Première réunion de l’année du Conseil de Bank Al-Maghrib : BAM optera-t-elle pour le statu quo ou un ajustement du taux directeur ?

Première réunion de l’année du Conseil de Bank Al-Maghrib : BAM optera-t-elle pour le statu quo ou un ajustement du taux directeur ?

Investisseurs et institutions financières scrutent la décision de la Banque centrale MAROC. Le premier Conseil de l’année de Bank Al Maghrib (BAM), qui se tient aujourd’hui, maintien dra-t-il son taux directeur in changé ou la Banque centrale décidera-t-elle de l’ajuster ? Dans un contexte marqué par l’escalade du conflit au Moyen-Orient, la question d’un éventuel im pact sur la décision de l’ins titution monétaire alimente également les analyses. Si ces questions préoccu pent de nombreux experts et investisseurs, le consensus semble toutefois pencher en faveur d’une stabilité du taux directeur, selon Attijari Global Research (AGR) et BMCE Capital Global Re search (BCGR).En effet, pour les inves tisseurs financiers interrogés par AGR, cette session de vrait se traduire par une sta bilité du taux directeur de Bank Al-Maghrib. Un avis partagé par BCGR, qui pré voit également son maintien à son niveau actuel. Selon AGR, les résultats de son enquête du mois de mars auprès de 35 investis seurs considérés parmi les plus influents du marché fi nancier marocain, font res sortir un consensus quasi-unanime de ces der niers en faveur d’une stabi lité du taux directeur de Bank Al-Maghrib. Dans sa récente publica tion « Research Report-Stra tegy », la filiale du groupe Attijariwafa bank dédiée à l’analyse et à la recherche sur les marchés financiers afri cains note que la probabilité d’un statu quo du TD est de 99% contre seulement 1% pour une hausse de 25 points de base (pbs), rap porte la MAP ajoutant que la probabilité d’un abaisse ment du taux directeur est nulle.Par catégorie d’investis seurs, les institutionnels lo caux et les acteurs de référence sont unanimes en faveur d’un maintien du TD inchangé. De son côté, BKGR s’at tend à ce que le Conseil de BAM maintienne inchangé le taux directeur. Dans son récent « Flash Strategy », le bureau de recherche panafri cain spécialisé en analyse fi nancière (sell-side) de BMCE Capital estime que « la pru dence apparaît comme la voie la plus raisonnable », dans un cadre macroécono mique mêlant apaisement sur le plan interne et volati lité à l’extérieur. Cité par la MAP, BKGR explique que la Banque cen trale « devrait donc opter pour un statu quo sur le taux directeur, le temps de laisser les signaux économiques se stabiliser et d’éviter tout mouvement prématuré dans un environnement mondial aussi instable ». Pour rappel, à l’issue de sa dernière réunion trimes trielle de l’année 2025, tenue le 16 décembre dernier, le Conseil de Bank Al-Maghrib avait jugé approprié le ni veau d’alors du taux direc teur et avait ainsi décidé de le maintenir inchangé à 2,25%.Cette décision avait été prise après examen de l’évo lution de la conjoncture éco nomique et des projections macroéconomiques à moyen terme de Bank Al-Maghrib d’alors. Lors de cette session, le Conseil avait relevé la per formance remarquable des activités non agricoles ainsi que les signes de reprise sur le marché du travail. Pour ce qui est de l’infla tion, BAM prévoyait qu’elle « continue d’évoluer à des niveaux bas, ressortant à 0,8% en moyenne sur les dix premiers mois de 2025, sous l’effet notamment de l’amé lioration de l’offre de cer tains produits alimentaires, en particulier l’huile d’olive, et de la baisse des prix des carburants et lubrifiants ». Selon les projections de l’institution, elle devrait s’accélérer graduellement pour converger vers des ni veaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix. Ainsi, elle s’établirait à 1,3% en 2026, puis à 1,9% en 2027, tandis que sa composante sous-jacente ressortirait à 0,7% cette année avant de s’accélérer à 1,9% en 2027. ​Il est à rappeler égale ment qu’au regard du ni veau d’incertitude encore élevé, observé au terme de l’année écoulée, en lien no tamment avec la persistance des tensions géoécono miques sur le plan interna tional et les conditions climatiques au niveau in terne, le Conseil s’était en gagé à « continuer de suivre de près l’évolution de la conjoncture et de fonder ses décisions, réunion par réu nion, sur la base des don nées les plus actualisées ». Alain Bouithy 

