La croissance de la région Afrique du Nord devait se maintenir à 3,9 % en 2024

La croissance de la région Afrique du Nord devait se maintenir à 3,9 % en 2024

PERFORMANCES Et PERSPECTIVES. «Malgré la confluence des chocs, la résilience des économies du continent africain reste forte, avec une croissance positive prévue pour les cinq régions du continent», indique la Banque africaine de développement (BAD) dans la dernière édition de son rapport «Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique». S’agissant de la Région d’Afrique du Nord, l’institution financière panafricaine prévoit que « les conditions météorologiques défavorables et les défis macroéconomiques qui se succèdent maintiendront la croissance de la région à 3,9 % en 2024 ». Comme le relève la BAD dans ce document rendu public vendredi 16, au cours des dernières années, plusieurs pays ont été affectés par des vagues successives de conditions météorologiques défavorables. C’est notamment le cas du Maroc et de la Tunisie qui ont été durement touchés par la sécheresse et de la Libye qui a été frappée par de violentes inondations. Aussi, « avec les difficultés macroéconomiques de l’Egypte, la région a eu du mal à maintenir les progrès réalisés depuis la pandémie de Covid-19, fait remarquer l’institution panafricaine. Par ailleurs, poursuit-t-elle, «l’absence de croissance inclusive et le taux élevé du chômage des jeunes continuent de poser des problèmes sociaux, plus de dix ans après le Printemps arabe de 2011». Dans son rapport macroéconomique, la Banque africaine dit s’attendre tout de même à une légère amélioration de la croissance de  cette région à 4,1% en 2025. En ce qui concerne l’Afrique de l’Est, la Banque panafricaine prévoit qu’elle continuera de porter l’élan   du développement du continent, avec une croissance prévue de son PIB de 5,1% en 2024 et de 5,7% en 2025. D’après la publication semestrielle du Groupe, cette croissance sera «soutenue par de solides investissements stratégiques visant à améliorer la connectivité interne et à approfondir le commerce intrarégional». Selon les prévisions contenues dans ce document, qui paraît au premier et au quatrième trimestre de chaque année, la croissance dans la région Afrique centrale devrait ralentir à 3,5 % en 2024. Les experts de l’institution panafricaine estiment toutefois que la reprise prévue de la consommation privée et l’augmentation des investissements miniers et des exportations pourraient contribuer à porter la croissance à 4,1% en 2025. En Afrique de l’Ouest, la croissance devrait accélérer pour atteindre 4% en 2024 et 4,4% en 2025, poursuit l’institution assurant que «la forte croissance enregistrée dans la plupart des pays de la région devrait compenser les ralentissements observés au Nigéria et au Ghana». La Banque africaine prévient cependant que « le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) jette une ombre sur la durabilité des gains dans un contexte d’incertitude croissante ». L’Afrique domine le classement des vingt régions à la croissance économique la plus forte au monde Toujours selon ledit rapport, au cours de l’année 2024, le continent connaîtra la croissance la plus forte, laquelle sera «supérieure à la moyenne mondiale estimée». En effet, l’Afrique comptera cette année onze des vingt pays ayant la croissance économique la plus forte au monde, selon les projections de l’institution qui indique que «la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel du continent devrait s’établir en moyenne à 3,8 % cette année et 4,2% en 2025. Ces chiffres sont supérieurs aux moyennes mondiales estimées à 2,9% et 3,2%». Autre note positive: le continent sera la deuxième région à la croissance la plus rapide après l’Asie. Selon les projections de la BAD, les onze premiers pays africains qui devraient connaître de solides performances économiques en 2024 sont: le Niger (11,2%), le Sénégal (8,2%), la Libye (7,9%), le Rwanda (7,2%), la Côte d’Ivoire (6,8%), l’Éthiopie (6,7%), le Bénin (6,4%), Djibouti (6,2%), la Tanzanie (6,1 %), le Togo (6%), et l’Ouganda (6%). Il est important de noter que l’inflation moyenne sur le continent a été estimée à 17,8% en 2023, soit 3,6 points  de pourcentage de plus qu’en 2022 et presque deux fois les 10,1 % de la  moyenne des cinq années précédant la pandémie (2015–19). Qu’à cela ne tienne, et «malgré un environnement économique mondial et régional difficile, quinze pays africains ont enregistré une croissance de leur production de plus de 5%», constate le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina. Alain Bouithy

