Semou Diouf à l’ANIDA : quand le CV traverse l’Atlantique et atterrit dans les champs

ZOOM. Il n’est pas arrivé par effraction, encore moins par piston anonyme. Semou Diouf débarque à la direction générale de l’ANIDA avec un CV qui a pris l’avion, fait escale dans les amphithéâtres canadiens et revient, tamponné, s’écraser dans la poussière fertile des terroirs sénégalais. Un homme qu’on ne découvre pas, mais qu’on observe désormais à la loupe. Ingénieur des travaux agricoles, Diouf connaît bien la terre. Plus de dix ans passés à arpenter le développement rural, à parler aux sols fatigués, aux paysans invisibilisés, aux projets toujours prometteurs et souvent enterrés avant maturité. Puis le Canada. L’UQAM. Gestion de projets, planification territoriale, développement local. Le vocabulaire stratégique importé, mais greffé à une connaissance intime du terrain. La fameuse double compétence, rare, et parfois dérangeante dans un pays où penser systémique passe souvent pour une provocation. Depuis un an qu’il est à la tête de l’ANIDA (Agence Nationale d’Insertion et de Développement Agricole), Semou Diouf n’a pas fait dans le folklore institutionnel. Pas de grandes messes médiatiques, mais des actes qui froissent parfois les habitudes. La rationalisation des dépenses publiques, par exemple, ce gros mot administratif, lui a permis d’économiser plus de 100 millions de francs CFA. Une hérésie dans un écosystème où dépenser est souvent confondu avec gouverner. Dans le même élan, il a rapproché l’État du terrain en créant une Direction technique décentralisée à Kaolack, rompant avec la vieille logique dakaro-centrée où l’agriculture se pilotait à distance, climatisation comprise. Car le monde rural, Diouf l’a compris très tôt, n’est pas un décor : c’est un univers à part, avec ses règles, ses urgences et sa mémoire des promesses non tenues. Plutôt que d’imposer des modèles clés en main, le directeur général a privilégié une démarche fondée sur l’écoute active des agriculteurs et des éleveurs. Une approche presque subversive dans un pays où l’on a longtemps parlé à la paysannerie sans jamais vraiment l’écouter. C’est de cette méthode qu’est née la matérialisation progressive des Coopératives Agricoles Communautaires, pensées non comme une réforme cosmétique, mais comme un levier de modernisation durable du secteur. Une véritable ingénierie sociale maîtrisée, qui replace l’agriculture au cœur du mécanisme de prise de décision, et non à la périphérie des discours politiques. Et quand le ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, lâche à son sujet : « Semou Diouf, c’est un travailleur speed, il sait ce que je veux », ce n’est pas une flatterie gratuite. C’est une injonction publique. Une façon élégante de dire que le temps de l’expérimentation est terminé et que les résultats sont désormais exigibles, immédiatement. À l’ANIDA, Diouf porte aussi une vision désormais assumée : l’accompagnement et la modernisation des petites exploitations agricoles familiales, longtemps reléguées au rang de folklore productif, alors qu’elles constituent l’épine dorsale réelle de la souveraineté alimentaire du Sénégal. Là où d’autres rêvaient de fermes vitrines, lui mise sur le tissu existant. Là où l’on promettait des miracles, il parle de structuration. La caricature serait de le sacraliser. La facilité serait de le crucifier d’avance. La vérité, plus corrosive, est ailleurs : Semou Diouf est attendu au tournant, non pas comme un messie agricole, mais comme un test grandeur nature. Test d’une nouvelle génération de cadres qui prétendent faire de l’État autre chose qu’un club de recyclage politique. Test d’un engagement qui accepte enfin de se salir les bottes au lieu de se laver les mains. Sans tambour ni trompette, le directeur général de l’ANIDA et ses équipes portent, à bas bruit, la révolution agricole promise par les nouvelles autorités. À l’ANIDA, il ne suffira pas d’avoir cultivé des idées. Il faudra récolter des résultats. Et au Sénégal, la terre pardonne rarement aux beaux discours qui ne donnent pas de fruits. Par Malick BA Journaliste
FOOTBALL. DAVIES au Real Madrid !