Maroc. L’inflation devrait s’établir à 1,3%en 2026 puis à 1,9% en 2027

Maroc. L’inflation devrait s’établir à 1,3%en 2026 puis à 1,9% en 2027

Bank Al-Maghrib inscrit cette trajectoire dans un environnement caractérisé par l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires L’inflation devrait s’accélérer graduelle ment pour converger vers des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix, selon les projections de Bank Al-Maghrib (BAM). « Ainsi, après un taux de 0,8% prévu pour l’ensemble de cette année, elle s’établirait à 1,3% en 2026 puis à 1,9% en 2027 », a indiqué la Banque centrale à l’issue de sa dernière réunion trimestrielle de l’année 2025 tenue le mardi 16 décembre 2025 à Rabat. Selon les projections de l’institution publique, sa composante sous-jacente ressortirait à 0,7% cette année et l’année prochaine, avant de s’accélérer à 1,9% en 2027. Les experts du secteur financier sondés dans le cadre de l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, anticipent au quatrième trimestre 2025 une inflation moyenne de 2% à l’horizon de 8 trimestres. De l’avis de ces derniers, elle atteindrait 2,2% à l’horizon de 12 trimestres. Dans sa récente note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation (IPC) du mois de novembre 2025, le Haut-commissariat au plan (HCP) a fait état du recul de l’indice des prix à la consommation. D’après l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, comparé au même mois de l’année 2024, l’IPC a enregistré une baisse de 0,3% au cours du mois de novembre 2025. Ce recul est « la conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 1,2% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4% », a-t-il expliqué, précisant que, pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 1,5% pour le «Transport» à une hausse de 2,5% pour les «Restaurants et hôtels». Evolution à des niveaux bas durant les dix premiers mois de 2025 D’après BAM, l’inflation a continué d’évoluer à des niveaux bas au cours des dix premiers mois de 2025. Sous l’effet notamment de l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires, en particulier l’huile d’olive, et de la baisse des prix des carburants et lubrifiants, elle est ressortie à 0,8% en moyenne sur cette période. Il est à souligner qu’au cours du mois de novembre dernier, le Haut-commissariat a noté une baisse de 0,6% de l’indice des prix à la consommation par rapport au mois précédent. L’institution a justifié ce recul par la baisse de 1,3% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. Des données recueillies par le HCP, il ressort que les baisses des produits alimentaires observées entre octobre et novembre 2025 ont concerné principalement les «Fruits» (6,4%), les «Huiles et graisses» (5,2%), les «Viandes» (1,9%), les «Poissons et fruits de mer» (0,4%) et le «Café, thé et cacao» (0,2%). En revanche, révèle l’organisme, les prix ont augmenté de 2,3% pour les «Légumes» et de 0,3% pour le «Lait, fromage et œufs». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,2%. L’analyse des chiffres montrent que les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Errachidia (1,4%), à Settat et Al-Hoceima (1,2%), à Safi et Béni-Mellal (1,1%), à Guelmim (0,9%), à Oujda et Laâyoune (0,7%), à Casablanca (0,6%), à Kénitra, Marrakech, Meknès et Tanger (0,4%), à Agadir, Rabat et Tétouan (0,3%) et à Fès (0,2%). L’inflation poursuivrait sa décélération à l’échelle mondiale Il est à noter qu’à l’échelle mondiale, « l’inflation poursuivrait sa décélération, avant de s’accélérer de nouveau en 2027, avec des évolutions hétérogènes d’une économie à une autre », d’après Bank Al-Maghrib qui s’attend à ce qu’elle revienne de 3,7% en 2024 à 2,9% en 2025 et en 2026, avant de remonter à 3,1% en 2027. Toujours selon l’institution, « dans les grandes économies avancées, elle évoluerait à des niveaux proches de la cible de la BCE dans la zone euro, tandis qu’aux Etats-Unis, elle persisterait au-dessus de l’objectif de la FED, sous l’effet notamment du relèvement des tarifs douaniers, s’établissant à 2,8% en 2025 et à 3,1% en 2026 puis à 2,7% en 2027». Alain Bouithy

