Congo : tensions Iran-USA-Israël et paralysie gouvernementale, un cocktail explosif pour l’économie ( lecture en 4 minutes)

Congo : tensions Iran-USA-Israël et paralysie gouvernementale, un cocktail explosif pour l’économie ( lecture en 4 minutes)

PARLONS-EN. À Brazzaville, la santé déclinante de M.Sassou devient un handicap visible. Débordé par les luttes de clans internes, il peine à piloter l’appareil d’État y compris la sécurité. Des baronnies et factions rivales s’emparent discrètement du pouvoir, alors que la géopolitique mondiale atteint un pic de tension avec l’escalade Iran-États-Unis-Israël.Résultat : une inertie cataleptique qui expose le Congo à une crise imminente La guerre qui se profile menace de gripper le commerce maritime mondial, avec des pénuries d’intrants, des hausses de prix et des restrictions à l’export. Une rupture des chaînes d’approvisionnement mondiales est donc en vue. Pour le Congo, en zone CEMAC, le choc sera double : un choc réel (retards et pénuries) et un choc nominal (rareté de devises). Contrairement à d’autres régions, la CEMAC ne peut pas dévaluer sa monnaie ; elle rationne les ressources. Sans devises disponibles à temps, le Congo perdra l’accès à des importations vitales : carburants, médicaments, denrées stratégiques et pièces industrielles. Le gouvernement Makosso, dont le mandat expire dans 40 jours, semble indifférent. Accaparé par des calculs personnels, il néglige cette urgence géopolitique. Trois chocs majeurs s’annoncent, aux effets dévastateurs, comparables à une « frappe nucléaire » économique. Le Congo importe plus de 80% de ses biens d’équipement, matériaux et produits alimentaires. Toute perturbation logistique – hausses de fret et d’assurances, délais prolongés – générera une inflation ciblée : sur les rayons (alimentation, médicaments) et les chantiers (ciment, acier). Moins d’offre et coûts plus élevés égalent prix exorbitants, avec une substitution vers des produits dangereux – farines, huiles, sels ou viandes avariées et cancérigènes, comme on le voit déjà. Les taux de mortalité en hausse en témoignent, sans susciter la moindre réaction officielle. Les réserves de change de la CEMAC, projetées à 4,25 mois d’importations fin 2025 (contre 4,87 en 2024), sont en baisse alarmante, alerte la Banque centrale. Le vrai risque ? Une désynchronisation entre les paiements en dollars ou euros et la disponibilité des devises. Les banques commerciales, flairant la pénurie de devises, resserrent les vis : maturités raccourcies, garanties exigées, priorités aux clients « stratégiques ». L’économie glisse dans une logique de file d’attente : certains importateurs paient, d’autres bloquent. Les secteurs vulnérables – BTP, maintenance industrielle, distribution – se contractent faute d’intrants. La BEAC durcit déjà l’accès au crédit face au repli des réserves, amplifiant le passage du choc réel au financier. L’État est coincé : recettes pétrolières volatiles, dépenses rigides (salaires, transferts sociaux, dette) et pressions inflationnistes. Une rupture d’approvisionnement forcera des mesures d’urgence – subventions, exonérations, contrôles des prix – qui alourdiront les déficits ou accumuleront des arriérés sur les fournisseurs. La faille congolaise n’est pas un manque de ressources, mais une incapacité à convertir les revenus pétroliers en importations critiques, au bon moment et au bon prix. La cessation de paiements guette la fin du trimestre, pile au moment de l’installation du nouveau gouvernement. Sans technocrates chevronnés aux manettes, les baronnies et factions « tueront le père » pour s’emparer des leviers et plonger le Congo dans un chaos profond – du « 5e sous-sol » vers le 6e. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Congo/Présidentielle 2026 : L’IPPRC mise sur la « Conviction » et appelle Denis Sassou N’Guesso à se porter candidat

Congo/Présidentielle 2026 : L’IPPRC mise sur la « Conviction » et appelle Denis Sassou N’Guesso à se porter candidat

