Maroc/Le déficit budgétaire continue de se creuser à fin août 2025 : Les finances publiques restent sous pression

Maroc/Le déficit budgétaire continue de se creuser à fin août 2025 : Les finances publiques restent sous pression

Le déficit budgétaire continue de se creuser à fin août 2025. Selon les statistiques publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), il s’est établi à 54,1 milliards de dirhams (MMDH) contre 32,9 MMDH un an auparavant. A fin juillet 2025, la situation des charges et ressources du Trésor avait dégagé un déficit budgétaire de 53,7 MMDH, contre 35,3 MMDH un an auparavant. Un mois plus tôt, il s’était élevé à 24,8 MMDH contre un déficit budgétaire de 20,4 MMDH un an auparavant. Ce déficit tient compte «d’un solde négatif de 1,4 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA) », précise la Trésorerie générale dans son dernier Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP). Pour rappel, le déficit enregistré à fin juillet dernier avait tenu compte  d’un solde négatif de 4,8 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA. Dans le détail, les recettes ordinaires brutes ont progressé de 18,7% (+42,8 MMDH) pour s’établir à 271,7 MMDH contre 228,8 MMDH à fin août 2024,  suite à «l’augmentation des impôts directs de 25,9%, des droits de douane de 3,6%, des impôts indirects de 11,4%, des droits d’enregistrement et de timbre de 6,7% et des recettes non fiscales de 31,2%», a expliqué la TGR. En hausse de 17% (+34,2 MMDH), les recettes fiscales brutes ont atteint 235,2 MMDH au cours de la même période contre 201,1 MMDH à fin août 2024, en raison de la hausse des recettes douanières de 8,2% et de la fiscalité domestique de 21,3%, a précisé l’institution publique dans son bulletin. Pour leur part, les recettes non fiscales ont bondi de 31,2% (+8,6 MMDH), atteignant 36,4 MMDH contre 27,7 MMDH un an auparavant.  Cette évolution s’explique notamment par «l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (16,8 MMDH contre 9,6 MMDH), des recettes de monopoles (11,7 MMDH contre 8,3 MMDH) et des fonds de concours (2,2 MMDH contre 728 MDH), conjuguée à l’absence de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’Etat, qui ont été de 1,7 MMDH un an auparavant et à la baisse des recettes en atténuation des dépenses de la dette (3,1 MMDH contre 4,1 MMDH)», selon la même source. S’agissant des dépenses émises au titre du budget général, la TGR indique qu’elles se sont établies à  360,2 MMDH en août dernier, ce qui correspond à  une hausse de 6,7% par rapport à leur niveau à fin août 2024. Cette progression est justifiée par «l’augmentation de 17,7% des dépenses de fonctionnement et de 7,3% des dépenses d’investissement, conjuguée à la baisse de 17,8% des charges de la dette budgétisée», a-t-elle précisé. Autre précision relevée dans le bulletin de statistiques des finances publiques : les charges en intérêts de la dette ont été de 33.801 MDH à fin août 2025 contre 30.938 MDH à fin août 2024, en hausse de 9,3% ou +2,9 MMDH. La Trésorerie générale explique cette augmentation par « l’accroissement de 14,6% des charges en intérêts de la dette intérieure (27,6 MMDH contre 24,0 MMDH) et par la diminution de 9,6% de celles de la dette extérieure (6,1 MMDH contre 6,8 MMDH)». A noter également l’augmentation des engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, qui ont atteint 574,8 MMDH. Ce qui représente «un taux global d’engagement de 59% contre 63% à fin août 2024 et un taux d’émission sur engagements de 86% contre 85% un an auparavant», comme l’a précisé en outre la TGR. Incluant les versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 20,5 MMDH contre 21,7 MMDH à fin août 2024, les recettes des CST ont atteint 132,7 MMDH à fin août 2025. Quant aux dépenses émises durant la même période, les données montrent qu’elles ont été de 135,2 MMDH. Précisons que celles-ci intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 4 MMDH. Le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor est négatif pour 2,5 MMDH. Toujours selon la TGR, à fin août 2025, les recettes des SEGMA se sont établies à 2,06 MMDH contre 1,5 MMDH à fin août 2024, correspondant à une augmentation de 30,1% ; tandis que les dépenses ont été de 975 MDH à fin août 2025 contre 925 MDH à fin août 2024, soit une progression de 5,4%. Enfin, compte tenu d’un besoin de financement de 75,6 MMDH (contre 45,3 MMDH à fin août 2024) et d’un flux net positif de 25,5 MMDH du financement extérieur (contre un flux net négatif de 5,4 MMDH un an auparavant), «le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 50,2 MMDH contre un recours au financement intérieur pour un montant de 50,6 MMDH à fin août 2024 », a conclu la TGR. Alain Bouithy

