Dynamique Portuaire : Défis et Opportunités en Amérique Latine
Webb Fontaine, en partenariat avec la Fondation SEFACIL, lance à partir du 8 septembre 2021 une série de webinaires sur la manière dont la mise en place de solutions technologiques affecte la concurrence, le développement durable, et la gestion des ports d’Amérique latine, ainsi que son incidence sur les échanges internationaux. Webb Fontaine, l’un des principaux fournisseurs au plan global de solutions technologiques en matière douanière, portuaire et de commerce international, va rassembler un panel d’experts en politiques publiques, de chercheurs, et spécialistes en politiques portuaires. Les discussions porteront sur la manière dont des idées et des projets innovants fondés sur les différentes technologies sont progressivement mis en place dans les ports publics et privés de la région Amérique Latine, ainsi que leur impact sur les échanges. Ce webinaire, destiné aux professionnels des secteurs public et privé, passera en revue les effets disruptifs résultant de la crise du Covid-19 sur le plan de l’économie et leur incidence en tant qu’accélérateur de changement en matière de dématérialisation et de modernisation du secteur portuaire. Le panel d’experts comprend différents membres proéminents du secteur, tels Yann Alix, directeur exécutif de la fondation SEFACIL en France et spécialiste des relations latino-américaines, Jorge Durán, secrétaire général du Comité Interaméricain des Ports (CIP) de l’Organisation des Etats Américains, Carlos Martner, Coordinateur des transports intégrés et de la logistique de l’Institut Mexicain des Transports (IMT), Sergio Gorgone, directeur des systèmes informatiques de l’Autorité Portuaire de Buenos Aires (AGP), qui échangeront avec les modérateurs Jean Edouard Nicolet (Webb Fontaine) et Luis Ascencio, consultant en transport international et logistique et directeur du portail Porthink.com. Selon Jean Edouard Nicolet, responsable du développement commercial pour la région Amérique Latine et Caraïbes de Webb Fontaine : « L’Amérique latine se tourne vers la dématérialisation, l’intégration des technologies, et les partenariats publics-privés pour l’établissement et le fonctionnement de systèmes informatiques tels que les Guichets Uniques ou les Systèmes Communautaires Portuaires. La recherche d’une meilleure intégration opérationnelle ainsi que de la cybersécurité dans la logistique portuaire sont des éléments critiques qui améliorent l’efficacité et la compétitivité des usagers. Webb Fontaine est parfaitement placé pour être un partenaire stratégique des communautés portuaires et des administrations confrontées à ces problèmes de gestion du changement. L’objectif de Webb Fontaine est de réunir des spécialistes du domaine lors d’une discussion qui devrait stimuler la réflexion et aboutir à un plan d’action innovateur. Le webinaire « Dynamique Portuaire : Défis et opportunités pour l’Amérique latine » sera diffusé le 8 septembre 2021, à 10:00 (heure de Panama, https://bit.ly/3gJF8LO) Ces webinaires sont destinés à stimuler la recherche dans le cadre d’une série de groupes de réflexion dont l’objectif est de diffuser des informations à fort impact, permettant ainsi aux responsables des secteurs public et privé de partager idées et connaissances.
Pandémie de coronavirus et Amérique latine : il est temps de prendre des mesures fortes

TRIBUNE. La COVID-19 se propage très rapidement. Il ne s’agit plus d’un problème régional, mais d’un phénomène qui exige la prise de mesures au niveau mondial. Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont été touchés plus tardivement que les autres régions par la pandémie et ont donc une chance d’aplatir la courbe de contagion. Des efforts sont actuellement déployés sur de multiples fronts pour atteindre cet objectif. Outre le renforcement des dispositions prises sur le plan sanitaire, de nombreux pays de la région prennent des mesures d’endiguement, notamment la fermeture des frontières et des écoles, ainsi que d’autres mesures de distanciation sociale. Ces initiatives, conjuguées au ralentissement économique mondial ainsi qu’à la perturbation des chaînes d’approvisionnement, à la baisse des prix des produits de base, à la contraction du tourisme et au net resserrement des conditions financières mondiales, entraînent un arrêt de l’activité dans de nombreux pays d’Amérique latine, ce qui compromet fortement les perspectives économiques. Pour la région, la reprise que nous prévoyions il y a quelques mois ne se produira pas et le scénario d’une contraction en 2020 n’est pas improbable. De fortes répercussions L’augmentation des coûts de l’emprunt ainsi occasionnée mettra au jour les facteurs de vulnérabilité financière qui se sont accumulés pendant des années de faibles taux d’intérêt. Si la forte baisse des cours du pétrole devrait profiter aux pays importateurs de pétrole de la région, elle freinera l’investissement et l’activité économique dans les pays qui dépendent fortement des exportations de ce produit. En cas d’épidémie locale, l’activité du secteur des services sera probablement la plus touchée, en raison des efforts d’endiguement et de distanciation sociale, notamment dans les industries du tourisme, de l’hôtellerie et des transports. En outre, une pression considérable pèserait sur les pays qui disposent de faibles infrastructures de santé publique et d’un espace budgétaire limité pour renforcer les services de santé publique et soutenir les secteurs et les ménages touchés. Les répercussions économiques de la pandémie varieront probablement en fonction des caractéristiques propres à chaque région et à chaque pays. L’Amérique du Sud connaîtra une baisse des recettes d’exportation, due à la fois à la chute des prix des produits de base et à la réduction des volumes d’exportation, en particulier vers la Chine, l’Europe et les États-Unis, qui sont des partenaires commerciaux de premier plan. La forte baisse des cours