A l’approche de l’échéance électorale de 2026 au Congo, l’Initiative Populaire pour le Renouveau Citoyen (IPPRC) publie son livret manifeste de 20 pages intitulé « Notre conviction mars 2026 : Denis Sassou N’Guesso notre candidat », un plaidoyer en faveur de la continuité et de la stabilité. Pourquoi l’IPPRC choisit-elle la continuité pour 2026 ? À travers son nouveau « Livre Marron », l’association détaille les réalisations qui font notre fierté : hôpitaux, universités, routes et surtout… la Paix.Entre bilan concret et vision d’avenir, l’organisation réaffirme son soutien indéfectible au Président Denis Sassou N’Guesso et appelle à une mobilisation nationale pour la stabilité et la poursuite des grands chantiers. Un nouveau symbole : Le « Livre Marron » L’heure n’est plus aux simples slogans. Pour marquer sa métamorphose, l’IPPRC délaisse les gadgets habituels pour un support plus solennel : une brochure de 20 pages à la couverture marronne.Identifiable par le logo de l’association (une poignée de mains) et le drapeau national, ce livret arbore en couverture le portrait du chef de l’État. Plus qu’un simple support de communication, ce document définit les missions de l’IPPRC : • Promotion de la bonne gouvernance via des colloques et séminaires.• Formation des cadres à une éthique républicaine.• Sensibilisation environnementale. Le bilan comme socle de conviction Pour justifier son soutien, l’IPPRC s’appuie sur des réalisations concrètes, illustrées par une vingtaine de photographies. Malgré une conjoncture économique mondiale difficile, l’association, à travers son nouveau « Livre Marron », détaille les réalisations qui font notre fierté : hôpitaux, universités, routes et surtout… la Paix. L’IPPRC met en avant les chantiers achevés ou en cours sous l’impulsion de Denis Sassou N’Guesso : • Éducation & Santé : Le complexe scolaire de la Liberté, l’université de Loango, l’école Simon Pierre Kikhounga Ngot de Louvakou, dans le Niari et les hôpitaux généraux de Sibiti et Ouesso.• Infrastructures : La route Pointe-Noire–Brazzaville et le complexe hôtelier Kempinski.• Énergie : Le raccordement d’Ewo au réseau électrique national. La Paix et la Stabilité : Des arguments « non négociables » Le livret souligne que le choix de 2026 est avant tout un choix de « vérité et de conscience ». Pour l’IPPRC, Denis Sassou N’Guesso est le garant de trois piliers fondamentaux qui ont permis au Congo d’éviter les crises traversées par d’autres nations : – La Paix : Préservée malgré des épreuves majeures. – La Sécurité : Maintenue par des réponses étatiques efficaces. – La Stabilité : Un rempart contre les violences politiques. « Voici l’heure venue du choix, de vérité, de décision personnelle de chacune et chacun d’entre nous… pour poursuivre ardemment notre marche commune. » — Extrait du livret de l’IPPRC. Wilfrid Lawilla D.

Congo, entre mensonges et vérités : les imbroglios de la gouvernance de Sassou ( Lecture en 4 minutes)

Congo, entre mensonges et vérités : les imbroglios de la gouvernance de Sassou ( Lecture en 4 minutes)