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 27 août 2025

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 27 août 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 août 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a entendu des communications. 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres : a. des conclusions de la 2ème Réunion du Mécanisme de Consultations politiques entre la République Bolivarienne du Venezuela et la République du Mali. Le ministre du Pouvoir Populaire pour les Relations Extérieures de la République Bolivarienne du Venezuela et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ont tenu à Caracas, le 4 août 2025, la 2ème Réunion du Mécanisme de Consultations politiques entre les deux pays. Cette rencontre a permis de renforcer les liens de solidarité, d’amitié et de coopération dans de nombreux domaines d’activités prioritaires identifiés dans le Procès-verbal signé entre les deux ministres à l’issue des travaux. Il s’est dégagé de ce mécanisme une identité de vues sur plusieurs questions internationales, régionales et sous-régionales. Au cours de son séjour, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a été reçu en audience par le Président de la République Bolivarienne du Venezuela ainsi que par la Vice-présidente. Il a aussi eu des séances de travail avec de nombreux membres du Gouvernement vénézuélien et avec le Secrétaire exécutif de « l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique ».Le ministre a également rencontré la communauté malienne établie au Venezuela. b. des conclusions de la 2ème Session de la Commission mixte de Coopération Emirats Arabes Unis-République du Mali. A l’invitation des Autorités émiraties, une délégation malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, comprenant, notamment le ministre de l’Energie et de l’Eau et le ministre de l’Industrie et du Commerce, a participé, le 18 août 2025, à la 2ème Session de la Commission mixte de Coopération Emirats Arabes Unis-République du Mali. Cette session a offert un cadre idoine aux parties malienne et émiratie de raffermir leurs relations bilatérales dans de nombreux domaines de coopération afin de hisser leur coopération économique, commerciale et financière au niveau des excellentes relations politiques et diplomatiques entre les deux pays. Le Procès-verbal signé entre les deux parties recense les domaines de coopération d’intérêt mutuel et prévoit un dispositif d’offres ou de propositions complémentaires ainsi que la mise en place d’un mécanisme de suivi. En marge des travaux, la délégation ministérielle a rencontré la communauté malienne établie aux Emirats Arabes Unis. Les opérateurs économiques maliens, pour ce qui les concerne, ont eu des rencontres d’affaires avec leurs partenaires émiratis. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 27 août 2025 Le Secrétaire général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 20 août 2025

