Anzana obtient un investissement britannique de 20 millions de dollars pour développer l’énergie renouvelable distribuée en Afrique

Anzana obtient un investissement britannique de 20 millions de dollars pour développer l’énergie renouvelable distribuée en Afrique

NAIROBI. Anzana Electric Group (« Anzana ») a levé 20 millions de dollars auprès de British International Investment (BII), l’institution de financement du développement et investisseur à impact du Royaume-Uni, pour accélérer la construction de centrales hydroélectriques au fil de l’eau à travers l’Afrique, grâce à un prêt de premier rang garanti. Les centrales hydroélectriques au fil de l’eau en Afrique peuvent jouer un rôle important dans l’élargissement de l’accès à l’électricité. Cependant, les petits projets, d’une puissance inférieure à 10 MW, peinent souvent à obtenir des financements à long terme. Ce dispositif vise à réduire les coûts initiaux élevés et les longs délais généralement associés au financement de projets spécifiques. Le mécanisme de BII fournira un financement de construction au portefeuille hydroélectrique bien développé d’Anzana, axé sur des centrales de petite et moyenne taille avec un potentiel d’hybridation solaire, en Afrique de l’Est, centrale et australe. Grâce à cette installation, Anzana prévoit de libérer 10 MW de nouvelle capacité de production d’électricité de base décentralisée d’ici 2030, générant ainsi plus de 50 GWh d’électricité propre par an pour les réseaux électriques nationaux et régionaux ainsi que pour les centres de forte consommation. Le premier projet sera situé en Zambie. En cas de succès, Anzana entend développer cette approche afin de financer plus efficacement ses futurs projets. Le modèle opérationnel d’Anzana couvre le développement de projets, la production, la distribution et l’interconnexion, assurant une alimentation électrique fiable aux particuliers, aux entreprises et aux industries. Ce portefeuille devrait créer plus de 500 emplois pendant la construction et l’exploitation, tout en élargissant l’accès à l’électricité et en soutenant l’activité économique dans les régions ciblées. Chris Chijiutomi, directeur général et responsable Afrique chez British International Investment, a déclaré : « L’Afrique est confrontée à un important déficit d’accès à l’énergie, avec près de 600 millions de personnes privées d’électricité. Nous sommes déterminés à collaborer avec des partenaires comme Anzana pour soutenir la Mission 300 et fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030. Grâce à ce financement, nous aidons les pays à opérer leur transition vers les énergies renouvelables, à renforcer les réseaux électriques et à fournir une énergie propre et fiable à des millions de foyers. » « Cette installation représente une étape importante pour Anzana, qui étend sa plateforme à travers l’Afrique et renforce son partenariat étroit avec BII. Grâce à un modèle intégré couvrant la production et la distribution, y compris les raccordements clients, nous garantissons une fiabilité et une qualité constantes tout au long de la chaîne de valeur énergétique. Notre engagement en faveur d’une gouvernance solide, d’une mise en œuvre rigoureuse et d’un développement stratégique des corridors nous permet de fournir de l’électricité là où elle est le plus nécessaire, tout en soutenant les objectifs des gouvernements nationaux en matière de croissance économique durable à long terme », a déclaré Brian Kelly, PDG d’Anzana Electric Group . Structuré comme un financement de premier rang garanti et innovant au niveau du portefeuille, ce financement permet de déployer des capitaux dans plusieurs sociétés de projet réparties dans différents pays, accélérant ainsi la réalisation des projets d’Anzana. Il renforce la capacité de l’entreprise à commercialiser plus rapidement ses projets, à se développer sur les corridors énergétiques prioritaires et à répondre à la demande croissante d’électricité fiable dans les économies africaines.

Égypte : la Banque africaine de développement, British International Investment et la BERD soutiennent un projet pionnier dans l’énergie solaire et le stockage par batterie avec un prêt de 479,1 millions de dollars

Égypte : la Banque africaine de développement, British International Investment et la BERD soutiennent un projet pionnier dans l’énergie solaire et le stockage par batterie avec un prêt de 479,1 millions de dollars

