Coopération Congo – BADEA : Signature de deux conventions de financement d’un montant de 500 millions de dollars américains

Mercredi 27 mai 2026 à Brazzaville, le gouvernement de la République du Congo, représenté par Jean-Jacques Bouya, Vice Premier ministre chargé de la coordination des infrastructures de développement et de l’aménagement du territoire, et Christian Yoka, Ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), représentée par Abdullah Almusaibeeh, son Président, ont signé, deux conventions de financement, relatives à deux projets structurants destinés à accompagner le développement économique et la construction des infrastructures du pays. Le premier projet financé est le prolongement de la Route de la Corniche de Brazzaville, une infrastructure jugée stratégique pour la mobilité urbaine, le désenclavement de la capitale et la fluidification du transport des marchandises agricoles en provenance du sud du pays. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de société du Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, intitulé « Accélérons la marche vers le développement ». Il contribuera également à améliorer la connectivité entre Brazzaville et Pointe-Noire par la Route nationale N° 1 (RN1)-bis, sur son tronçon Brazzaville-Kinkala-Mindouli. Le second projet financé porte sur l’appui de la BADEA au Congo dans l’augmentation de sa participation au capital du Fonds de Solidarité Africain (FSA). Les deux projets représentent un financement de près de 500 millions de dollars américains faisant ainsi de l’institution l’un des principaux partenaires multilatéraux du Congo. Selon les autorités congolaises, ces deux nouvelles conventions viennent élargir davantage le portefeuille de la BADEA en République du Congo, confirmant ainsi le renforcement progressif de la coopération entre les deux parties. Cette signature intervient dans un contexte de renforcement de la coopération entre les institutions financières africaines et arabes, marqué par la mission conjointe menée récemment à Brazzaville par la Banque africaine de développement (BAD) et la BADEA. Le gouvernement congolais, a par ailleurs, salué l’engagement de la BADEA dans d’autres projets structurants, comme la future Cité administrative de Brazzaville, une cité intelligente destinée à accueillir l’ensemble des administrations publiques. Les autorités congolaises ont rappelé que la coopération entre le Congo et la BADEA remonte à plusieurs décennies. En témoigne, le financement de la construction du Chemin de fer Congo-océan (CFCO), considéré comme l’un des projets emblématiques soutenus par cette institution financière en République du Congo.
Gouvernance financière et Gestion des hydrocarbures : le Congo toujours en mauvaise passe ( lecture en 4 minutes )

PARLONS-EN. L’année 2026 qui se profile laisse présager une lumière peu dicible dans les ténèbres opaques qu’aucun vent n’arrive plus à dissiper: des montages du ministre des hydrocarbures et celui des finances entrepris entre avril – octobre 2025 et illustrés par les activités évoquées dans les comptes rendus du conseil des ministres et autres ressemblent à de la chirurgie plastique. Une fois la peau tendue, elle fait flop peu de temps après! L’opération lancée par Christian Yoka accueillie favorablement par des aveugles, ressemble à cette peau rétamée qui masque les ridules pendant les premiers moments, mais qui au fond, détériore le visage de plus belle et, maintient les mains, le cou et le corps dans un état lamentablement fripé. Il sied de rappeler que les 670 millions de dollars ont été obtenus au taux de 9,875% au lieu de 6,25% (en moyenne). Le différentiel de 3,625 augmenté de l’inflation (3,6%) porte le taux réel à 13,475% et ne profite pas au citoyen lambda mais plutôt aux arrangeurs et au volant régnant ! C’est impossible de tenir encore 4 mois à ce rythme. Il faut une vaste