Maroc. L’activité industrielle bat de l’aile

Maroc. L’activité industrielle bat de l’aile

A l’exception de l’«agroalimentaire», la production aurait reculé dans toutes les branches en août 2025 Les nouvelles ne sont pas bonnes sur le front de l’activité industrielle. L’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib au titre du mois d’août fait ressortir une baisse de l’activité. Une mauvaise surprise pour l’exécutif qui espère, sans doute, terminer l’année tout autrement. En effet, à l’exception du secteur de l’agroalimentaire où une hausse aurait été enregistrée, la production aurait reculé dans toutes les branches, a récemment annoncé la Banque centrale, soulignant que le taux d’utilisation des capacités (TUC) aurait ainsi stagné à 79% au cours de cette période. Selon l’enquête, menée du 1er au 30 septembre 2025, les ventes auraient enregistré une progression, recouvrant une hausse dans l’«agroalimentaire» et dans la «chimie et parachimie» et une baisse dans le «textile et cuir» et dans la «mécanique et métallurgie». Par destination, les ventes auraient progressé tant sur le marché local qu’étranger, suggèrent les résultats de l’enquête qui ont été établis sur la base d’un taux de réponse de 68%. Toujours selon Bank Al-Maghrib, les commandes auraient affiché une stagnation, recouvrant une progression dans l’«agroalimentaire», une stabilité dans la «mécanique et métallurgie» et une baisse dans la «chimie et parachimie» et dans le «textile et cuir». Quant aux carnets de commandes, ils se seraient situés à un niveau inférieur à la normale dans toutes les branches d’activité à l’exception de l’«agroalimentaire» où ils se seraient situés à un niveau supérieur à la normale. Qu’à cela ne tienne, pour les trois prochains mois, les industriels prévoient cependant une hausse de la production et des ventes dans toutes les branches d’activité à l’exception de la «chimie et parachimie» où ils s’attendent à une baisse des ventes. Dans le détail, la production de la branche «agro-alimentaire» aurait progressé et le TUC se serait situé à 75%. Tout comme les ventes auraient augmenté, reflétant une hausse sur le marché local et une stagnation sur le marché étranger. Avec un carnet qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale, les commandes auraient également progressé, selon BAM. Les industriels du secteur anticipent ainsi une hausse de la production et des ventes au cours des trois prochains mois. Au cours de la même période, la production de la branche « textile et cuir » aurait enregistré une baisse dans l’ensemble de ses sous-branches à l’exception de l’«industrie de l’habillement et des fourrures» où elle aurait stagné.  BAM rapporte ainsi que le TUC se serait établi à 80%. S’agissant des ventes, les opinions des industriels font état d’un recul dans l’ensemble des sous-branches. Par destination, elles auraient augmenté sur le marché local et diminué sur le marché étranger. Les commandes auraient reculé dans l’ensemble des sous-branches, alors que les carnets de commandes se seraient situés à un niveau inférieur à la normale. Si les industriels déclarent s’attendre à une hausse de la production et des ventes au cours des trois prochains mois,  plus d’une entreprise sur quatre déclarent des incertitudes quant à leur évolution future. En ce qui concerne la  production de la «chimie et parachimie», l’enquête révèle qu’elle aurait affiché  un recul et le TUC se serait établi à 79%; tandis que les ventes auraient augmenté, recouvrant un accroissement des expéditions à l’étranger et une stagnation des ventes locales. Avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale, les commandes auraient à l’inverse baissé. Dans ces conditions,  les entreprises s’attendent à une hausse de la production et une baisse des ventes dans les trois prochains mois. Enfin, en août dernier, la production de la «mécanique et métallurgie» aurait reculé et le TUC se serait établi à 87% au terme du mois d’août dernier. Les ventes se seraient repliées aussi bien sur le marché local qu’étranger tandis que les commandes auraient stagné (avec des carnets qui se seraient situés à un niveau inférieur à la normale). Malgré ces évolutions, pour les trois prochains mois, les industriels s’attendent à une hausse de la production et des ventes Alain Bouithy

