Parteriat pétrolier Niger-l’Algérie : Les deux pays se concertent à Niamey

Parteriat pétrolier Niger-l’Algérie : Les deux pays se concertent à Niamey

Le Ministre  nigérien du pétrole, Dr Sahabi Oumarou a présidé deux séances d’échanges, dans  l’après-midi  de ce mardi 28 janvier 2025 à son cabinet, avec deux délégations Algériennes en mission de travail au Niger. Ces deux missions,  a  indiqué le ministre,  ’’marquent le démarrage des travaux de deux initiatives essentielles  à notre collaboration et à notre développement commun dont la mission des experts de l’Institut Algérien du Pétrole (IAP) et la finalisation de l’accord d’application lié au protocole de protection des opérations pétrolières de SIPEX Niger’’. Ainsi, ’’nous avons reçu deux délégations  Algériennes dans le cadre de la coopération entre nous deux pays dont  une première  composée des experts de l’IAP ( Institut Algérienne  du Pétrole) qui est une école spécialisée  dans le renforcement  des capacités  des experts en matière  pétrolière’’ a précisé Dr Sahabi Oumarou  tout en remerciant la République Algérienne Démocratique et Populaire pour ’’son soutien indéfectible, à travers SONATRACH, SIPEX et l’Institut Algérien du Pétrole’’. L’objectif de cette  première mission, a- t-il souligné,  ’’est  d’évaluer, avec les agents de la SORAZ, tout ce qui concerne l’étude pétrolière en vue de fournir une formation supplémentaire  aux agents’’. Ainsi, ’’la venue des experts de l’IAP représente une étape cruciale dans notre projet de raffinerie et de complexe pétrochimique à Dosso, et cette mission, qui consiste à identifier et évaluer les profils à former, sera déterminante pour garantir une main-d’œuvre  nigérienne hautement qualifiée, capable de relever les défis technologiques et opérationnels de cette institution ’’ a indiqué  le ministre nigérien en charge du pétrole. Au cours de leur mission, ’’l’équipe va s’entretenir avec 39 agents de la SORAZ qui, dans les semaines à venir, effectueront une mission en Algérie pour suivre le fonctionnement de la raffinerie et enfin, assister à la maintenance qui est l’une des difficultés auxquelles on est confronté’’ a-t-il fait savoir. Outre les agents, ’’l’équipe de l’IAP va s’entretenir avec des stagiaires que nous avons sélectionnés, composée d’ingénieurs et de techniciens  supérieurs, et qui également seront en stage d’immersion  en Algérie pour que quand la raffinerie de Dosso sera opérationnelle,  qu’il y ait des agents nigériens qui y travailleront’’ a indiqué le ministre en charge du pétrole. Pour ce qui est de la deuxième  délégation,  composée  d’une équipe de cardes de SIPEX et du ministère de la défense de l’Algérie, Dr Sahabi Oumarou a rappelé qu’en novembre 2024, un protocole de sécurité a été signé entre  les deux pays pour pouvoir faire face aux défis actuels. Ce protocole, a-t-il expliqué , ’’ a prévu qu’un contrat d’application soit intervenu pour préciser les modalités concrètes  de sa mise en œuvre, et c’est dans ce sens que le Ministère de la défense du Niger et les cadres du ministère de la défense de l’Algérie et du SIPEX, vont échanger pour aboutir à cet accord d’application ’’ . Cet accord, a-t-il poursuivi, ’’ sera une étape décisive pour renforcer la sécurité  des opérations pétrolières dans le cadre des activités du bloc Kafra et la présence de cette équipe témoigne de l’importance que l’Algérie accorde  à ce partenariat stratégique dont la finalisation permettra de garantir un environnement sécurisé pour la poursuite des travaux sur ce bloc très cher aux autorités de notre pays’’. Le chef de la diplomatie  Algérienne,  M. Ahmed Saadi a pour sa part, salué le ministre pour sa ’’disponibilité  habituelle’’ ainsi que le l’intérêt accordé  aux délégations Algériennes, se réjouissant également de la mise en œuvre  des décisions des hautes autorités des deux pays et de la qualité de leur coopération. Il a également réitéré l’engagement  de Algérie à soutenir le Niger tout en rappelant que les services de l’ambassade de l’Algérie au Niger sont là  pour appliquer les instructions  supérieures mais également pour mener à bien, toutes les opérations  de coopération bilatérale  entre les deux pays. ’’Le SIPEX  ne ménage aucun effort pour faire aboutir le projet de Kafra au Niger et se félicite déjà d’avoir fait aboutir comme l’a bien précisé le ministre, le protocole’’ a annoncé la  Directrice Générale du SIPEX/ SONATRACH, Nacera Meragueni précisant que ’’le projet a bien démarré et nous venons d’avoir le certificat de conformité et ceci grâce aux efforts de toutes les deux parties’’. ANP