opération d’in-substance defeasance, et les sous-jacents pour le faire sont présents mais non mobilisés en raison de l’atonie de la gouvernance Collinet 2. Il y a péril en la demeure et l’urgence est rouge écarlate. En choisissant de positionner le gaz au sein de la SNPC, le Congo s’est privé d’un levier financier important pour gérer sa dette colossale. Une compagnie nationale de gestion du gaz autonome aurait été plus appropriée car elle pourrait lever des fonds directement par émission d’obligations. Cela est impossible dans le cas présent avec une Snpc ressemblant à une jare percée de tout bords. La frénésie contractuelle comme technique d’encerclement juridique des ressources pétrolières et gazières Depuis avril 2025, le ministère des Hydrocarbures, dirigé par Bruno Jean Richard Itoua(BJRI) a présenté pour adoption au pas de charge ( Conseils des ministres du 18 avril, 13 mai, 2 juillet, 16 juillet, etc.) 18 textes relatifs aux permis pétroliers et contrats gaziers. La cadence et l’empilement des textes obéissent à une logique non conjoncturelle mais structurelle : verrouiller contractuellement les principaux gisements du pays sur 20 ans, par le biais de contrats de partage de production (CPP) et d’avenants soigneusement calibrés. Le triptyque systématique est relativement limpide pour peu qu’on se donne la peine de s’y pencher : Ce mécanisme s’est appliqué à des champs matures et rentables tels que Likouala II (101 millions de barils) et Ikalou II (26 millions de barils), mais aussi à des zones d’exploration à très fort potentiel comme Nzombo (92 milliards de barils en place) ou Ngoubili-Cayo. Chaque fois, le procédé de requalification du permis, validé par décret puis soumis au Parlement, transforme l’État en notaire législateur de sa propre dépossession. Dans ce processus, le poids réel de l’État est marginalisé : les décisions techniques, les plans de redéveloppement, les estimations de coût (ex. 780 millions USD pour Likouala) sont dictés par les opérateurs, sans contre-expertise publique visible. Le Conseil des ministres est réduit à une chambre d’enregistrement pseudo-délibérative pour des buts maffieux. En effet, l’ire suscitée par l’arrivée de Steve Simplice Onanga en qualité de « Conseiller, Chef du département des hydrocarbures » marque un tournant dans la gestion d’un secteur clé pour l’économie congolaise. Onanga a succédé à Denis Auguste Marie Gokana. La rivalité ancienne entre BJRI et Gokana laisse place à une guerre quasi ouverte contre le quinqua Onanga. De même, la reconduction de Raoul Ominga à la tête de la Snpc malgré sa mauvaise gestion qu’il dissimule à travers la construction d’à peine trois lycées au lieu d’une vingtaine par rapport à l’argent engrangé, n’arrange pas ya Bruno.(A suivre) Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Congo entre miracle, records et mirage : MM. Sassou, Collinet et Yoka s’affranchissent des 20 ans de tutelle de Bouya, Mboulou et Cie sur les finances, la justice et la sécurité (lecture en 5 minutes)

PARLONS-EN. La fin du quinquennat et de l’année approchent. Ce quinquennat et 2025 resteront dans les esprits comme des saisons de tous les records. Après des alertes sur l’insécurité, les violations des droits, la défaillance de la diplomatie, la gestion peu orthodoxe des finances du Congo, les difficultés continuent à s’accumuler. Ni la levée de 670 millions de dollars opérée par le ministre Christian Yoka (CY) ni même le rechamboulement de l’affaire Moshen Hojeij mené grâce aux bons offices du lobby américain qui a l’oeil sur ce chef du Hezbollah et sur les dignitaires congolais cités dans ladite affaire, moins encore le chantier de gaz lancé par M.Sassou ce 17 novembre à Pointe Noire. Rien de tout cela ne peut baisser drastiquement la courbe de la dette et la gestion publique pour rassurer les Congolais. Des records sans précédents Depuis l’existence du