Mali. Cérémonie de remise de l’étendard à la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES)

Le Président de la Transition, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a présidé, ce samedi 20 décembre 2025, la cérémonie solennelle de remise de l’Étendard à la Force Unifiée de l’AES (FU-AES), marquant officiellement l’entrée en activité de cette force multinationale stratégique. La cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement du Mali, du Président du Conseil national de Transition, des Présidents des Institutions de la République, des Ministres chargés de la Défense des pays membres de la Confédération AES, de membres des Gouvernements de l’AES, des Chefs d’État-major des Armées, ainsi que des Ambassadeurs et Représentants des organisations internationales accrédités au Mali, des Attachés de défense des pays amis et des délégations des États membres de la Confédération. Dans son allocution, le Président de la Confédération AES a souligné la portée historique de cette cérémonie, qualifiant la remise de l’étendard de marqueur officiel du démarrage opérationnel de la Force unifiée. Il a salué l’installation du nouveau commandant de la FU-AES et rendu un vibrant hommage au courage, au professionnalisme et à la détermination des ministres de la Défense, des Chefs d’État-major et de l’ensemble des Forces de défense et de sécurité de l’espace AES. Le Chef de l’État a rappelé que, depuis la Déclaration de Niamey du 6 juillet 2024, les Forces Armées des pays membres ont conduit des opérations conjointes majeures, notamment Yéréko I et Yéréko II, ayant permis la neutralisation de plusieurs chefs terroristes et la destruction de sanctuaires criminels, grâce à une planification rigoureuse, un partage efficace du renseignement et une mutualisation accrue des moyens. Face à l’évolution des modes opératoires des groupes armés terroristes, le Président GOÏTA a insisté sur la nécessité d’une anticipation stratégique permanente, mission confiée au nouveau commandement de la Force Unifiée. Il a également mis en exergue les menaces multiformes pesant sur les États du Sahel : terroristes, économiques et informationnelles. À cet effet, la Confédération AES a engagé des réponses structurantes, notamment la création de la Télévision, de la Radio et de la presse écrite AES, afin de renforcer la souveraineté informationnelle et de contrer la désinformation. Affirmant que « l’AES est une réalité irréversible », le Président de la Confédération a salué la résilience et le soutien constant des peuples de l’AES, tout en s’inclinant devant la mémoire des civils et militaires tombés au combat et en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, a souligné que le Sahel traverse un moment décisif de son histoire, rappelant que la paix, la sécurité et la souveraineté ne se délèguent pas. Il a présenté la Force Unifiée de l’AES comme l’aboutissement d’une mutualisation stratégique fondée sur les valeurs sahéliennes de solidarité, d’entraide et de dignité. L’étendard remis à la FU-AES a été décrit comme un symbole vivant, fruit du sacrifice des martyrs civils et militaires, porteur de mémoire, de volonté et d’engagement irréversible. À la tête de la Force Unifiée de l’AES, le Général de Brigade Daouda TRAORÉ, reconnu comme un officier expérimenté et homme de terrain, aura la lourde responsabilité de conduire cette force multinationale dans un contexte sécuritaire exigeant, au service de la stabilité et de la souveraineté de l’espace AES.
Semaine du Numérique : les ministres chargés de la Transition digitale de l’AES font le point au Chef de l’Etat

