Maroc. La CGEM et la CNSS créent une cellule mixte de médiation

Maroc. La CGEM et la CNSS créent une cellule mixte de médiation

Chakib ALJ, Président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et Abdellatif MORTAKI, Directeur général par intérim de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ont procédé, lundi 5 octobre 2020 à Casablanca, à la signature d’une convention de partenariat. L’accord vise le renforcement de la coopération entre les deux institutions et la mutualisation de leurs moyens, notamment pour la mise en place d’un nouveau service de médiation baptisé “Corridor CGEM-CNSS”, souligne-t-on dans un communiqué. Cette initiative rentre dans le cadre du programme du mandat de la Présidence actuelle de la CGEM qui prévoit la mise en place de nouveaux services à forte valeur ajoutée pour les membres, notamment des corridors avec différentes Administrations, et le renforcement de la proximité opérationnelle avec les TPE-PME, précise la même source. Selon les deux parties signataires, cette initiative s’inscrit également dans le cadre du plan stratégique de développement de la CNSS qui vise le renforcement de la politique de proximité et l’amélioration de la qualité des services rendus aux entreprises affiliées. Le service “Corridor CGEM-CNSS” a ainsi pour objectif d’accompagner les chefs d’entreprises, dans toutes les régions du Royaume, dans le traitement de leurs dossiers CNSS, en leur fournissant l’assistance nécessaire pour garantir une communication fluide et efficace, assurer la mobilisation des interlocuteurs adéquats et favoriser la concertation afin de dissiper d’éventuelles incompréhensions.  Soulignons que la convention signée s’applique à l’ensemble des services de la CNSS orientés vers ses entreprises affiliées, notamment les services électroniques, la résolution des cas de demandes de prestations bloquées et l’intermédiation en faveur des arrangements pour le règlement des créances des entreprises en difficulté. Dans le cadre de ce partenariat, la CGEM et la CNSS travailleront également main dans la main afin de formuler des propositions pour intégrer le secteur informel et contrecarrer la sous-déclaration et la concurrence déloyale.  Un Comité permanent a été mis en place par les deux institutions pour assurer le suivi et l’évaluation de l’avancement des projets inscrits dans leur feuille de route commune.

Chakib Alj : Sans le capital humain, la chaîne économique ne pourra pas aller de l’avant (Maroc)

Chakib Alj : Sans le capital humain, la chaîne économique ne pourra pas aller de l’avant (Maroc)

La loi de Finances 2021 « doit instaurer les bases d’une économie compétitive et résiliente et surtout intégrer la dimension sociale », a déclaré le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj. Le patron de l’organisation patronale s’est ainsi exprimé lors d’un point de presse tenu récemment et consacré à la présentation des propositions de la CGEM pour la loi de Finances (LF) 2021. Des propositions dont la préparation n’a pas été chose facile, a concédé Chakib Alj dans son discours d’ouverture. D’autant plus que « le contexte actuel, lié à la pandémie du Covid-19, tire tous les indicateurs vers le bas : déficit budgétaire, repli de la croissance, faiblesse des investissements et perte d’emploi », a-t-il souligné. Et que « l’incertitude de l’évolution de cette pandémie rend l’exercice encore plus difficile », a-t-il ajouté. Conscient que les propositions du patronat marocain constitueront un défi pour le budget de l’Etat, Chakib Alj affirme qu’« elles sont nécessaires pour que les entreprises se relèvent de cette crise. Autrement, nous risquons de les voir disparaître ainsi que les recettes fiscales qui vont avec ». Comme pour souligner la gravité de la situation actuelle, il prévient : « La crise porte et portera beaucoup de préjudices à nos entreprises et à la pérennité de l’emploi ». Pour autant, il ne s’enfonce pas dans un pessimisme profond, expliquant que « le discours de Sa Majesté le Roi que Dieu L’assiste, à l’occasion de la Fête du Trône, a insufflé une dynamique largement saluée par les acteurs économiques, notamment à travers l’injection de 120 MMDH dans l’économie nationale ». Rappelons à ce propos que cette enveloppe vise à stimuler la relance économique à travers la création du fonds d’investissement stratégique pour servir d’appui aux activités de production et de soutien à la capitalisation des TPME, d’accompagnement et de financement des grands projets d’investissement public-privé. Ainsi que par la généralisation de la couverture sociale à l’ensemble des Marocains à l’horizon 2025. S’exprimant sur la préparation des propositions de la CGEM pour la LF 2021, Chakib Alj a confié que la Confédération s’est basée sur sa vision de la relance de l’économie nationale « tout en intégrant les Hautes orientations Royales » afin de construire sa feuille de route pour la LF 2021. Une vision articulée autour de cinq priorités. Ainsi, il a d’emblée indiqué que la CGEM a choisi de placer le maintien des acteurs encore en activité au cœur de ses préoccupations, estimant qu’en dépit du contexte très délicat marqué par le manque de visibilité, « ils se sont battus pour assumer leur responsabilité de maintenir l’emploi ». Pour Chakib Alj, il est évident que la résilience de l’économie marocaine tient à la survie de ces acteurs que « nous devons soutenir plus que jamais à travers des mesures audacieuses leur accordant un carnet de commandes stable et des aides ou incitations leur permettant de renforcer leurs capacités productives actuelles ». Sur ce même point, le président de l’organisation patronale a en outre estimé que « l’accélération de la capitalisation des entreprises est aujourd’hui plus qu’une exigence. C’est une nécessité ». L’autre priorité que s’est fixée la CGEM concerne l’allégement des conditions pour les opérations de structuration et d’apports en capital. Chakib Alj est persuadé qu’il « permettra de faire émerger une nouvelle génération d’entreprises solides, compétitives qui pourra porter les projets industriels de substitutions aux importations et le Made in Morocco ». Sachant que la trésorerie des entreprises pâtit fortement de la crise, le patron de la CGEM a jugé « logique et primordial de recouvrer les créances dues par l’Etat, avant de s’orienter vers d’autres financements » estimant à ce propos que la réforme de la TVA est un impératif majeur et urgent. Abordant le volet social, qui constituerait une grande priorité pour le patronat marocain et représenterait une part importante de ses recommandations, Chakib Alj a affirmé : « Sans le capital humain, la chaîne économique ne pourra pas aller de l’avant ». Ainsi, il a soutenu que « maintenir les emplois, encourager les recrutements, stimuler la demande,… sont au cœur de nos propositions pour cette LF 2021 ». Mais de toutes ces priorités, il y en a une qui est vraiment capitale en ces temps difficiles. Il s’agit du renforcement de « la confiance avec l’Administration à travers une simplification des relations actuelles et une révision des procédures de contrôle». L’objectif étant de « permettre à l’entreprise de se concentrer sur sa mission première de création d’emploi et de valeur », a défendu le président de la CGEM. Alain Bouithy

