Clément OSSINONDE et Denis MALANDA, perpétuent la mémoire de Franklin BOUKAKA

Clément OSSINONDE et Denis MALANDA, perpétuent la mémoire de Franklin BOUKAKA

Franklin Boukaka « L’artiste du cinquantenaire des indépendances africaines » : Un engagement ferme à l’égard des principes fondamentaux, et des aspirations libératrices de l’homme africain. Après le livre de Marie Faunez Ngombe « Franklin, l’Insoumis », paru aux éditions « Doxa ». Voici l’émission « Les Artistes Inoubliables » N°3 consacrée à Franklin Boukaka, ce grand chanteur qui est demeuré un modèle de rigueur et de musicalité, par la qualité de ses solos et l’excellence de son répertoire militant et engagé, qui a fortement marqué le monde. Franklin qui nous a quitté trop tôt à l’âge de 32 ans est demeuré l’artiste de notre temps, de tous les temps, puisque les jeunes d’hier et ceux d’aujourd’hui continue de fredonner ses mélodies. Présentée par Clément Ossinondé et Denis Malanda , ci-après l’émission « Les Artistes Inoubliables » N° 3 – Spécial Franklin Boukaka » Mathilde Wamba

Les Bantous de la capitale : Un livre et 60 bougies de Clément Ossinondé

Les Bantous de la capitale : Un livre et 60 bougies de Clément Ossinondé

Pour célébrer les 60 ans de l’orchestre Les Bantous de la capitale, voici un livre rétrospectif de l’histoire de cet orchestre mémorable. Il met en lumière les personnalités congolaises, les musiciens, les différents clubs bantous, les mélomanes, les acteurs culturels qui se sont longtemps investis, à faire avancer leur orchestre et à en changer l’image, à faire bouger les lignes et à se rassembler autour de valeurs fédératrices. Au fil des années, des personnes inspirantes et innovantes, humanistes et engagées, entreprenantes et passionnés, qui sont autant de visages des soutiens de l’orchestre Les Bantous de la capitale. Les 60 ans de l’orchestre mythique de la république du Congo-Brazzaville. L’orchestre Les Bantous de la capitale est le témoignage émouvant de divers aspects de l’histoire de ce groupe mis en lumière dans un survol de 60 ans de vie musicale glorieuse. Il a tenu sur la barre en réussissant à se renouveler spectaculairement après le départ – provisoire pour certains d’entre eux – de quelques uns de ses plus grandes vedettes. Aujourd’hui seul dépositaire d’une musique dont la génération actuelle a perdu la clef, l’orchestre Les Bantous de la capitale demeure la source d’inspiration sur les différents rythmes populaires et des mélodies traditionnelles congolaises des années 50. Les Bantous de la capitale continuent à faire preuve d’une belle sagesse et d’une sûreté parfaite. Leur dernier passage au Festival des musiques Métisses Angoulême (France),  au Centre des cultures du monde Zuidershuis  à Anvers (Belgique) au Music Meeting de Nijmegen à Nijmegen (Hollande) , au Babel Med Music  le 1er Avril 2009 à Marseille et à l’Olympia de Paris le 12 Avril 2009, est le fruit de longues années d’expérience au cours desquelles ils ont marqué un tournant décisif dans l’histoire de la musique congolaise moderne. Les admirateurs qui ne connaissent Les Bantous qu’à travers leur discographie seront sans doute ravis par cette histoire vivante relatée par Clément Ossinondé, fidèle compagnon du groupe depuis sa création le 15 Août 1959 et qui est demeuré pendant plusieurs décennies le Secrétaire Général du Club Bantou, avant d’être entre 1969 et 1978 : Chroniqueur musical et ancien animateur culturel à Radio Congo et Radio Liberté. Président l’UMC (Union des Musiciens Congolais) et Président de l’UNEAC (Union Nationale des Ecrivains et des Artiste Congolais). Denis Malanda (Producteur musical et littéraire, chroniqueur de musique-Maître de cérémonies) Pratique : le livre 60 ans des Bantous de la capitale (230 pages), aux éditions Edilivre (client@edilivre.com tel 01 41 62 14 40) et disponible chez Amazon, Fnac, Décitre, etc. Prix unitaire : Version papier (38,50) € – Version numérique 4,99€.

Sortie du livre, « Les virtuoses congolais de la guitare électrique » de Clément Ossinondé

Sortie du livre, « Les virtuoses congolais de la guitare électrique » de Clément Ossinondé

Pour ne rien manquer de la nouveauté qui marque l’actualité musicale, Denis Malanda (chroniqueur et critique de musique) a retenu pour vous la dernière parution « Les virtuoses congolais de la guitare électrique » de Clément Ossinondé. Ce livre très riche, changera sans nul doute quelque chose dans votre appréciation de la musique congolaise. En effet, plus de cinquante ans de la guitare électrique, sont retracés en 70 pages au fil desquelles on rencontre les plus grandes figures de la guitare solo de tous les courants. Les approches distinctives de la guitare à travers le bassin du Congo permettent d’apprécier la diversité musicale du continent ainsi que les grands changements apparus depuis les années 50 à ce jour. L’année 1953 nous rappelle l’arrivée à Léopoldville (Kinshasa) de la première guitare électrique, introduite par le musicien belge Bill Alexandre, soliste de grand talent et chef des éditions musicales CEFA (compagnie d’enregistrement du folklore africain). Evidemment, Il va rehausser considérablement le niveau de la musique congolaise. On se souvient du tout premier grand succès réalisé avec la guitare électrique, sur une composition du guitariste et saxophoniste brazzavillois Guy Léon Fylla, accompagné par Bill Alexandre à la guitare solo et par la chanteuse camerounaise Marcelle Ebibi (épouse Fylla). Titre de la chanson : « Mama é ». Mais la guitare électrique s’imposera plus tard et surtout dans les doigts des kinois François Luambo « Franco », Nicolas Kasanda « Nico », Emmanuel Tshilumba wa Baloji « Tino Baroza », Antoine Nedule Montswet « Papa Noël » et bien d’autres dont ce livre présente le parcours et l’école à laquelle chacun appartient. Dans son avant propos, l’auteur précise qu’au commencement était la guitare acoustique, instrument favori des précurseurs de la musique congolaise moderne. Mais, Zacharie Elenga « Jhimmy » constituera particulièrement le plus grand évènement de l’année 1950, car le guitariste « hawaïen » est un virtuose. Musicien élégant, fin et spirituel, il introduit le « fox-trot » dans la danse congolaise qui ne connaissait alors que la rumba, la biguine, et la polka piké. Le règne du monarque absolu Zacharie Elenga « Jhimmy, le guitariste hawaïen », (jouant de la guitare accordée à la manière des artistes des îles Hawaï avec un fort vibrato) a duré de 1950 à 1953, après avoir apporté une nouvelle couleur sonore et chromatique, à ses œuvres dont il octroya une conception harmonieuse très originale et avancée de l’époque. C’est lui qui appris à jouer la guitare acoustique à Mwamba « Dechaud » et Tshilumba « Tino Baroza »… Il est sans doute un des précurseurs de la guitare solo. Certes, avec la guitare électrique beaucoup de styles se sont développés au fil des années. Comme le Ndombolo, Le Soukous, le Coupé décalé… sont devenus populaires, développant un style de guitare distinctif inspiré de la rumba, de la musique traditionnelle congolaise et du hip op. « Les virtuoses congolais de la guitare électrique », un livre de référence à avoir lu absolument. ( Editions Edilivre) Denis Malanda