Congo, la mort n’a été autant banalisée et la pauvreté célébrée par les tenants du pouvoir. À 120 jours de l’échéance électorale de mars 2025, on devrait compter les victoires, les succès, énumérer les résultats obtenus au cours du quinquennat. À l’évidence, tout est mitigé, les lampes de l’espoir sont résolument éteintes. Cette fin de quinquennat a un goût très amer. Elle porte une signature eschatologique qui se décline en enlèvements, exécutions sommaires, hôpitaux devenus des mouroirs, paupérisation des fonctionnaires et des personnels de l’université, des hôpitaux et des mairies, clochardisation et mort lente des retraités, souffrances infligées aux étudiants sans bourses et des grèves . Bref, le ciel est toujours nuageux malgré le retour du Congo sur la scène juridico-financière internationale qui rebat les cartes de l’omniprésente tutelle Bouya et Cie. M. Sassou semble partiellement se dégager de la prise mortelle dans laquelle l’a entraîné le chef de l’axe Bokouélé et se remet en scène pour 2026. Si le sourire est revenu sur les lèvres des gouvernants, la joie de vivre des jours heureux n’habite pas l’esprit des Congolais. Le doute plane sur la destination que vont prendre les 670 millions . Les députés qui devraient contrôler l’action gouvernementale sont abattus. La timide participation à la dernière séance des questions orales au gouvernement où seulement 53 % ont répondu présents est la preuve du désespoir et de la désillusion qui gagnent la représentation nationale. La situation demeure opaque et préoccupante. Des interrogations Comment le Congo, économie fortement dépendante des hydrocarbures, a traversé une trajectoire financière marquée par des soubresauts de dette extérieure, des restructurations et un accès limité aux marchés obligataires internationaux a-t-elle pu accéder à un nouveau prêt peu transparent et à des intérêts exorbitants comparé à d’autres pays comme la Côte d’Ivoire qui a pu lever des sommes plus importantes à moins de 6% ? Qu’est ce qui a bien pu être hypothéqué ou gagé pour qu’on en arrive là ? Il est à craindre que nos gisements, le gaz, les minerais et terres rares aient été gagés pour sauver le système. Il est fort probable qu’en dessous, il y ait un recyclage des fonds pillés par les dignitaires ( cavalerie et corruption pour régaler les membres du clan qui portent des obligations hautement spéculatives souscrites ). Doit-on se réjouir de ces taux usuraires de 10% qui rappellent la mafia Zidane soutenu par l’Archer et Élite Capital ? Selon la Banque mondiale, son ratio dette publique/PIB atteignait encore près de 93,6 % en 2024, avec des pressions importantes sur la liquidité et le refinancement. L’un des jalons antérieurs est l’émission de juin 2007 d’un euro-bond intitulé « Congo 6 % 30/06/29 » d’un montant approximatif de USD 477,79 millions, coupon 6 %, avec une échéance le 30 juin 2029. Ce type d’émission s’inscrivait dans le cadre d’une ouverture de marché souverain en Afrique peu de temps avant la crise obligataire qui devait toucher plusieurs émetteurs africains. Toutefois, l’expérience s’est soldée par des incidents : le Congo a traversé, en 2017, un défaut technique, la dette ayant été jugée risquée et les marchés devenus frileux. Retour sur ladite émission L’émission de USD 670 millions, coupon 9,875 %, échéance novembre 2032, remboursable en cinq tranches égales entre novembre 2028 et novembre 2032 bouclée par Christian Yoka (C.Y) lors de sa visite à Paris le 31 octobre marque des ruptures stratégiques :1) retour sur les marchés internationaux ;2) un coût d’emprunt élevé (coupon ~9,875 %) reflet de la prime de risque souverain ;3) un usage ciblé des fonds : non pour de nouveaux projets d’investissement, mais pour rallonger la maturité et réduire la pression de refinancement à court terme, en internalisant une dette intérieure plus coûteuse et risquée ;4 ) un alignement avec