Le Bassin du Congo, une solution incontournable à la lutte contre les changements climatiques

TRIBUNE. Le Bassin du Congo constitue la deuxième réserve de forêts denses et humides du monde. Il abrite notamment des tourbières, réserves naturelles contenant des quantités très importantes de carbone. Libérées par des activités anthropiques, ces quantités de carbone, en se mélangeant avec l’oxygène de l’air, produisent du CO2, gaz à effet de serre, responsable du réchauffement de la planète. D’où l’intérêt pour la communauté internationale d’investir massivement dans la protection et la gestion durable de ces tourbières conformément aux dispositions de l’Accord de Paris. Celles-ci exigent que tout soit fait pour que la température de la planète ne dépasse pas 2°C. Ces tourbières tropicales, les plus importantes au monde d’une superficie de 145.500 km2 avec 30 milliards de tonnes de carbone contenu dans son sous-sol, fait que le Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical au monde et abritant le premier réseau hydrographique en Afrique, se présente plus que jamais comme une solution incontournable à la lutte contre les changements climatiques. Ce territoire qui, contenant en outre 10% de la biodiversité mondiale, verra se développer un nouveau modèle développement visant à concilier lutte contre les changements climatiques et développement économique, conformément à l’engagement pris par les chefs d’Etat à travers la Déclaration de Marrakech. Cette vision de l’éco-économie ou économie verte a été rappelée et réaffirmée par la Déclaration de Brazzaville, adoptée par les ministres présents lors de la troisième réunion de l’initiative mondiale sur les tourbières, que la République du Congo a eu l’honneur d’abriter les 21, 22 et 23 mars derniers. Pour développer cette nouvelle économie, intégrant l’économie bleue, nous avons besoin de financements adéquats qui prennent en compte la dimension de la lutte contre la pauvreté en faveur des populations riveraines des forêts, des étendues d’eau et des rivages, qu’il s’agisse des océans et des mers, des côtes, des lacs, des cours d’eau et des nappes souterraines. C’est la vocation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. Cet outil financier, il faut le rappeler, a pour objectifs de mobiliser les ressources nécessaires auprès des contributeurs et investisseurs, en vue du financement de la mise en œuvre des programmes et projets concourant au développement durable et à la promotion de l’économie bleue dans son champ d’intervention. Après la COP 23 à Bonn en Allemagne, le One Planet Summit à Paris et le Sommet de l’Alliance Solaire Internationale à New Dehli, le Sommet de Brazzaville contribue à la promotion de la finance climatique, de l’économie verte et de la diplomatie environnementale non seulement dans le Bassin du Congo, mais également dans le monde. Par Arlette Soudan Nonault, Ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo Coordinatrice de la CCBC et F2BC Arlette
Les autorités congolaises mettre fin à la campagne de sensibilisation de Greenpeace Africa sur l’importance de la forêt du bassin du Congo

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction et dont nous publions l’intégralité ci-dessous, Greenpeace Africa affirme que son navire – l’Esperanza a été empêché mardi d’accoster au port de Pointe-Noire en République du Congo. Pendant deux jours, le navire avait abordé les eaux congolaises. Mais les responsables du port et du gouvernement à Pointe-Noire ont refusé l’accostage, affirmant n’avoir aucune connaissance préalable de l’arrivée du navire et de ses activités sur le territoire congolais. Une réclamation réprimée par Greenpeace Africa et ses partenaires locaux qui avaient déposé tous les documents nécessaires pour que le navire accoste au Congo. L’Esperanza a fait un tour d’un mois sur la côte de l’Afrique centrale