Abidjan: La BAD organise un atelier de dissémination de sa Politique sur les opérations non souveraines

Abidjan: La BAD organise un atelier de dissémination de sa Politique sur les opérations non souveraines

La Banque africaine de développement annonce qu’elle organise un atelier de dissémination de sa Politique sur les Opérations non souveraines le lundi 13 janvier courant à l’auditorium Babacar Ndiaye, au siège de l’institution à Abidjan. L’atelier est piloté conjointement par le Département de la stratégie et des politiques opérationnelles (SNSP) et le Département des opérations non souveraines et de l’appui au secteur privé (PINS), indique la Banque africaine. Il est à rappeler que la Politique sur les opérations non souveraines, approuvée par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque en 2018, fournit le cadre général à travers lequel l’institution, par le biais de son guichet de prêts au secteur privé, octroie des financements et des investissements sans garanties souveraines et à des conditions non concessionnelles, aux entités privées et publiques, qui remplissent des critères d’éligibilités spécifiques. Dans un communiqué, l’Institution financière panafricaine révèle qu’avec cet atelier, elle « souhaite informer ses pays membres régionaux et ses partenaires sur son orientation politique en faveur du développement du secteur privé en Afrique par le biais de ses opérations non souveraines pour la prochaine décennie ». Cette rencontre, poursuit-elle de même source, « vise également, d’une part, à approfondir la collaboration avec les partenaires au développement, les gouvernements et le secteur privé et, d’autre part, à établir la mise en relation des experts techniques des opérations non souveraines de la Banque avec les acteurs du secteur privé afin d’établir des partenariats ». Soulignons enfin que l’atelier de dissémination de la Politique sur les opérations non-souveraines s’adresse aux ministères en charge du Commerce, de l’Industrie, des Investissements au secteur privé, ainsi qu’aux organisations de la société civile, aux partenaires du développement, aux médias et personnel de la Banque. Martin Kam avec CM

Tunisie : la première promotion de pilotes de drones diplômés dans le cadre du projet-pilote d’utilisation de drones initié par la Banque africaine de développement

Tunisie : la première promotion de pilotes de drones diplômés dans le cadre du projet-pilote d’utilisation de drones initié par la Banque africaine de développement

Dans le cadre du projet-pilote d’utilisation de drones dans les projets agricoles en Tunisie, s’est tenue, le 25 janvier 2019 à Tunis, la cérémonie de remise des diplômes à 40 pilotes de drones, en présence de Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord. La cérémonie, présidée par Samir Ettaieb, ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, s’est déroulée en présence du représentant de l’ambassade de Corée du Sud à Tunis, ainsi que de nombreux responsables publics. Première du genre en Tunisie, cette formation préconise la création d’une plateforme de formation à Tunis, qui mette à disposition des jeunes des drones de formation, des ordinateurs et applications informatiques de simulation de pilotage, ainsi que du matériel de maintenance. Elle s’inscrit plus largement dans le cadre du projet qui facilitera l’utilisation de drones dans la préparation, la supervision et l’évaluation des projets de développement agricole dans la zone de Sidi Bouzid, au centre du pays. Une région qui a été retenue pour lancer l’expérimentation autour du projet de valorisation des périmètres irrigués, soutenu par la Banque. Ayant débuté le 19 novembre 2018, la formation a été encadrée par des formateurs sud-coréens du Busan Techno Park, dépêchés par l’agence gouvernementale sud-coréenne, responsable de la mise en œuvre dudit projet. Cette formation était répartie en cinq sessions, réunissant chacune huit participants durant deux semaines. Les quatre meilleurs du premier groupe de personnes formées ont été retenus pour suivre une formation de formateur pendant dix semaines pour un total de 100 heures de vol. Ces nouveaux formateurs auront la responsabilité de reprendre la plateforme de formation et en assurer la continuité après le départ de l’équipe sud-coréenne. Ce, dans la perspective de créer un centre d’excellence qui formera plus de 400 jeunes d’ici à 2020. L’état d’avancement du projet pilote a été jugé très satisfaisant et les pratiques et résultats seront valorisés lors des prochaines assemblées annuelles de la Banque en Guinée équatoriale, en juin 2019. Les possibilités de répliquer ces acquis dans d’autres secteurs et régions, ainsi que la mise en place d’un centre d’excellence, confèrent à cette opération une dimension stratégique et ouvrent, à travers l’appui de la Banque et la coopération sud-coréenne, des perspectives au développement d’une plateforme intégrée de promotion de l’usage des drones. Rappelons que le 26 juillet 2018 à Tunis, le ministère du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale (MDICI), la ville sud-coréenne de Busan ainsi que la Banque africaine de développement avaient procédé à la signature de l’accord tripartite de coopération portant lancement de ce nouveau projet innovant. C’est le fonds coréen KOAFEC, administré par la Banque africaine de développement, qui finance ce projet, grâce à un don de près d’un million de dollars.