les réformes de gouvernance, de transparence et de gestion de la dette (engagement de publication trimestrielle, dialogue avec les investisseurs) voulu comme signal aux marchés. Il sied de noter qu’il est fréquent de voir que la conjoncture économique mondiale oblige à plus de pragmatisme et moins de dogmatisme pseudo-démocratique. Avec l’appui de Citigroup Corp, l’idylle financière Congo-Chine se complique. Est-ce la fin du chantage financier et politique de Bouya ou un jeu de chaise musicale ? Stratégie de financement ou détournement des fonds au profit de la campagne présidentielle de M. Sassou ? Officiellement, le nouvel eurobond, vise quatre objectifs, mais officieusement, il vise à financer la campagne présidentielle de M. Sassou : allonger les maturités et la gestion des risques de refinancement. Dans ce cadre, l’utilisation des produits de l’émission pour refinancer la dette intérieure avec une échéance à court terme (novembre 2025 – février 2026) montre une intention manifeste de réduire le risque de rollover. En substituant une dette à courte maturité par un titre de long terme (2032), le Congo cherche à réduire la vulnérabilité aux chocs de liquidité et à alléger l’échéancier immédiat de remboursement. Cette logique est recommandée dans les rapports de la Banque mondiale et du FMI pour les pays à forte servitude aux recettes volatiles. Prélude de poursuivre lesdits objectifs et plancher sur : les derniers voyages de M. Sassou, le rebondissement de l’affaire Berebi et la
Christian Yoka et Rigobert Maboundou: Un Tournant Historique pour le Financement de la Recherche Scientifique au Congo

Le ministre des Finances, Monsieur Christian Yoka, et le ministre de la recherche scientifique et innovation technologique, Monsieur Rigobert Maboundou, marquent un tournant décisif dans l’histoire de la recherche scientifique en République du Congo. Conscient du rôle crucial que jouent les finances publiques dans le développement de la recherche appliquée, ils s’engagent à renforcer l’implication de leurs ministères dans ce domaine stratégique. Pour la première fois dans l’histoire du pays, un ministre des Finances a visité les laboratoires de recherche scientifique, illustrant ainsi une volonté politique sans précédent d’intégrer la science et l’innovation dans les priorités budgétaires nationales. Cette démarche inédite ouvre la voie à un financement plus structuré et durable, garantissant que la recherche scientifique puisse répondre aux défis nationaux et contribuer au progrès socio-économique. Par cette initiative, Christian Yoka envoie un signal fort : la recherche ne doit plus être un secteur marginalisé, mais un levier essentiel du développement. Son engagement pourrait non seulement révolutionner le paysage scientifique du pays, mais aussi inspirer une nouvelle dynamique de collaboration entre les chercheurs et les décideurs économiques.
Congo-Brazzaville : Qui de l’enfant prodige ou du Père sera le maitre attendu ?

DECRYPTAGE. L’arrivée de Christian Yoka au Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public entraine des bouleversements lourds de conséquences dans la structure de dévolution du pouvoir au sein du Clan d’Oyo. Décryptage chaud avec une ouverture à 45°. Passer maitre des secrets dans la vie fait que ce sont les devoirs qui s’imposent à vous, le jour comme la nuit. Dans le tumulte de la cité, dans la solitude du désert, le devoir est avec vous toujours impératif comme la Destinée ! Christian Yoka, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, arrive ainsi à la croisée des chemins. Les rivalités entre les deux principaux clans rivaux de Bokouelé-Tchikapika d’une part (Jean Jacques Bouya) et Ondébé-Kona Kona d’autre part (Jean Dominique Okemba) le font osciller entre fidélité à ses sources et devoirs à accomplir pour s’accomplir. C’est une déchirure qui traverse l’affectif parental mais