pour sensibiliser sur l’importance de la forêt du bassin du Congo. Le navire a fait une tournée au Cameroun et en République Démocratique du Congo (RDC) pour exhorter les acteurs environnementaux à sauvegarder et à gérer durablement la forêt du Bassin du Congo qui est la deuxième plus grande forêt pluviale du monde. . « Nous sommes profondément déçus par la réduction de l’espace libéral mis à la disposition des organisations de la société civile congolaise et de leurs partenaires pour un échange franc sur la conservation de l’environnement », a déclaré Victorine Che, chef du projet forestier de Greenpeace. « Le refus de permettre à notre navire d’accoster en République du Congo ne peut que nous inciter à continuer notre rôle d’observateur environnemental et à approfondir nos efforts de collaboration avec les communautés locales et autochtones dont les moyens de subsistance dépendent de la forêt ». La forêt du bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie. La forêt sert de vaste puits de carbone qui doit être préservé. Les scientifiques ont récemment découvert les tourbières tropicales les plus étendues du monde dans les marécages de la RDC et de la République du Congo, qui stockent quelque 30 milliards de tonnes de carbone. Les protections de ces ressources forestières précieuses ne sont possible que si les deux pays collaborent avec la société civile et les communautés locales. Cependant, l’agriculture industrielle et l’exploitation forestière constituent une menace massive pour les tourbes. « Les autochtones qui ont voyagé de loin pour participer aux activités de la tournée en bateau à Pointe-Noire sont déçus par l’action du gouvernement », a déclaré Sylvie N. Banga, Coordonnatrice de la Plateforme pour la gestion durable des forêts; un groupement d’organisations nationales au Congo. « Nous avons également envisagé de discuter du texte de révision de la forêt, et de sa mise en œuvre pour protéger les populations locales et autochtones », a ajouté Banga. Le gouvernement de la République du Congo a mobilisé les pays voisins dans le cadre de l’initiative du Fonds Bleu du Bassin du Congo, pour faire preuve de leadership sur les questions forestières du bassin du Congo. Ce même gouvernement a empêché Greenpeace Africa, les sociétés civiles et les communautés locales et autochtones de se rencontrer pour discuter des problèmes de conservation des forêts à bord de l’Esperanza. Ces réunions avaient pour principal objectif de discuter des questions liées à la gouvernance forestière dans le pays et des défis liés aux droits des communautés tributaires des forêts. « Ceci est contradictoire: un pays ne peut, d’une part, vouloir se rendre à la COP 23 à Bonn avec pour objectif de faire preuve de leadership sur les questions environnementales avec le Fond Bleu du Congo et, d’autre part, restreindre le droit d’association des ONG. sensibiliser à l’importance de la forêt du bassin du Congo », a déclaré Christian Mounzeo, président de l’organisation nationale: Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH) à Pointe Noire. « Il est regrettable que les ONGs et les communautés congolaises qui se sont présentées pour accueillir l’Esperanza à Pointe Noire », a conclu M. Mounzeo. La tournée d’Esperanza en Afrique centrale, qui a duré un mois, a débuté en prélude à la réunion sur le climat de la COP23 à Bonn, en Allemagne. Les personnalités de la région du Bassin du Congo ont utilisé un arbre de souhaits à bord du navire comme moyen d’amplifier les préoccupations des communautés locales qui dépendent de la forêt au niveau national et international lors de la prochaine réunion de Bonn. Les communautés locales et les populations indigènes du Cameroun et de la RDC ont également utilisé cet arbre pour envoyer leurs vœux écologiques aux dirigeants du monde qui se réuniront plus tard ce mois-ci en Allemagne.
