzaville. Le processus d’ouverture de ces nouveaux centres a nécessité une collaboration étroite au sein de l’organisation TLScontact et avec les autorités françaises, tant au niveau ministériel que sur le terrain. Une équipe dirigée par Antoine Rault, Directeur client, a joué un rôle essentiel dans la coordination quotidienne avec le client et les équipes opérationnelles sur le terrain pour surmonter les défis de dernière minute. TLScontact a adopté une approche de recrutement diversifiée, intégrant à la fois de nouveaux talents externes et favorisant les promotions internes. Au total, 76 nouvelles recrues ont été intégrées, et plusieurs employés de TLScontact ont été promus à des postes de direction. Notamment, 62% des employés dans les nouveaux centres sont des femmes, et l’équipe de direction pour la région est entièrement féminine. Un programme de formation complet a été mis en place pour les nouvelles recrues afin d’assurer le bon fonctionnement des centres dès leur ouverture. Les équipes ont bénéficié de formations virtuelles et en face-à-face couvrant tous les aspects des opérations. Des visites dans d’autres sites TLScontact en Égypte, au Cameroun, au Gabon et à Madagascar ont également permis aux équipes de mieux comprendre les processus en place pour la collecte des demandes de visa. Consciente des enjeux liés à cette expansion en Afrique subsaharienne, TLScontact a mis en place une équipe d’experts internes pour accompagner le lancement des nouvelles opérations. L’entreprise joue ainsi un rôle clé dans le secteur des visas,en pleine expansion en Afrique subsaharienne, avec un engagement continu envers l’excellence opérationnelle.

RD Congo. Le parc national d’Afrique le plus riche en biodiversité est détruit par la guerre menée par Kigali, déclare le Président Tshisekedi

RD Congo. Le parc national d’Afrique le plus riche en biodiversité est détruit par la guerre menée par Kigali, déclare le Président Tshisekedi