HAUT-ET-FORT. La gouvernance économique, la recrudescence des violences dans le Pool, la perturbation de l’accès internet ne cessent d’inquiéter les congolais depuis 15 jours. Depuis les affrontements entre les ninjas et la DGSP le 11, le pilonnage du 16 janvier 2026 de 4h00 à 8h30 à Mayama et les bombardements de Mihété par des hélicoptères, les Congolais se demandent si ces événements n’ont pas été prémédités pour assombrir la période électorale. Le doute gagne de plus en plus l’esprit des populations qui pensent également que les perturbations de l’accès à internet procéderaient de la même manœuvre belliciste. De nombreux Congolais sont enclins à croire que, Castanou et Sakala brouillent les réseaux pour donner l’avantage à Serges Oboa de capturer Ntumi. Faux, la vérité est que, depuis le 8 janvier, une panne générale sur le câble sous-marin, West Africa Cable Système (WACS), qui assure le trafic internet entre l’Europe et l’Afrique, perturbe l’accès à internet. Yves Castanou qui gère Congo -Telecom a tenté de raccorder le Congo en RDC et au Gabon mais ces deux lignes de secours (backups) malgré les surcoûts sont tombés aussi en panne. La RDC connaît les mêmes problèmes depuis le 13 janvier. Dans la foulée, le régulateur du secteur des télécoms, le colonel Louis Marc Sakala et ses équipes se sont mis à allumer le câble 2 Africa pour soulager les congolais en attendant de trouver d’autres solutions pérennes. Léon Ibombo ne s’en préoccupe vraiment pas. Ce qui compte pour lui, ce sont les intrigues et l’argent puisqu’il a mis en place une nouvelle taxe injustifiée sur les nouveaux terminaux numériques (RTN), au détriment de l’usager lambda. Cette taxe contredit le discours de M. Sassou qui parle de vulgarisation des NTIC. L’echec de la capture de Ntumi et la déstabilisation du Pool Dimanche 25 janvier 2026, Serges Oboa qui disait maîtriser l’information a passé le rubicon en faisant décoller les hélicoptères qui sont partis bombarder Mihété et d’autres contrées sans atteindre la cible (Ntumi et les ninjas). Les victimes collatérales ne sont plus à compter : habitants disparus et blessés, bétail décimé et volé, propriétés détruites, champs ravagés, etc. Le Zaïrois Hellot, le Nihiliste Moungalla Thierry, les griots Mvouba Isidore, N’Silou Claude, Kolelas Landy, Moughani Adélaïde, Malanda Samba et Cie auront du mal à pondre encore un communiqué dénué de sens et truffé de mensonges comme ils l’ont fait récemment. Qui de Ntumi ou des éléments de la DGSP, est venue l’initiative de terroriser les populations le dimanche 25 janvier ? Les faits sont indéniables : le machiavélisme du chef suprême des “faibles” armées congolaises (FAC), s’est encore mis à l’œuvre en vue de se faire le malin plaisir de voir les populations du Pool être à l’errance. L’échec de capturer Ntumi avec une armée et une élite divisée était prévisible. Tout le reste est fait volontairement pour détourner l’attention des Congolais sur des vrais problèmes économiques qui attendent d’être résolus. Agendas cachés et les finances La restauration de l’autorité de l’État et l’opération zéro Kuluna coincent. Plusieurs cadres, civils et militaires sont résignés. Ils ne comprennent pas le mode opératoire de cette opération, et sa durée sans qu’un bilan à mi-parcours n’ait été fait. L’image d’un Oboa  » restaurateur de la paix et de l’État de droit  » ne convainc plus : son opération est perçue comme illégale et contraire au droit international et aux doctrines militaires. Les motivations d’Oboa divisent et sont jugées suspectes. Depuis qu’il a reçu le Go de El-Sas, Oboa n’en fait qu’à sa tête au point de sauter le CEMG et le haut commandement. Quant aux motivations, l’opinion n’est pas dupe. À dire vrai, autre chose l’anime. M. Sassou très confus ce 26 janvier 2026 lors du mini conseil stratégique de défense et à sa rencontre hebdomadaire avec Collinet, n’a pas hésité de remonter les bretelles, à Serges Oboa sur la mission au Pool mal ficelée et, à ses communiquants et services qui ne suivent plus rien.Bref, les signes du temps ne trompent pas. Les Saintes Écritures nous en disent long. Elles renseignent qu’un pays qui ne passe son temps qu’à grappiller en entretenant la violence sur toutes les formes est voué à l’échec. D’autres priorités s’imposent. Et pour le Congo, l’heure est au changement, changement de la gouvernance, des mentalités, des normes désuètes, des lois scélérates (projet de loi des finances 2026). L’heure est à la prise de conscience. Le Congo sombre dans l’abîme, le monde le voit, le sait. Les médias internationaux en parlent. Il suffit d’ouvrir les pages de El Pais, le plus grand média espagnol, de suivre France 24, TV5Monde, de lire E-Journal Kinshasa, etc., par exemple pour se convaincre des actions intellectuelles menées et qui confondent le bilan du quinquennat Collinet-Sassou. Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Congo : bombardements à Mihété et crises systémiques à l’approche des élections