Maroc. Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur inchangé

Maroc. Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur inchangé

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a, une fois de plus, opté pour la prudence en gardant son taux directeur inchangé, les incertitudes pesant sur les perspectives économiques demeurant à un niveau élevé. « Le Conseil a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25%, tout en poursuivant le renforcement des mesures visant l’assouplissement des conditions de financement des entreprises, notamment les TPE », a annoncé la Banque centrale, à l’issue de la troisième réunion trimestrielle de 2025 de son Conseil. La décision de BAM rejoint les anticipations des investisseurs financiers sondés par Attijari Global Research (AGR) dont plus de la moitié (51%) déclarait récemment s’attendre à un statu quo. En effet, d’après un récent sondage réalisé auprès d’un échantillon de 45 acteurs considérés parmi les plus influents du marché financier, le consensus du marché est ressorti mitigé mais penchait légèrement en faveur d’une stabilité du taux directeur de BAM, rapporte la MAP citant le récent « Research Report – Strategy » de la filiale d’Attijariwafa bank spécialisée dans l’analyse et la recherche des marchés financiers africains. Un autre sondage, celui de BMCE Capital Global Research (BKGR), allait dans le même sens : « Si le sondage des investisseurs reste très partagé, nous privilégions, pour notre part, le maintien du statu quo pour notre scénario central avec une perspective baissière d’ici fin 2025 », indiquait pour sa part  BKGR dans un « Flash Strategy ». Dans un communiqué, le Conseil annonce qu’il continuera de suivre de près l’évolution de la conjoncture et de fonder ses décisions, réunion par réunion, sur la base des données les plus actualisées. Accélération de la croissance économique à 4,6% en 2025 Lors de cette session, tenue le mardi 23 septembre à Rabat, Bank Al-Maghrib a annoncé qu’elle s’attend à une accélération de la croissance économique de 3,8% en 2024 à 4,6% cette année, et sur une consolidation à 4,4% en 2026. D’après les projections de l’institution publique, la valeur ajoutée agricole ressortirait en hausse de 5% cette année, tenant compte d’une récolte céréalière de 41,3 millions de quintaux (MQx), puis de 3,2% en 2026, sous l’hypothèse d’une production de 50MQx. Concernant les secteurs non agricoles, et à la faveur notamment de la forte dynamique de l’investissement dans les infrastructures, BAM estime que leur croissance avoisinerait 4,5% en 2025 et en 2026. « Pour les comptes extérieurs, la dynamique des échanges se poursuivrait à moyen terme, l’impact des récentes mesures tarifaires américaines devant demeurer faible », a poursuivi la Banque centrale qui prévoit une hausse de 6,2% des exportations de biens en 2025 puis de 9,4% en 2026 et un accroissement de 7,4% des importations en 2025 (7,1% en 2026). De leur côté, les recettes de voyages maintiendraient leur performance, avec de nouvelles progressions de 11,3% cette année et de 4,8% l’année prochaine à 131,2 milliards, tandis que les transferts des MRE, après une quasi-stabilité attendue cette année devraient s’accroître de 4,8% en 2026 à 125,5 milliards, a par ailleurs relevé l’institution déduisant, dans ces conditions, que le déficit du compte courant resterait contenu, se situant autour de 2,3% du PIB en 2025 et de 2% en 2026, après 1,2% en 2024. S’agissant des investissements directs étrangers (IDE), BAM pense que les recettes avoisineraient l’équivalent de 3,3% du PIB en 2025 et de 3,5% en 2026. « Au total, compte tenu des financements extérieurs prévus du Trésor, les avoirs officiels de réserve de Bank Al-Maghrib continueraient de se renforcer pour atteindre 418 milliards de dirhams à fin 2025 et 434,5 milliards à fin 2026, des niveaux équivalents à 5 mois et demi d’importations de biens et services », a-t-elle estimé. Des projections sur les conditions monétaires, il ressort que le déficit de liquidité devrait s’alléger à 115,3 milliards de dirhams à fin 2025, mais se creuserait à nouveau à 133 milliards en 2026, tiré par la hausse de la circulation fiduciaire. Enfin, sur le volet des finances publiques, « les projections de Bank Al-Maghrib tablent sur un déficit budgétaire, hors produit de cession des participations de l’Etat, stable à 3,9% du PIB cette année et en atténuation à 3,4% en 2026 ». Alain Bouithy

Maroc/Industrie: Le climat général des affaires jugé « normal » au quatrième trimestre de 2024

Maroc/Industrie: Le climat général des affaires jugé « normal » au quatrième trimestre de 2024