Dans son allocution prononcée samedi 28/10 au Sommet des trois bassins au Congo-Brazzaville, le Président Félix Tshisekedi a appelé à « une collaboration efficace entre les pays qui abritent ces massifs forestiers qui représentent 80 % des forêts tropicales de la terre et équilibrent le bilan carbone de notre planète ».  Ce Sommet de trois jours, organisé à Kintele, visait à établir des synergies et à favoriser la solidarité entre les pays des trois bassins forestiers dont le leadership est exercé par le Brésil, l’Indonésie et la République Démocratique du Congo (RDC). Ces pays sont les gardiens des plus grandes réserves de forêts, de tourbières et de biodiversité au monde. Ces nations et leurs partenaires envisagent de parler d’une seule voix à la COP28 pour amplifier leurs revendications collectives envers les pays de l’hémisphère nord, afin que ceux ci respectent leurs engagements financiers pour lutter contre le changement climatique irréversible avant que le monde n’atteigne un point de non retour. « Nos forêts sont la dernière ligne de défense pour une humanité confrontée au risque toujours croissant d’un changement climatique irréversible », a déclaré le Président Tshisekedi. S’adressant aux Chefs d’État et aux délégations officielles, aux représentants de gouvernements, d’institutions internationales, de donateurs, d’organismes de financement et d’experts du monde entier, le Chef de l’État a rappelé que l’une des réserves de biodiversité les plus précieuses au monde, le Parc National des Virunga, a été endommagée par la persistance du conflit dans l’est de la RDC.  « La conservation de notre biodiversité et de nos forêts dans le Parc des Virunga fait actuellement l’objet d’un activisme armé qui endommage et détruit cet écosystème. Cela n’a pas été décidé à Washington, Paris, Bruxelles ou Londres. Cela a été décidé en Afrique, à Kigali plus précisément. C’est l’œuvre d’un frère africain. C’est pour vous dire qu’il faut bannir l’hypocrisie qui existe entre nous. Nous devons bannir les fléaux tels que le tribalisme et la haine d’autrui. Et c’est à ce moment-là que nous pourrons parler d’abattre nos barrières, de supprimer les droits de douane, etc. », a déclaré le Président Tshisekedi sous des applaudissements nourris. Le Parc national des Virunga est la zone protégée la plus riche en biodiversité d’Afrique, abritant plus d’un millier d’espèces de mammifères, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens, ainsi qu’un tiers des gorilles de montagne menacés dans le monde.  Le Président Tshisekedi, qui se présente aux élections pour un second mandat en décembre 2023, prône la paix et la coexistence entre voisins conformément à ses valeurs « panafricanistes » et à son engagement en faveur de l’unité du continent. Le Président Tshisekedi a rappelé qu’au cours de ses cinq années au pouvoir, il a donné la priorité à « la nécessité pour nous de vivre en paix », de cultiver la solidarité et de développer des projets qui bénéficieront à nos populations respectives ». Le Chef de l’État a toutefois poursuivi : « Nous devons avoir le courage de nous regarder dans les yeux, entre Africains et nous dire qu’on ne peut pas s’appeler frères et se poignarder dans le dos en même temps ».  La RDC appelle la communauté internationale à mettre en place des sources diversifiées de financement climatique, y compris la création d’un marché du carbone équitable avec un prix juste par tonne de carbone séquestré, comme mécanisme de gestion durable et de préservation des bassins forestiers tropicaux restants.  « Il y a tellement de conditions autour de la mise en place d’un cadre juridique pour un marché du crédit carbone, mais nous sommes face à une urgence climatique », déclare Stéphanie Mbombo, Envoyée spéciale de la RDC pour la nouvelle économie climatique. Dans son discours, le Président Tshisekedi a annoncé qu’afin de rendre le marché moins risqué pour les investisseurs en RDC, il a « initié un certain nombre de réformes structurelles visant à renforcer le cadre juridique et la gouvernance climatique dans mon pays. Ces réformes visent à améliorer le climat des affaires, à structurer la mise en œuvre de notre contribution déterminée au niveau national et à faciliter la coopération bilatérale et multilatérale y afférente, à organiser le marché du carbone et à garantir sa transparence et son intégrité socio-environnementale.  Une déclaration finale signée par les pays participants des bassins de l’Amazonie, du Congo, de Bornéo-Mékong et de l’Asie du Sud-Est à la suite de discussions au niveau ministériel et technique au cours du sommet de trois jours sera présentée à la COP 28, la 28ème Conférence des Nations Unies sur le climat à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, fin novembre.

