CAN Beach Soccer 2024 : Le palmarès complet de la compétition

La Coupe d’Afrique des Nations de Beach Soccer 2024 s’est achevée en Égypte, marquée par de belles performances et des distinctions individuelles. Le Sénégal a une fois de plus confirmé sa suprématie en remportant le titre, tandis que les joueurs les plus remarquables ont été honorés. Le pays hôte, l’Égypte, s’est vu attribuer le prix de l’équipe Fair-play, et son gardien, Mohamed Elsayed, a été sacré meilleur gardien de but du tournoi. Du côté des champions, Ninou Diatta a brillé en décrochant le titre de meilleur joueur. Le Ghanéen Alexander Adjei a également marqué les esprits en terminant meilleur buteur de la compétition. Le classement général reflète une hiérarchie claire : le Sénégal s’impose en tête, suivi de la Mauritanie, du Maroc et de l’Égypte. Derrière, le Ghana, le Mozambique, le Malawi et la Tanzanie complètent la liste. Cette édition a une nouvelle fois démontré le dynamisme et la compétitivité du Beach Soccer africain. Ya Willy.
Deux films tunisiens en compétition dans la section officielle de la 19e édition du Festival du Cinéma Africain de Tarifa

Le Festival du Cinéma Africain de Tarifa célèbre sa 19ème édition avec une section officielle dans laquelle deux longs métrages tunisiens sont en compétition. Black Medusa (Ma tasmaa ken errih), réalisé par Youssef Chebbi et coréalisé par Ismäel Chebbi, a été projeté en avant-première lors de la Tiger Competition à Rotterdam. C’est un film viscéral, sinistre et glacial, avec toutes les caractéristiques d’un film noir. Dans son périple personnel, le personnage de Nada incarne sa propre revanche sur un monde patriarcal. Le thème de la sororité parmi les femmes est également présent dans ce film, à travers notamment de l’aide et de la protection qu’apporte Nuora à Nada. Ismäel Chebbi (Tunis, 1981) est cinéaste, artiste visuel et auteur. En 2008, il a publié l’essai «Cinéma en Tunisie», et en 2009 un recueil de poèmes, « Lettres à la Mort ». Avec Fateme Ahmadi, il a réalisé le court métrage Leila’s Blues (2018), qui a été présenté en avant-première à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes. Le deuxième film tunisien présenté à Tarifa est Une Histoire d’amour et de désir. La cinéaste tunisienne Leyla Bouzid propose l’histoire d’une rencontre entre deux jeunes, loin des standards habituels du genre, au cœur de la culture arabe. Les protagonistes sont un adolescent français d’origine algérienne, élevé dans la banlieue de Paris, et une jeune tunisienne énergique qui vient d’arriver dans la capitale française. Alors qu’il découvre un corpus littérature arabe sensuelle et érotique dont il n’aurait jamais soupçonné l’existence, il tombe éperdument amoureux d’elle ; mais, bien qu’il soit complètement submergé par le désir, il va tenter d’y résister. Présenté en avant-première mondiale à la Semaine de la critique de Cannes et applaudi dans des festivals comme celui de Toronto ou de Valladolid, le film transmet avec sincérité les complexités du premier amour dans un contexte de libération sexuelle. Le cycle « Les vents d’Afrique » à la Cinémathèque tunisienne Depuis 2020, l’Institut Cervantès, en collaboration avec l’association Al Tarab et le FCAT, organise « Les vents d’Afrique. La Troisième Racine », une série de films internationaux et itinérants qui explore la question de « la troisième racine », la racine africaine de la culture métisse latino-américaine. Le cycle arrivera bientôt à Tunis, dans le cadre d’une activité organisée par l’ambassade d’Espagne à Tunis, l’Institut Cervantès de Tunis et la Cinémathèque tunisienne. Les projections auront lieu du 22 au 25 juin à 18h30 à la Cinémathèque tunisienne, sous la direction de Tarak Ben Chaabane. Le cycle comprend Perro bomba (Chili, France, 2019) de Juan Cáceres ; La Negrada (Mexique, 