Congo/Musique : Des artistes rendent hommage à la ministre Marie-France Lydie Hélène Pongault pour son entrée au gouvernement

BRAZZAVILLE. « Hier, vous étiez le ministère de la Culture et des Arts, aujourd’hui le président de la République a fait de vous des industriels. Là où vous êtes, vous êtes appelés, nous sommes appelés, à beaucoup travailler pour faire connaître notre culture partout à travers le monde. Travaillons sans relâche pour ne pas décevoir le président de la République qui a fait de nous des industriels », a dit Marie-France Lydie Hélène Pongault, ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs à l’école de peinture de Poto-Poto, le 7 octobre 2022. Elle a ainsi parlé pour remercier les artistes et exprimer sa reconnaissance pour la cérémonie solennelle de manifestation de leur joie. Une manière de saluer et chanter cette entrée au gouvernement. Après le mot de circonstance du président de l’Union des musiciens congolais (UMC), Magloire Bonguili dit Pape Gode qui a déclaré que les musiciens congolais étaient très contents de la nomination de Lydie Pongault aux hautes fonctions de ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs et que cette nomination ouvrait des nouvelles perspectives, ambitions et défis qui fort heureusement ne sont pas insupportables. Le président Bonguili a émis le souhait qu’il n’y ait plus de couac dans la gestion des droits d’auteur et qu’avec cette nomination, les artistes espéraient un changement. Cette cérémonie a connu la participation de Clémence Avounou et son groupe, Maman Crédo et son groupe Espérance et gloire ; Keim-Oboura, dit grand-maître, et son groupe tradi-moderne et semi-professionnel « Universal Sandza d’ANO » ; SOS Salsa de Romain Gardon auquel a été jointe la tigresse de la musique congolaise Gypsie, ainsi que la slameuse Mariusca Moukengué. Le slammeur Black Panthère n’a pas raté cette occasion pour faire éclater son talent. La fin a été gérée par l’animation chaude de Djoson philosophe et son groupe Super Nkolo Mboka qui ont fait valoir leur nouvelle danse du serpent avec l’assistance de Koffi de Brazza. Florent Sogni Zaou
Fabregas : « Les artistes congolais se sont quelque peu endormis»

« Je ne suis pas parti de chez Werrason sur la pointe des pieds. Il n’y a pas eu de couac entre nous, comme certaines personnes ont tenté de le faire croire aux gens », a assuré l’artiste-chanteur Fabirice Mbululu, alias Fabregas. « Fally et Ferre ne sont pas mes références » « Je suis parti de moi-même. On ne m’a pas chassé. Ça a été pour moi un bon carnet d’adresses. Là-bas, j’ai appris à chanter et danser. Si je suis parti, c’est parce que j’ai trouvé qu’il était temps pour moi de faire une carrière solo véritablement », a expliqué la star montante de la musique congolaise dans un entretien à Top Visages, au lendemain de sa première prestation en Côte d’Ivoire. Dans cet entretien, Fabregas a aussi déclaré que Koffi Olomide n’est pas son producteur attitré mais que ce dernier le produit au niveau des spectacles à travers son label dénommé « Koffi Central ». C’est donc « cette structure qui produit mes différents concerts », a-t-il expliqué au journal ivoirien assurant toutefois qu’il a « beaucoup de respect pour ce monsieur. C’est une icône incontournable de la musique congolaise, il est un père, un guide pour moi ». Plusieurs autres questions ont également abordés au cours de cet entretien comme celui de ses rapports avec Fally, Ferré Gola et JB Mpiana. Sur ce point, le chanteur congolais a assuré qu’il n’a rien à voir avec ces trois artistes bien connus de la scène culturelle congolaise et que « nos relations, c’est juste des rapports de chanteurs congolais. Chacun respecte son ami, voilà. Qu’on arrête les comparaisons, je ne suis pas là pour ça. Ils font leur musique, je fais la mienne », a-t-il expliqué assurant que ces derniers ne sont pas des références pour lui. Revenant sur le fameux complot visant à déstabiliser sa carrière, la star congolaise a assuré qu’il n’est pas là pour citer des personnes d’autant plus que ces derniers « se connaissent déjà ». Par contre, a-t-il constaté, « dans la musique congolaise, il règne énormément la jalousie. Des gens ne veulent pas voir émerger d’autres talents. Ils veulent qu’on dise que c’est toujours eux les plus forts ». Citant son cas, le chanteur a ajouté : « pour eux, si moi, Fabregas je connais le succès, on va les oublier. Il y a pourtant la place pour tout le monde dans la musique congolaise. Les gens veulent saboter ma carrière pour obtenir quoi ? C’est dommage ! Ça dérange des chanteurs à Kin quand ils entendent dire que je fais partie du futur de la musique congolaise. Ma musique avec le concept «Ya Mado», fait danser toute l’Afrique, cela les inquiète… C’est de la jalousie et rien d’autre. Il faut qu’on arrête, on n’a pas besoin de ça ». Quoi qu’il en soi, Fabregas dit être fier de « pouvoir dire que ma musique fait danser toute l’Afrique ». A propos de son concept «Ya Mado», Fabregas a expliqué que « c’est une connotation que j’ai voulu donner à la femme africaine. Les femmes africaines, elles sont belles et séduisantes. Elles ont toujours quelque chose qui attire et qui les rend séduisantes. Et Mascara, c’est un produit cosmétique qu’elles utilisent pour se faire belles. Elles en abusent. Je viens leur dire d’arrêter. Elles n’ont pas besoin de ça. On a aussi essayé de lancer un style avec beaucoup de pagnes ».