Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier ses attaques malgré la récente signature des accords de paix avec la RDC

Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier ses attaques malgré la récente signature des accords de paix avec la RDC

Le Burundi accuse le Rwanda d’intensifier les attaques contre les militaires burundais présents en République démocratique du Congo (RDC) pour une mission de paix, malgré la récente signature des accords de paix entre le Rwanda et la RDC, a déclaré lundi Edouard Bizimana, ministre burundais des Affaires étrangères. Il a fait ces remarques lors d’une réunion à l’intention des chefs des missions diplomatiques et consulaires ainsi que des représentants des organisations régionales et internationales accrédités au Burundi. « Le Burundi ne tolérera aucun acte qui remettrait en cause la sécurité du Burundi », a indiqué M. Bizimana au cours des échanges avec les diplomates et représentants des organisations internationales, invités à la réunion pour faire le point sur l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Malgré la signature des accords de paix, les attaques se sont intensifiées dans l’est de la RDC à proximité du Burundi, où deux bombes ont même dépassé vendredi les frontières burundaises et fait deux blessés, une femme et un enfant à Cibitoke (nord-ouest du Burundi), a signalé M. Bizimana. Le ministre a accusé le Rwanda d’être dernière cette attaque, la qualifiant de « provocation ». Toutefois, il a laissé entendre que le Burundi restait engagé à soutenir toute initiative visant la promotion de la paix dans la région. « Le Burundi est une partie de la solution et non une partie du problème », a-t-il affirmé. Ces récentes attaques dans l’est de la RDC près du Burundi ont provoqué des déplacements de personnes fuyant ces hostilités. Entre les 6 et 7 décembre, le Burundi a enregistré 2.325 réfugiés et 1.438 ménages de Burundais composés de 3.397 personnes qui vivaient en RDC, selon le ministre. Xinhua

RD Congo : le CICR condamne les attaques récentes ayant tué et blessé des civils dans le Nord-Kivu

RD Congo : le CICR condamne les attaques récentes ayant tué et blessé des civils dans le Nord-Kivu

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’alarme de l’impact dévastateur sur les populations civiles des affrontements armés en cours autour et dans la ville de Goma. Parmi les lourdes conséquences humanitaires, on déplore l’afflux massif de blessés par balles et par munitions explosives dans les structures soutenues par le CICR, notamment l’hôpital CBCA Ndosho à Goma. Le CICR a ainsi pris en charge plus de 600 blessés depuis le début du mois de janvier, dont près d’une moitié de civils. Parmi eux se trouvaient des femmes et des enfants en grand nombre. En dépit des affrontements intenses et des bombardements continus, les équipes chirurgicales du CICR parviennent encore à prendre en charge les victimes qui continuent d’affluer par dizaines. « Les blessés sont transportés à moto, d’autres par bus, ou avec l’aide des volontaires de la Croix-Rouge congolaise. Des civils arrivent grièvement blessés par balles ou par des éclats d’obus. Tout l’hôpital est mobilisé et les trois équipes chirurgicales travaillent sans relâche pour soigner des patients qui attendent parfois couchés à même le sol faute d’espace suffisant », explique Myriam Favier, cheffe de la sous-délégation du CICR à Goma. Cette situation résulte de l’utilisation de l’artillerie dans des zones densément peuplées – notamment dans les grands centres urbains comme la ville de Goma ou les camps de déplacés –, ainsi que de l’intensité de combats dévastateurs pour les populations prises au piège. Le dernier grave incident en date aura couté la vie à des dizaines de civils qui avaient cherché refuge dans le camp de déplacés de Rusayo, pourtant protégé par le droit international humanitaire. « Il est impératif que les parties au conflit respectent le droit international humanitaire en veillant constamment à épargner les civils ainsi que leurs biens et en prenant toutes les mesures possibles pour minimiser les conséquences humanitaires des opérations militaires qu’ils dirigent », affirme François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC. « Nous recevons un grand nombre d’appels de personnes blessées, désemparées et livrées à elles-mêmes. Un accès humanitaire sécurisé est indispensable pour répondre aux besoins les plus urgents comme l’accès à l’eau potable, à l’électricité, à la nourriture et aux soins de santé », conclut-il. Enfin, plusieurs incidents graves affectant la mission médicale ont été portés à la connaissance de nos équipes. Le CICR demande instamment aux parties au conflit de respecter et de protéger le personnel médical et les structures sanitaires, et de faciliter les mouvements des ambulances et des blessés qui cherchent à se rendre dans les hôpitaux de la ville de Goma.