du pétrole touchera particulièrement les pays exportateurs de pétrole. Le resserrement des conditions financières aura des effets néfastes sur les grands pays financièrement intégrés et sur ceux qui présentent des facteurs de vulnérabilité structurels. En raison des mesures d’endiguement prises dans plusieurs pays, l’activité économique dans le secteur des services et l’industrie manufacturière sera réduite pendant au moins le prochain trimestre, puis se redressera une fois l’épidémie maîtrisée. En Amérique centrale et au Mexique, un ralentissement de l’économie américaine entraînera une réduction des échanges commerciaux, des investissements directs étrangers, des flux touristiques et des envois de fonds. Les principales exportations agricoles (café, sucre, banane) ainsi que les flux commerciaux par le canal de Panama pourraient également être freinés par la baisse de la demande mondiale. Des épidémies locales mettront à mal l’activité économique au cours du prochain trimestre et détérioreront une conjoncture déjà incertaine (en particulier au Mexique). Dans les Caraïbes, la baisse de la demande touristique due aux restrictions de voyage et au « facteur peur » , même après le recul de l’épidémie, pèseront lourdement sur l’activité économique. Les pays exportateurs de produits de base seront également fortement touchés et une réduction des envois de fonds des travailleurs expatriés risque d’accroître les tensions économiques. Priorités La priorité absolue est de pouvoir financer les interventions sanitaires de première ligne afin de protéger le bien-être des populations, de soigner les malades et de ralentir la propagation du virus. Dans les pays où les systèmes de santé présentent des lacunes, la communauté internationale doit intervenir pour les aider à prévenir une crise humanitaire. En outre, il sera essentiel de prendre des mesures ciblées sur le plan budgétaire, monétaire et financier pour atténuer les répercussions économiques du virus. Les pouvoirs publics devraient recourir à des transferts monétaires, à des subventions salariales et à des allégements fiscaux pour aider les ménages et les entreprises touchés à faire face à cet arrêt temporaire et soudain de la production. Les banques centrales devraient renforcer leur surveillance, élaborer des plans d’urgence et se tenir prêtes à fournir des liquidités suffisantes aux institutions financières, en particulier celles qui prêtent aux petites et moyennes entreprises, qui sont peut-être moins bien armées pour résister à des perturbations prolongées. Un assouplissement temporaire des contraintes réglementaires peut également se révéler nécessaire dans certains cas. Lorsqu’il existe une marge de manœuvre , une relance de plus large portée par la voie monétaire et budgétaire peut rehausser la confiance et la demande globale, mais cette démarche serait probablement plus efficace lorsque les activités des entreprises amorceront un retour à la normale. Compte tenu de l’ampleur des liens économiques internationaux, l’argument en faveur d’une riposte coordonnée et mondiale à l’épidémie est incontestable. Les pays commencent à prendre des initiatives dans ce sens. Des fonds supplémentaires sont ainsi obtenus pour financer les dépenses de santé dans de nombreux pays, dont l’Argentine, le Brésil, la Colombie et le Pérou. En outre, le 17 mars, le Brésil a annoncé un ensemble de mesures économiques d’urgence visant à venir en aide aux groupes socialement vulnérables, à préserver l’emploi et à lutter contre la pandémie. Le FMI, pour sa part, est prêt à contribuer à l’atténuation des répercussions économiques du coronavirus et dispose de plusieurs mécanismes et instruments pour ce faire. En conclusion, je voudrais rappeler combien les mesures décisives que nous devons tous prendre sont fondamentales pour limiter les conséquences économiques du coronavirus et éviter une crise humanitaire. Le FMI est prêt à aider ses pays membres et à collaborer avec eux en cette période difficile. Par Alejandro Werner Directeur du département hémisphère occidental du FMI.
Le polisario perd un soutien de poids en Amérique Latine après le retrait de sa reconnaissance par la Bolivie

TRIBUNE. L’année 2020 débute fort mal pour le polisario et ses mentors algériens suite au retrait de la République de Bolivie de sa reconnaissance de la pseudo RASD dont l’annonce officielle en été faite le 20 janvier 2020 par le Ministère bolivien des Relations Extérieures notifiant également la rupture de tout ses liens avec l’entité fantoche. En conséquence, la Bolivie adoptera dorénavant le principe de neutralité constructive à l’égard du conflit artificiel autour du Sahara marocain et a confirmé sa détermination à bâtir une relation renouvelée avec le Maroc, basée sur le respect mutuel de sa souveraineté, de son intégrité territoriale ainsi que sur la non-ingérence des affaires internes des deux pays. L’adoption par la Bolivie d’une telle position est le résultat d’intenses et fructueux échanges entre les Ministres des Affaires Etrangères des deux pays depuis l’avènement du nouveau Gouvernement en Bolivie, en novembre 2019 et consacre la bonne phase et la dynamique positive qui distinguent désormais les relations entre le Maroc et tous les pays du Continent Sud-américain. A rappeler que l’année 2019 a été marquée par le retrait de la reconnaissance de la pseudo RASD par plusieurs pays latino-américains, notamment le Salvador et la Barbade en juin 2019 Ainsi donc, la série de revers se poursuit pour l’entité fictive RASD et ses parrains algériens car les vents du changement souffleront dans plusieurs autres pays en Amérique Latine. Au fait, les polisariens et leurs mentors algériens s’apprêtent à encaisser une autre déculottée, cette fois-ci donnée par le continent africain, avec l’ouverture, le 23 janvier 2020, de deux nouveaux Consulats à Laâyoune, ville du Sahara marocain, à savoir ceux de Sao Tomé et de la République Centrafricaine. Farid Mnebhi.