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 20 août 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 20 août 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Programme national d’Irrigation de Proximité, Phase II et son Plan d’actions 2025-2029. Le Conseil des Ministres, en sa session du 21 mai 2025, a pris acte d’une communication écrite relative au Programme national d’Irrigation de Proximité, Phase II et son Plan d’actions 2025-2029. L’objectif visé par ce programme est de consolider les acquis de la 1ère Phase et de permettre à la population rurale d’exploiter le potentiel de l’irrigation de proximité pour contribuer à l’augmentation des revenus et à la sécurité alimentaire. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation formelle de la Phase II du Programme national d’Irrigation de Proximité et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Contrôleur général adjoint des Services publics : Monsieur Karim FOMBA, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE – Chargé de mission : Monsieur Alassane Ag Mohamed ACHEICK, Spécialiste en Gestion de Projet. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Kigali (République du Rwanda) : Général de Brigade Boubacar DIALLO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Directeur général de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako : Monsieur Bérédougou KONE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur général de l’Autorité pour l’Aménagement de Taoussa : Monsieur Isac GOITA, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Secrétaire général : Monsieur Garantigui TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Conseiller technique : Monsieur Sidi DIALLO, Ingénieur informaticien. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES, DU CULTE ET DES COUTUMES – Chef de Cabinet : Monsieur Cheick Oumar TRAORE, Administrateur civil. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de l’organisation du Forum national sur la Justice. Dans le cadre du renouveau du service public de la Justice, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme envisage d’organiser un Forum national sur la Justice en vue d’échanger sur les problèmes fondamentaux du secteur de la Justice et de proposer des pistes de solutions pour bâtir une Justice plus efficace, moderne, intègre, respectueuse des Droits de l’Homme et répondant aux aspirations de la population. Ce forum a pour objectifs : – de définir et de partager une vision commune du service public de la Justice ; – d’établir une synergie d’action entre les différents acteurs de la Justice ; – d’amener les acteurs de la justice à offrir un service de Justice efficace et transparent ; – d’encourager la prise en compte par les acteurs de la Justice des enjeux liés à la Confédération des Etats du Sahel. Il se déroulera en deux phases : – une phase régionale à Bamako, Kayes et Mopti du 25 au 30 septembre 2025 ; – une phase nationale à Bamako du 30 au 31 octobre 2025. 2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de l’atelier sur la stratégie de redynamisation de la recherche dans l’espace CAMES. Dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan stratégique de Développement 2024-2028, le CAMES ambitionne d’insuffler une nouvelle dynamique à la recherche scientifique en l’érigeant en levier structurant du développement socio-économique des Etats membres. C’est dans ce cadre que le CAMES organise à Bamako, du 19 au 23 janvier 2026, l’atelier fondateur aux fins de poser les bases opérationnelles de cette dynamique stratégique. Le choix de Bamako pour l’organisation dudit atelier apparaît des plus pertinents au regard du rôle moteur et du dynamisme de notre pays en matière de recherche dans l’espace CAMES. 3. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la mission interministérielle effectuée en République de Guinée du 12 au 15 août 2025. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, à la tête d’une forte délégation a pris part à une rencontre bilatérale de haut niveau, consacrée à la libre circulation des personnes et des biens et à la coopération transfrontalière en matière sécuritaire. A l’issue des échanges, un Communiqué conjoint a été signé le 14 août 2025, assorti de recommandations, notamment : – le renforcement des comités nationaux de facilitation du transport et du transit ; – la mutualisation des efforts le long du corridor Conakry-Bamako ; – l’organisation d’opérations conjointes de lutte contre la criminalité transnationale ; – l’interconnexion des systèmes douaniers ; – la mise en œuvre du Protocole sur la transhumance inter-Etats ; – la création de commissions mixtes de règlement rapide des différends communautaires. En marge des travaux, la délégation malienne a été reçue en audience par le Premier ministre, les ministres chargés des Affaires étrangères et de la Justice de la République de Guinée. La mission a également rencontré la communauté malienne établie en Guinée qui a réaffirmé son attachement à la Patrie et remis une contribution financière à l’effort de guerre. 4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la

