La Centrafrique va lancer sa propre cryptomonnaie

La Centrafrique va lancer sa propre cryptomonnaie

Le pays, qui a adopté le bitcoin en tant que monnaie légale, vient de lancer sa propre cryptomonnaies: le sango coin. La Centrafrique, pays parmi les plus pauvres et en guerre civile depuis neuf ans, a lancé officiellement dimanche le chantier de sa propre cryptomonnaie, le Sango, et du futur « premier crypto-hub africain » à « fiscalité nulle ». Deux mois après avoir fait de son pays le deuxième au monde après le Salvador à adopter le bitcoin comme monnaie officielle -au côté du franc CFA- et légaliser l’usage des cryptomonnaies, le président Faustin Archange Touadéra a fait cette annonce lors d’un « événement online » pour lancer « un nouveau système numérique alimenté par la technologie Blockchain ». Aucun détail concret n’a été livré sur les modalités et le calendrier de la création de ce « sango coin » et d’une « Crypto Island », plateforme permettant cette devise virtuelle de devenir « le catalyseur de la tokénisation des vastes ressources naturelles » de la Centrafrique… Lire la suite sur BFMTV

Centrafrique : la COBAC s’oppose à l’utilisation des crypto-monnaies dans la zone CEMAC

Centrafrique : la COBAC s’oppose à l’utilisation des crypto-monnaies dans la zone CEMAC

La décision de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) a été prise après que la République centrafricaine a adopté le Bitcoin, le 21 avril 2022, créant ainsi la surprise au sein de la communauté. Dans un communiqué publié le 06 mai, la Cobac a montré le risque qu’encourt la zone Cemac face à cette monnaie virtuelle. En prenant cette décision à l’initiative des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), la COBAC a tranché pour couper court au problème né de l’adoption de la crypto-monnaie comme monnaie légale en République centrafricaine. Ceci, dans un contexte où la République centrafricaine assure respectivement la présidence de l’Union monétaire en Afrique Centrale (UMAC) et du Conseil d’administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). « Les établissements bancaires assujettis à la COBAC ainsi que leurs partenaires techniques dans le cadre des services de paiement ne sont pas autorisés à souscrire ou détenir leur propre compte des tiers les crypto-monnaies ou monnaies virtuelles de quelque nature que ce soit », décide la COBAC. La commission renforce les dispositifs Pour contrer les transactions financières entre la République centrafricaine et des pays de la sous-région, le régulateur des banques de la CEMAC engage les établissements bancaires à renforcer les dispositifs en vue d’empêcher la circulation des crypto-monnaies comme instrument des échanges à côté du franc CFA. « Les établissements assujettis sont tenus de prendre toutes les dispositions utiles et de mettre en place des procédures ainsi que des mesures de contrôle interne, afin que leurs systèmes d’informations puissent identifier à tout moment des opérations en lien avec les crypto-monnaies, de manière à mettre en œuvre les mesures prises par les autorités de tutelle, de supervision et la Banque Centrale », peut-on lire dans la note de l’institution. Cette loi adoptée à l’unanimité le 21 avril 2022 par les députés, visant à donner cours légal au Bitcoin, a été promulguée le 26 avril, soit 5 jours après son adoption, par la présidence de la République. Cette loi qui a suscité depuis sa légalisation des inquiétudes de la part des partenaires financiers et techniques de la République centrafricaine tels que la Banque Mondiale et le FMI. Quelles sont les perspectives pour le pays qui dispose désormais d’une loi aussi délicate ? Laquelle loi heurte la sensibilité de la communauté monétaire internationale dans un contexte où tous les partenaires bancaires sont unanimes que la politique doit être portée par la sous-région ?