La Banque africaine de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et British International Investment (BII), l’institution de financement du développement et investisseur d’impact du Royaume-Uni, accordent un financement de 479,1 millions de dollars à Obelisk Solar Power SAE, un véhicule ad hoc enregistré en Égypte et détenu par Scatec ASA. Ce financement soutiendra le développement d’une centrale solaire photovoltaïque (PV) d’un gigawatt (GW) équipée d’un système de stockage d’énergie par batterie (BESS) de 200 MWh dans la région de Nagaa Hammadi, en Égypte. Le financement du Groupe de la Banque africaine de développement, d’un montant de 184,1 millions de dollars, comprend 125,5 millions de dollars de prêts commerciaux, ainsi qu’un financement concessionnel provenant de deux fonds spéciaux gérés par le Groupe de la Banque, le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) à hauteur de 20 millions de dollars, et le Fonds climatique Canada-Banque africaine de développement, un partenariat entre la Banque africaine de développement et le gouvernement du Canada, à hauteur de 18,6 millions de dollars. Un montant supplémentaire de 20 millions de dollars sera canalisé par le Fonds pour les technologies propres des Fonds d’investissement climatiques, par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement. Le Conseil d’administration de la Banque a approuvé le financement le 11 juin 2025. La BERD fournira un financement pouvant atteindre 173,5 millions de dollars, dont 101,9 millions de dollars bénéficieront d’une garantie de couverture des premières pertes du Fonds européen pour le développement durable (FEDD+) pendant les 18 premières années, en plus d’un don de 6,5 millions de dollars provenant du Fonds spécial des actionnaires de la BERD. Le financement de la BII comprend un prêt concessionnel de 100 millions de dollars et un don remboursable de 15 millions de dollars qui contribue à réduire le coût global du volet BESS du projet, le rendant ainsi plus viable et abordable financièrement, tout en attirant la participation du secteur privé et en créant des modèles pour de futurs investissements. Le financement de la BII est soumis à des conditions de décaissement. Le financement mixte du projet, d’un montant de 475,6 millions de dollars, correspond à environ 80 % du total des dépenses d’investissement estimées à 590 millions de dollars. La centrale électrique intégrée sera développée par Scatec, fournisseur leader de solutions d’énergie renouvelable, et construite en deux phases. La première phase, d’une capacité de 561 MW d’énergie solaire et de 100 MW/200 MWh de stockage par batterie, devrait être opérationnelle au premier semestre 2026. La seconde phase, d’une capacité de 564 MW d’énergie solaire, devrait être opérationnelle au second semestre 2026. L’énergie sera vendue dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité (CAE) de 25 ans, libellé en dollars américains, avec la Compagnie égyptienne de transport d’électricité, assorti d’une garantie souveraine. Une fois achevé, ce projet sera le premier projet intégré d’énergie solaire photovoltaïque et de stockage par batterie de cette envergure en Égypte, ce qui représente une étape importante dans la transition énergétique du pays. L’Égypte vise à atteindre 42 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030. La centrale solaire devrait produire environ 3 000 GWh par an d’électricité renouvelable supplémentaire, ce qui améliorera la stabilité du réseau et permettra de gérer les pics de demande. Elle permettra également de réduire jusqu’à 1,4 million de tonnes par an les émissions de dioxyde de carbone. Cette installation favorisera la diversification du mix énergétique de l’Égypte et accroîtra la part des énergies renouvelables, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la réalisation des objectifs de décarbonisation du pays. Pour la ministre égyptienne de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, Mme Rania A. Al-Mashat, « le projet Obelisk Solar Power marque une étape importante dans la transition de l’Égypte vers une énergie propre, non seulement en tant que première installation intégrée d’énergie solaire et de stockage par batterie, mais aussi en tant que modèle de financement innovant grâce à des partenariats multilatéraux efficaces. Il reflète nos efforts continus pour développer les énergies renouvelables, renforcer la résilience du réseau et faire progresser la mise en œuvre de la plateforme nationale égyptienne Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie (NWFE), faisant ainsi progresser nos ambitions climatiques et créant de nouvelles opportunités pour l’engagement du secteur privé et le développement durable. » « Ce projet illustre l’ampleur du potentiel des énergies renouvelables en Afrique et démontre comment des partenariats solides et des solutions innovantes peuvent faire progresser la transition énergétique et favoriser un développement économique durable », a souligné Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement. « Il présente un fort potentiel de démonstration et de reproduction pour des initiatives similaires à travers le continent. » Selon Iain Macaulay, directeur à la BII et responsable du financement de projets en Afrique et au Pakistan, « cet accord souligne l’engagement de la BII en faveur de solutions énergétiques innovantes et durables. L’intégration du stockage par batterie à l’énergie solaire photovoltaïque change la donne pour le secteur énergétique égyptien, en fournissant une énergie renouvelable fiable et répartissable, tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles. Ce projet répond non seulement aux besoins énergétiques actuels de l’Égypte, mais il crée également un précédent pour de futurs projets d’énergie renouvelable hybride répartissable dans la région. » « Nous sommes ravis de travailler avec nos partenaires de longue date, SCATEC, la Banque africaine de développement et la BII, pour soutenir ce projet transformateur, qui fait passer la transition énergétique de l’Égypte à un niveau supérieur en exploitant l’énergie solaire non seulement pendant la journée, mais aussi pendant la nuit, grâce à la combinaison de l’énergie solaire et du stockage par batterie. Il répond à la demande croissante d’électricité et réduit la nécessité d’importer des combustibles fossiles coûteux. Le projet contribue aux objectifs du programme phare égyptien “Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie”, lancé lors de la COP27 à Charm el Cheikh, et pour lequel la BERD est le principal partenaire