Bamako: Les travaux de la 10ème Session de la Grande Commission Mixte de Coopération Mali-Burkina Faso s’ouvre ce week-end

Bamako: Les travaux de la 10ème Session de la Grande Commission Mixte de Coopération Mali-Burkina Faso s’ouvre ce week-end

Les travaux de la 10ème Session de la Grande Commission Mixte de Coopération entre le Mali et le Burkina Faso s’ouvrent ce samedi 5 à Bamako. La rencontre, qui se tient jusqu’au lundi 7 août, est placée sous la coprésidence de Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et de Son Excellence Madame Olivia Ragnaghnewendé ROUAMBA, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur. Cette session est organisée en application des instructions de Leurs Excellences Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition de la République du Mali, Chef de l’Etat et Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition du Burkina Faso, Chef de l’Etat, dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternelle coopération existant entre la République du Mali et le Burkina Faso, indique un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali (MAECI). « Unis par des liens séculaires d’ordre géographique, historique et socioculturel, le Mali et le Burkina ont établi des relations diplomatiques depuis l’accession des deux pays à la souveraineté internationale en 1960 », rappelle la même source. Ainsi, et « au regard du contexte sous régional actuel marqué par des défis complexes communs en matière de sécurité et aggravé par des soubresauts géopolitiques affectant les deux pays, la mutualisation des efforts et des moyens est plus que nécessaire pour dynamiser les relations diplomatiques et la coopération économique, judiciaire, de défense, de sécurité, sociale, culturelle, scientifique et technique », explique-t-elle. S’inscrivant dans cette dynamique, la tenue de la présente Commission mixte servira de cadre approprié pour faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la 9ème session et réaffirmer l’engagement et la volonté des deux pays de raffermir les relations de coopération bilatérale dans tous les domaines d’intérêt commun à travers des projets et actions conjoints, poursuit le communiqué. Soulignons qu’une vingtaine de projets d’Accords seront examinés entre les deux Parties lors de cette commission mixte afin de renforcer l’arsenal juridique de ce partenariat stratégique. Aussi, « les regards sont désormais tournés vers la mise en place des projets et programmes structurants et intégrateurs capables d’amorcer un développement harmonieux des deux pays et de prendre en charge les besoins essentiels des peuples malien et burkinabè dans le cadre d’un partenariat bilatéral stratégique privilégié », souligne-t-il en conclusion. Adrien Thyg

Tunisie rapatriement : Une première vague de 135 ressortissants maliens accueilli à Bamako

Tunisie rapatriement : Une première vague de 135 ressortissants maliens accueilli à Bamako

C’était un ouf de soulagement pour ces Maliens visiblement épuisés de regagner le bercail et de fuir les nombreuses agressions dont ils ont été victimes ces dernières semaines en Tunisie. Selon le président de l’association des étudiants et stagiaires en Tunisie, Ould Saleck BACHIR, il ne fait pas bon d’être noir dans les principales villes en Tunisie. Des subsahariens sont licenciés par leurs patrons ou expulsés de leurs logements par leurs propriétaires. Des jeunes Tunisiens agressent les hommes de couleur en présence de la Police sans qu’elle intervienne. BACHIR s’inquiète surtout du sort des étudiants à deux mois des examens. Pour cet autre étudiant, Mahamadou Diarrisso, il dit avoir été vandalisé par des jeunes Tunisiens et déposé pratiquement de tous ses biens. Ajoutant que la vie en Tunisie est devenue un véritable calvaire par les africains à la peau noire. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara a exprimé toute son indignation et l’inquiétude du gouvernement malien face à cet acte d’une autre époque contre les subsahariens en général et les Maliens en particulier en terre tunisienne. Le ministre CAMARA a souligné que le gouvernement a déploré et condamné cet acte qui n’honore ni les autorités tunisiennes, ni le peuple tunisien. Ainsi, il a salué le travail remarquable du ministère chargé des Maliens établis à l’extérieur et l’Ambassade du Mali en Tunisie pour le travail abattu depuis le déclenchement de cette crise. Le ministre des Maliens établis à l’extérieur, Alhamdou AG ILYENE, a pour sa part remercié le président de la transition, le colonel Assimi GOITA pour son investissement personnel pour que cette opération de rapatriement se passe bien. ‘’ Tout à l’heure, nos ressortissants seront conduits à la maison du migrant. De là-bas, des moyens seront mis à leur disposition pour les permettre de rejoindre dans les meilleures conditions leur ville et village’’, a-t-il précisé. Avant d’ajouter que la liste reste toujours ouverte à l’ambassade pour les Maliens désirants revenir au bercail. Il faut rappeler que la semaine derrière, le ministère des Maliens établis à l’extérieur et celui des affaires étrangères avaient convoqué le chargé des affaires de l’ambassade de la Tunisie au Mali, pour lui signifier que la sécurité des Maliens résidents en Tunisie est une grande préoccupation pour le gouvernement malien et de tout mettre en œuvre pour que cette sécurité soit garantie.