Le Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu, en audience ce jeudi, les ministres chargés de la Transition digitale de la Confédération « Alliance des Etats du Sahel » (AES), présents au Burkina Faso dans le cadre de la 19e édition de la Semaine du Numérique. En compagnie de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, les ministres malien et nigérien ont fait le point des travaux au Président du Faso. La délégation a également fait mention de l’état d’avancement des instructions données par les Chefs d’Etat de l’AES dans le domaine du numérique et de la communication, selon le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration de la République du Mali, Alhamdou Ag ILYENE. « Le Président du Faso nous a apporté un grand soutien ; il nous a fait beaucoup de recommandations et nous a donné des conseils, des orientations (…), que nous allons mettre en œuvre pour pouvoir améliorer ce que nous avons déjà fait afin que la communication de l’AES basée sur le numérique apporte le maximum de satisfaction à nos populations », a-t-il soutenu. Le ministre de la Communication, des Postes et de l’Economie Numérique de la République du Niger, Sidi Mohamed RALIOU, pour sa part, a affirmé que le Chef de l’Etat les a instruits de travailler pour l’interconnexion des pays de l’AES et promouvoir la digitalisation de l’administration pour lutter contre la corruption. Selon la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, Dr Aminata ZERBO/SABANE, les Chefs d’Etats de l’AES ont donné une place de choix au numérique pour en faire un levier de développement. « Le Président du Faso a tenu à nous le rappeler tout en nous encourageant dans nos initiatives pour faire vraiment de ce levier un moteur de développement et un instrument pour améliorer le bien-être de nos populations », a-t-elle ajouté.
Alliance des Etats du Sahel: Le Burkina Faso, le Mali et le Niger projettent de créer une confédération
Les Ministres de l’Alliance des États du Sahel envisagent de créer une confédération des trois Etats au terme des travaux d’une réunion tenue jeudi 15 février 2024, au Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur. Les Chefs de délégation des trois pays de l’Alliance « ont réaffirmé leur engagement d’avancer résolument dans le processus de mise en œuvre de l’AES et de la création de la Confédération des trois États, et ce, conformément à la vision des Chefs d’État découlant des aspirations profondes des populations respectives », souligne un communiqué de ministère des Affaires étrangères du Mali. Cette rencontre s’est tenue sous la coprésidence des Chefs de délégation du Burkina Faso, le Général de Brigade Kassoum COULIBALY, Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens combattants ; de la République du Mali, le Colonel Abdoulaye MAIGA, Ministre d’État, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement et de la République du Niger, le Général de Corps d’Armée Salifou MODY, Ministre d’État, Ministre de la Défense Nationale, indique la même source. Dans leurs interventions, ils ont vivement salué le leadership visionnaire ayant conduit les Chefs d’État à la décision historique et salutaire de créer l’Alliance des États du Sahel, le 16 septembre 2023, à travers la signature de la Charte du Liptako-Gourma. Pour le Chef de la délégation malienne, l’esprit de l’AES né de la volonté partagée des plus Hautes Autorités et bâti sur la fraternité, la solidarité et la complémentarité est devenu, aujourd’hui, une référence et une valeur partagées qui transcendent l’adversité et les difficultés du moment. Par la même occasion, il a souligné avec satisfaction, les succès spectaculaires déjà engrangés par la jeune AES dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, grâce à la mutualisation des ressources et des efforts ainsi qu’en matière politique et diplomatique par des décisions courageuses et avisées qui repositionnent nos pays sur l’arène internationale et les placent sur le chemin de la sécurité collective et du développement socioéconomique harmonieux et intégré. Au regard des défis et enjeux majeurs liés au contexte géopolitique difficile, il a insisté sur la nécessité de mieux organiser et de coordonner la communication de l’AES pour renforcer sa visibilité et son appropriation par les populations de l’espace et les partenaires. Sur les questions sous-régionales, les Chefs de délégation ont, notamment, rendu un vibrant hommage aux Chefs d’État des trois pays pour la décision salutaire de retrait du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger de la CEDEAO, une organisation sous régionale qui s’est progressivement éloignée de ses objectifs initiaux. Pour eux, ce retrait sans délai est une opportunité pour les trois pays de construire leur développement endogène bâti sur leurs propres ressources et capacités. Avec CP
CEDEAO : L’AES a raison de se retirer !
Le PPA-CI de Laurent Gbagbo apporte son soutien Le Parti des Peuples Africains (PPA-CI) de Laurent Gbagbo exprime son soutien aux pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui ont décidé de se retirer de la CEDEAO. Le PPA-CI dénonce les sanctions « nocives » de la CEDEAO contre les pays qui ont connu des ruptures de l’ordre constitutionnel et l’instrumentalisation des institutions financières à des fins politiques. Le parti rappelle les mises en garde de Laurent Gbagbo contre une guerre de la CEDEAO contre le Niger et souligne que la décision de l’AES est une sage décision.
Lutte contre le terrorisme : Les Chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali et du Niger créent l’Alliance des Etats du Sahel

Les chefs d’Etat du Burkina, du Mali et du Niger ont signé, ce samedi, la Charte du Liptako- Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel (AES). L’objectif de cette alliance est d’établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle au profit des populations des trois pays. Les Parties contractantes s’engagent à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun de l’Alliance. Elles œuvreront, en outre, à la prévention, la gestion et au règlement de toute rébellion armée ou autre menace portant atteinte à l’intégrité du territoire et à la souveraineté de chacun des pays membres de l’Alliance, en privilégiant les voies pacifiques et diplomatiques. L’usage de la force pour faire face aux situations de rupture de la paix et de la stabilité se fera également en cas de nécessité.