Marrakech: des talents féminins au cœur de la construction d’une Afrique inclusive

Marrakech: des talents féminins au cœur de la construction d’une Afrique inclusive

La succession de bonnes nouvelles autour du premier sommet de «Women in Africa» (WIA), prévu du 25 au 27 septembre courant à Marrakech, conforte les organisateurs sur le bien-fondé de cette initiative mondiale qui entend encourager les entreprises internationales et panafricaines à identifier, rassembler et accompagner les talents féminins. En premier lieu, Aude de Thuin qui n’est autre que la présidente et fondatrice de WIA, spécialiste des questions de femmes sur les sujets d’économie et de société. L’initiative est louable d’autant qu’elle braque ses projecteurs sur les nombreux talents féminins dont regorge le continent africain, mais que bien de multinationales et entreprises nationales mettent rarement en valeur. Alors que l’économie africaine en a grandement besoin et ne saurait faire l’impasse sur toutes les compétences du continent. Selon la Banque africaine de développement (BAD), 40% des femmes occupent des emplois formels, mais seules 15% des entreprises ont à leur tête une femme. Aussi, seulement 15 pays sur 54 du continent ont mis en place des lois contre la discrimination à l’embauche. Ces chiffres en disent long sur une situation qu’il va falloir changer en prônant des solutions concrètes à même de la faire évoluer. Surtout que, comme le relève le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les inégalités hommes-femmes à l’emploi coûtent 95M$ par an en Afrique subsaharienne, ce qui représente 6% du PIB de la région. L’objectif du sommet consiste ainsi à identifier des actions à mettre en œuvre et définir une feuille de route précise et créer une initiative mondiale pour une Afrique inclusive. L’initiative «Women in Africa» repose sur trois piliers importants, a rappelé Aude de Thuin, qui est aussi la fondatrice du Women’s Forum. Le premier, «WIA Institute», est un fournisseur de datas qui produira et catalysera des études sur les femmes dans l’économie africaine afin de mieux apprécier leur travail. Car, a-t-elle souligné, «il y a une très grande méconnaissance du rôle des femmes dans l’économie». En ce qui concerne le deuxième pilier, «WIA Club» vise à fournir des services de ressources humaines pour faciliter l’identification et le placement de femmes et de jeunes talents africains. Concrètement, «il s’agit d’une communauté de membres de dirigeants panafricains et internationaux engagés à soutenir le développement d’une gouvernance mixte en Afrique», ont souligné les organisateurs, précisant que ce pilier va permettre à ces derniers de se réunir à Marrakech. Le troisième pilier, «WIA Philanthropy» est un fonds de dotation pour le soutien et le développent d’entrepreneurs innovants et exemplaires en Afrique. «Nous avons souhaité développer ce pilier pour pouvoir recevoir de l’argent pour aider l’entrepreneuriat sur le continent africain», a expliqué Aude de Thuin. Et d’ajouter qu’un appel à candidatures a été lancé sur l’ensemble du continent et «nous avons reçu en 10 jours 260 dossiers très élaborés sur des modèles économiques très performants et dans des secteurs où l’on attend très peu de femmes». Sur le choix du Maroc d’accueillir ce premier sommet, les organisateurs ont indiqué qu’il a été décidé à la demande des membres marocains de «Women in Africa» et que d’ autres réunions seront organisées dans d’autres pays du continent dès fin 2017 et tout au long de l’année 2018. Autre annonce faite lors de cette rencontre, le sommet prévoit d’instaurer le «Prix African Man of the year» qui sera dédié à un homme «dont l’action en faveur des femmes dans la gouvernance des secteurs privés ou publics africains aura été particulièrement remarquée», a-t-on précisé. C’est là une première à saluer aussi. A noter que l’initiative «Women in Africa», qui compte 22 ambassadrices sur le contient, réunira plus de 300 personnes venant d’une quarantaine de pays. Et que la journée d’ouverture sera marquée par une rencontre sur «La place des femmes dans l’économie sociale et solidaire en Afrique», à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech. «Ce panel portera sur le rôle des gouvernements et du secteur privé dans la promotion et le soutien d’initiatives encourageant une croissance durable ainsi que l’inclusion des femmes dans les modèles économiques», ont précisé les organisateurs.