Congo : bombardements à Mihété et crises systémiques à l’approche des élections

PARLONS-EN. À Brazzaville, à la veille des élections présidentielles et législatives, une crise socio-économique persistante s’ajoute à la panique générale après les bombardements rapportés ce dimanche 25 janvier 2026 à Mihété, dans le département du Pool. La population, déjà angoissée, et des politiciens influents s’interrogent sur l’avenir de leurs postes, dans un climat marqué par le clanisme et les intrigues plutôt que par les compétences démocratiques. Des sources locales décrivent des tirs intenses sur une foule rassemblée pour prier à Mihété, rappelant les exactions du 16 janvier à Mindouli, où des militaires avaient ouvert le feu de 4h à 8h, provoquant un exode vers la RDC. Un communiqué d’une frange de ressortissants du Pool et Djoué Lefini, rédigé par le journaliste Joachim et lu par Hellot Matson, attribue ces violences aux « ninjas » de Pasteur Ntumi. « Ces attaques du 11 et 16 janvier à Mindouli sont l’œuvre des ninjas », y lit-on, niant tout rôle de la DGSP et de toutes les forces armées congolaises (FAC). Le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla qui avait minimisé les affrontements du 11 janvier, est sommé de s’expliquer : à qui profite le bombardement de fidèles en pleine prière ? Pourquoi déployer des militaires à Loukouo ? Ces contradictions alimentent les rumeurs d’un malaise au sommet de l’État et des FAC, malgré les appels à l’apaisement de la commission mixte-paritaire. Des figures comme Isidore Mvouba, Landry Kolélas, Adélaïde Moughani, Claude Alphonse N’Silou et Cie, accusés de vivre de mensonges et d’intrigues, voient leur influence fragilisée. Une crise socio-économique asphyxiante La réunion de la Cemac le 22 janvier à Brazzaville a mis en lumière la mauvaise gouvernance et le rapatriement urgent de fonds. Pénuries d’électricité et d’eau, grèves récurrentes, vie chère et injustices – comme dans le paiement de la dette intérieure, où le bakchich dicte les priorités malgré les audits – touchent toutes les couches : jeunes, retraités, étudiants, enseignants, agents de santé. Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, qui vante un bilan positif du quinquennat 2021-2026, est interpellé sur cette paupérisation généralisée. Élections sous le signe de la « démocrature » Au Congo, les élections relèvent plus de la « démocrature » que de la compétition loyale, critiquent des observateurs. Interdiction de meetings et débats par Serge Oboa, menaces contre André Okombi Salissa, Jean-Marie Michel Mokoko, Fred Makita ou Norbert Dabira : la Constitution semble bafouée. « Aucune alternative sans renouvellement de l’élite », martèle un analyste, pointant les calculs égoïstes de dirigeants qui s’accrochent au pouvoir via des stratagèmes ubuesques. Nous reviendrons prochainement sur le combat symbolique qui oppose  » l’Aigle du pouvoir  » au « Porteur de lumière » dans le Pool et Djoué Lefini avec des répercussions nationales. Combat qui avait intéressé déjà Aimé Emmanuel Yoka et Florent Ntsiba.Mais, ces violences et crises « desservent M. Sassou « , concluent plusieurs critiques. Ghys Fortune BEMBA DOMBE

USA/Congo : Mme Firmine Bouity au Département d’État pour le Nouvel An 2026

USA/Congo : Mme Firmine Bouity au Département d’État pour le Nouvel An 2026

Mme Firmine Bouity, Chargée d’Affaires a.i. de l’Ambassade de la République du Congo auprès des États-Unis d’Amérique et du Mexique, a pris part à la réception officielle organisée par le Département d’État des États-Unis à l’occasion des célébrations du Nouvel An 2026. Organisée par le Secrétaire d’État, Marco Rubio, cette rencontre a réuni le corps diplomatique accrédité à Washington dans un esprit de dialogue, de courtoisie et de respect mutuel, annonce l’Ambassade des Etats-Unis en République du Congo dans un communiqué soulignant qu’elle « a offert un cadre privilégié pour l’échange de vœux et le renforcement des relations entre les États-Unis et leurs partenaires internationaux, dont la République du Congo ». Adrien Thyg

Afrique centrale : à Brazzaville, les dirigeants de la CEMAC ont appellé les institutions financières internationales à un engagement plus efficace

Afrique centrale : à Brazzaville, les dirigeants de la CEMAC ont appellé les institutions financières internationales à un engagement plus efficace