exige de s’élever au-delà des contingences profanes. Cette marche doit passer par-dessus l’abîme pour entrevoir une possible lumière. C’est ainsi. Si des mauvais compagnons, qui vont toujours par trois, et sont avancés et vous ont frappé indistinctement à l’épaule ou à la tête pour vous faire sombrer dans un coma profond, Le Tout-Puissant vous relèvera toujours pour vous laisser contempler l’indicible lumière de l’Être. Ainsi donc, quand on est du bon bois sec et dur, on s’en relève toujours au centre des choses pour garantir l’équilibre des forces, seul gage de la pérennité des choses en ce monde. Le Clan porté par Jean Jacques Bouya va devoir se résoudre à laisser Christian filer vers sa destinée du côté paternel par Jean Dominique Okemba, qui par son rôle lumineux, revient sans coup férir, au centre du jeu politique, économique et même social. Il ne peut en être qu’ainsi pour ceux qui savent paitre. Son fidèle Assistant à l’Energie parrainera cette démarche. Mais c’est au Ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Christian Yoka de se souvenir que la bâtisse précédente s’est effondrée sur elle-même et qu’il lui faut rebâtir tout au second plan pour s’acheminer vers la loi d’amour et envisager réunir tout et tous avec le troisième plan. Malheur à celui qui s’écartera de cette voie. Parti de très loin d’un certain orient français, le Chevalier Christian sombre en occident avec la pagaille laissée dans ce département. C’est un chemin Christique dans lequel il doit s’engager et dont la loi suprême sera celle de l’amour de son pays. Rose et rouge, elle sera la clé pour l’avantage de tous ceux qui espèrent que la bonne volonté finie toujours par triompher. L’ouverture de ces 33ème REHFRAM à Oyo est symbolique à plus d’un titre et marque, pour ceux qui veulent lire les signes, la fin d’un cycle dont nous avions déjà parlé dans nos précédentes livraisons. C’est le temps du Jubilé ! À trente-trois, « Tout est accompli » selon l’écriture de Jean 19 :30. Seul le cœur de feu qui se saigne pour tous les petits peut apporter la réponse : Aimons-nous les uns les autres et rebâtissons car nul ne sait quand viendra ce jour ou cette heure, pas mêmes les anges dans les cieux, ni même le Fils; le Père Seul le sait (Mathieu 24 :36). Ghys Fortune BEMBA DOMBE
Congo: qui est Christian Yoka, nouveau ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public

Christian Yoka est un expert dans le domaine du financement du développement Avant d’être nommé Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka a eu une expérience internationale de premier plan au sein de l’Agence Française de Développement où il occupait les fonctions de Directeur Afrique. Il avait auparavant assumé divers postes de responsabilités, en tant que Responsable-pays pour le Cameroun et la République Centrafricaine, puis, tour à tour, Directeur-pays en République Démocratique du Congo, en Éthiopie et au Cameroun. Il sera par la suite nommé Directeur Régional pour l’Afrique de l’Est au Kenya. Ce parcours de plus de 20 ans lui a permis de développer une maîtrise des problématiques du développement, dans une variété de domaines et en faveur d’une multiplicité d’acteurs de la sphère publique comme du secteur privé. Christian Yoka a également exercé divers mandats en tant qu’administrateur pour des entités telles qu’Alucam et Africa Guarantee Fund. En outre, il a présidé le Comité d’Investissement Consultatif du Fonds de Soutien aux Entreprises en Afrique (FISEA), géré par Proparco, la filiale du Groupe AFD dédiée au secteur privé. Titulaire d’un diplôme d’études supérieures en Droit des Affaires et Fiscalité de l’Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne ainsi que d’un Master en Droit Bancaire et Financier International de Boston University, Christian Yoka est également ancien élève en politiques publiques de la London University (SOAS). Avec Min.