Le climat général des affaires dans l’industrie aurait été «normal» au quatrième trimestre de 2024, selon l’avis de 78% des entreprises sondées sur cette question. En revanche, 14% d’entre elles estiment qu’il aurait été  « défavorable », selon Bank Al-Maghrib (BAM). Les industriels anticipent une hausse des dépenses d’investissement dans l’ensemble des branches d’activité au cours des trois prochains mois D’après les résultats trimestriels de l’enquête de conjoncture menée par la Banque centrale au titre du quatrième trimestre, ces proportions sont respectivement de 88% et de 11% dans l’«agroalimentaire», 82% et 18% dans le «textile et cuir», de 76% et de 14% dans la  chimie et parachimie». La tonalité n’est, en revanche, pas la même au sein des entreprises de la «mécanique et métallurgie» où 50% des patrons interrogés considèrent le climat  «normal» et 33% de «favorable», a indiqué BAM précisant que les résultats de son enquête sont synthétisés sous forme de soldes d’opinion représentant la différence entre le pourcentage de réponses «Hausse» ou «Supérieur à la normale» et le pourcentage de réponses « Baisse» ou «Inférieur à la normale». En ce qui concerne les conditions d’approvisionnement, les chefs d’entreprise participant à cette enquête estiment qu’elles auraient été «normales» au terme du dernier trimestre de l’année écoulée de l’avis de 76% des industriels et «difficiles» d’après 23% d’entre eux. D’après Bank Al-Maghrib, cette dernière proportion atteint 43% dans la «mécanique et métallurgie», 29% dans la «chimie et parachimie», 21% dans le «textile et cuir» et 5% dans l’«agroalimentaire». Cette enquête d’opinion, menée auprès d’un échantillon représentatif comprenant près de 400 entreprises industrielles, révèle également que les effectifs employés auraient enregistré une stagnation selon les industriels, particulièrement dans l’«agroalimentaire» et la «mécanique et métallurgie». Sur la base des résultats de l’enquête, il ressort que 88% des entreprises de la «chimie et parachimie» sondées font état en revanche, d’une stagnation des effectifs, tandis que 12% signalent une hausse, a relevé l’institution précisant que ces proportions sont respectivement de 57% et 2% dans le «textile et cuir». Pour les trois prochains mois, 75% des industriels prévoient une stagnation des effectifs et 17% une baisse. L’enquête de BAM s’est intéressée également aux coûts unitaires de production qui auraient stagné selon 61% des industriels et augmenté selon 30%. Cette dernière proportion se situe à 58% dans la «chimie et parachimie», à 18% dans le «textile et cuir» et à 9% dans l’«agroalimentaire », ressort-il en outre des résultats de l’enquête de conjoncture, alors que  40% des industriels de la «mécanique et métallurgie» indiquent une stagnation des coûts unitaires de production et 39% une baisse. Autre thème abordé : la situation de la trésorerie. Sur ce point, l’institution rapporte qu’elle aurait été qualifiée de «normale» par 65% des entreprises et de «difficile» par 32% d’entre elles ; précisant que cette dernière part atteint 39% dans la «chimie et parachimie», 36% dans la «mécanique et métallurgie», 20% dans le «textile et cuir» et 6% dans l’«agroalimentaire». Autre volet abordé dans cette enquête, celui de l’accès au financement bancaire qui aurait été jugé «normal» par 75% des entreprises et «difficile» par 16%, a indiqué BAM précisant que ces parts se situent respectivement à 93% et 7% dans l’«agroalimentaire», à 89% et 11% dans la «chimie et parachimie», à 63% et 36% dans la «mécanique et métallurgie» et à 50% et 31% dans le «textile et cuir». Quant au coût du crédit, il aurait été en stagnation selon 87% des entreprises et en baisse selon 10%. Cette dernière proportion atteint 19% dans l’«agroalimentaire» et 8% dans la «mécanique et métallurgie», a poursuivi Bank Al-Maghrib soulignant, en revanche, que les industriels indiquent un coût de crédit en stagnation dans la «chimie et parachimie» et dans le «textile et cuir». Interrogés sur l’évolution les dépenses d’investissement récentes et futures, les industriels estiment qu’elles auraient augmenté, d’un trimestre à l’autre, dans toutes les branches à l’exception de la «mécanique et métallurgie » où elles auraient plutôt stagné. D’après ces derniers, ces dépenses auraient été financées à hauteur de 67% par des fonds propres et 33% par crédit. D’après les anticipations des entreprises, les dépenses d’investissement devraient augmenter dans l’ensemble des branches d’activité pour les trois prochains mois. Alain Bouithy

