Signature du Plan de transition pour le départ échelonné de la Monusco de la République Démocratique du Congo

Signature du Plan de transition pour le départ échelonné de la Monusco de la République Démocratique du Congo

Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé, le mercredi 15 septembre 2021 à la Primature, la réunion de signature du Plan de transition pour la sortie échelonnée de la Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO), de la République Démocratique du Congo. C’était en présence du Ministre d’Etat au Plan, du Vice-Ministre des Affaires étrangères et de la délégation de la Monusco. Selon Bintou Keita, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies en RDC, qui a conduit la délégation onusienne, il s’agit de la conclusion d’un long travail entre les deux partenaires à savoir la Monusco et le Gouvernement Congolais. « Je suis ici avec toute une équipe. Nous avons rencontré son Excellence Monsieur le Premier Ministre afin de conclure le travail qui nous a tous occupés depuis l’établissement du groupe de travail conjoint le 5 juillet dernier, pour signer le Plan de transition de la Monusco et que ce plan, en le signant, soit formellement transmis au Conseil de sécurité Des Nations-Unies. Et donc, ce document va être discuté au Conseil de sécurité et d’ici quelques temps, nous aurons un retour de ce que les membres du Conseil de sécurité apprécient et comprennent des discussions. Parce que nous avons vraiment eu des discussions, des échanges et de vrais dialogues entre la partie gouvernementale et la partie onusienne. Sous le leadership de Monsieur David Mclachlan-karr et de toute l’équipe, à la fois des agences, fonds et programmes et de la mission de la Monusco », a déclaré à la presse la patronne de la mission onusienne en RDC. Bintou Keita a aussi confié à la presse que le document signé ce jour donne des indicateurs clairs sur le retrait de la mission onusienne. « Ce document contient 18 jalons et beaucoup d’indicateurs qui expliquent comment le travail doit être fait, donc mis en œuvre pour qu’à un moment donné, la mission qui s’appelle Monusco puisse partir de façon graduelle, responsable et durable de la République Démocratique du Congo », a-t-elle expliqué. Pour la partie Gouvernement Congolais, ce Plan partira jusqu’en 2024 et contient non seulement les étapes qui devront être franchies en termes de violences à l’Est du pays, mais contient aussi les obligations du Gouvernement congolais et de la Monusco, comme a déclaré Christian Mwando, Ministre d’Etat au Plan à l’issue de cette séance de travail. « Vous savez que depuis un certain temps, le Chef de l’État nous avait donné la mission de finaliser avec la Monusco, le Plan de transition pour la sortie échelonnée et durable de la Monusco de la République démocratique du Congo. Donc, nous nous sommes mis d’accord entre les deux parties et nous avons fait un plan jusqu’à l’horizon 2024. Ce plan précise les obligations du Gouvernement congolais et de la Monusco. Ce plan donne également les étapes qui doivent être franchies en termes de fin des violences au niveau particulièrement de l’Est, au niveau de la protection de la population, au niveau de la stabilisation communautaire, au niveau du désarmement et de la réinsertion. Nous avons mis ensemble ces idées. Nous nous sommes mis d’accord sur des étapes à franchir, et c’est cet accord-là qui a été formalisé aujourd’hui entre les deux parties. Il va rester maintenant l’étape de l’exécution sur laquelle nous allons encore nous mettre d’accord à partir du moment où nous aurons l’accord final du Conseil de sécurité », a dit en substance Christian Mwando Nsimba.

MONUSCO. La RDC « a déjà les yeux tournés vers les élections de 2023 »

MONUSCO. La RDC « a déjà les yeux tournés vers les élections de 2023 »

