Matières premières en 2025 : énergie en baisse, aliments stables et métaux en reprise

Les prix des matières premières ont affiché en 2025 des évolutions contrastées, après le repli observé en 2023 et 2024, constate la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). D’après de département relevant du ministère marocain de l’Economie et des Finances, le recul persistant des cours de l’énergie, la stabilisation des denrées alimentaires et la remontée des métaux traduisent des dynamiques d’offre et de demande différenciées, dans un contexte de croissance mondiale toujours inégale. Dans sa note de conjoncture de décembre 2025, la DEPF fait état d’un net recul de l’indice de prix de la Banque mondiale de -6% sur janvier-novembre (en g.a.), tiré par l’énergie (-11%) et l’alimentaire (-6%), surtout les céréales (-11%) et le sucre (-16%); alors que les engrais et les métaux de base se sont redressés respectivement de +19% et +6% Selon la même source, « les métaux précieux se sont envolés (+41%), l’or (+42%) et l’argent (+35%) atteignant des records, soutenus par un dollar plus faible et par leur statut de valeur refuge face aux incertitudes géoéconomiques ». Pour la DEPF, ces évolutions reflètent des dynamiques sectorielles distinctes. Et de préciser que la chute des cours de l’énergie découle d’une offre abondante et d’une demande faible, tandis que la modération des prix des céréales et du sucre s’explique par des perspectives de récoltes favorables. À l’inverse, les engrais bénéficient d’une demande robuste. De leur côté, les métaux de base (notamment le cuivre et l’aluminium) profitent du redressement progressif du cycle manufacturier mondial et de l’accélération de la demande structurelle liée à l’électrification (véhicules électriques, réseaux et centres de données), sur fond de contraintes d’offre. Globalement, les cours des produits de base devraient rester modérés, bien qu’ils demeurentvulnérables aux aléas économiques, géopolitiques et climatiques. Avec CP