Maroc. Prudence oblige, Bank Al-Maghrib maintient le taux directeur à 2,75%

Maroc. Prudence oblige, Bank Al-Maghrib maintient le taux directeur à 2,75%

Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) n’a pas procédé à un nouvel assouplissement de sa politique monétaire, comme attendu par les investisseurs financiers. Réuni mardi à Rabat, il n’a pas non plus opté pour un resserrement. Une attitude mitigée. En effet, jouant la carte de la prudence, la Banque centrale «a jugé approprié de maintenir l’orientation actuelle de la politique monétaire», en gardant ainsi le taux directeur inchangé à 2,75%. Se refusant à toute décision précipitée pouvant conduire par la suite à une rectification brutale du cap, le Conseil a affirmé continuer de suivre de près l’évolution de la conjoncture économique et sociale. Une décision à contrario des enseignements du sondage réalisé par Attijari Global Research (AGR) dans son récent « research report strategy » qui rapportait que «la probabilité d’une diminution de 25 points de base (pbs) du taux directeur est estimée à 83% par un panel de 35 investisseurs majeurs du marché marocain », comme l’a relevé récemment la MAP. Le contexte étant marqué par un certain apaisement des pressions inflationnistes, bien que les incertitudes économiques persistent, les investisseurs estimaient qu’une baisse du taux directeur offrirait un soutien à l’économie marocaine. Il est important de noter que la décision du Conseil tient compte d’un ensemble de données relevées au terme de la troisième réunion trimestrielle du Conseil de BAM pour l’année 2024. En effet, lors de cette session, le Conseil a analysé l’évolution de la conjoncture économique nationale et internationale, ainsi que les projections macroéconomiques à moyen terme de l’organisme public. Sur le plan international, il a été noté que l’activité économique a été relativement résiliente, mais devrait connaître une décélération sur l’horizon de prévision dans de nombreux pays avancés et émergents, alors que l’inflation poursuit sa tendance baissière, avec toutefois une persistance de la hausse des prix des services dans les principales économies avancées. Analysant cette fois-ci l’évolution de la conjoncture économique nationale, et alors que la production agricole reste dans une large mesure tributaire des conditions climatiques, le Conseil a noté que « les données infra-annuelles disponibles indiquent globalement une poursuite de la reprise des activités non agricoles, tendance qui devrait être soutenue à moyen terme par l’élan attendu de l’investissement public et privé». Au cours de cette session, il a été aussi constaté que l’inflation évolue à des niveaux modérés depuis le début de l’année. Ce qui, selon BAM, reflète essentiellement la baisse des prix des produits alimentaires à prix volatils et le ralentissement de sa composante sous-jacente qui oscille autour de 2% et resterait proche de ce taux au cours des huit prochains trimestres. D’après Bank Al-Maghrib, l’inflation globale devrait décélérer de 6,1% en 2023 à 1,3% cette année avant de s’accélérer à 2,5% en 2025. Ces projections tiennent compte notamment des changements annoncés concernant les subventions des prix des produits de base, et sous l’hypothèse d’une variation limitée à moyen terme des prix des produits alimentaires à prix volatils, a précisé l’Institution. Les perspectives économiques et sociales entourées d’un niveau élevé d’incertitudes  La tenue de cette session a permis aussi de noter le renforcement de l’ancrage des anticipations d’inflation telles qu’elles ressortent de l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib auprès des experts du secteur financier, relevant que celles-ci sont revenues au troisième trimestre à 2,2% pour l’horizon de 8 trimestres et à 2,3% pour celui de 12 trimestres. Toujours d’après le Conseil, « les perspectives économiques et sociales à l’horizon des projections macroéconomiques de la Banque demeurent entourées d’un niveau élevé d’incertitudes ». La Banque centrale estime qu’elles sont liées au niveau international à l’enlisement de la guerre en Ukraine, à l’escalade du conflit au Moyen-Orient et aux tensions géopolitiques qui accentuent la fragmentation économique non sans impact sur le rythme de l’activité et sur l’évolution des prix, notamment énergétiques. Mais pas que. En effet, il se trouve qu’« au  niveau national, la récurrence des sécheresses et le stress hydrique constituent un risque majeur pour la production agricole et la croissance économique plus globalement », a-t-on expliqué. De la même façon « la déclinaison des orientations du projet de loi de Finances 2025 ainsi que la poursuite des négociations dans le cadre du dialogue social pourraient se traduire par des impacts plus importants que prévu sur l’évolution de la demande et des prix», a estimé BAM. Alain Bouithy