Le Real Madrid a conclu un accord avec le latéral gauche canadien du Bayern Munich, Alphonso Davies. Cependant, des négociations sont encore nécessaires avec l’équipe allemande. Bien que l’arrivée certaine de Kylian Mbappé cet été soit déjà confirmée, le Real Madrid cherche à renforcer son secteur défensif et considère Alphonso Davies comme une priorité. Selon des sources, un accord verbal a été récemment scellé entre le joueur et les dirigeants madrilènes pour une arrivée en 2024 ou 2025. Malgré l’intérêt d’autres clubs, Davies a donné la priorité au Real Madrid. Le Bayern, devant cette situation, pourrait être contraint de le vendre cet été pour récupérer un montant significatif, avec une demande initiale de 50 millions d’euros. Florentino Pérez, président du Real Madrid, cherchera à négocier ce montant à la baisse, envisageant une offre initiale légèrement inférieure à 35 millions d’euros. Les Merengues cherchent ainsi à renforcer leur côté gauche, considérant Davies comme un renfort de choix pour la saison prochaine, alors que d’autres options semblent moins convaincantes. Ya Willy.
Canada: Les Marocains désormais éligibles au programme d’autorisation de voyage électronique
Le Canada a annoncé, mardi, l’ajout de 13 pays, dont le Maroc, à son programme d’autorisation de voyage électronique (AVE). À compter de ce mardi, les voyageurs admissibles de ces pays qui ont eu un visa canadien au cours des 10 dernières années ou qui détiennent actuellement un visa américain valide délivré à des fins autres que l’immigration peuvent présenter une demande d’AVE plutôt qu’une demande de visa s’ils se rendent au Canada par avion. Outre le Maroc, la nouvelle liste des pays éligibles à ce programme comprend Antigua-et-Barbuda, l’Argentine, Costa Rica, Panama, les Philippines, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, les Seychelles, Thaïlande, Trinité-et-Tobago et l’Uruguay. L’annonce a été faite par le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Sean Fraser. Le voyage aérien sans visa à destination du Canada, pour un séjour d’une période pouvant aller jusqu’à six mois, permettra à des milliers de voyageurs d’affaires ou d’agrément de visiter le pays rapidement, plus facilement et à moindre coût, souligne le ministère chargé de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté dans un communiqué. Cette mesure contribuera également à la croissance de l’économie canadienne en favorisant le voyage, le tourisme et le commerce international, de même qu’en renforçant les relations du Canada avec ces pays tout en assurant la sécurité des Canadiens, ajoute le ministère. Cette décision permettra également d’éviter l’ajout de milliers de demandes au volume des dossiers à traiter, ce qui permettra de traiter plus efficacement les demandes de visa et profitera au final à tous les demandeurs, souligne le ministère, ajoutant que les personnes qui détiennent déjà un visa valide peuvent continuer de l’utiliser pour voyager au Canada. Les voyageurs qui ne sont pas admissibles à l’AVE, ou qui se rendent au Canada autrement que par voie aérienne (par exemple par voiture, par autobus, par train ou par bateau, y compris les navires de croisière), devront toujours présenter un visa de visiteur. « Grâce à cet ajout, un plus grand nombre de personnes du monde entier peuvent désormais se lancer dans des aventures inoubliables, explorer nos paysages variés, retrouver leur famille et leurs amis, et s’immerger dans notre culture dynamique sans devoir obtenir de visa », a indiqué Fraser. « Cet élargissement n’est pas seulement pratique pour les voyageurs, il augmentera également les voyages, le tourisme et les retombées économiques, tout en renforçant les liens avec ces 13 pays », a ajouté le ministre. L’AVE est un document de voyage numérique que doivent détenir la plupart des voyageurs dispensés de l’obligation de visa pour venir au Canada par avion ou y faire escale. Les autorités canadiennes utilisent la demande d’AVE pour effectuer un contrôle sommaire des voyageurs aériens avant leur départ.