Maroc. La Comader monte au créneau et fustige des « attaques récurrentes et infondées»

Maroc. La Comader monte au créneau et fustige des « attaques récurrentes et infondées»

Les produits agricoles marocains en Europe font l’objet d’« attaques injustifiées » sur les marchés européens, fustige la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader). Dans un communiqué publié jeudi 15, la Comader condamne cette attitude rappelant l’existence d’accords commerciaux établis entre le Maroc et l’Union européenne (UE). Il est en effet important de rappeler que des accords régissent les échanges entre les deux parties depuis près de trois décennies (1996), comportant différents protocoles liés aux produits agricoles et à la pêche et fixant les conditions d’accès aux marchés desdits produits. Entrés en vigueur en 2000, ces protocoles ont subi plusieurs modifications dont les plus récentes remontent à 2010 et seront mises en œuvre en octobre 2012. C’est dire l’étonnement de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural qui, en plus de condamner ces « attaques récurrentes et infondées », rappelle également que les exportations marocaines de produits agricoles vers l’UE bénéficient de « préférences tarifaires ». Tout comme les  produits agricoles en provenance de l’Union européenne et destinés au marché marocain, insiste-t-elle précisant toutefois que lesdits accords ne signifient en aucun cas une libéralisation totale des échanges agricoles. Comme pour marquer son étonnement, la Comader note que les produits agricoles marocains exportés vers l’UE sont de qualité et se conforment strictement, et sans exception, aux exigences réglementaires des marchés de destination. Le Maroc veille au respect rigoureux des normes de commercialisation, sanitaires et phytosanitaires imposées par les marchés de destination, assure la confédération expliquant que ces produits sont soumis à des contrôles préalables des autorités nationales et font l’objet d’inspections par les autorités européennes une fois arrivés en terre européenne. Preuve que le Maroc se conforme parfaitement aux normes européennes, la Comader note que les notifications du Rapid Alert System for Food and Feed (RASFF) émises par l’UE en 2023 placent le Royaume au troisième rang sur une liste de 15 principaux exportateurs vers l’UE. Toutes ces précisions sont importantes dès lors qu’elles contredisent les « allégations mensongères voulant faire croire que les productions étrangères commercialisées sur le territoire français ne répondent pas aux mêmes normes et exigences que l’agriculture française », comme l’avez relevé Saint-Charles International en réponse aux actions de violences qui ont eu lieu à l’encontre de chargements en provenance d’Espagne ou du Maroc Dans un communiqué publié en début de mois, la plateforme européenne multimodale de transport située à Perpignan dans la région Occitanie, avait en effet affirmé que « tout produit commercialisé en France comme sur le Marché commun répond aux mêmes normes et réglementations européennes, qu’il soit produit en agriculture conventionnelle ou en agriculture biologique ». Il est important de noter  que les exportations marocaines de produits agricoles vers l’Union européenne ont progressé de 15% entre 2021 et 2022. Elles ont bondi de 2% vers l’Espagne au cours de la même période. Dans l’autre sens, les exportations de produits agricoles de l’UE vers le Maroc ont enregistré une amélioration de 75%, tandis que celles provenant de l’Espagne ont bondi de 20%. Pour mieux apprécier ces évolutions, rappelons que le solde de la balance commerciale des produits agricoles a été positif pour l’UE au titre de l’année 2022 et qu’il s’est élevé à près de 900 millions d’euros. Alain Bouithy