L’arbre à livres est planté à Paris Porte de Versailles

Les arbres, comme les hommes, sont poussière et retournent dans la poussière, mais le fleuve Congo et son bassin demeurent. C’est ce bassin généreux qui sera encore présent au Salon du livre de Paris au métro Parc des Expositions de la Porte de Versailles, du 21 au 24 mars 2014, au travers de ses aèdes et de ses aides, pour le bonheur du printemps des poètes et des amis du livre. Pour montrer ses cultures, il va devoir arborer sa feuillaison, partager sa floraison, décliner ses saisons, comme pour annoncer l’ambiance et prononcer l’éloquence qui émerge des eaux généreuses de son fleuve majeur… dans un do ré mi fa sol la si do qui fait danser le tango, comme la rumba, le zouk comme la zumba, le jazz et la lambada… tout est comme le fleuve, qui n’a que la mer pour se déverser, les vagues pour ses glissandos… Tout y est vie, comme les fruits de l’arbre à livres ; le bassin du Congo, c’est comme le fleuve… de Tchicaya U Tam’si ; c’est comme le fleuve Likouala d’Aimé Césaire ; c’est comme le fleuve de Mossaka de Jean Malonga… et c’est comme le fleuve de la vie tout court, dans l’océan des hommes. Alors que l’océan c’est le monde, le fleuve, c’est le pays ; on ne peut pas partir vers le monde sans quelque chose à lui proposer ; c’est tout comme une mondialisation sans terroir originel n’a pas de fondement, c’est un colosse aux pieds d’argile… A la mondialisation, nous proposons le Bassin du Congo, que dis-je, le fleuve et ses aliquantes. Le fleuve, c’est la vie ; pour vivre, il faut déverser son fleuve dans la mer… La vie vient de l’intérieur ; c’est comme le fleuve, il vit parce qu’il n’a que la mer pour se déverser. Ainsi, dans la dynamique continue de la célébration urbi et orbi des 60 ans de la littérature congolaise, relayée par la Biennale des Arts et des Lettres prévue à Brazzaville du 5 au 12 juillet 2014, une escale à point nommé grâce à la Galerie Congo-Paris sur le Stand Bassin du Congo au Salon du livre de Paris servira à bâtir des ponts culturels Nord-Sud avec les arrhes et les rimes du livre éternel… Parce que les paroles s’envolent tandis que les écrits restent…
« Livres et Auteurs du Bassin du Congo » conforte sa présence au Salon du livre de Paris

Pour la quatrième année consécutive, le stand « Livres et Auteurs du Bassin du Congo » participera au Salon international du livre de Paris, du vendredi 22 au lundi 25 mars, au Parcs des expositions (Porte Versailles, Hall 1 Stand H65). « Fort du succès de ses participations aux éditions 2010, 2011 et 2012 du Salon du livre, le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo renouvelle sa participation en 2013 sur une surface de 280 mètres carrés », se réjouissent les promoteurs du stand dans un communiqué parvenu à la rédaction de Starducongo.com. Quatre jours durant, de milliers de visiteurs seront invités à (re)découvrir et apprécier à sa juste valeur une « Afrique forte, éloquente, festive et généreuse » à travers une programmation variée et riche en activités, animées par des auteurs, représentants de maisons d’édition et institutions ainsi que par de nombreux spécialistes de la littérature africaine. Une forte participation qui promet des débats forts intéressants et d’une grande richesse, « toujours en phase avec l’actualité littéraire du Continent », précise-t-on. Outre la présence exceptionnelle des ministres de la Culture du Congo, du Sénégal, du Gabon et de la Côte d’Ivoire, qui débattront de la « place réservée au livre dans le programme culturel en Afrique », le stand Bassin du Congo accueillera aussi de grands noms de la littérature du Continent et d’Europe, ayant marqué l’actualité littéraire de l’année, pour des séances de dédicace, des entretiens en tête à tête et une table ronde. Figurent également au programme de cette manifestation, des animations pour la jeunesse autour de jeux-concours, des ateliers éducatifs ou de séances de contes pour le jeune public, entre autres. Ainsi qu’une dégustation de tapas africaines, dans le cadre de l’axe thématique « Barcelone, ville invitée » retenu par le Salon du livre. A ce propos, « un chef congolais et un chef catalan réaliseront exclusivement pour Livres et Auteurs du Bassin du Congo un éventail de ces traditionnelles bouchées, symbole de la culture culinaire de l’Espagne, à base d’ingrédients issus du Continent », peut-on lire. Il est à souligner que l’annonce du lauréat et la remise du prix littéraire Mokanda 2013 auront lieu, vendredi 22 mars, sur le stand du Bassin du Congo qui, faut-il le rappeler, regroupe l’offre la plus complète de littérature africaine francophone du salon. Par ailleurs, on apprend que le Sénégal est l’invité d’honneur du stand, et ce dans le cadre de la politique de soutien à la littérature africaine francophone mise en place par les promoteurs du stand. A ce titre, « un focus lui sera consacré pour mettre en lumière ses auteurs, sa littérature, sa culture ». Enfin, un hommage sera rendu à Aimé Césaire à travers des rencontres autour de son œuvre, son parcours, son héritage, mais également sa passion du théâtre. Le salon se tient jusqu’au 25 mars.