GOITA, TOUADERA ET MACRON…

GOITA, TOUADERA ET MACRON…

TRIBUNE. Ce que le président malien et celui centrafricain ont en commun, c’est à la fois leur alliance militaire avec la fédération de Russie et la politique de rupture avancée avec leur métropole française. L’année 2021 a vu défrayer la chronique sur l’arrivée des forces spéciales russes Wagner à Bangui et à Bamako et de la progressive mise au ban des contingents militaires français. En ce mois de mai 2022, le gouvernement malien a franchi le Rubicon en rompant officiellement les accords militaires avec la France datant d’un demi-siècle. Désormais les descendants du vaillant ancêtre Soundiata Keita se sentent les coudées franches pour réorienter autrement et plus efficacement la politique de défense de leur pays. Ailleurs également les lignes diplomatiques sont en train de bouger. Pourtant très peu d’africains sont au courant de la révolution qui est en cours à Bangui où le président TOUADERA venait de promulguer le 22 avril dernier une loi sur la cryptomonnaie, faisant du BITCOIN la monnaie officielle et de référence de la Centrafrique au côté ( du moins pour le moment) du Franc CFA. Pendant que les projecteurs de l’actualité internationale se focalisent sur la guerre de l’Ukraine, il se met en place à Bangui comme à Bamako les fondations d’une politique de rupture avec la France. C’est peut-être cela la face cachée de grandes guerres internationales dans la mesure où elles permettent aux plus faibles de s’affranchir du joug des puissants. Tenez! Si le récent rapprochement du Cameroun et bientôt du Niger avec Moscou arrive à se concrétiser, il faudra alors s’attendre sur les autres états de la CEDEAO à un effet domino que ne pourra plus arrêter la présence dissuasive des bases militaires françaises massivement regroupées en Côte d’Ivoire. Par Germain Nzinga

L’utilisation des monnaies virtuelles interdite au Maroc

L’utilisation des monnaies virtuelles interdite au Maroc

Les utilisateurs et défenseurs des monnaies virtuelles (crypto-monnaies) dont les plus connues sont le Bitcoin, Litecoin, Ethereum, Monero, Ripple, Potcoin ou encore Dash sont avertis : l’utilisation de ces devises numériques dans la réalisation des transactions financières est strictement interdite au Maroc, a prévenu l’Office des changes. Dans le cadre de l’exercice de ses missions de contrôle des opérations de change, l’organisme public a dit avoir constaté l’utilisation par certaines personnes physiques et morales des monnaies virtuelles dans la réalisation de leurs transactions financières. Une pratique passible de sanctions et d’amendes, a clairement prévenu cet établissement public doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière et placé sous la tutelle du ministère de l’Economie et des Finances. Dans une mise au point au sujet de l’utilisation ces monnaies virtuelles, publiée sur son site officiel, l’Office des changes a indiqué que « les transactions effectuées via les monnaies virtuelles constituent une infraction à la réglementation des changes, passible de sanctions et d’amendes prévues par les textes en vigueur ». S’adressant au grand public et particulièrement aux personnes qui recourent aux transactions via les monnaies virtuelles, l’Office des changes a aussi exhorté ces dernières à « se conformer aux dispositions de la réglementation des changes qui stipulent que les transactions financières avec l’étranger doivent être effectuées via les intermédiaires agréés et avec les devises étrangères côtées par Bank Al-Maghrib ». En ce qui concerne ce système de paiement occulte et non adossé à un organisme financier, cet organisme public a également attiré l’attention du grand public sur un fait régulièrement évoqué au niveau mondial. A savoir : le recours aux monnaies virtuelles comporte d’importants risques pour leurs utilisateurs. Considérées à tort ou à raison comme des monnaies « alternatives » par leurs défenseurs, les monnaies virtuelles sont des monnaies électroniques que l’on utilise sur un réseau informatique et dont la crédibilité tient à un protocole informatique et à la technologie de la « blockchain ». Selon le quotidien français d’information économique et financière, Les Echos, rien qu’en 2017, le cours de la plus connue d’entre elles, le Bitcoin, a progressé de plus de 500 % pour atteindre les 6.000 dollars (5.166 euros). Créé en 2009 sur Internet par des mathématiciens anonymes, le Bitcoin « est habitué aux krachs éclairs », écrivait récemment Le Figaro soulignant que la plus ancienne et la plus connue des monnaies virtuelles n’est régie par aucune banque centrale, ni Etat souverain. Comme d’ailleurs toutes les autres monnaies virtuelles. Ce qui fait la spécificité de ces monnaies 2.0 et inquiète nombre d’observateurs. Soulignons à ce propos que l’Autorité de régulation européenne a tiré, il y a peu, la sonnette d’alarme sur les risques réels des monnaies virtuelles. Quoi qu’on dise, l’Office des changes, qui est chargé d’édicter les mesures relatives à la réglementation des changes et d’établir les statistiques des échanges extérieurs et de la balance des paiements, a assuré qu’il suivait avec intérêt l’évolution des monnaies virtuelles au Maroc. Un travail que cette institution dit suivre en collaboration avec Bank Al-Maghrib et le Groupement professionnel des banques du Maroc.