Congo/Société : un projet d’éradication du phénomène Bébés noirs et Kulunas et leur réinsertion sociale a fait l’objet d’une concertation

Congo/Société : un projet d’éradication du phénomène Bébés noirs et Kulunas et leur réinsertion sociale a fait l’objet d’une concertation

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a organisé, le 29 décembre dernier, en partenariat avec les forces vives, la société civile, l’église, les institutions publiques, une réunion de concertation sur la problématique du phénomène Bébés noirs et Kulunas dans les quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire, sous le thème « Droits de l’homme, paix, sécurité dans les quartiers : lutte contre le phénomène des bébés noirs et Kulunas ». Cette concertation qui a pour objectif, trouver des pistes de solutions pour éradiquer le banditisme des rues, notamment, le phénomène des bébés noirs et plus spécifiquement, la restauration de la sécurité durable dans les quartiers et les villages, la réinsertion sociale, scolaire, citoyenne, économique des bébés noirs et Kulunas convertis. Sans oublier, le respect, notamment par la jeunesse, des droits de l’homme et des lois de la République du Congo. « Ce projet est conçu suivant une autre approche de solutions solidaires durables basée sur l’éducation aux droits de l’homme et à la citoyenneté, la mobilisation et la participation communautaires, et le partenariat interacteurs ‘ regroupement, institutions, autorités locales, ONGs, confessions religieuses, familles, écoles, partenaires techniques et financiers) pour aborder autrement, ensemble, le phénomène des bébés noirs et Kulunas », a déclaré Mme Yvette Marie Yolande Ambendet-Mbeto, trésorier de la Commission nationale des droits de l’homme, représentant le président de cette institution empêché. La réunion de concertation s’est basée autour de la problématique du phénomène des bébés noirs et des Kulunas dans les grandes villes (Pointe-Noire et Brazzaville) afin de trouver des pistes de solutions pour leur réinsertion sociale, scolaire et économique dans la société congolaise. Au cours de ces échanges, l’on a suivi tour à tour les témoignages des bébés noirs et Kulunas convertis. Au centre de leurs préoccupations, l’emploi, réinsertion sociale et scolaire et l’apprentissage de métiers. « Il ne suffit de nous apporter ce dont nous avons besoin, cela fera qu’on se détourne de nos activités de violence et de banditismes », a déclaré l’un des anciens gangs. De sa part, le Pasteur Bertrand Chaidaï Ngapoula de l’église « Assemblée Pain de vie de Talangaï, qui a pris en charge quelques-uns des leaders de certains gangs (Arabes et Américains), interpelle les autorités de le soutenir afin d’arriver à éradiquer ce fléau car seul, il ne peut pas au regard de la complexité de la tâche qui l’incombe. Au terme de cette réunion de concertation, les participants vont formuler les suggestions et recommandations aux autorités compétentes pour la mise en œuvre de ce projet. Ainsi, suivant les modalités de cette mise en œuvre dudit projet, les activités de réinsertion envisagées prendront en charge, prioritairement, la première vague pilote des bébés noirs et Kulunas du quartier 65, zone1 de l’arrondissement de Talangaï de Brazzaville. Wilfrid Lawilla