Maroc. Bank Al-Maghrib laisse de nouveau inchangé son taux directeur

Maroc. Bank Al-Maghrib laisse de nouveau inchangé son taux directeur

Le taux directeur reste de nouveau inchangé à 3%. Bank Al-Maghrib en a ainsi décidé au terme de la quatrième et dernière réunion trimestrielle de son Conseil de l’année 2023 tenue mardi 19 à Rabat. Le Conseil, estime que « le niveau actuel du taux directeur reste approprié et favorise le retour de l’inflation à des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix » et assure suivre de près l’évolution de la conjoncture économique et des pressions inflationnistes, tant au niveau national qu’international. La croissance de l’économie nationale devrait s’établir à 2,7% en 2023 et s’améliorer à 3,2% en 2024 puis à 3,4% en 2025 Cette décision, qui se base sur un ensemble de données, prend en compte notamment l’évolution de la conjoncture nationale et internationale, les projections macroéconomiques à moyen terme de la Banque, la nette atténuation des pressions inflationnistes à l’international, la baisse des prix de l’énergie ainsi que la décélération de la croissance économique qui continue de pâtir des tensions géopolitiques et de la montée des incertitudes. A propos des pressions inflationnistes, en particulier de l’inflation domestique, le Conseil a noté un ralentissement sensible qui devrait se poursuivre à moyen terme. L’inflation terminerait l’année avec une moyenne de 6,1% contre 6,6% en 2022 Il en veut pour preuve, « depuis le pic de 10,1% atteint en février dernier, l’inflation a décéléré progressivement pour revenir à 4,3% en octobre et terminerait l’année avec une moyenne de 6,1% contre 6,6% en 2022 », a-t-il fait remarquer dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion. Concernant toujours l’inflation, le Conseil prévoit qu’elle devrait enregistrer une nette baisse pour se situer autour de 2,4% en 2024 et en 2025. Précisons toutefois que cette prévision prend en considération la dissipation prévue des pressions inflationnistes d’origine externe, des effets directs des mesures fiscales de la loi de Finances 2024 et du processus de décompensation graduelle prévu par la programmation budgétaire triennale 2024-2026, et dans  l’hypothèse d’une quasi-stabilité des prix des produits alimentaires à prix volatils, comme cela a été souligné. A cette prévision s’ajoute celle de sa composante sous-jacente qui « connaîtrait une évolution similaire, passant de 6,6% en 2022 à 5,6% en 2023 puis s’atténuerait à 2,4% en 2024 et à 2,3% en 2025 », selon le Conseil. Tenant compte cette fois-ci d’une production céréalière de 55,1 millions de quintaux au titre de la campagne précédente, le Conseil prévoit une amélioration de 5% de la valeur ajoutée agricole au titre de cette année. Selon la Banque centrale, « elle augmenterait ensuite de 5,9% en 2024 et de 2% en 2025, sous l’hypothèse de productions céréalières moyennes de 70 millions de quintaux et de la poursuite de la performance tendancielle des autres cultures ». Pour les activités non agricoles, le rythme d’accroissement de leur valeur ajoutée devrait ressortir à 2,5% cette année, à 2,7% en 2024 avant de s’accélérer à 3,7% en 2025, Tiré par la reprise prévue dans les secteurs de l’industrie et du BTP, le rythme d’accroissement de la valeur ajoutée des activités non agricoles devrait ressortir à 2,5% cette année, à 2,7% en 2024 avant de s’accélérer à 3,7% en 2025. Ainsi, « après un taux de 1,3% enregistré en 2022, la croissance de l’économie nationale devrait s’établir à 2,7% cette année et s’améliorer graduellement à 3,2% en 2024 puis à 3,4% en 2025 », selon le Conseil. Sur le plan des comptes extérieurs, les échanges de biens devraient accuser une légère baisse en 2023 avant de reprendre leur hausse. En effet, après une contraction prévue de 2,6% cette année, les importations s’accroîtraient de 4,2% en 2024 et de 8,2% en 2025 ; tandis que les exportations seraient en quasi-stagnation en 2023. En parallèle, les recettes voyages poursuivraient leur amélioration avec une progression de 13,2% en 2023 à 106 milliards de dirhams, une quasi-stabilité en 2024 et une augmentation de 6,5% en 2025 à 112,4 milliards. Les transferts des MRE devraient de leur côté s’établir à 112,8 milliards de dirhams en 2023, contre 110,7 milliards en 2022, et atteindre 120 milliards en 2025 ; tandis que les recettes des IDE connaîtraient une baisse en 2023 pour avoisiner l’équivalent de 2,3% du PIB, avant de retrouver leur niveau tendanciel de 3% au cours des deux prochaines années. Ainsi, et tenant compte notamment des financements extérieurs réalisés et prévus du Trésor, les avoirs officiels de réserve de Bank Al-Maghrib se situeraient à 360,9 milliards de dirhams à la fin de cette année et de 2024 avant d’atteindre 372,1 milliards à fin 2025. Sur les conditions monétaires, le Conseil note que les taux débiteurs ont connu une nouvelle hausse trimestrielle de 10 points de base à 5,36% au troisième trimestre 2023, cumulant ainsi une augmentation de 112 points de base depuis le début du resserrement de la politique monétaire. Le besoin de liquidité des banques continuerait de se creuser pour s’établir à 92,6 milliards de dirhams à fin 2023 et atteindre 137,7 milliards en 2025; le crédit au secteur non financier devrait connaître une sensible décélération avec un rythme revenant de 7,9% en 2022 à 2,6% en 2023, avant de s’accélérer à 4,6% en 2024 tandis que le taux de change effectif réel afficherait une hausse de 0,8% en 2023, et poursuivrait son appréciation avec des taux de 1,1% en 2024 et de 0,6% en 2025. Au niveau des finances publiques, le Conseil prévoit que « le déficit budgétaire devrait se situer, selon les projections macroéconomiques de BAM, à 4,8% du PIB en 2023, à 4,5% en 2024 et à 3,9% en 2025 ». Alain Bouithy