Gabon: Conseil des Ministres du mardi 12 août 2025

Gabon: Conseil des Ministres du mardi 12 août 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce mardi 12 août 2025, à 10 heures précises, au Palais de la Présidence de la République. À l’entame des travaux, le Conseil des Ministres a procédé à un examen attentif des conclusions issues du séminaire gouvernemental des 10 et 11 août 2025. Tout en saluant la dynamique nouvelle insufflée par le Gouvernement dans la mise en œuvre du projet de société « Bâtissons un édifice nouveau », le Conseil a souligné que cette impulsion devait désormais se traduire par une intensification des efforts, afin de transformer cet élan en résultats concrets et mesurables au bénéfice de la Nation. Dans cette perspective, le Président de la République et le Conseil ont réaffirmé, avec force, leur soutien à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan d’ajustement budgétaire, à condition que celui-ci préserve, en toutes circonstances, les couches sociales les plus vulnérables. Le Chef de l’État a souligné avec fermeté que l’action publique doit rester guidée par la volonté constante de protéger les populations, de soulager leurs difficultés quotidiennes et de leur ouvrir de réelles perspectives d’avenir. Pour atteindre ces objectifs, il a insisté sur l’exigence absolue d’une plus grande rigueur, d’une méthode irréprochable et d’un suivi-évaluation rigoureux de chaque décision et de chaque projet engagé par l’État. Fixant résolument le cap, le Président de la République a réaffirmé que le redressement des comptes publics demeure un objectif prioritaire, pour se donner les moyens d’atteindre, à moyen terme, un taux de croissance d’au moins 10 %, soutenu par un secteur non pétrolier robuste, innovant et créateur d’emplois. Il a réitéré sa détermination à promouvoir la création de valeur ajoutée sur le territoire national afin de réduire significativement les exportations de matières premières à l’état brut, à élargir l’assiette fiscale en mettant un terme aux exonérations abusives, et à procéder à une évaluation rigoureuse des services publics personnalisés, en évaluant leur viabilité et leur niveau de dépendance budgétaire, pour réorganiser ou supprimer ceux qui se révèlent improductifs, tout en adaptant leurs régimes de rémunération aux performances réelles. Dans le même ordre d’idées, le Conseil s’est félicité des résolutions adoptées au cours de ce séminaire, structurées autour de quatre axes majeurs et revêtant une priorité absolue. Elles portent, d’une part, sur des mesures immédiates telles que la clarification du circuit des signatures pour fluidifier l’action administrative, la centralisation des communications internationales afin de garantir la cohérence et la souveraineté diplomatique, l’instauration d’un monopole étatique sur la production des agrégats pour contrôler les matériaux stratégiques, ainsi que la mise en place d’un Laboratoire national du BTP destiné à assurer la qualité des infrastructures. D’autre part, elles comprennent des réformes structurelles à fort impact, notamment la refonte complète du système foncier avec la régularisation massive de 50 000 titres de propriété, la mise en œuvre d’une nouvelle politique nationale du logement accompagnée de la réforme de la SNI pour élargir l’accès à l’habitat, l’introduction d’un prélèvement fiscal automatisé pour moderniser la collecte des impôts, ainsi que l’obligation de stockage national des données afin de garantir la souveraineté numérique. L’action gouvernementale devra s’articuler autour des secteurs prioritaires suivants : infrastructures routières, logement et foncier, souveraineté économique (SNT, agrégats), transformation numérique, éducation, agriculture, suivi-évaluation et réformes institutionnelles. Le financement reposera sur un dispositif combinant budget national, partenariats techniques et financiers, ainsi que coopération bilatérale et multilatérale. Le Conseil a insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre de suivi- évaluation robuste, comprenant un pilotage stratégique assuré par un Conseil Présidentiel de Performance, la levée régulière des blocages lors de la phase de coordination interministérielle et un monitoring permanent confié aux instances compétentes. Ces décisions traduisent pleinement la vision présidentielle de « Bâtir l’Édifice Nouveau », à travers une action disciplinée, cohérente et méthodique, plaçant le Gabon sur la voie du leadership régional en matière de souveraineté économique et de gouvernance moderne. Poursuivant dans la même dynamique, le Conseil s’est félicité des premiers résultats constatés dans la livraison des chantiers publics, notamment ceux relatifs au logement de fonction des agents de l’État à l’intérieur du pays. Dans cette perspective, il a entériné l’orientation du Président de la République, qui a rappelé avec fermeté que tout agent public bénéficiant d’un logement attribué dans le cadre des programmes de construction en cours perdra le bénéfice de son indemnité de fonction correspondante. Cette mesure vise à mettre un terme aux cumuls abusifs et à garantir une gestion optimale du patrimoine immobilier de l’État, dans l’intérêt général et la discipline budgétaire. Le Conseil a également validé le principe d’un pilotage intégré et rigoureux des finances publiques, reposant sur la mise en œuvre effective du Compte Unique du Trésor, un suivi budgétaire hebdomadaire, le recentrage des investissements sur les priorités nationales, le respect strict des engagements financiers, ainsi que sur l’accélération des procédures de création d’entreprises et le recours systématique à la médiation et à l’arbitrage pour restaurer la confiance des investisseurs. Il a par ailleurs acté qu’une réforme structurelle de la gouvernance des entreprises publiques sera conduite, avec une gestion unifiée et optimisée des participations de l’État. La stratégie nationale d’endettement sera, quant à elle, actualisée afin de mobiliser les financements nécessaires aux projets structurants, tout en préservant la soutenabilité de la dette publique. Réaffirmant la nécessité de réformes profondes, le Conseil a exhorté le Gouvernement à s’engager avec discipline, courage et audace pour garantir la stabilité financière et assurer l’avenir du pays. Dans le prolongement des actions engagées pour renforcer la souveraineté économique et promouvoir l’entrepreneuriat national, notamment celui des jeunes, le Conseil a décidé de réviser la réglementation sur les métiers réservés aux nationaux afin d’en garantir l’exercice exclusif par les Gabonais, y compris dans les secteurs émergents tels que le commerce numérique et l’entrepreneuriat moderne. Des rapports réguliers seront exigés pour en assurer l’application effective. Abordant la question du commerce informel, le Conseil a constaté que ce