Marrakech accueille le premier sommet de “Women in Africa”

Marrakech accueille le premier sommet de “Women in Africa”

Plus de 300 femmes et hommes d’Afrique et du monde entier, de tous les secteurs, prendront part au premier sommet de « Women in Africa » (WIA), une initiative mondiale mettant les talents féminins au cœur de la construction d’une Afrique inclusive, prévu du 25 au 27 septembre courant à Marrakech. Cette initiative sans précédent a pour vocation d’encourager les entreprises internationales et panafricaines à identifier, rassembler et accompagner les talents féminins, ont indiqué les organisateurs. Plusieurs activités figurent au programme du sommet qui s’articulera autour du thème « Investir pour une meilleure gouvernance avec les femmes africaines » et dont l’objectif consistera à identifier des actions à mettre en œuvre et définir une feuille de route précise et créer ainsi une initiative mondiale pour une Afrique inclusive. En effet, les participants seront conviés à des conférences, master classes et laboratoires de réflexion collaboratifs réunissant des experts internationaux sur les sujets en relation avec l’agriculture, l’énergie, l’entrepreneuriat, la finance, la nutrition et l’eau, selon un programme qui sera détaillé dans les prochains jours. Women in Africa est structuré autour de trois piliers, WIA Institute, WIA Club et WIA Philanthropy et adopte une approche de catalyseur, rassemblant les parties prenantes au sein d’une communauté, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. Ces derniers précisent que les rênes de l’initiative ont été confiées à Aude de Thuin, spécialiste des questions de femmes sur les sujets d’économie et de société. « Les femmes africaines produisent jusqu’à 65% des biens économiques du continent, mais elles ne représentent que 8,5% des emplois non-agricoles. WIA souhaite contribuer à changer la donne », a rappelé Aude de Thuin. Selon cette dernière, qui est aussi la fondatrice du Women’s Forum, « en créant une plateforme pour rassembler leaders africains et internationaux afin de travailler sur des feuilles de routes sectorielles, nous souhaitons sensibiliser les entreprises internationales et panafricaines à l’importance de l’empowerment des femmes pour accélérer la croissance inclusive en Afrique ». Ce n’est pas tout. A travers cette plateforme, ajoute-t-elle, « nous voulons ainsi transmettre la dynamique d’une communauté de talents pour une nouvelle gouvernance dont le monde a besoin. » Pour mener à bien ce projet, Aude de Thuin s’est entourée de personnalités influentes du continent telles que Ismaël Douiri, CEO de Attijariwafa Bank; Nigest Hailé, fondatrice de Cawee Ethiopie; Nayé Bathily, directrice, Banque mondiale. Notons aussi que tous les membres de l’Advisory Board de WIA et ambassadrices représentant WIA sur le continent l’accompagnent également dans ce projet, à l’instar de Patricia Nzolantima (RDC), Candace Nkoth-Bisseck (Cameroun), Irène Kiwia (Tanzanie), Tessy Kayitana (Rwanda), Hafsat Abiola (Nigeria), Mariame Fonfana (Côte d’Ivoire) et Hindou Ibrahim Oumarou du Tchad. Organisé en partenariat avec France Média Monde, Huffington Post Maghreb et IC Publications, premier Sommet de WIA verra la participation de Zuriel Oduwole, activiste engagée dans l’éducation des jeunes filles en Afrique; Elizabeth Medou Badang, PDG Orange Cameroun; Joel Macharia, fondateur et président directeur général d’Abacus. Prendront part également à ce sommet : Evelyne Tall, ancienne directrice générale du groupe Ecobank; Takunda Chingonzo, fondateur du TechVillage ainsi que Mehdi Lahlou de Roland Berger et Lamia Bazir, présidente de la fondation des femmes rurales au Maroc.