Congo : entre sécurité, pouvoirs mystiques et gestion des finances de l’Etat

PARLONS-EN. La cacophonie perdure en république du Congo. Au système de sécurité totalement dépassé, s’ajoute la mystique dans la gestion des finances publiques avec la nomination du nouveau directeur de cabinet du ministre des finances et du portefeuille public : M. Paul Malié. L’échéance 2026 avance à grand pas et ce n’est pas l’organisation des REHFRAM à Oyo qui va redonner une quelconque vigueur à la République ! Peut-être l’arrivée de Paul Malié en qualité de directeur de cabinet permet-elle de redistribuer le jeu de cartes mais décidément toujours en faveur du même camp. Avec la mort en 1998 du Makoko Pierre Miolami Wawa qui a régné pendant la guerre de 1997 s’est rouvert une page spirituelle sombre pour le Congo. La trahison de ce Makoko par Maurice Intsilambia faussement intronisé par le ministre de la culture Jean Claude Ngakosso en février 2005 à Itaba (150 km au nord de Brazzaville), venait en réalité récompenser ce grand féticheur septuagénaire, zélé de la cause ésotérique de M. Sassou Nguesso. En effet, pour obtenir la victoire en 1997 à Brazzaville, terre Batéké, il fallait obtenir l’approbation des mânes tutélaires de la Ville après celle de Lékana via les parents de Marcel Ntsourou et André Okombi Salissa. Le fétiche du « Lion de la victoire » prêté par le Roi de Mbaya, M. Albert Dzon Mbintséné, oncle de Mathias Dzon n’était pas suffisant pour vaincre sur les terres de Mbé face à Miolami Wawa. Il fallait donc obtenir l’approbation des mânes des ngantsié relevant de la famille Ngamaba seule détentrice de ces pouvoirs sur le grand espace allant de la « montagne des chacals » (c’est-à-dire Moukondo) jusqu’à Mfilou-Kyéllé Tenard-Moungali-Poto-Poto-Ouenzé-Talangaï. Puisque la famille Ngamaba est princière de Mbé, elle a permis au régime de connecter Paul Malié qui en est devenu le régisseur après la mort de son grand-oncle Ngambio-Tsalakoua, successeur de Ngamaba. L’appel de ces forces résidant au lieu de la Basilique Saint-Anne au rond-point Poto-Poto est devenu difficile en raison de la construction de cet édifice à l’endroit exact de la tombe du Chef téké Impila-Manzanza (situé exactement sous la pierre d’autel), par le Templier Rose+Croix Roger Errell, Grand Architecte de la géométrie sacrée de Brazzaville à l’avantage des blancs. Seuls Les arbres ‘’Moukondo’’ encore présents sur ces lieux témoignent de cette réalité occultée. Tout comme à la mairie centrale de Brazzaville, ou sur la « place rouge » Marien Ngouabi ou encore dans la rue Missakou dans le quartier Moukondo, se dressent les arbres aux mânes de Mfwa, gérés par la famille Ngambio. Ces arbres centenaires sont toujours dressés verticalement portant les nombreuses marques de conjuration ainsi que des objets de cultes discrètement déposés à leurs pieds. Ce sont des colonnes, des piliers Djed, entièrement fonctionnel, que la quasi-totalité des francs maçons congolais n’arrivent ni à comprendre ni à gérer à ce jour, car ils ne naissent pas à ce monde pour vaincre leurs passions, ni soumettre leurs volontés à leurs devoirs pour faire des progrès vers la sagesse, loin s’en faut ! Les trois années de municipalisation accélérée de 2008, 2009 et 2010 de la ville de Brazzaville qui devaient offrir enfin les clés mystiques n’ont pas permis, d’extrême justesse, au chef des grands travaux du régime Jean-Jacques Bouya de capturer et ramener la petite sirène tutélaire des lieux susnommés à laquelle Ngambio rendait culte. Le 5 février 2005 déjà la pose de la première pierre du mausolée De Brazza (sur la tombe de De Brazza), des interrogations taraudaient le Professeur Deltamo Pirzzio-Biroli, président de la Fondation Pierre Savorgnan de Brazza, en présence de Denis-Sassou-Nguesso, de Jacques Chirac et d’Omar Bongo. Le rituel, quoique poussé à son extrême avec les agapes nocturnes au palais du gouvernement n’ont pas permis non plus de capturer la grande sirène Mamiwata qui règne sur l’ensemble du bassin du Congo à cause de l’orgueil et la violence autour du trône contre Auguste Nguempio pourtant légitime Makoko reconnu par la reine Ngalifourou au grand dam de Maurice Intsilambia soutenu par le général Florent Ntsiba « Impia » et le régime. Le cabinet et les routines anciennes. La connexion entre Paul Malié et le Ministre