L’OCDE organise au Gabon la seconde conférence régionale sur la fiscalité pour les pays francophones

Plus d’une cinquantaine de représentants des administrations fiscales de 16 pays francophones ont participé, du 3 au 5 février 2026, à la seconde conférence régionale sur la fiscalité organisée conjointement par l’OCDE et le CREDAF (Cercle de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales) à Libreville au Gabon. Accueillie par la Direction générale des impôts du Gabon, cette rencontre fait suite à la première conférence régionale organisée à Kinshasa (République démocratique du Congo) en mai 2025. Avec des délégations venant de l’Algérie, du Bénin, du Cameroun, des Comores, de la Côte d’Ivoire, de la France, du Gabon, de la Guinée, d’Haïti, de Madagascar, du Mali, du Maroc, du Niger, de la République démocratique du Congo, du Sénégal et de la Tunisie, cette conférence a offert une plateforme de dialogue et de coopération permettant aux pays francophones de discuter de leurs priorités et enjeux communs en matière fiscale, partager leurs expériences et promouvoir les meilleures pratiques, en vue de renforcer la mobilisation des ressources intérieures. Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Jules Potier Loembe, Directeur de cabinet du Ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations du Gabon, chargé de la lutte contre la vie chère, s’est félicité de l’organisation de cette conférence régionale à Libreville et a souligné que cette rencontre « constitue une initiative bénéfique pour les pays francophones car elle traduit une volonté partagée de bâtir des systèmes fiscaux plus justes, plus efficaces et plus adaptés aux réalités économiques actuelles ». S’exprimant au nom du CREDAF, la Secrétaire générale, Mme Catherine Lemesle, s’est réjoui que cette conférence réponde de manière directe aux besoins identifiés par les administrations fiscales et a mis en exergue l’importance des échanges entre pairs pour relever les défis fiscaux et renforcer les capacités. Au cours de cette conférence de trois jours, les participants ont eu l’opportunité d’échanger sur plusieurs thématiques au cœur de leurs priorités, parmi lesquelles la taxe sur la valeur ajoutée applicable aux services numériques, l’assistance au recouvrement des créances fiscales transfrontalières, la relation de confiance entre les administrations fiscales et les grandes entreprises, la fiscalité liée à la mobilité internationale, ainsi que la transformation numérique des administrations fiscales. CP
Le Congo abrite une conférence régionale sous les auspices du ministre des Finances

Le Ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Rigobert Roger Andely, a présidé, jeudi 12 mai 2022 à Kintélé (banlieue nord de Brazzaville), la cérémonie d’ouverture de la Conférence régionale pour la promotion de l’affacturage et le financement des créances en Afrique centrale. Cette cérémonie a connu la participation de sa collègue en charge de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Madame Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, et des organisateurs de la Conférence. Notamment, Calixte Tabangoli, Directeur général de la Banque Postale du Congo (BPC) ; Madame Kanayo Awani, Directrice générale de l’Initiative commerciale intra-africaine (FCI) Afreximbank et Présidente de la Section Afrique de la FCI. D’entrée de jeu, l’argentier congolais s’est félicité du choix de la République du Congo pour abriter cette conférence régionale pendant deux jours (du 12 au 13 mai), surtout que le gouvernement congolais a permis aux Petites et moyennes entreprises (PME) et aux Très petites entreprises (TPE) de disposer d’un environnement favorable à l’évolution d’une activité commerciale saine, performante et créatrice d’emplois. « Il convient de souligner que cette conférence offre aux participants une occasion unique, non seulement de discuter de l’affacturage, des difficultés de développement des produits et du marché, mais aussi de créer un réseau avec les autres acteurs de l’affacturage », a signifié Rigobert Roger Andely. L’orateur a exhorté les futurs affactureurs au respect de leurs engagements. Il a encouragé la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) à poursuivre et parachever des réformes sur la centralisation des informations financières de qualité, tant attendues par tous les acteurs financiers. Il a invité les pouvoirs publics à garantir le cadre fiscal incitatif. « Nous nous félicitons également de la signature, le 9 février 2022, entre Afreximbank et le Secrétariat de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF), d’un accord relatif à la gestion du Fonds de base de cette zone. Ce Fonds aidera les pays africains, surtout ceux du secteur privé, à participer de manière efficace, au nouvel environnement commercial créé dans le cadre de cet espace économique. Il s’agit, de manière significative, de créer les conditions qui conduiront vers la mise en œuvre harmonieuse de la ZLECAF », a indiqué Rigobert Roger Andely Selon le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, cette Conférence est une formidable opportunité de parfaire les connaissances sur les subtilités d’un mécanisme qui ne cesse de gagner du terrain, afin d’offrir aux entreprises des financements additionnels de leurs activités. La Directrice générale de l’Initiative commerciale intra-africaine (FCI) Afreximbank et Présidente de la Section Afrique de la FCI, Madame Kanayo Awani, a convié les autres pays à s’arrimer, à l’instar du Congo, à la Loi sur l’affacturage, « car, elle permettra un flux de capitaux ». Elle a précisé que pour accélérer l’affacturage d’ici 2025, « il est impérieux, pour les États, de promulguer des lois et d’améliorer l’environnement des Affaires ».
Sénégal. Conférence régionale de Haut niveau sur la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants
Le ministère de l’Intérieur de la République du Sénégal et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, co-organisent la Conférence régionale de haut niveau sur la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, dans le cadre du suivi de la Déclaration de Niamey, avec le soutien financier de l’Union européenne. Elle aura lieu les 10, 11 et 12 mai 2022 à Dakar. Cette réunion régionale vise à rassembler les hauts représentants et les points focaux de chaque pays partie à la Déclaration de Niamey, ainsi que des organisations membres et partenaires techniques afin d’aborder les différentes avancées en matière de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants relatives aux recommandations issues de la Déclaration de Niamey. La rencontre permettra également de valider les prochaines étapes pour la consolidation du Mécanisme Permanent et le suivi des engagements de la Déclaration de Niamey. A l’invitation du Niger, plusieurs ministres de l’intérieur et des affaires étrangères de pays d’Afrique de l’Ouest et d’Europe, ainsi que l’Union européenne et des organisations internationales, se sont réunis le 16 mars 2018 et ont adopté la Déclaration de Niamey. Elle vise à améliorer la coordination et l’efficacité opérationnelle des réponses dans la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite des personnes entre pays d’origine, de transit et de destination. Entre autres, en renforçant la collecte de données, la coopération judiciaire internationale et la coopération en matière d’application de la loi. L’ONUDC assure le Secrétariat du Mécanisme permanent de suivi de la Déclaration de Niamey en tant que gardienne de la Convention des nations unies contre la criminalité transnationale organisée (CNUCTO) et de ses protocoles additionnels.