Burkina Faso: Conseil des ministres du mercredi 13 août 2025

Burkina Faso: Conseil des ministres du mercredi 13 août 2025

– De nouvelles conditions pour être éligible au logement social – 1 367 agents à recruter par concours directs sans formation et par sélection sur dossier au titre de l’année 2025 Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce mercredi l’hebdomadaire Conseil des ministres. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour, selon le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO. Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil a adopté un projet de décret portant conditions d’éligibilité et procédure d’accès au logement social au Burkina Faso. Le ministre Mikaïlou SIDIBÉ déclare qu’il s’agit d’un décret d’application de la loi portant promotion immobilière au Burkina Faso, qui dispose que les conditions et les modalités d’accès au logement social sont précisées par voie réglementaire. Ce décret instaure des principes clairs suivant les orientations du Président du Faso. « Dorénavant, le logement social est construit en hauteur, les villas pavillonnaires ne seront qu’une exception et seront autorisées après examen minutieux et approfondi. Pour bénéficier d’un logement social, il faut avoir un revenu inférieur ou égal à huit fois le SMIG au Burkina Faso (360 000 F CFA) », explique le ministre chargé de l’Habitat. Il précise que les modalités d’accès sont les locations, les locations ventes mais aussi des octrois à titre gracieux pour les personnes indigentes et celles déclarées pupilles de la Nation selon les textes en vigueur. Les personnes déjà attributaires de logement sont exclues, et les sous-locations sont interdites. Le Ministre SIDIBÉ souligne que pour assurer la transparence et éviter les attributions multiples des logements sociaux, une plateforme numérique sera mise en place pour le suivi. Il soutient qu’un arrêté conjoint avec le ministre de l’Économie et des Finances viendra préciser les coûts et toutes les conditions. Recrutement par concours directs sans formation et par sélection sur dossiers Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a adopté un rapport autorisant le recrutement par concours direct sans formation et par sélection sur dossiers pour l’année 2025, à titre exceptionnel. « Pour le compte de l’année 2025, 1 367 fonctionnaires seront recrutés pour l’opérationnalisation d’actions en cours soit 778 par concours directs sans formation et 589 par sélection sur dossiers. L’incidence financière annuelle des salaires est estimée à 3 757 544 987 FCFA. Pour l’exercice de 2025, cette incidence est de 627 457 498 F CFA », explique le ministre Mathias TRAORÉ.