La situation économique et financière de la CEMAC a fait l’objet d’une session extraordinaire des chefs d’Etat de cette communauté, ce 22 janvier 2026, à Brazzaville. Convoqué sur initiative du président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, président en exercice de la CEMAC, ce sommet visait à anticiper un choc économique, financier et monétaire susceptible de frapper la sous-région, au premier trimestre 2026. Le sommet extraordinaire de la communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), qui s’est tenu dans un contexte international tendu, a été consacré à l’évaluation de la situation économique et financière de la Communauté, caractérisée, entre autres, par la chute continue des réserves d’échange de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Au terme du sommet, les chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont pris une série de mesures rigoureuses pour redresser la situation macroéconomique jugée préoccupante de la sous-région. La feuille de route contraignante issue du sommet est articulée autour de plusieurs axes prioritaires, telle que la discipline budgétaire et la transparence. Ici, les États sont sommés de mettre en cohérence leurs lois de finances avec leurs engagements internationaux, notamment, avec le FMI. La digitalisation des finances publiques et la mise en place de Comptes Uniques du Trésor (CUT) doivent s’accélérer. La souveraineté monétaire et rapatriement des devises constitue un autre axe qui exige le rapatriement des avoirs extérieurs des États et, surtout, des recettes d’exportation des entreprises, particulièrement dans le secteur extractif (pétrole et mines). Les négociations sur le rapatriement des fonds de restauration des sites pétroliers doivent être finalisées sans délai. La stabilité du secteur bancaire est aussi un autre axe qui, à moyen terme, réduira l’exposition des banques aux dettes souveraines pour assainir le secteur et renforcer le rôle de la COBAC). Pour cela, il faut un suivi trimestriel – autre axe – afin d’éviter que ces annonces restent lettre morte, le sommet a décidé de muscler le secrétariat technique du PREF-CEMAC (Programme des réformes économiques et financières). Ce programme qui effectuera désormais des missions d’évaluation trimestrielles déposera son rapport du premier trimestre 2026 de toute urgence, avant les prochaines assemblées du FMI et de la Banque mondiale. A la clôture des travaux, le président Denis Sassou-N’Guesso a appelé la communauté à la prise de conscience : « Notre communauté constitue un atout que nous devons préserver et renforcer. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons surmonter les difficultés actuelles et bâtir de meilleures perspectives économiques et sociales pour nos États et nos populations », a-t-il déclaré. Les dirigeants de la CEMAC ont, selon le communiqué final des travaux, rendu un vibrant hommage au président Denis Sassou-N’Guesso, notamment pour sa diligence. Wilfrid Lawilla D.

Congo. Le Pool : une crise fabriquée pour conserver le pouvoir

Congo. Le Pool : une crise fabriquée pour conserver le pouvoir

HAUT ET FORT. À l’approche de l’élection présidentielle de mars 2026, le régime de Sassou Nguesso recycle une méthode désormais bien connue : fabriquer la crise pour éliminer l’adversaire politique. Cette énième crise que le pouvoir de sassou entretient volontairement dans le département Pool a un objectif clair : Ntumi, en tant que citoyen congolais, dispose pleinement du droit constitutionnel de se porter candidat à l’élection présidentielle de mars 2026, s’il le souhaite. L’histoire politique récente du Congo montre une constante : 1) Une stratégie répétée depuis 1997 : Depuis son retour au pouvoir en 1997, Sassou Nguesso s’est systématiquement arrangé pour ne jamais affronter un adversaire de taille, capable de créer un véritable rapport de force politique. Entre 2007 et 2009, dans la même logique, plusieurs figures politiques majeures disparaissent successivement de la scène : Résultat : Sassou se présente à l’élection de 2029 sans adversaire crédible et se permet même de fanfaronner publiquement : « Je joue le penalty sans gardien ». En 2016, malgré le rendez-vous manqué de l’opposition, minée par les égos, les pressions et les intimidations, le pouvoir se retrouve en grande difficulté. Sassou était clairement battu par Parfait Kolélas et Jean-Marie Michel Mokoko. L’un finira en prison, l’autre sera contraint, sous pression, de reconnaître des résultats falsifiés, étouffant ainsi toute contestation sérieuse. Une disparition lourde de conséquences : Sassou se retrouve, une fois encore, sans adversaire. 2) Ntumi, la nouvelle cible : À la lumière de ces événements, une évidence s’impose : Sassou Nguesso craint l’adversité et le véritable challenge politique. Et la guerre actuelle contre Ntumi s’inscrit parfaitement dans cette logique. Dès lors que ce dernier manifeste son intention de se porter candidat à l’élection de mars 2026, il devient immédiatement un homme à abattre, afin de permettre au pouvoir en place de dérouler, une fois de plus, son tapis électoral sans opposition réelle. 3) Qui veut vraiment le changement ? Entre ceux qui refusent de participer aux élections par peur d’affronter le système et ceux qui accusent Ntumi sans établir le lien évident avec l’échéance de mars 2026, il devient facile de distinguer ceux qui veulent réellement le changement de ceux qui entretiennent le statu quo. Après 43 années de confiscation du pouvoir, le Congo reste pris en otage par un régime qui ne survit que par la peur, la manipulation et l’élimination méthodique de toute alternative crédible. Le changement ne viendra ni de la peur ni du silence, mais du courage de celles et ceux qui refusent de se soumettre à l’injustice. L’histoire nous observe, et chacun devra assumer sa position. « Les luttes que l’on évite aujourd’hui deviennent les chaînes que l’on portera demain. Le changement n’est jamais offert, il se conquiert. » Milos HEMILEMBOLO Secrétaire national aux relations extérieures de la Convergence Citoyenne