Christian Yoka s’ouvre donc sous des perspectives ésotériques complexes, où le Père Aimé Emmanuel Yoka joue sa partition en raison de ses affinités avec les ressortissants batékés de Brazzaville via Vindza dans le nouveau département Djoué-Lefini. Il en fut « élu » député deux fois malgré l’opposition d’ Isidore Mvouba et Cie. Ces derniers avaient perçu le dépouillement des totems Teké par Emmanuel Yoka pour renforcer le pouvoir de M.Sassou et non pour développer la zone où il évolua autrefois. Paul Malié, ancien Directeur des études et de la planification auprès des six derniers ministres des finances est doté d’une « inviolabilité » dans son règne grâce à la très haute protection dont il jouit. Ses travaux de respectable frère ont aussi aidé à conforter sa position par rapport aux grands argentiers successifs. Reste à savoir quelle portion congrue sera finalement réservée au travail proprement dit en matière de finances publiques et de budget ? Il y a fort à parier que la sélection de Paul Malié vise à perpétuer le statu quo, à faire comme si rien n’avait changé, alors que les annonces faites par Donald Trump en matière d’énergie et d’inflation démontrent que les hypothèses fondatrices de la Loi de Finances 2025 sont d’ores et déjà caduques. En effet, Raoul Ominga, Bruno Jean Richard Itoua, Jean Claude Ngakosso, Françoise Joly, Jean Jacques Bouya, Louis Marc Sakala et Cie qui négocient des levées de fonds et autres dettes au Moyen Orient, au Kazakhstan, à Chypre, etc., doivent bâtir des stratégies économiques sérieuses et réalistes. Raoul Ominga devrait se gêner en se retenant de « cadeauter » un ex-député qui a mobilisé en salle à coup des billets de banque dans l’espoir de revenir aux affaires en 2026 alors que dans le même temps l’électricité est indisponible ainsi que l’eau en raison de l’arrêt des stations de pompage ; les stations de
Congo. Triple passation de service au Ministère des finances

Le nouveau Ministre, Christian YOKA, prend les commandes des finances, du budget et du portefeuille public Mercredi 15 janvier 2025, dans la matinée, trois passations de service ont eu lieu, successivement, dans la grande salle du ministère des finances, à Brazzaville. La première passation de service a concerné Monsieur Jean-Baptiste ONDAYE, Ministre des finances sortant, et Monsieur Christian YOKA, nouveau Ministre des Finances. La deuxième a été accomplie entre Monsieur Jean-Baptiste ONDAYE, Ministre de l’économie sortant, et Monsieur Ludovic NGATSE, Ministre de l’économie entrant. Le troisième et dernier transfert de charge s’est effectué entre Monsieur Ludovic NGATSE, Ministre du budget et du portefeuille public sortant, et son collègue Christian YOKA, Ministre des finances, du budget et du portefeuille public. S’adressant à son successeur au département des finances, Monsieur Jean-Baptiste ONDAYE a saisi l’occasion pour, d’abord, remercier le Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N’GUESSO, pour avoir placé sa confiance en sa modeste personne, ensuite, pour attirer son attention sur cinq défis, à savoir : « la finalisation de la 6ème revue du programme avec le Fonds monétaire international (FMI), pour consolider les progrès économiques et financiers réalisés ; l’achèvement des discussions avec les industries extractives, dans le cadre de la signature des conventions de compte séquestre des Fonds de Restauration des Sites, un pilier clé pour la stabilité monétaire, grâce à la consolidation du niveau des réserves de change qui écartera définitivement le spectre d’un ajustement monétaire ; l’évolution de la coopération monétaire avec la France, conformément aux recommandations de la Conférence des Chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), du 22 novembre 2019 et du 15 mars 2023. Cette question sera examinée lors de la prochaine session du Comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC), prévue le 31 janvier 2025 ; la poursuite de la digitalisation du système de gestion des finances publiques, notamment avec le Compte unique du trésor (CUT), qui s’achèvera avec le rôle que jouera le Trésor banquier, une fois implémenté ; la réorganisation des services départementaux ; l’amélioration qualitative et quantitative des ressources stratégiques ; la poursuite des travaux sur la dynamisation de la mobilisation des