160 morts dans des attaques au centre du Nigeria

Au moins 160 personnes ont été tuées dans le centre du Nigeria lors d’une série d’attaques contre des villages, ont annoncé lundi les autorités locales. Le bilan s’est fortement alourdi par rapport au chiffre initial de 16 morts lors d’un affrontement entre éleveurs et agriculteurs à Mushu, un village dans la zone de Bokkos. Au moins 113 personnes ont été confirmées tuées et plus de 300 blessés ont été transférés dans des hôpitaux de Bokkos, Jos et Barkin Ladi, a précisé Monday Kassah, chef du gouvernement local de Bokkos, dans l’Etat du Plateau, cité par l’AFP. Un bilan provisoire de la Croix-Rouge locale fait état de 104 morts dans 18 villages de la région de Bokkos. Au moins 50 personnes auraient également trouvé la mort dans plusieurs villages de la région de Barkin Ladi, selon Dickson Chollom, membre du parlement de l’Etat. Il s’agit de la pire flambée de violence dans l’Etat du Plateau depuis le mois de mai, durant lequel plus de 100 personnes avaient été tuées lors d’affrontements entre agriculteurs et éleveurs. Les attaques armées, entraînant morts et enlèvements, constituent une menace majeure pour la sécurité dans les régions du nord et du centre du Nigeria.

RCA : La recrudescence des attaques contre le personnel et les patients à Batangafo menace la continuité des soins de santé

RCA : La recrudescence des attaques contre le personnel et les patients à Batangafo menace la continuité des soins de santé

Les travailleurs humanitaires, les patients et leurs soignants subissent des niveaux de violence insupportables perpétrés par des groupes armés locaux lors de leurs déplacements dans la périphérie de la ville de Batangafo, dans le nord de la République centrafricaine (RCA), a déclaré (vendredi 1er septembre, dnr) Médecins sans frontières (MSF). Deux incidents graves en l’espace de moins d’une semaine mettent en péril notre capacité à continuer à fournir des soins de santé dans la région. MSF demande instamment aux groupes armés de respecter et de protéger les patients et le personnel de santé. Depuis le début de l’année 2023, les équipes de MSF ont subi au moins 16 incidents à Batangafo et dans sa périphérie. Les dernières attaques ont eu lieu les 26 et 30 août. Les agressions consistent principalement en des vols avec violence. Elles sont perpétrées par des groupes d’hommes armés qui assaillent les motards qui transportent les patients, les agents de santé communautaires qui dispensent des soins dans les zones rurales, ou les convois de véhicules transportant du personnel qui se rend sur les activités à proximité. De plus, à deux reprises, en mars et en août de cette année, ces attaques ont également entraîné des violences sexuelles à l’encontre d’une employée MSF et d’accompagnants des patients. « Nous sommes scandalisés par ces violences commises à l’encontre de patients, de soignants, de notre personnel et des motocyclistes qui effectuent les références alors qu’ils se déplacent en étant clairement identifiés comme appartenant à une organisation humanitaire », déclare Gisa Kohler, responsable des opérations pour la République centrafricaine. « Nos équipes sont régulièrement braquées sous la menace d’une arme, et les réponses évasives fournies par les groupes armés locaux, qui attribuent toujours les actions à des éléments incontrôlés pour se dégager de toute responsabilité, sont inacceptables. » Les incidents subis par MSF près de Batangafo ont impliqué une série d’acteurs armés. « Même si le conflit en République centrafricaine ne fait pas la ‘une’ del’actualité internationale, la violence contre les civils s’y déroule en permanence. Ils sont les premiers à en subir les conséquences », explique Gisa. Les attaques répétées qui affectent MSF et nos patients mettent en péril la poursuite de nos activités médicales dans la périphérie de Batangafo. Si nous étions contraints de partir, cela réduirait considérablement l’accès aux soins pour les habitants. » Suite à ces incidents, MSF a décidé de suspendre tous les mouvements de supervision dans la périphérie de Batangafo et a suspendu la référence des patients sur l’axe de Ouogo, où s’est produit l’un des derniers incidents majeurs. « Nous sommes déterminés à rester pour sauver des vies dans cette région négligée, mais nous ne pouvons pas le faire à n’importe quel prix, en mettant nos patients et notre personnel en danger », poursuit Kohler. « Nous appelons tous les acteurs armés à respecter et à protéger le personnel de santé, les travailleurs humanitaires, les patients et les personnes qui s’occupent d’eux. » L’année dernière, MSF a été contrainte de fermer son projet à Kabo, dans le nord de la République centrafricaine, après 16 ans d’existence, suite à l’attaque d’un convoi en janvier 2022. Nous avons cessé nos activités en raison de l’impossibilité d’assurer la sécurité des déplacements de nos équipes dans cette région instable du pays. MSF est présente à Batangafo depuis 2006. Ses équipes gèrent actuellement un hôpital, soutiennent un réseau d’agents de santé communautaires formés pour traiter le paludisme et les cas modérés de diarrhée, et appuient deux centres de santé à la périphérie de la ville par des visites régulières. Entre janvier et juillet 2023, l’organisation a assuré près de 115 000 consultations médicales et référé à l’hôpital de la ville plus de 2 000 patients en provenance des zones rurales ayant besoin de soins plus spécialisés.