Chakib Alj et Mehdi Tazi président aux destinées de la CGEM

Chakib Alj et Mehdi Tazi président aux destinées de la CGEM

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a un nouveau président en la personne de Chakib Alj. Candidat unique à la présidence de l’organisation patronale, l’entrepreneur et industriel marocain a été élu mercredi 22 janvier à Casablanca pour un mandat de trois ans (2020 -2023). En binôme avec Mehdi Tazi, qui assurera la vice-présidence, le nouveau patron de la CGEM a obtenu 4.122 voix sur 4275 exprimées, soit 96,18%, lors de l’Assemblée générale ordinaire élective (AGOE) de la confédération. « Ce moment marque la fin d’une campagne riche, enrichissante et efficace. Elle nous a permis, Mehdi Tazi et moi, de vous entendre et d’écouter vos besoins, mais aussi de comprendre vos attentes », a déclaré le tout nouveau patron au terme de cette élection qui est intervenue trois mois après la démission de l’ancien et tonitruant président Salaheddine Mezouar, et la désignation à l’unanimité par le Conseil d’administration de Mohamed Bachiri en tant que président par intérim pour gérer la période de transition qu’il aura menée à bon terme. « Nous avons tellement conscience que nous avons 3 ans devant nous pour répondre à vos demandes et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour ne pas vous décevoir », a-t-il promis avant de remercier les fédérations, entreprises et régions qui ont voulu témoigner de leur vote et de leur convenance en le soutenant. Conscient du poids de ses nouvelles responsabilités, Chakib Alj a ajouté : « 96,18% de voix se sont exprimées. Ce résultat nous ravit et nous donne en même temps une très grande responsabilité », a-t-il affirmé avant d’adresser ses remerciements à Mohamed Bachiri pour « avoir assuré l’intérim durant cette phase cruciale de notre institution et qui a veillé à son unité » et à toute l’équipe permanente de la CGEM. Chakib Alj : Il est nécessaire de s’éloigner de l’économie de rente qui apporte peu à la croissance et nuit au développement de notre pays Soulignons que le patron des patrons a assuré que sous son mandat, « la CGEM sera forte, efficace et fédératrice. Nous sommes là pour faire aboutir et porter la vision de tout le monde. Cette nouvelle étape commune s’inscrit sous le signe de la confiance dans l’avenir de notre pays », a-t-il dit. A noter également qu’un peu plus tôt, le nouveau patron de la CGEM a donné un aperçu de ce que le binôme qu’il conduit comptait changer, améliorer ou apporter à la confédération, énumérant les priorités de sa mandature. Au sortir des échanges qu’il a eus lors de ses tournées régionales et qui ont permis au binôme de collecter des informations précieuses, Chakib Alj a relevé « un essoufflement, mais surtout un manque de confiance palpable ». Ce qui à ses yeux ne peut permettre la croissance. Etant donné que « la confiance est essentielle pour faire repartir l’investissement productif qui crée la richesse et l’emploi », le président de la CGEM a estimé qu’« il est donc nécessaire de s’éloigner de l’économie de rente qui apporte peu à la croissance et qui nuit au développement de notre pays ». Ainsi, « nous ambitionnons de redynamiser la confiance auprès des entreprises, particulièrement les PME/PMI à travers un programme simple et efficace qui prendra en compte nos régions qui sont pleines de potentialités. Rendons leur confiance et notre économie redeviendra le moteur puissant dont le pays a besoin », a-t-il poursuivi. Si l’entreprise marocaine a confiance en la CGEM, Chakib Alj a estimé qu’« elle a aussi besoin des pouvoirs publics pour rétablir un partenariat