ONU: Bamako ne veut plus de la France comme «plume» des résolutions sur le Mali au Conseil de sécurité

Le Mali a demandé au Conseil de sécurité de relever la France de ses fonctions à l’ONU de coordinateur-rédacteur des résolutions sur la Minusma ou sur le régime des sanctions concernant le pays. Depuis décembre 2012 et l’inscription du Mali à l’agenda du Conseil, Paris occupe officiellement cette fonction de « plume » parmi les quinze membres. Bamako a émis cette nouvelle requête estimant qu’en août 2022, son espace aérien avait été violé par des avions de l’armée française. Une accusation déboutée côté français en arguant de l’existence d’accords bilatéraux. Ce n’est pas la première fois que Bamako saisit le Conseil de sécurité en mettant ce prétexte en avant. Mais c’est la première fois que le ministre des Affaires étrangères Diop demande carrément à ce que la France soit dessaisie de sa fonction de « plume » sur les dossiers maliens au Conseil… Lire la suite sur RFI

Mali. Bientôt un hôpital de dernière génération à Bamako

Mali. Bientôt un hôpital de dernière génération à Bamako

SANTE. En marge des festivités marquant la commémoration du 62ᵉ anniversaire de l’indépendance de notre pays, le Président GOÏTA et son homologue guinéen de la Transition ont assisté à une projection sur le projet de construction et d’équipements d’un complexe hospitalier de 4ᵉ référence à Bamako. À cette occasion, Madame le ministre de la Santé et du Développement social a rappelé les énormes efforts consentis par le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, pour l’amélioration du secteur de la santé. À tous les efforts déjà consentis vient s’ajouter ce projet de construction d’un complexe hospitalier de dernière génération dans la capitale malienne. Un hôpital dont la construction vise à réduire les évacuations sanitaires à l’étranger au moins à 95%. L’objectif avec ce nouveau complexe hospitalier est d’arriver à « zéro évacuation  » à l’extérieur. Selon Madame le ministre, cela est bien possible. À travers la construction de cet hôpital de dernière génération, le Mali prouve sa volonté d’obtenir aussi la souveraineté sanitaire. Exposant les principales causes des évacuations sanitaires en République du Mali, l’équipe technique du ministère de la Santé a rappelé que le Mali investit des milliards de CFA, chaque année, dans les évacuations sanitaires. À travers cet hôpital, ces fonds contribueront désormais à renforcer le système de santé au Mali. Madame le ministre de la Santé a remercié le Président de la Transition pour tous ses efforts au profit du secteur de la santé. Après cette cérémonie, le Président GOÏTA a raccompagné son homologue guinéen à l’aéroport international Président Modibo KÉÏTA de Bamako-senou, au terme d’une visite de 24h sur la terre malienne.

Coopération Burkina Faso-Mali : Le Président du Faso en visite d’amitié et de travail à Bamako

Coopération Burkina Faso-Mali : Le Président du Faso en visite d’amitié et de travail à Bamako

Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, effectuera, ce samedi 03 septembre 2022, une visite d’amitié et de travail en République sœur du Mali. Cette visite du Chef de l’Etat sur les bords du fleuve Djoliba participe de la volonté des nouvelles autorités Burkinabè de renforcer les excellentes relations séculaires de coopération qui existent entre le Burkina Faso et la République du Mali. A cette occasion, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA et son Homologue malien, le Colonel Assimi GOĪTA vont passer en revue les sujets d’intérêt commun pour les deux pays y compris les problématiques du Sahel. Les deux Chefs d’Etat saisiront cette occasion pour examiner les voies et moyens de renforcer la collaboration entre les deux pays et mutualiser leurs efforts en vue de relever les défis communs auxquels le Burkina Faso et la République du Mali font face.

Fin des travaux techniques de coopération Guinée-Mali à Bamako

Fin des travaux techniques de coopération Guinée-Mali à Bamako

Porteuse d’un message du Président de la transition Colonel Mamadi DOUMBOUYA à son homologue du Mali, la délégation guinéenne a été reçue en audience dans l’après-midi de ce samedi 6 août 2022, par le Président Colonel Assimi Goita. C’est le Ministre Secrétaire de la Présidence de la République qui a conduit cette délégation composée de cadres techniques de plusieurs départements ministériels. Les discussions entre les cadres techniques maliens et guinéens ont essentiellement porté sur la redynamisation de la coopération entre Bamako et Conakry. Le projet de construction d’un chemin de fer de 1085 km devant relier Conakry à Bamako en passant par Kankan, Mandiana et Bougouni a notamment été évoqué. Dans une résolution finale, les deux parties conviennent de la poursuite de ces concertations pour permettre d’évaluer les actions planifiées dans le souci de booster l’axe de coopération Conakry-Bamako.