19ème Plénière de la Commission technique du GABAC à Brazzaville

19ème Plénière de la Commission technique du GABAC à Brazzaville

Jean-Baptiste Ondaye, Ministre de l’Economie et des Finances du Congo-Brazzaville et Président en exercice du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC), a ouvert, vendredi 29 septembre 2023 à Brazzaville, les travaux de la 19ème Plénière de la Commission technique dudit Groupe. En présence d’André Kanga, Secrétaire permanent de cette institution de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Dans son allocution, Jean-Baptiste Ondaye a rappelé que cette Plénière a été précédée de la réunion des experts provenant des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), à savoir : le Cameroun ; la Centrafrique ; le Congo-Brazzaville ; le Gabon ; la Guinée Equatoriale ; le Tchad ; et d’un Etat membre associé, la République démocratique du Congo (RDC).  En effet, pendant cinq jours, du lundi 25 au vendredi 29 septembre 2023, ces experts ont échangé dans le cadre de deux groupes de travail, à savoir : le Groupe de travail sur les évaluations et la conformité (GEC) et le Groupe de travail sur les risques, tendances et méthodes (GRTM). A ce titre, ils ont planché sur, entre autres dossiers, le Projet de règlement portant mise en œuvre des sanctions financières ciblées liées au financement du terrorisme et au financement de la prolifération des armes dans chaque Etat membre du GABAC ; le projet de Rapport d’évaluation mutuelle (REM) de la RCA ; le 2ème Rapport de suivi de la RDC avec demande de nouvelle Notation ; l’adoption du Rapport et des recommandations du Groupe de travail sur les risques, tendances et méthodes (GRTM), etc. Le Président en exercice du GABAC a indiqué qu’« outre les évaluations  et au-delà de l’analyse des risques, des tendances et méthodes, les échanges entre experts ont porté également sur le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la 18ème Plénière de la Commission technique, tenue en avril 2023 à Libreville, au Gabon. Il ressort de cet examen de la mise en œuvre des recommandations que les résultats sont plutôt mitigés. L’inscription de certains pays déjà évalués suivant la procédure dite de l’ICRG du Groupe d’action financière (GAFI) est la conséquence de cet état de choses ». Le Ministre congolais de l’Economie et des Finances a saisi cette occasion « pour lancer un appel à l’endroit des Etats, afin que les efforts en cours, visant à faire de la sous-région une forteresse imprenable contre la criminalité financière organisée, avec sa cohorte de menaces d’ordre économique et sécuritaire, soient poursuivis avec plus de rigueur et de pragmatisme. En effet, l’urgence commande que soient davantage renforcées les synergies entre les acteurs étatiques et non étatiques. L’urgence commande que des moyens conséquents soient mis à la disposition des instances nationales et communautaires dédiées à la lutte contre ‘’l’argent sale’’ et ses sous-produits. L’urgence commande, enfin, que tout soit mis en œuvre en vue d’assurer le renforcement des capacités de l’expertise devant mener ce combat, à la fois rude et complexe, aussi bien au niveau des Etats qu’à l’échelle communautaire ». Dans la mise en œuvre du dispositif de lutte contre ‘’ l’argent sale’’, Jean-Baptiste Ondaye a évoqué les actions mises en œuvre par le Congo-Brazzaville, pays d’accueil de la 19èmePlénière, en vue de corriger les défaillances. Notamment : « l’achèvement du processus d’Evaluation national des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (ENR) ; la mise en place d’une Stratégie nationale de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, assortie d’un Plan d’action triennal ; la promulgation de la Loi n°28-2021, du 12 mai 2021, portant régime juridique du gel des avoirs ou des actifs liés au terrorisme et à son financement ». Pour mémoire, le GABAC a été créé le 14 décembre 2000. Il est le prolongement, en Afrique centrale, du Groupe mondial d’action financière (GAFI), créé en juillet 1989. Son siège est à Libreville, au Gabon.

Congo Brazzaville/Economie forestière. Le contrat de partage de production 60/40 est-il suicidaire pour les forestiers?

Congo Brazzaville/Economie forestière. Le contrat de partage de production 60/40 est-il suicidaire pour les forestiers?