public-privé durable, en privilégiant des canaux de dialogue opérationnel avec toutes les différentes administrations ». S’agissant du capital humain, il a estimé que celui-ci mérite « notre confiance », appelant à ne pas douter de lui, à ne pas avoir « peur de la préférence nationale » et à développer « notre marché local ». Le Maroc se trouvant aujourd’hui face à des enjeux critiques et conscient qu’il traverse une phase importante de son développement économique et social, il a rappelé que « Sa Majesté a interpellé les force vives de notre pays en leur demandant de réfléchir à travers la Commission nationale pour le nouveau modèle de développement ». Sur ce point, il a assuré que « la CGEM a des moyens et doit être le fer de lance de cette évolution vers ce nouveau modèle de développement ». Dans son exposé, Chakib Alj a également fait savoir qu’il « nous faut prendre en compte l’innovation, les chaînes de valeur nationales, l’équité sociale, base fondamentale de tout ce système de développement durable.Pour lui, « il nous faut lever les freins de développement de nos entreprises, les financements, les délais de paiement, l’ouverture à l’international, la mise à niveau des entreprises pour une croissance durable ». Par ailleurs, il veut aussi que la révolution numérique soit intégrée, rappelant que celle-ci transforme les modes de consommation, d’organisation et impose une nouvelle façon de travailler et de produire. « Il nous faut tendre vers une économie nationale plus solidaire, économiquement efficace et dont les fruits de croissance doivent être partagés par tous sans oublier la parité homme-femme qui devrait être encouragée pour relever les produits d’activités des femmes qui malheureusement ne dépassent pas 19% dans le milieu urbain », a-t-il, entre autres, ajouté. Chakib Alj, qui a poursuivi son parcours académique aux Etats-Unis après l’obtention de son baccalauréat au lycée Moulay Driss, est un homme d’affaires chevronné ayant investi dans plusieurs secteurs économiques tels que l’aviculture, la production d’aliments pour bétail, la transformation de viandes blanches et la production de charcuterie, le transport et la logistique, l’hôtellerie et la restauration et les énergies renouvelables. Membre actif, depuis plus de 25 ans, dans plusieurs fédérations et associations professionnelles, le nouveau patron de la CGEM est à la tête d’un groupe industriel comptant plusieurs filiales et employant directement plus de 2.000 personnes. A ce titre, il préside la Fédération interprofessionnelle des activités céréalières (FIAC) et la Fédération des métiers de la distribution des produits

Le Conseil d’Administration de la CGEM valide la candidature du binôme Chakib ALJ et Ahmed Mehdi TAZI

Le Conseil d’Administration de la CGEM valide la candidature du binôme Chakib ALJ et Ahmed Mehdi TAZI

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a réuni, lundi 16 décembre, son Conseil d’Administration aux fins, notamment de prendre connaissance des termes du rapport du Comité de Suivi Électoral et d’arrêter la liste des candidats admis à présenter leur candidature aux fonctions de Président et de Vice-président général de la CGEM. A ainsi été admis à présenter sa candidature à l’occasion de l’Assemblée Générale Ordinaire Élective qui se tiendra mercredi 22 janvier 2020, le binôme composé de: –    Chakib ALJ, candidat à la fonction de Président de la CGEM; –    Ahmed Mehdi TAZI, candidat à la fonction de Vice-président Général de la CGEM. D’autres questions inscrites à l’ordre du jour ont également été traitées lors de ce Conseil d’Administration présidé par Mohamed BACHIRI.