L’aéroport Marrakech-Ménara fait peau neuve

L’aéroport Marrakech-Ménara fait peau neuve

L’aéroport de Marrakech-Ménara s’est agrandi avec l’inauguration, mercredi dernier, de son nouveau terminal par S.M le Roi Mohammed VI. Ce nouveau terminal permettra l’augmentation de la capacité d’accueil dudit aéroport de 6 millions de passagers supplémentaires pour atteindre 9 millions de passagers par an, a indiqué le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). La construction de ce nouveau terminal vise à améliorer les installations en offrant une capacité suffisante pour gérer le volume du trafic aérien qui augmente régulièrement chaque année : 352.434 passagers enregistrés à fin novembre 2016, soit une croissance significative de +14,20% par rapport à la même période de l’année 2015, a souligné l’institution financière africaine. A noter que la Banque africaine de développement est le seul bailleur de fonds international de ce projet. A ce propos, le groupe rappelle dans sa note d’information que sa participation au financement du nouveau terminal fait partie des cinq priorités de développement (high five) auxquelles s’attache l’institution, notamment «intégrer l’Afrique». Pour la Banque africaine de développement, il s’agit «d’en faire une plaque tournante pour l’aviation dans la région, répondant aux normes internationales», peut-on lire dans le communiqué. Construite sur une superficie totale de 50.000 m2, la nouvelle infrastructure comprend l’extension des parkings avions, par l’aménagement de douze (12) postes moyen et long-courrier (3) supplémentaires et la réalisation d’un parking véhicules côté ville, pour porter sa capacité à 1.500 places véhicules, ainsi que l’aménagement des voies d’accès, précise la même source. A noter que l’équipement et la construction de l’aéroport Marrakech-Ménara, considéré comme un des cinq aéroports du continent à avoir obtenu le label carbone niveau 1, rentre dans le cadre d’un prêt de 240 millions d’euros accordé par la Banque africaine de développement à l’Office national des aéroports (ONDA), avec la garantie de l’Etat, pour cofinancer le troisième projet aéroportuaire. « Ce projet vise à augmenter les capacités opérationnelles par la mise à niveau des infrastructures, l’extension du système de navigation aérienne et le renforcement des installations de sûreté au sol dans les aéroports de Fès, de Marrakech et d’Agadir », précise la BAD. Notons que l’inauguration a eu lieu en présence d’officiels et de la Banque africaine de développement (BAD). Présent dans plus d’une quarantaine de pays africains, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) est la première institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique. Répartie entre trois entités distinctes, la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN), cette institution contribue au développement économique et au progrès social de ses 53 Etats membres régionaux.

Le Nigérian Akinwumi Adesina élu président de la Banque africaine de développement

Le Nigérian Akinwumi Adesina élu président de la Banque africaine de développement

Les membres du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD) ont élu, jeudi 28, le Nigérian Akinwumi A. Adesina à la tête de l’institution panafricaine. Le nouveau président de la BAD, âgé de 55 ans, a été élu en marge des 50e Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement qui se déroulent à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Akinwumi A. Adesina, qui prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2015, est le 8è président de l’institution panafricaine. Il succède au Rwandais Donald Kaberuka dont le second mandat de président de la Banque prend fin au mois d’août prochain. Très ému, le nouveau patron de la BAD a salué « l’excellent travail » de son prédécesseur indiquant que « c’est un défi que de lui succéder. Il laisse derrière lui une Banque solide ».