RDC: Armand MAVINGA TSAFUNENGA et le MPDC appellent à un consensus national pour un nouvel ordre politique conduisant à la mise en place de la IVème République

RDC: Armand MAVINGA TSAFUNENGA et le MPDC appellent à un consensus national pour un nouvel ordre politique conduisant à la mise en place de la IVème République

TRIBUNE. Armand MAVINGA TSAFUNENGA et le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) appellent à un consensus national pour un nouvel ordre politique conduisant à la mise en place de la IVème République en République Démocratique du Congo La République Démocratique du Congo vit une longue crise multiforme depuis son accession à l’indépendance en 1960. La crise congolaise est la plus grave crise après la Seconde Guerre mondiale. C’est un véritable holocauste avec plus de 10.000.000 de morts, plus de 6.000.0000 de Congolais déplacés de force et abandonnés sur le sol de nos ancêtres, et plus de 2.000.000 de femmes, de filles et d’enfants violées et à jamais détruites. Le Peuple Congolais est parmi les sept peuples les plus pauvres de l’humanité en dépit de ses riches ressources naturelles. Le plan de balkanisation du pays est très avancé, eu égard aux enjeux de la nouvelle reconfiguration mondiale. La crise congolaise s’est aggravée de manière particulière avec la IIIème République.  La République Démocratique du Congo (RDC) se trouve à un des carrefours les plus dangereux de son histoire. C’est une question de vie ou de mort : ou le Peuple Congolais et la RDC disparaissent, ou nous nous mobilisons tous ensemble pour survivre et sauver notre pays en danger. Un consensus national urgent s’impose pour un nouvel ordre politique conduisant à la mise en place de la IVème République. Dans ce contexte, le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo ‘(MPDC) se présente comme une  nouvelle offre politique venant de la diaspora congolaise  dans son engagement de contribuer à faire sortir notre pays de sa longue  crise multiforme. Un peuple qui oublie ses morts ou les néglige est un peuple d’office mort et exclu de l’histoire des nations libres, stables, fortes et prospères. Le MPDC rend hommage aux millions de Congolais morts d’un génocide silencieux qu’il convient de qualifier de CONGOCIDE. Il a une pensée pieuse pour nos compatriotes et les casques bleus tués lors des manifestations demandant le départ de la MONUSCO après plus de 20 ans d’insécurité à l’est de la République Démocratique du Congo. Le MPDC présente ses vives et sincères condoléances à toutes les familles éprouvées et souhaite une prompte guérison à tous les blessés. Il exhorte la population à manifester sans jamais user de la violence pour ne pas donner des armes à nos ennemis qui ne jurent que sur la balkanisation de notre pays, la RDC. Il importe de tenir compte de la volonté populaire. Le MPDC saisit cette occasion pour rendre hommage à ses membres BWAYI KIAYI et Boniface BAYIRA assassinés en 2014 à Masisi, et AMANI MUNGANGA assassiné le vendredi 17 octobre 2014 à Goma. Le MPDC a une pensée pieuse pour ses membres co-fondateurs Gustave PHOBA TULU, Gusto pour les intimes, Ier Vice-Président National du MPDC décédé le lundi 07 décembre 2015 à Paris en France, et. Dydo SENGA décédé le 04 avril 2020 à Kinshasa. Urgence d’un nouvel ordre politique en République Démocratique du Congo (RDC)    La crise congolaise s’accentue à un rythme inquiétant dans le contexte du processus accéléré de la nouvelle reconfiguration mondiale avec les effets de la crise du coronavirus (COVID 19) et la guerre de la Russie avec l’Ukraine. La RDC risque d’être balkanisée avant les élections promises en 2023, si le Peuple Congolais ne se mobilise pas comme un seul homme aujourd’hui. Le grand enjeu aujourd’hui n’est pas la préparation des élections, mais c’est d’empêcher que le plan des ennemis de la RDC n’aboutisse. Depuis 2006 toutes les élections ont été contestées et déclarées non conformes à la vérité des urnes. Les mêmes causes risquent de produire les mêmes effets. Le système parlementaire avec KASA-VUBU et LUMUMBA, le système monopartiste avec MOBUTU SESE SEKO et le système semi-présidentiel de la IIIème République ne nous ont pas permis de sortir de notre longue crise. Des réformes en profondeur de nos institutions s’imposent.      Dans notre société millénaire, pour ne pas dire dans notre identité profonde, un chef n’a jamais été un chef irresponsable, qui règne simplement sans gouverner. Le régime parlementaire et le régime semi-présidentiel ne correspondent pas toujours à notre référentiel culturel et social. Le régime présidentiel bien organisé, équilibré et verrouillé correspond à l’identité du « Muntu », identité de l’excellence d’un chef qui doit assumer ses responsabilités, veiller scrupuleusement aux intérêts de son peuple, le protéger et être responsable de ses manquements. Le Président de la République doit être un vrai capitaine qui assume ses responsabilités et en répond devant le peuple en cas de fautes graves. La dictature n’est pas une émanation du régime présidentiel, mais c’est un problème profondément humain, d’un homme déraciné en contradiction profonde avec les grandes valeurs millénaires qui fondent l’identité de son peuple. Un peuple du génie du consensus et d’une solidarité exemplaire. C’est ainsi que le MPDC propose un nouveau régime présidentiel original appelé Régime Présidentiel Populaire (RPP), équilibrant le pouvoir du Président avec le pouvoir du Peuple à la base.     L’urgence d’un nouvel ordre politique s’impose pour : Sortir la République Démocratique du Congo du système savamment monté des cercles vicieux dits d’exercice démocratique du pouvoir depuis 1960. Système conçu pour parvenir à la désintégration de l’Etat Congolais, pour ne pas dire à sa balkanisation. Construire une solide charnière ou un solide pont entre l’ancien Congo qui doit se terminer maintenant avec la IIIème République et le nouveau Congo, le Grand Congo du 21ème siècle, qui doit démarrer avec la IVème République. Mettre fin au système de tennis politique en vigueur depuis le 24 avril 1990. Notre beau pays est pris en otage par un système de tennis politique cynique, injuste, inadapté et inefficace. Un système savamment monté des cercles vicieux. Ce système politique mis en place à l’époque de Mobutu est toujours en vigueur dans notre pays. C’est ce système qui a globalement produit la classe politique congolaise actuelle remplie de délinquants et de prostitués politiques. Ce système est fondamentalement fondé   sur la   corruption profonde des acteurs politiques, économiques et sociaux.  C’est