Suspendue mi-février, une mine d’uranium canadienne peut reprendre ses activités au Niger
Une mine canadienne d’uranium du nord du Niger dont la suspension avait été ordonnée le 13 février à la suite d’une assignation en justice pour faire évaluer son impact environnemental, peut reprendre ses activités, ont indiqué samedi des sources locales, citées par des médias. La société des mines de Dasa (SOMIDA), filiale de l’entreprise canadienne Global Atomic, avait fait appel de la décision du tribunal de grande instance d’Agadez (nord) d’ordonner la suspension de ses activités après une assignation en justice en janvier par des organisations de la société civile. Une Cour d’appel de Tahoua (ouest), proche de la région d’Agadez, a annulé vendredi l’ordonnance de suspension. « Le litige n’est pas jugé, mais l’ordonnance prise par le juge d’Agadez est annulée pour illégalité étant donné que le président de la Cour d’appel s’est déclaré incompétent », a expliqué Amodi Arandishu, responsable de l’une des organisations civiles à l’origine de l’assignation en justice. SOMIDA pourra donc continuer ses activités en attendant « le jugement du litige de l’affaire » qui est renvoyé devant un tribunal de Niamey, a-t-il précisé. « Nous allons faire un recours pour un pourvoi en cassation », a, pour sa part, assuré Barka Alhassane, dirigeant d’une autre ONG. Un collectif d’organisations de la société civile de la région d’Agadez avait assigné en justice le 3 janvier Global Atomic, actionnaire de la SOMIDA pour exiger « la reprise » et « l’expertise » de l’étude d’impact environnemental qui, affirme-t-il, a été « bâclée » et faite « sans la participation de la population concernée ». Le 10 août 2022, l’Etat du Niger et Global Atomic ont créé la SOMIDA, dotée d’un capital de deux milliards de francs CFA (3 millions d’euros), dont 80% sont détenus par la compagnie canadienne et 20% par l’Etat du Niger. Retrouvez cet article sur Sputniknews
Visite d’une délégation de l’Université de Sherbrooke – Canada à l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès

Le Président par intérim de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, Professeur Mustapha IJJAALI a reçu, le mardi 08 novembre au siège de la Présidence, une délégation de l’Université de Sherbrooke, dans le but de développer des coopérations dans différents domaines, notamment l’économie, la gestion le droit, les sciences et l’ingénierie. Cette délégation conduite par Mme Pascale Lafrance, Vice-rectrice associée aux relations internationales, est composée des Pr. Abdelouahab Mekki Berrada, vice-doyen aux partenariats, École de gestion ; Armand Soldera, vice-doyen aux partenariats, Faculté des sciences ; Sylvie Dubois, vice-doyenne aux partenariats, Faculté de droit et Mohamadou Sarr, adjoint au vice-décanat, Faculté de génie ainsi que de Mme Bénédicte Thérien, conseillère aux relations internationales. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, pour le développement des actions de coopération et la diversification de ses relations et ses échanges à l’international, à travers le partage des expériences académiques et scientifiques, des bonnes pratiques dans divers domaines, et la création d’une dynamique d’échange en matière de coopération interuniversitaire. Lors de la réunion les responsables de l’USMBA et les responsables de l’Université de Sherbrooke ont échangé et discuté les thématiques d’intérêt commun et les actions à entreprendre pour le développement des relations bilatérales au profit des enseignants chercheurs, des doctorants et des étudiants des deux universités en matière de la formation, de la recherche scientifique et de l’innovation.
Canada/« Ma Thèse en 180 secondes » : La doctorante Jihane KENFAOUI de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès remporte le prix du public de la compétition internationale

MONTREAL. La doctorante Jihane KENFAOUI de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès a remporté le prix du public de la compétition internationale « Ma Thèse en 180 secondes », organisée à Montréal au Canada, le jeudi 6 octobre 2022. Cette jeune talentueuse doctorante, qui a brillamment remporté la finale du Maroc, a représenté le Maroc dans la grande finale internationale du concours tenue à Montréal au Canada. Cette compétition a connu la participation de 20 autres finalistes des différents pays francophones venus présenter sur scène, devant un public et un jury de taille, leur sujet de recherche en trois minutes (180s) seulement. Comme l’a souligné l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah dans un communiqué, « ce prix vient consacrer les efforts déployés par la cité de l’innovation de l’USMBA en tant que structure accompagnant les doctorants dans le volet communication, entrepreneuriat, ouverture sur le monde socio-économique ». L’occasion pour le Président par intérim de cette Université de Fès, Professeur Mustapha IJJAALI, de féliciter la doctorante « qui a honoré son université et son pays à l’international ». Pour rappel, cette compétition internationale permet aux doctorants de présenter leur sujet de recherche en 180 secondes, devant un auditoire profane et diversifié, et faire preuve d’un grand talent d’orateur pour arriver à rendre leur sujet passionnant et compréhensible par tous, en exposant, en termes simples, clairs et concis leurs travaux de recherche.