La présidentielle 2026 au Congo : l’égoïsme des élites amplifie la crise des liquidités et autres (lecture en 3 minutes)

La présidentielle 2026 au Congo : l’égoïsme des élites amplifie la crise des liquidités et autres (lecture en 3 minutes)

PARLONS-EN. Malgré la fin du quinquennat et les turbulences qui secouent le Congo, les gouvernants et leur entourage refusent de calmer le jeu. Loin de se pencher sur la crise multidimensionnelle dont celle du Pool ou sur l’élection présidentielle sans enjeux prévue en mars 2026, les communiquants du pouvoir se vantent sur les canaux officiels des projets ostentatoire. Des gestes que même Denis Sassou Nguesso et sa directrice de communication, Claudia Sassou n’auraient pas osé, alors que le pays frôle la rupture. La campagne électorale ajoute un stress inédit, non seulement politique – avec une obstination aveugle face aux obstacles –, mais surtout logistique et financier. Les dépenses électorales, peu bancarisées, font exploser la demande de liquidités au pire moment : la BEAC resserre l’accès au cash bancaire, le Trésor mise tout sur des adjudications OTA/BTA gérées par Ngondo et ses équipes dans un jeu risqué, et les banques préservent jalousement leurs ratios de trésorerie. L’effet est exponentiel : une ruée sur l’argent liquide désorganise le marché monétaire, renchérit le refinancement de l’État et paralyse la chaîne des paiements publics. Un scénario de « stress aigu » quasi inévitable au premier trimestre 2026 Comme nous l’anticipions dans notre précédent papier, le Congo s’engage dans un scénario hautement probable de tension extrême. Ses marqueurs ? Des taux exorbitants et une sous-couverture sur les adjudications de dette intérieure, l’accumulation d’arriérés, une compression brutale des dépenses publiques, et des arbitrages impossibles entre service de la dette extérieure et paix sociale. Sans intervention rapide, la crise de trésorerie et de crédibilité actuelle basculera en crise de solvabilité, avec un risque de dérapage rapide faute de coordination. L’enjeu du début 2026 n’est ni le solde budgétaire annuel ni le stock de dette, mais la capacité de l’État à honorer ses engagements vitaux. Sans plan de trésorerie d’urgence, un reprofilage crédible de la dette intérieure et une action régionale via la CEMAC et la BEAC, l’enchaînement sera fatal : crise de liquidités, explosion sociale, contagion bancaire, puis risque monétaire régional aboutissant à une dévaluation du franc CFA. Dette intérieure : la bombe systémique sous les élections Le gouvernement navigue en zone de fragilité maximale, entre chocs externes, contraintes monétaires régionales, dette intérieure mal gérée, crise sociale persistante et pression électorale. Les OTA/BTA représentent un péril systémique : leur tension accélérée étouffe le crédit au privé, assèche les liquidités bancaires et menace la stabilité macroéconomique. Encourager une escalade au Pool, tolérer des dépenses de prestige ou exhiber des biens – acquis pendant le mandat 2021-2026 – n’a aucun sens. C’est narguer un peuple épuisé. Claudia Sassou, communicatrice en chef qui a levé le pied sur le Congo le temps qu’elle est restée au chevet de sa fille, conviendrait avec nous que la République vau- l’eau. Le silence de N’Silou, Mvouba, Moughani, Collinet et Cie est blâmable et synonyme de complicité à la déchéance du pays, aux massacres commises dans le Pool et aux sevices que connaissent les populations de ce département au point de s’exiler constamment en RDC. Bref, l’incompétence politique, militaire, morale et technique des élites condamne le pays à l’échec dans une crise qui réclame des techniciens aguerris. À défaut, le Congo risque de devenir le détonateur d’une déstabilisation macro-financière en zone CEMAC en 2026. Dommage, que les techniciens patriotes soient aux carreaux et, la prêtresse Lydia Mikolo qui a fait le tour des départements du Pool et de la bouenza en décembre 2025 avec des mini projets de développement, n’y repartes plus alors qu’elle est réclamé dans ses contrées et… Ghys Fortuné BEMBA DOMBE