Les autorités congolaises se sont attachées les services du prestigieux bureau d’études français FRMI pour produire, pour la première fois au monde, un contrat de partage de production en milieu forestier qui attribue un taux de 60% des profits à l’Etat congolais et 40% de profits aux sociétés productrices des biens et services forestiers. Un avant projet de loi y relatif est déjà dans les tuyaux. Des experts indépendants du secteur et forestiers, unanimes, redoutent la faillite du secteur, si cette loi ne subit pas des aménagements adaptés au contexte de l’écosystème forestier du Congo. À la lecture du contrat de partage de production proposé par FRMI aux autorités congolaises, il y écrit :  » Le régime du partage de production s’inscrit dans une évolution forte de la Filière Bois du Bassin du Congo comportant plusieurs changements structurels en cours de déploiement dans la sous-région: interdiction d’exploitation des grumes se généralisant. Découpage Exploitation-Transformation rendu nécessaire par le blocage structurel de l’intégralité-industriel du Bois. Développement des Zones Economiques Spéciales(ZES) avec des mesures incitatives ciblant notamment l’industrie du bois. Émergence d’industriels du bois spécialisés et non forestiers apportant de nouvelles technologies et de nouveaux marchés « . Sur le plan strictement financier, le contrat élaboré par le bureau d’études français FRMI vante le dopage des recettes de l’Etat au bout de 5 ans et plus. Les revenus issus directement du Partage de Production remontent à près de 18 milliards FCFA à 5 ans puis à 21,5 milliards FCFA à 10 ans. Et parallèlement, ceux de la vente de grumes s’élèveront à 7,5 milliards FCFA à 5 ans et 15,7 milliards FCFA à 10 ans. Tout compte fait, les revenus de l’Etat pourraient croître, selon les prévisions, à 25,3 milliards FCFA à 5 ans, soit +25% et de l’ordre de 37,2 milliards FCFA à 10 ans, soit +84%. À titre de comparaison, les revenus de la fiscalité forestière actuelle, y compris la taxe d’exportation, s’élèvent à 20,2 milliards FCFA. L’ aspect d’augmentation des revenus de l’Etat semble être la principale source de motivation des autorités congolaises qui ne manquent pas de comparer les leurs au Gabon qui engrange désormais, depuis sa réforme du secteur forestier, entre 300 et 400 milliards FCFA, au titre de recettes budgétaires annuelles provenant du bois. « Une erreur, puisque le Gabon n’a pas fait appliquer un contrat de partage de production aux concessionnaires », fait remarquer Michel Djombo, président du plus important patronat du Congo. De l’avis des experts indépendants interrogés, et pas des moindres, le cabinet français FRMI a manqué de tact en voulant innover dans le secteur forestier congolais. Le contrat de partage de production 60/ 40, unique au monde, qui consacre le monopole de l’Etat congolais est inapproprié. « Il convient de noter que ce monopole de l’Etat, expérimenté par le passé, s’était déjà soldé par un échec », précise, sans sourciller, André Ondélé- Kanga, expert de l’économie forestière, qui s’est récemment fendu d’un « Avis d’objection des résultats de l’étude du cabinet FRMI sur le partage de production en milieu forestier « . L’ingénieur hors classe de l’économie forestière congolaise et spécialiste de la gouvernance forestière fait remarquer que la répartition des bénéfices d’une exploitation forestière n’est pas uniforme au niveau de toutes les sociétés forestières. Et pour cause, elle est calculée à la proportionnelle par voix du principe social du « PLUS FORT RESTE ». Faut-il noter que ce partage à la proportionnelle n’influe ni sur la production des grumes à l’échelle nationale ni sur le chiffre d’affaires individuel des sociétés forestières. Comment peut-on alors globaliser une quantification uniforme des recettes dans une forêt qui compte plus de 200 espèces de bois différents les uns des autres? Il est à craindre que l’application de la loi, dans les tuyaux, signe l’acte de décès du secteur forestier congolais, du fait de son manque d’attractivité à comparer aux autres pays du Bassin du Congo. « On hasarde de perdre en voulant trop gagner », conseille Jean de La Fontaine. Nous y reviendrons Par A. Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo.

Rentrée politique au Congo-Brazzaville, quoi de neuf ?

Rentrée politique au Congo-Brazzaville, quoi de neuf ?

TRIBUNE. Au Congo-Brazzaville, la misère et la pauvreté continuent inexorablement leur progression, laissant derrière elles une population totalement démunie, qui rêvasse tous les jours sur les réseaux sociaux, d’un homme providentiel qui mettrait fin à son calvaire. Même si par l’intermédiaire de ses séides le pouvoir essaie de faire passer le message selon lequel, le Congo-Brazzaville ne serait pas le Gabon, on a bien vu qu’au lendemain du coup d’Etat qui a envoyé à la retraite le Président Ali Bongo du Gabon, le Président Sassou Nguesso a envoyé un jet privé à Pointe-Noire, embringuer le Premier Ministre Collinet Makosso qui s’y trouvait pour un voyage privé, afin qu’il participe au point sécurité boutiqué le vendredi dernier à Oyo. Sur le plan politique, le mois d’août a été marqué par l’immonde mascarade électorale qui s’est soldée par le plébiscite du parti au pouvoir, qui ne s’est pas gêné pour transformer le Sénat en un vaste hospice pour vieux muscles du système. Lors de cette comédie électorale, la comateuse opposition congolaise était conduite par M. Pascal Tsaty Mabiala secrétaire général de l’Upads, un quidam dont la passion pour le Congo serait versatile au gré du numéraire. Pour ce troupier du PCT pour lequel la banalisation de l’humiliation du politique congolais est une aubaine, montrer aux yeux de ses accipiens que son sort est étroitement lié à celui de son condisciple Denis Sassou Nguesso, est un apostolat. Il y a du Titanic dans la descente aux enfers du sublime parti que fût l’Upads. M. Pascal Tsaty Mabiala est bien malgré lui, depuis un moment déjà, quelqu’un qui liquide pour toujours l’image de Pascal Lissouba, un homme d’exception qui gagnât toutes les élections au début du processus démocratique au Congo-Brazzaville. Il est vrai qu’au lendemain de la chute du pouvoir, conduire une gigantesque machine comme l’Upads était à priori difficile, notamment pour un type arrimé à une culture politique qui soit chronique comme celle du PCT. Tout homme politique lucide privilégiant le discernement aurait compris que Pascal Lissouba chaque fois magnifié était la clé. Malheureusement, avoir constitué un petit groupe de profito-situationnistes et se commettre avec le parti majoritaire, c’était perpétuer le cycle de bérézinas. Pour installer le discrédit cruellement durant ce « Mboulou Comédie Show », le parti de M. Sassou Nguesso a donc facilité l’élection d’une dame issue des rangs de l’Upads, à qui on a exigé le remboursement des frais de campagne de son adversaire. C’était la condition pour s’adjuger le seul strapontin prévu pour les laquais au Sénat. Drôle de démocratie dans laquelle on trouve un parti comme l’Upads qui compte dans ses rangs, une sénatrice estampillée opposition et un Ministre au gouvernement estampillé majorité présidentielle. Même le Grec Solon qui a inventé la démocratie n’avait imaginé un tel schéma. Quoi qu’il en soit, le sort de l’Upads est entre les mains des cadres de ce parti, si cadres responsables il y a encore là-bas. Que Dieu délivre le Congo-Brazzaville. Laurent DZABAPrésident du Mouvement Panafricain et Citoyen