2018) de Jorge Pérez Solano; Cocote (République dominicaine, Argentine, Allemagne et Qatar, 2017) de Nelson Carlo de los Santos Arias et Siembra (Colombie, Allemagne, 2015) de Santiago Lozano et Ángela Osorio. Les deux rétrospectives du Festival de Cinéma Africain de Tarifa Parmi les moments attendus de cette édition, citons Entre l’encre et l’écran, une rétrospective qui se penche sur la relation entre la littérature et le cinéma regroupant seize films produits entre les années 60 et aujourd’hui, et tournés dans des pays comme le Sénégal, le Mozambique, l’Afrique du Sud, la Mauritanie, le Burkina Faso, l’Algérie, l’Angola, le Maroc et Cuba. Parmi les cinéastes des films sélectionnés, citons quelques figures historiques comme Ousmane Sembène (Sénégal), Med Hondo (Mauritanie) ou Djibril Diop Mambéty (Sénégal); et d’autres plus contemporaines, comme Dani Kouyaté (Burkina Faso) ou Mariano Bartolomeu (Angola), entre autres. Parmi les auteurs des œuvres littéraires adaptées se trouvent Naguib Mahfuz (Égypte), figure emblématique du nouveau roman arabe, Abdoulaye Mamani (Nigéria), Moussa Diagana (Mauritanie), Assia Djebar (Algérie, pseudonyme littéraire de Fatema Zohra Imalayen), Malek Alloula (Algérie) ou Mia Couto (Mozambique), l’un des auteurs les plus marquants de notre époque. Le FCAT consacre aussi un focus à la cinéaste égyptienne Atteyat al-Abnoudy (1939-2018) considérée comme la « mère du documentaire égyptien » et l’une des réalisatrices pionnières du monde arabe. Surnommée la « cinéaste des pauvres », sa décision de filmer les gens dans leur vie quotidienne de dur labeur et de précarité fit un scandale à une époque où le cinéma était perçu par les autorités comme une arme de propagande. Sections officielles du FCAT : 20 titres de 18 pays africain La présence africaine dans les grands festivals internationaux a permis une belle récolte de films du continent. La sélection officielle de longs-métrages du FCAT, Hypermétropie, propose des films du Rwanda, de Tunisie, d’Égypte, d’Haïti, du Mali, de la Réunion, d’Éthiopie, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo et, pour la première fois, un film de Sao Tomé-et-Principe. Les dix titres qui composent Hypermétropie sont parmi les plus audacieux sur le plan formel et imprégnés d’une grande poésie visuelle. La plupart sont des œuvres de jeunes réalisateurs, des films qui dialoguent entre eux sur les questions de l’exil, du rêve d’un lieu idéalisé (Faya Dayi, de Jessica Beshir, Éthiopie) au déracinement et à la violence du pays d’accueil (Lèv la tèt dann fenwar, d’Érika Étangsalé, La Réunion) et à la lutte des immigrés pour leur dignité et leurs droits (Xaraasi Xanne, de los malienses Bouba Touré et Raphaël Grisey). Des films qui proposent une représentation des femmes éloignées des clichés (Black Medusa, d’Ismaël et Youssouf Chebbi, Tunisie), de leur émancipation (Feathers, d’Omar El Zohairy, Égypte) et (Freda, de Gessica Géneus, film d’Haïti), mais qui rappellent aussi la nécessaire libération des hommes de leurs propres carcans mentaux (Une histoire d’amour et désir, de la tunecina Leyla Bouzid). Des films qui reviennent sur les traumas et les épisodes oubliés de l’Histoire (le documentaire Constelaçoes do Equador, de Silas Tiny, premier film de Sao Tomé-et-Principe sélectionné au FCAT); un portrait des inquiétudes et des aspirations de la jeunesse (Nous, étudiants!, de Rafiki Fariala, de la République Centrafricaine); ou la projection d’une vision afro-futuriste, anticolonialiste, anticapitaliste et queer du continent (Neptune Frost, de la Rwandaise Anisia Uzeyman et de l’Afro-américain Saul Williams). En bref, la sélection officielle consacrée au court-métrage, demeure un incubateur de talents venus du continent africain, avec des titres qui traitent de la violence coloniale (Écoutez le battement de