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 6 août 2025

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 6 août 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 6 août 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°2024-037 du 27 décembre 2024 portant loi de Finances pour l’exercice 2025. Le projet de loi, adopté, modifie la loi de Finances initiale 2025 pour intégrer des mesures nouvelles au niveau des recettes, des dépenses et des ressources de trésorerie. La modification des recettes porte sur l’inscription d’un montant additionnel provenant : – de la contribution du Programme Moderne de Contrôles des Importations ; – du report des recettes exceptionnelles versées par les sociétés de téléphonie ; – du Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social. Les recettes budgétaires rectifiées s’élèvent à 2 739,697 milliards de francs CFA contre 2 648,900 milliards de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation de 90,797 milliards de francs CFA ou un taux de progression de 3,43%. La modification des dépenses concerne la prise en compte des mesures nouvelles relatives : – à la réaffectation d’une partie des crédits initialement inscrits aux opérations de sécurisation du territoire national ; – au financement des projets d’infrastructures de base et de développement social. Les dépenses budgétaires s’élèvent à 3 279,886 milliards de francs CFA dans la loi de Finances rectificative contre 3 229,886 milliards de francs CFA dans la loi de Finances initiale, soit une augmentation de 50 milliards de francs CFA ou un taux de progression de 1,55%. La loi de Finances rectifiée dégage un déficit prévisionnel de 540,189 milliards de francs CFA contre 580,986 milliards de francs CFA, soit une diminution de 40,797 milliards de francs CFA. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Chargés de mission : Colonel Sapeur-pompier Amadou Ibrahima GUINDO ; Commissaire Principal de Police Moussa Massaman CAMARA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Industrie et du Commerce : Monsieur Lamine KOITA, Inspecteur des Finances. – Directeur général de la Dette publique : Madame SY Fadimata TAPO, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargé de mission : Monsieur Ousmane DIOMBERA, Spécialiste en Management et Stratégies financières. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES – Secrétaire général de la Chambre des Mines : Monsieur Samballa Mady KANOUTE, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur général de l’Agence malienne de Radioprotection : Monsieur Sory Ibrahima COULIBALY, Enseignant-chercheur. – Directeur général de l’Agence nationale des Energies renouvelables et des Bioénergies : Monsieur Adama Yoro SIDIBE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Directeur national de la Jeunesse : Monsieur Ibrahima Boubacar KALOSSI, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Chef de Cabinet : Madame Morimousso dite Nani TOUNKARA, Spécialiste en Gestion de Projet. – Conseillers techniques : Madame Haoua DOUMBIA, Administrateur de l’Action sociale ; Madame Fatima TALL, Médecin ; Madame Diahara BATHILY, Enseignant-chercheur. – Chargé de mission : Madame Maïmouna Karim SANOGO, Spécialiste en Changement climatique et Développement durable. – Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille : Monsieur Béïdy TAMBOURA, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur national de la Promotion de la Femme : Madame Fatoumata DIANKOUMBA, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur du Centre national de Documentation et d’Information sur la Femme et l’Enfant : Monsieur Harouna SAMAKE, Administrateur de l’Action sociale. – Directeur général de la Cité des Enfants : Madame Fatoumata SYLLA, Administrateur de l’Action sociale. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres : a. de la tenue de 2 ateliers de concertation sur la Recherche agricole dans l’espace du Comité inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel, du 21 au 24 juillet 2025 à Bamako. La rencontre a enregistré la participation des Directeurs des Systèmes nationaux de la Recherche Agricole des 13 Etats membres du CILSS, les Secrétaires permanents du CONACILSS du Mali, du Tchad et du Togo, les cadres dirigeants du CILSS, les membres du Conseil de Direction, des anciens cadres du CILSS et des personnes ressources du monde de la recherche. Les résultats issus de la rencontre sont entre autres : – l’adoption du projet de rapport de l’étude sur le repositionnement stratégique de l’Institut du Sahel ; – la formulation de programmes régionaux thématiques de recherche collaboratifs. Au terme des travaux, la réunion a salué la République du Mali et la République du Tchad pour leur  outien politique indéfectible au processus à travers des actions de plaidoyer en direction des pairs. b. de la participation du Mali au 2ème Bilan du Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires tenu, du 27 au 29 juillet 2025, à Addis-Abeba en Ethiopie. Ce sommet, qui a enregistré la participation de certains Chefs d’Etat et de Gouvernement, de ministres et de représentants multipartites, a été marqué par des tables rondes ministérielles, des panels de haut niveau, des dialogues sur l’investissement et des présentations des investissements dirigés par les pays. Au cours du panel sur la transformation des systèmes alimentaires, le ministre de l’Agriculture a partagé l’expérience malienne et délivré, au nom de la Confédération des Etats du Sahel, des messages clés sur les programmes phares pour