La nouvelle envoyée de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC) a appelé l’exécutif congolais à saisir les opportunités qui se présentent alors que le pays est à 33 mois des prochaines échéances électorales. « Le pays a déjà les yeux tournés vers les élections de 2023 », a déclaré, mardi, Bintou Keita, dans sa première intervention devant le Conseil de sécurité en sa qualité de Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC.  Selon Mme Keita, qui est également Cheffe de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), le processus électoral de 2023 représente une nouvelle étape critique dans le processus de transition démocratique, de consolidation institutionnelle et de stabilisation de ce pays. Devant le Conseil de sécurité, la Représentante spéciale a rappelé les opportunités à saisir en RDC, notamment la formation d’un nouveau gouvernement avec lequel l’ONU collabore « pour soutenir des réformes indispensables ». « Une dynamique pour le changement peut être construite », a-t-elle dit. Mme Keita a souligné auprès du pouvoir congolais la nécessité pour le nouveau gouvernement d’agir rapidement sur plusieurs priorités communes aux Nations Unies à savoir la réforme de l’armée et de la police ; la prise en main de la protection des civils ; le désarmement, la démobilisation et la réintégration des combattants ; le renforcement de la justice, notamment transitionnelle ; et le début des préparatifs des élections de 2023. L’envoyée onusienne a souligné à toutes les parties prenantes congolaises la nécessité d’agir dans le cadre de la Constitution du pays et d’organiser les élections en temps opportun et de manière et inclusive, en respectant le calendrier électoral. Kivus et Ituri : pas de retrait de la MONUSCO en vue Devant le Conseil, Mme Keita a rappelé que la MONUSCO se prépare à un retrait de la région du Kasaï et qu’elle pense pouvoir faire de même au Tanganyika l’année prochaine. Une transition que la mission onusienne garde également en tête pour les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. « Cependant, la dynamique du conflit profondément enracinée et complexe dans les Kivus et l’Ituri signifie que nous ne sont pas encore au stade d’envisager le retrait de la MONUSCO de ces provinces, étant donné les défis extrêmement graves en matière de sécurité, de protection et humanitaire qui y demeurent », a dit la Représentante spéciale. « Pour faire taire les armes, il n’y a pas de solution militaire, mais des stratégies politiques », a souligné Mme Keita. Selon elle, ces stratégies doivent prendre en compte et répondre aux nombreux besoins sociaux, économiques et de gouvernance. Les défis sous-jacents tels que l’insécurité foncière et l’amélioration de la transparence et de la responsabilité dans le secteur minier doivent également être relevés, a-t-elle dit. Si une importante garantie de sécurité militaire et policière est nécessaire pour maintenir un espace pour des solutions politiques, l’élément principal de l’effort doit être politique, insiste la Représentante spéciale qui rappelle la nécessité de lutter contre les réseaux aux niveaux national et local qui soutiennent les activités des groupes armés et profitent d’une économie de guerre. apitaliser sur la présidence congolaise de l’UA L’autre grande opportunité qui se présente à la RDC est, selon Mme Keita, la récente accession du Président congolais Félix Tshisekedi à la présidence de l’Union africaine (UA). « Cette présidence ne symbolise pas seulement le retour de la République démocratique du Congo dans le concert des nations dirigeantes du continent africain, elle doit également permettre de montrer l’engagement du pays et de la région à faire taire les armes une fois pour toute dans cette partie du continent », a dit la Représentante spéciale. « Il est essentiel que nous soutenions l’engagement du Président Tshisekedi et sa présidence de l’Union africaine afin d’ancrer résolument et définitivement la région des grands lacs dans une dynamique de paix, de sécurité et de développement économique régional inclusif et durable », a ajouté la cheffe de la MONUSCO qui s’est engagé à redoubler d’efforts aux côtés de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia.

RDC : Bintou Keita réitère la détermination de la MONUSCO à appuyer la stabilisation de l’Ituri

RDC : Bintou Keita réitère la détermination de la MONUSCO à appuyer la stabilisation de l’Ituri

