Voici l’homme qui a sauvé la bibliothèque de Tombouctou (Mali)

Voici l’homme qui a sauvé la bibliothèque de Tombouctou (Mali)

Dans l’histoire des nations, il s’est vérifié qu’à chaque fois un envahisseur veut anéantir et soumettre un peuple, il s’attaque avant tout à sa mémoire et à sa culture. C’est ainsi que la bibliothèque d’Alexandrie riche de 500.000 livres en Égypte fut incendiée en -47 par les troupes romaines sous le commandement du général Jules Cesar. Une autre destruction culturelle non moins significative eut lieu lors de la bataille de Bagdad en 1258 lorsque les Mongols envahissent la ville et anéantissent les bibliothèques, jetant les livres dans le fleuve Tigre. Plus récemment encore en Afrique, plus précisément au Mali où l’on a vu des hordes des terroristes venues de la Libye, vouloir prendre contrôle du Nord du Mali et raser tout ce qui en représentait le mémoriel et le culturel. La cité antique de Tombouctou se trouvait sous les missiles et les canons de Daech, du pseudo Etat islamique, et c’était un pan de l’humanité qui risquait de disparaître comme hier les grands Bouddhas de Bamiyan ou les mausolées et les manuscrits en Afghanistan et en Irak où la fureur obscurantiste s’est souvent doublée d’une visée bassement mercantile, le trafic illicite des antiquités et autres objets culturels étant considéré comme une source de revenus non négligeable. Dans cette célèbre et historique cité malienne, il s’est trouvé des hommes et des femmes pour cacher, protéger et sauver les précieux trésors que recèle Tombouctou et qui ont traversé les siècles avec bonheur. Abdel Kader Haïdara que vous voyez en photo est un de ces héros qui ont failli perdre la vie pour soustraire aux groupes terroristes des milliers de parchemins et de palmyres, ces joyaux légués par les érudits musulmans d’hier, sauvegardant ainsi « l’encre des savants ». Il n’est l’ombre d’aucun doute que le Malien Abdel Kader Haïdara est un héros de la lutte contre l’obscurantisme religieux et contre l’effacement de la mémoire de nos peuples africains. Gageons que son courage suscite tant d’autres imitateurs parmi divers pays africains ! Par Germain Nzinga