Bamako: Inauguration officielle de la Clinique périnatale Mohammed VI

La cérémonie d’inauguration officielle de la Clinique périnatale Mohammed VI a eu lieu, jeudi matin à Bamako, sous la présidence du Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, et en présence de l’ambassadeur de SM le Roi au Mali, Driss Isbayene. La Clinique périnatale Mohammed VI, située dans le quatrième arrondissement de Bamako, constitue le fruit de la coopération maroco-malienne, et l’un des projets sociaux auxquels Sa Majesté le Roi Mohammed VI ne cesse d’accorder intérêt et attention, depuis que le Souverain a posé la première pierre en février 2014. Ainsi, Sa Majesté le Roi a veillé à ce que cette Clinique, bâtie sur une superficie totale de 5 hectares, dont 7.270 m2 couverts, réponde aux dernières normes internationales en matière de gynécologie et qu’elle soit une référence dans toute la région ouest-africaine. L’établissement sanitaire vise, ainsi, à fournir des services périnataux et postnataux spécialisés, aux nourrissons et aux prématurés, à prendre en charge les grossesses à risque et à limiter la mortalité maternelle et infantile. Cette structure sanitaire dispose de nombreux services, à savoir les soins intensifs et de réanimations pour les mères, la réanimation néonatale (cas graves nécessitant ventilation artificielle), et la néonatalogie. Quant au plateau d’explorations, il est équipé d’une radiologie avec radio conventionnelle ultrasons et scanner, d’une angiographie, d’un laboratoire spécialisé, de deux blocs opératoires, de quatre salles d’accouchement, d’une salle d’accueil pour les familles accompagnatrices et d’une administration. La clinique est dotée de divers types d’équipements médicaux nécessaires de pointe, notamment d’imagerie par résonance magnétique (IRM), de rayons X, de radios, d’appareils d’échographie ultrasonore (EUS), de deux suites entièrement équipées pour les opérations, d’un laboratoire d’analyses médicales, ainsi que de salles d’accouchement. Cette structure sanitaire est d’une capacité globale de 79 lits, 5.000 naissances par an avec possibilité de traiter jusqu’à 2.000 césariennes, 1.400 admissions par an en soins intensifs et réanimations des mères, et 470 admissions par an en néonatalogie et réanimation néonatale. SM le Roi Mohammed VI, accompagné de l’ancien président malien, feu Ibrahim Boubacar Keïta, avait présidé, en février 2014 à Bamako, la cérémonie de pose de la première pierre pour la construction de cette clinique périnatale moderne et intégrée. Les travaux de construction de la Clinique ont pris fin en 2017, avant que cette structure ne soit mise à la disposition des autorités maliennes. Au cours des dernières semaines, des formations ont été organisées au profit du personnel médical et technique travaillant dans la Clinique encadrées par la Fondation Mohammed VI pour le Développement Durable sur l’utilisation des machines et équipements de pointe disponibles dans cet établissement de santé de référence. Ces formations ont été supervisées par une équipe de médecins et techniciens marocains. Elles ont été suivies par d’autres à distance, pour un démarrage fluide. S’exprimant à cette occasion, M. Driss Isbayene avait souligné que cette Clinique est un modèle concret de coopération sud-sud et, particulièrement, maroco-malienne, impulsé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui ne cesse d’accorder une grande importance aux femmes et aux enfants africains. Il avait ajouté, dans une déclaration à la MAP, que la réalisation de cette infrastructure sanitaire reflète la solidité des relations fructueuses de coopération et de partenariat liant les deux pays, et la politique africaine de Sa Majesté le Roi, « sociale, solidaire et humanitaire ». Pour sa part, Mme Diéminatou Sangaré, ministre malienne de la Santé et du Développement Social, a exprimé ses vifs remerciements à Sa Majesté le Roi, « pour ce don qui contribuera à préserver la santé des mères et des enfants au Mali ». Elle a exprimé sa haute gratitude au Souverain pour Ses « efforts bienveillants et son soutien permanent au Mali et à son peuple », considérant « la Clinique Mohammed VI comme modèle de coopération sud-sud, dont les Maliens bénéficieront. » « Nous disposons désormais d’un centre médical moderne au profit des femmes et des nourrissons », avait-elle déclaré à la presse, en marge du lancement du programme de formation des cadres de santé. « Je suis fière que cette clinique dispose d’un service médical intégré pour les opérations chirurgicales, un autre pour les soins d’urgence, une capacité d’accueil de 79 lits, des scanners, des appareils à rayons X et des salles d’examens, avait affirmé, pour sa part, Mme Wadidie Founè Coulibaly, ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille. Elle a également tenu à exprimer ses vifs remerciements à SM le Roi Mohammed VI, « qui ne cesse de soutenir le Mali et son peuple ».