Centrafrique : l’armée nationale harcelée par des attaques rebelles ?

Centrafrique : l’armée nationale harcelée par des attaques rebelles ?

Depuis le début de l’année, les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) multiplient des attaques contre les positions des Forces armées centrafricaines (Faca). Plusieurs postes avancés de l’armée ont été visés, des blessés et des morts sont souvent enregistrés. Une situation qualifiée de harcèlement par certains observateurs. Depuis quelques mois, les attaques des éléments de la Coalition des patriotes pour le changement contre les positions des Faca et leurs alliés russes sont récurrentes à l’intérieur du pays. De Vakaga, Bamingui-Bangoran en passant par l’Ouham, l’Ouham-Pendé et la Ouaka, les assauts ciblent principalement les positions des soldats centrafricains. Les rebelles à l’assaut Plusieurs combats ont opposé, ces 3 derniers mois, les éléments des Forces armées centrafricaines aux rebelles dans plusieurs localités de la RCA. Ces attaques sont, pour la plupart, lancées par les rebelles. A titre d’illustration, le 4 avril dernier, des combattants de la CPC ont attaqué une base des Faca et leurs alliés russes à Bossemptélé dans l’Ouham-Pende. En mars dernier, des attaques rebelles ont visé deux postes de l’armée nationale ; d’abord à Wawa dans la Ouaka, ensuite à Markounda dans l’Ouham-Fafa. Ces attaques ont coûté la vie à au moins 3 militaires centrafricains. Harcèlement de l’armée ? Des attaques à la bombe, avec l’utilisation de drones et d’engins explosifs assorties d’enlèvements, donnent un nouveau visage au mode opératoire de la CPC. On peut noter la prise en otage de 20 militaires à Sikikédé dans la Vakaga, en février dernier. Ces assauts à répétition contre les forces de défense nationale sont suivis d‘une communication active mise en place par la CPC. Des porte-paroles de cette rébellion publient des communiqués après chaque attaque. Pour certains observateurs de la vie socio-politique centrafricaine, il s’agit d’un véritable harcèlement de l’armée nationale par les rebelles. D’autres pensent que la défaillance se trouverait du côté du renseignement militaire et d’un manque de stratégies. Face à ce regain de tension, le président Faustin Archange Touadéra a dénoncé, lors de l’anniversaire de l’an 2 de son second quinquennat, « des attaques lâches et terroristes contre des populations civiles ». Cette situation préoccupe les autorités centrafricaines, qui ne cessent de dénoncer le maintien de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine. Le président Touadera a même dénoncé une décision « injustifiée ».

Mali: les attaques intervenues à Boni et à Tessit ont coûté la vie à 22 assaillants et plusieurs blessés

Mali: les attaques intervenues à Boni et à Tessit ont coûté la vie à 22 assaillants et plusieurs blessés

Dans un communiqué publié hier, lundi 21 mars, l’état-major général des armées a informé l’opinion nationale que suite à une embuscade contre une patrouille en offensive vers 11h, les Forces armées maliennes (FAMa) ont enregistré 2 morts et 7 blessés à Boni. La même source affirme qu’ »après une riposte vigoureuse par les FAMa, 13 assaillants sont restés et 2 terroristes interpellés ». S’agissant de l’attaque qui a eu lieu au poste de Tessit aux alentours de 13 H, le communiqué indique que les FAMa ont enregistré 2 morts et 10 blessés et « ont repoussé vigoureusement l’attaque ». Au final, « 9 morts ont été dénombrés sur place et plusieurs blessés terroristes ont été interceptés et anéantis par une intervention aérienne au cours de leur transport », poursuit l’état-major général. Dans sa note, l’institution militaire ajoute que « le ratissage continue à fond pour nettoyer ces secteurs. Le Chef d’état-major général des Armées demande à la population de maintenir le calme et de compter sur l’engagement total des FAMa. Adrien Thyg