Maroc. Le cash connaît une forte accélération

Maroc. Le cash connaît une forte accélération

La circulation fiduciaire a connu une accélération exceptionnelle au titre de l’année 2022, selon un rapport annuel de Bank Al-Maghrib (BAM) rendu public récemment. La hausse du volume d’argent liquide en circulation s’est accélérée « sous l’effet conjugué de l’augmentation générale des prix et de la forte hausse des transferts des MRE et des recettes touristiques », a indiqué la Banque centrale notant que le cash en circulation a dépassé les niveaux enregistrés avant 2020. Dans son Rapport annuel sur les infrastructures des marchés financiers et les moyens de paiement, leur surveillance et l’inclusion financière – Exercice 2022, il ressort en effet que l’encours de la monnaie fiduciaire (qui ne tient pas compte des encaisses détenues par les banques) a enregistré une  hausse annuelle de 10%, après 6% enregistré en 2021. Il s’est ainsi établi, en valeur, à 372 milliards de dirhams. Selon les données publiées par l’institution publique, en volume, l’encours de la monnaie fiduciaire s’est situé à 2,5 milliards de billets et 3,1 milliards de pièces de monnaie, soit des progressions annuelles respectives de « 9% et 3% ». Dans son rapport, BAM fait également remarquer que la demande de cash s’est inscrite dans un mouvement haussier depuis le début de l’année 2022, après l’accalmie observée au titre de l’année 2021 où le rythme de progression de la masse fiduciaire est revenu à la normale. Ainsi que le montrent les statistiques livrées par l’organisme, il apparaît qu’« après l’accroissement des sorties nettes de 3,7 milliards de dirhams enregistré courant le premier trimestre de l’année, l’augmentation de la circulation de la monnaie fiduciaire, sous l’effet des évènements et fêtes religieuses ainsi qu’à celui des vacances scolaires, s’est élevée à 19,5 milliards de dirhams courant les deuxième et troisième trimestres de 2022 ». L’analyse des données suggère qu’elle s’est accentuée courant le dernier trimestre, a fait savoir la Banque centrale liant cette évolution à la hausse massive des transferts des MRE, aux réformes fiscales en faveur des entreprises individuelles ainsi qu’au déploiement du programme de subventions accordées par les autorités au secteur du transport routier et au secteur de tourisme, pour atteindre 11,8 milliards de dirhams. En fin de compte, BAM note que « le ratio de la circulation fiduciaire rapporté au PIB s’est établi à 27% contre 29% constatée l’année précédente». Nette amélioration du volume des billets en circulation Dans le détail, au titre de l’année écoulée, les billets de banque marocains (BBM) ont enregistré une nette amélioration en volume de 9,3% contre 5,4 % en 2021 et en valeur de 10,5% (5,7% en 2021), équivalant à 2,5 milliards de billets pour une valeur de 368 milliards de dirhams. Il est à préciser que les billets en circulation ont représenté au cours de cette même année une part de 44% en volume et 99% en valeur du total de la circulation fiduciaire. En ce qui concerne la structure en valeur des billets en circulation, le rapport fait état d’un changement en faveur des billets de 200 DH dont la part a augmenté durant l’année 2022, passant de 74% en 2021 à 75% en 2022. Selon le constat établi dans ledit rapport, « ce renforcement s’est effectué au détriment de la coupure de 100 DH, dont la contribution est revenue de 24% à 23%» durant l’année dernière. Toujours selon BAM, « l’analyse en volume des billets indique la poursuite de la tendance haussière de la part de la coupure de 200 DH dans le volume global des BBM en circulation » ; celle-ci ayant, en effet, atteint 56%, en augmentation de 1 point de pourcentage par rapport à 2021, suivie des billets de 100 DH avec une part stable à 35%. Alors que les contributions descoupures de 20 DH et 50 DH ont de leur côté atteint respectivement 3% et 6%. A noter également que, « par type de billets, 90% des billets en circulation sont de type 2012, 9% relèvent de la série d’émission de 2002 et 1% sont de type 1987 actuellement en phase de retrait de circulation ». Le volume de la monnaie métallique, l’autre liquidité en circulation, a pour sa part affiché une hausse de 3,1% au titre de la même année atteignant 3,1 milliards de pièces, et 4,1% en valeur, correspondant à 4 milliards de dirhams. Selon les données, en nombre, la structure des stocks de pièces a été marquée par un renforcement de la part de ½ DH, passant de 12% à 13% ainsi que celle de 5 DH passant de 7% à 8%. Quant aux autres parts, elles « ont respectivement stagné à 29% pour 1 DH, 4% pour 10 DH, 2% pour 2 DH, à l’exception des pièces de 20 C et 10 C dont leurs parts ont enregistré des baisses de 1 point de pourcentage chacune, passant respectivement de 16% à 15% et de 19% à 18% », a indiqué BAM. Notons enfin qu’en valeur, la structure du stock des pièces n’a pas connu de variations significatives à l’exception de la pièce de 2 DH (3% contre 4% en 2021) et que «la part de 10 DH y représente 34%, 29% pour celle de 5 DH, 22% pour 1 DH et 15% pour le reste des dénominations», a conclu la Banque. Alain Bouithy