« Pour guérir les plaies pour tout un chacun et pour toutes les communautés en Ituri, il est impératif que la confiance s’installe entre tous les acteurs impliqués dans la lutte contre les ennemis de la paix. C’est ce qu’a déclaré la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Bintou Keita, ce jeudi à Bunia en Ituri. Lors d’une réunion avec le Comité provincial de sécurité à Bunia, la cheffe de la MONUSCO s’est montrée optimiste face à la situation sécuritaire dans cette province de la RDC.  « Avec la Force, la volonté politique de l’Etat au niveau central, au niveau provincial, au niveau local, et avec la volonté d’accompagnement de tous les partenaires, des Nations Unies, de la MONUSCO et des partenaires bi et multilatéraux, il est possible de faire autrement », a-t-elle déclaré. Faire autrement pour vaincre les groupes armés dans cette province volatile de l’Est de la RDC, c’est aussi l’attente des populations. Celles-ci espèrent qu’avec un nouveau leadership à la tête de la MONUSCO, des changements pourraient s’opérer en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat et de la pacification de la province. Reconnaissant l’importance de la MONUSCO dans la province, Alphonse Likana, Journaliste à Bunia souhaite que les actions de la Mission soient davantage expliquées aux populations à travers des sensibilisations, afin que celles-ci ne fassent plus d’amalgames et sachent faire la différence entre rumeurs et réalité sur le rôle exact et la présence de la MONUSCO. « La population de l’Ituri attend de la nouvelle Représentante spéciale un changement, afin qu’on ait un nouvel espoir. La population a besoin de la MONUSCO ici en Ituri pour nous aider à mettre fin à l’insécurité. La MONUSCO est souvent accusée de ne pas visiter certains points chauds de la Province et même du pays. Avec elle, nous attendons de voir la MONUSCO se déployer partout où il y a de l’insécurité. Nous attendons de voir l’efficacité réelle des casques bleus dans notre région, dans tous les coins chauds de l’Ituri », a déclaré Alphonse Likana. Les ennemis des Nations Unies sont les ennemis du Congo aussi Pour sa part, le Gouverneur de la province de l’Ituri est monté au créneau pour fustiger les « spoilers », qui propagent de fausses rumeurs sur la présence de la MONUSCO et qui ne servent pas la cause de la paix. Il condamne les rumeurs qui insinuent que les hélicoptères de la MONUSCO serviraient au ravitaillement des groupes armés. « Soyez tranquilles, vous savez que lorsque les hélicoptères sont chargés, lorsque les hélicoptères décollent, il y a tous les services de renseignements congolais qui sont à l’aéroport… Les Nations Unies sont des forces de préparation et aujourd’hui, avec l’insécurité, ils font des entrainements pour des évacuations ou pour des interventions pendant la nuit ou pendant la journée ; ils n’attendent pas que les problèmes se produisent, ils font des entrainements. Nous souhaitons qu’il n’arrive rien. Nous avons nos services de sécurité qui ne nous ont jamais rapporté ni montré un objet néfaste qui soit embarqué dans les hélicoptères de la MONUSCO », a-t-il affirmé devant la presse de Bunia. Jean Bamanissa poursuit :  « Vous savez que les ennemis des Nations Unies sont les ennemis du Congo aussi. Quand vous voyez ces messages qui disent que des hélicoptères de la MONUSCO ont déposé des gens à tel ou tel endroit, vous remarquerez que c’est bien chronométré par rapport aux actions qui sont en train de se passer là-bas. Ce sont des personnes qui savent qui est en train de faire des choses pour déstabiliser le pays et la Province et qui veulent aussi rompre la confiance avec la population, le Gouvernement et les Nations Unies auxquelles nous appartenons ». La Province de l’Ituri compte plusieurs groupes armés locaux et étrangers, dont les ADF (Allied Defense Forces). La MONUSCO y a établi des bases militaires, notamment à Fataki, Roe, Djugu, Bogoro, Amee. De jour comme de nuit, les casques bleus organisent des patrouilles pédestres et motorisées, pour protéger les populations civiles. Ils n’hésitent pas à intervenir directement pour déloger des miliciens de telle localité. Ils évacuent également les militaires des FARDC blessés au combat et même des civils blessés dont la vie est en danger… A Bunia, Bintou Keita s’est également entretenue avec la Société civile, les Communautés locales, mais aussi le personnel des Nations Unies. JEAN TOBIE OKALA (MONUSCO)

RD Congo. Le Secrétaire général nomme Bintou Keita, de la guinée, représentante spéciale pour la république démocratique du Congo et chef de la MONUSCO

RD Congo. Le Secrétaire général nomme Bintou Keita, de la guinée, représentante spéciale pour la république démocratique du Congo et chef de la MONUSCO

Le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a annoncé le 14 janvier la nomination de Mme Bintou Keita, de la Guinée, en tant que sa Représentante spéciale pour la République démocratique du Congo et Chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Mme Keita succèdera à Mme Leila Zerrougui, de l’Algérie, qui achèvera son mandat le mois prochain. Le Secrétaire général est profondément reconnaissant envers Mme Zerrougui pour sa contribution et ses services importants à la MONUSCO. Mme Keita apporte à ses nouvelles fonctions plus de 30 années d’expérience dans les domaines de la paix, la sécurité, le développement, l’humanitaire et les droits de l’homme, ayant travaillé dans des environnements de conflits et postconflit. Depuis janvier 2019, elle occupait le poste de Sous-Secrétaire générale pour l’Afrique au sein du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix (DPPA) et du Département des opérations de paix (DPO) après avoir été Sous-Secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix de novembre 2017 à décembre 2018. De 2015 à 2017, elle a été Représentante spéciale conjointe adjointe auprès de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD).  Avant cela, elle a dirigé, de février à novembre 2015, les efforts déployés par les Nations Unies pour combattre la maladie à virus Ebola en tant que Responsable de la gestion de la crise de l’Ebola pour la Sierra Leone.  De 2007 à 2010, elle a, par ailleurs, travaillé en tant que Représentante exécutive adjointe du Secrétaire général pour le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB).  Mme Keita, qui a rejoint les Nations Unies en 1989, a également occupé plusieurs postes de responsabilité et de direction au sein du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) au Tchad, en République du Congo, à Madagascar, à Cabo Verde, au Rwanda, au Burundi et au Siège. Mme Keita est détentrice d’un master en économie sociale de l’Université Paris II, en France, et d’un diplôme d’études supérieures en administration et gestion des affaires de l’Université de Paris IX, en France.