TOURISME. Lancement des visas électroniques vers le Maroc à compter du 10 juillet 2022

Le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie Sociale et Solidaire a annoncé, jeudi, que sous les Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, les visas électroniques vers le Maroc seront lancés pour certains pays émetteurs clés à compter du 10 juillet 2022 et ce, au grand bonheur du Département du tourisme et de tous les professionnels du tourisme.Trois catégories sont concernées par le e-visa, à savoir une liste évolutive de pays éligibles aux visas électroniques comportant, dans un premier temps, Israel et Thailande. Elle connaîtra l’intégration progressive de plusieurs autres pays, précise un communiqué du ministère. Il s’agit également des détenteurs de carte de séjour de pays sans visa comme l’espace Schengen, Suisse, Canada, Angleterre… et des détenteurs de visas Schengen ou Visa américain, ajoute la même source. Grâce au lancement des visas électroniques, les touristes étrangers à destination du Maroc pourront accomplir l’ensemble de leur démarche en ligne et recevoir, ainsi, leur visa par courrier électronique. « Nous attendions depuis longtemps ce catalyseur qui nous ouvrira l’accès à davantage de marchés émetteurs », se réjouit la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie Sociale et Solidaire, Fatim-Zahra Ammor, citée par le communiqué, notant que le visa est un critère déterminant dans le choix d’une destination. « A travers les visas électroniques, le Maroc devient plus compétitif dans la scène internationale » a souligné Mme Ammor, qui a saisi cette occasion pour remercier le Ministère des Affaires Etrangères pour cette réalisation record qui figurait parmi les principales sollicitations de la profession. Cette action vient renforcer celles déjà entreprises par le ministère à travers ses organismes de tutelle, en matière de promotion de la destination Maroc, de multiplication des liaisons aériennes et de diversification de l’offre touristique. L’objectif étant de créer une expérience touristique positive et mémorable et ce de la demande de visa jusqu’au séjour touristique. Les mesures incitatives en faveur d’un tourisme international prospère se multiplient. Après la levée de l’obligation du test PCR, c’est au tour du lancement des visas électroniques pour certains pays émetteurs clés, et ce à compter du 10 juillet 2022.
Nina Wateko à l’affiche de plusieurs et prestigieux rendez-vous de musique

MUSIQUE. Les semaines à venir s’annoncent très chargées pour Nina Wateko. La chanteuse congolaise reprend d’assaut la scène musicale internationale, vingt jours après sa triple consécration au Festival de la chanson et de la promotion musicale, « Promuovi la Tua Musica » (Italie). L’artiste-chanteuse, auteure, compositrice et interprète est à l’affiche de nombreux rendez-vous prévus de longues dates en Afrique, Europe et aux Amériques. Une sacrée opportunité pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de la voir sur scène de cocher sur leurs agendas une des dates de sa tournée. Le marathon commence ce samedi 30 avril en Italie avec le Festival de la ville de Gualdo Tadino en Umbrie qui accueillera l’artiste en tant que marraine et invitée d’honneur. Après l’Italie, la diva congolaise s’envolera pour la capitale sénégalaise, Dakar, où elle prendra part à deux rendez-vous très attendus des dakarois : le Festival international de musique et des arts de Dakar (FIMAD) et le Festival international de la gastronomie, des arts et de spectacles (FIGAS). Ces deux événements se dérouleront respectivement du 04 au 08 mai et du 09 au 14 mai 2022. « J’ai été retenue pour les showcases des «INSTANTS FIGAS PLURI’ELLES DAKAR » au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Rose en compagnie de quatre autres amazones de la chanson africaine : Chadia et Coumbis Sorra du Sénégal, Jemiriye du Nigeria-Usa et Khoudia de la Mauritanie », a confié Nina Wateko à Pagesafrik. Par la suite, la chanteuse ira faire danser cette fois-ci le public français. En France, où elle compte d’autres dates, la diva congolaise mettra à profit son séjour pour continuer de travailler sur son prochain album intitulé « Ninalogie », dont la sortie est prévue courant 2022/2023. Nouvel opus qui comptera 12 titres, a confié la chanteuse. Toujours dans le cadre de ses prestations musicales et juste après son séjour français, Nina Wateko se rendra au « Canada pour prendre part au Festival international à Montréal prévu du 29 au 31 juillet 2022 », selon son agenda. Avant de s’envoler aux Etats-Unis en début du mois d’août prochain. « La Ninalogie est un état d’esprit ! La ninalogie c’est autre chose ! La Ninalogie c’est la différence ! Le pouvoir à la culture et à la musique », insiste la chanteuse. S’adressant aux sociétés commerciales, entreprises telles que les brasseries et aux opérateurs de téléphonie mobile, Nina WATEKO a lancé : « j’ai besoin de votre sponsoring !». Ainsi qu’elle l’a indiqué lors de notre échange autour de son agenda : «Je pourrais être votre égérie pour la promotion et la visibilité de vos produits respectifs », a-t-elle affirmé. Martin Kam Contacts de l’artiste : Staff managérial : mamaafrica608@gmail.com Tél & WhatsApp : +33751299717.