Capitalisme et Développement : Mythe ou Réalité ?

Au regard de la situation socio-économique mondiale, un constat s’impose : les gouvernements de par leurs politiques ne contribuent pas au bien-être de leurs citoyens. De plus en plus agressifs, les gouvernements ont, de nos jours facilement recours à leur puissance militaire, à des politiques de financement nuisibles, à l’oppression et à l’invasion d’autres pays jugés faibles. Tout cela pour dissimuler l’échec de leurs politiques défaillantes. Mais, pour tout dire, il s’agit d’une répétition de l’histoire, due au désir intemporel de l’humain de contrôler ou de diriger le monde par tous les moyens. Cette obsession a créé trois catégories d’êtres humains : celui qui a choisi de diriger/présider, celui qui a choisi le rôle de serviteur et un troisième qui est subordonné à tous les autres humains. Cette catégorisation de l’espèce humaine dont les racines remontent aux origines du temps se perpétue de génération en génération. Ainsi, en partant de 1884, date à laquelle à Berlin, les pays européens ont décidé d’envahir l’Afrique et en passant par les grandes guerres des derniers siècles (la première guerre mondiale, la seconde guerre mondiale, la guerre du Vietnam, la guerre de Corée, la révolution chinoise et toutes les guerres par procuration), nous sommes toujours confrontés au même scénario. Derrière chaque guerre se cache cette catégorisation de l’espèce humaine et une attention particulière doit être portée à la première catégorie (celle des gouvernants) qui par la voracité de l’appétit impérialiste de ses membres, ajouter aux problèmes socio-économiques et aux politiques défaillantes des gouvernements, dissimule mal son approche impérialiste du monde. I- L’ECONOMIE EUROPEENNE ENTRE 1850 ET 1884 La révolution industrielle n’a pas eu que des conséquences heureuses pour l’Europe. Elle a entre autres été à la source d’un déficit croissant de la balance commerciale européenne. Ce déficit était dû à une diminution des exportations et à un protectionnisme accru des marchés en raison de la récession. Face à cette situation économique périlleuse, la Grande Bretagne, l’Allemagne, la France et d’autres pays industriels européens ont vu dans le continent africain, considéré comme un « continent barbare et non civilisé », un marché ouvert pour le surplus de leurs produits. La partition de l’Afrique en morceaux aux sorties de la conférence de Berlin peut être considérée à juste titre comme un moyen pour les Européens d’éliminer la guerre en Europe. La Grande-Bretagne est devenue la première nation post-industrielle dans le monde. Le secteur des services financiers est devenu de plus en plus important dans son économie. En outre, elle n’a pas hésité à investir des fonds à l’étranger, dans des matériaux peu coûteux et dans des ressources naturelles qui parce qu’elles étaient simplement exportées étaient très rentables. Cet état des choses ne pouvait qu’encourager l’évolution de l’impérialisme qui a commencé par se manifester en raison de la nécessité de trouver des ressources naturelles indisponibles en Europe. Il s’agit en particulier du cuivre, du coton, du caoutchouc, de l’huile de palme, du cacao, du diamant, du thé, de l’or et de l’étain. En effet, l’Europe était devenue une grande consommatrice de ces matières dont son industrie était dépendante. Par ailleurs, la Grande-Bretagne souhaitait conserver les côtes méridionales et orientales de l’Afrique qui lui servaient de port escale sur le chemin de l’Asie et de ses territoires de l’Inde. La concurrence était rude entre les pays européens. De nouvelles puissances industrielles émergeaient. Tel est par exemple l’Allemagne, qui avait de nouvelles usines et une main-d’œuvre moins chère. L’invasion, l’occupation, la colonisation et l’annexion du territoire africain par les puissances européennes au cours de l’ère Nouvelle de l’exploration Impérialisme entre 1881 et la Première Guerre mondiale, (1914) a bien évidemment rencontré de la résistance de la part des peuples africains. Cependant, les Européens, grâce à leur suprématie militaire ont réussi, à l’exception de l’Ethiopie et du Libéria qui sont restés indépendants, à conquérir le territoire africain. Il faut souligner néanmoins que seulement 10% de l’Afrique a été conquis en 1870 et 90% le sera en 1914. II- LA PREMIERE GUERRE MONDIALE : 1914 A 1918 La Première Guerre mondiale a été une catastrophe, une tragédie qui a détruit l’humanité. Mais le pire, c’est les causes à la base de cette guerre dite « la grande guerre ». Il s’agit de l’impérialisme, du nationalisme, de la recherche de l’hégémonie, le besoin inutile et incompréhensible d’être un magnat de la guerre et l’exercice de prouesses économiques. La révolution industrielle avait créé des marchés de consommation pour les entreprises. Toutefois, l’augmentation du nombre des producteurs se concurrençant sur le même marché a déclenché une compétition sauvage entrainant elle-même une stagnation de l’économie européenne à la fin du 19ème siècle. Cette compétition entre les entreprises a entrainé un développement des sentiments nationalistes, sentiments favorisés par la propagande publique. La nation est devenue un critère déterminant dans les rapports entre les Etats et les autres nations sont diabolisées à souhait aux yeux du peuple. A titre d’exemple, la Grande-Bretagne estimait qu’il était de son devoir de civiliser les barbares ou sauvages africains et asiatiques. La Russie, elle justifiait sa mainmise sur les Balkans et l’Autriche au début du XXème, par des motivations culturelles. . Le tsar russe Nicolas II souhaitait poursuivre ce qui a été identifié comme du « panslavisme » ou un effort pour rassembler toutes les populations slaves sous sa direction. La politique économique des Etats à cette période consistait à imposer de lourdes taxes à l’importation, ce qui augmentait considérablement le coût des produits étrangers et rendait les biens de la nation d’accueil moins chers pour les nationaux. Évidemment, cette politique était pratiquée également par les autres nations. Les prix ayant augmenté, le commerce s’est détérioré et le chômage a augmenté. Cette situation socio-économique n’a pas manqué d’entrainer des troubles internes et une instabilité sociale. En réaction, les politiciens ont cherché des boucs émissaires et ont opportunément tenus les autres nations pour responsables. Cela a conduit à plus de droits de douane, le commerce a diminué, une hausse du chômage, des troubles, et ainsi de suite. Par ailleurs, la révolution industrielle avait