ressources, notamment avec CenterView Partners, pour l’Opération de Debt for nature swap (Echange dette contre nature) et le Fonds Africain de Solidarité (FSA), dédiée à l’apurement de la dette sociale ». Auparavant, le Ministre des finances sortant a, dans les grandes lignes, dressé le bilan de ses vingt-sept mois et demi de son action en ces termes : «…Concernant les réformes organisationnelles et institutionnelles, le ministère a procédé à l’arrimage aux standards internationaux et aux évolutions de notre environnement des textes régissant les administrations sous tutelle. Ce travail a abouti à la publication de treize (13) décrets organiques et neuf (09) arrêtés subséquents. Notre action s’est également concentrée sur la réussite de la transition du budget de moyens vers le budget-programme, qui marque notre volonté de devenir leader en matière de Gestion Axée sur les Résultats (GAR). A cet effet, l’ensemble des documents stratégiques ont été finalisés et validés avec l’ensemble des acteurs impliqués dans une démarche participative. La réussite des différentes revues du programme conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI) au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), n’a pas été en reste. Bien au contraire, nous n’avons ménagé aucun effort pour maintenir le train des réformes et conclure avec succès cinq (5) revues successives. Les perspectives en vue de la conclusion de la sixième et dernière revue sont plutôt optimistes. Au niveau du Trésor, nous avions fait le pari de passer d’une gestion à vue de la trésorerie à une gestion proactive. (…) C’est ainsi que nos efforts se sont concentrés sur le lancement et l’accélération des réformes visant à implémenter le Compte Unique du Trésor (CUT) ; à rendre opérationnelles les fonctions bancaires du Trésor ; et à mettre en place une Caisse de Dépôt et de Consignations (…) J’ai eu le privilège de présider le Comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financiers (PREF)-CEMAC. A ce sujet, le travail réalisé à ce niveau a permis le succès de la table ronde des investisseurs, qui a débouché sur une sursouscription des besoins exprimés pour le financement des projets intégrateurs. Au niveau de l’UMAC, nous avons eu à cœur de faire progresser, plusieurs dossiers d’intérêt commun, particulièrement l’évolution de la coopération monétaire avec la France ; les négociations avec le secteur des industries extractives ; la réflexion sur l’adoption d’une monnaie numérique de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et l’élaboration d’un cadre normatif communautaire encadrant les cryptoactifs dans la CEMAC ; le processus de recrutement des agents d’encadrement supérieur de la BEAC, qui a donné lieu à un point supplémentaire au cours de cette session ; et l’examen des textes qui sous-tendent la gouvernance de la BEAC. Au niveau international, nous avons œuvré à faire entendre la voix de notre sous-région et celle de l’Afrique à l’occasion des différents forums internationaux auxquels nous avons participé. Nous avons joint notre voix à celles des autres ministres africains pour défendre les thématiques liées, premièrement, à la réforme des institutions de Bretton Woods et des banques multilatérales, pour un système financier international plus inclusif et plus équitable avec, comme résultat palpable, l’attribution de la troisième chaise au Conseil d’Administration du FMI ; deuxièmement, aux défis liés à la montée des inégalités et de la pauvreté ; et troisièmement, aux changements climatiques et à la protection de la biodiversité ». Répondant à son prédécesseur, la nouvelle Autorité monétaire du Congo, Christian YOKA, a énuméré les nombreux enjeux actuels. « Les enjeux qui se présentent sont nombreux. Parmi lesquels la réponse aux crises économiques ; la relance de la croissance ; la création d’emplois ; l’adaptation au changement climatique ; la réduction des inégalités. Nous devons également nous adapter, y compris au sein de ce ministère, aux évolutions technologiques rapides qui transforment notre monde et nos économies. Nous devons les relever ensemble, avec courage et discernement. Ailleurs, sur le continent africain, d’autres pays ont entrepris ce combat. Le Congo ne se défilera pas ! Je suis, en effet, convaincu que nous disposons des talents et des ressources pour réussir, à