Congo Brazzaville/Économie portuaire. Des lobbies d’affaires redoutent l’utilisation du scanner

Congo Brazzaville/Économie portuaire. Des lobbies d’affaires redoutent l’utilisation du scanner

Les scanners NUCTECH, l’un fixe et l’autre fixe, ne sont pas du goût de certains réseaux maffieux qui ont fait du port leur propriété privée des moyens de leur vie. L’utilisation des scanners est retardée par ces puissants lobbies. L’ installation du scanner à rayons X au port autonome de Pointe-Noire va doper les recettes de la douane, en mettant fin au circuit vert, surtout en ces temps de rareté des ressources financières pour faire face aux dépenses publiques urgences absorbées par le service de la dette. Bien plus, les scanners NUCTECH, l’un fixe et l’autre mobile, permettront d’améliorer la sécurité des containers sur le terminal, et de diminuer les coûts et les délais pour les importateurs et in fine pour les consommateurs finaux, en compensation du surcout de passage au scanner. Plus de 3000 containers peuvent y être traités quotidiennement. Selon des confrères et personnes ressources en Guinée Conakry que nous avons contactés, cette expérience permet aujourd’hui au port de ce pays de se situer au top des meilleurs de la côte occidentale du continent. Ce que ne veulent en entendre parler des réseaux maffieux qui ont fait du port autonome de Pointe-Noire leur vache à lait. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo

Congo-Brazzaville: la situation sociale des personnes atteintes d’albinisme semble évoluer

À l’instar d’autres pays, le Congo-Brazzaville a célébré ce 13 juin la journée internationale des personnes atteintes d’albinisme sous le thème : « l’inclusion fait la force ». Dans le pays, ces personnes ont par le passé fait l’objet des préjugés. Mais, la discrimination tend à baisser depuis qu’une association locale mène un plaidoyer en leur faveur. C’est également le cas au Burkina Faso. Jusqu’à une époque récente, au Congo-Brazzaville, les albinos étaient considérés comme des personnes porte-malheur dans leurs familles respectives. Dans la société, ils n’étaient pas les bienvenus. Dans les transports en commun par exemple, ou dans les établissements scolaires et les centres hospitaliers, où ils étaient discriminés. Mais, suite au plaidoyer mené par l’Association Johny Chancel pour les albinos (Ajca), créée il y a dix ans, ce regard a bien évolué. Classés par le gouvernement dans la catégorie des personnes vivant avec un handicap, les albinos bénéficient désormais de quelques avantages, comme l’explique Chancel Ngamouana, président de l’Ajaca… Lire la suite sur RFI