Luca Zidane choisit l’Algérie plutôt que les Bleus

International français jusqu’aux U20, Luca Zidane a officialisé son changement de nationalité sportive. Le fils de Zinédine Zidane portera désormais le maillot de l’Algérie, pays de ses origines paternelles. La FIFA a validé son choix ce vendredi. Le deuxième fils de Zinédine Zidane ne défendra plus les couleurs de la France. Comme l’a révélé le média français RMC Sport, Luca Zidane a décidé de rejoindre la sélection algérienne. L’instance internationale a confirmé son changement de nationalité sportive sur sa plateforme “Change of Association Platform”. Gardien de but de 27 ans, Luca Zidane avait disputé toutes les catégories jeunes de l’équipe de France, des U16 aux U20, avec un titre majeur à la clé : l’Euro U17 remporté en 2015. Mais il n’a jamais réussi à franchir le cap vers les Espoirs. Resté sans convocation chez les Bleus de Didier Deschamp, il poursuivra désormais sa carrière avec l’Algérie. En optant pour les Fennecs, Luca Zidane embrasse l’héritage de ses grands-parents paternels et de son père, Franco-Algérien et champion du monde 1998 avec les Bleus. “C’est un choix inattendu”, note RMC Sport, au regard du poids symbolique du nom Zidane en équipe de France. Mais pour l’ancien portier du Real Madrid Castilla, du Racing Santander ou encore d’Eibar, l’Algérie représente aussi une vraie opportunité sportive. Objectif CAN et Mondial Comme l’explique So Foot, la Fédération algérienne a accéléré les démarches pour l’intégrer rapidement. Luca Zidane pourrait être convoqué dès la prochaine trêve internationale, le 6 octobre, alors que l’Algérie affrontera la Somalie puis l’Ouganda pour valider sa qualification à la Coupe du monde 2026. La hiérarchie des gardiens est loin d’être figée : Alexis Guendouz (MC Alger) peine à convaincre, Anthony Mandrea (ex-Caen) évolue désormais en National et Alexandre Oukidja est en convalescence après une rupture des croisés. Luca Zidane arrive donc “à point nommé” pour renforcer un poste fragilisé, à deux mois de la Coupe d’Afrique des nations (21 décembre 2025-18 janvier 2026 au Maroc). Sous contrat avec Grenade en deuxième division espagnole, Luca Zidane a disputé les quatre premiers matchs de championnat avant de retrouver le banc lors du dernier revers contre Leganés. En mars, il avait déjà été écarté plusieurs semaines après une blessure à la cheville lors d’un duel avec son frère Théo. TV5monde
La Journée mondiale de la diaspora africaine à la Foire commerciale intra-africaine (L’IATF2025) réaffirme l’engagement en faveur de l’unité et de la souveraineté économique pour tous les Africains

Alors que la Foire Commerciale Intra-Africaine (L’IATF2025) entamait sa deuxième journée, la Journée Mondiale de la Diaspora Africaine a réuni des Chefs d’État, des Hauts Fonctionnaires, des Chefs d’entreprise et des Icônes culturelles de toute l’Afrique, des Caraïbes et de la Diaspora, avec une vision renouvelée pour apporter l’unité et la souveraineté économique. Organisée au Centre International de Conférences (CIC) d’Alger, la Journée Mondiale de la Diaspora Africaine s’est ouverte par une allocution de S.E. M. Sifi Ghrieb, Premier Ministre par intérim de l’Algérie. Elle a été suivie par les déclarations percutantes de S.E. Olusegun Obasanjo, Ancien Président du Nigeria et Président du Conseil Consultatif de l’IATF, du Professeur Benedict Oramah, Président du Conseil d’Administration d’Afreximbank, S.E. Mia Amor Mottley, Première Ministre de la Barbade ; S.E. Dr Terrance Drew, Premier Ministre de Saint-Kitts-et-Nevis ; et S.E. Dickon Mitchell, Premier Ministre de la Grenade, qui ont tous appelé à l’unité entre l’Afrique et sa Diaspora. Dans son discours liminaire, le Professeur Benedict Oramah a souligné que l’Afrique globale doit évoluer vers un marché cohésif de près de deux milliards de personnes : « La tâche qui nous attend consiste à utiliser la force de nos efforts collectifs et de nos connaissances pour bâtir une économie solide pour nous-mêmes et par nous-mêmes. Nous devons produire au sein de nos communautés, vendre au sein de nos communautés et être fiers de consommer ce qui est produit au sein de nos communautés. » Le Professeur Benedict Oramah a ajouté : « Notre concept d’Afrique mondiale peut être défini comme un Panafricanisme soutenu par les marchés et par le capital que nous possédons et contrôlons. L’événement d’aujourd’hui est essentiel pour faire avancer ce nouveau programme. » Renforçant ce message, le Dr Terrance Drew, Premier Ministre de Saint-Kitts-et-Nevis, a expliqué comment l’Afrique et sa Diaspora s’efforcent de jeter des ponts et de se construire un avenir radieux ensemble : « L’Afrique mondiale n’est pas une idée nouvelle. Elle s’inscrit dans la continuité d’un grand voyage visant à réparer un passé brisé et à garantir un avenir fondé sur l’unité et la souveraineté. » La liste complète des Ministres et des Dirigeants participant à la session du matin comprenait : Des discours spéciaux ont également été prononcés par des créateurs de renommée mondiale, M. Ozwald Boateng, Créateur de mode Ghanéo-Britannique, et M. Chafik Gasmi, Architecte et Directeur Artistique Algérien. Ramirez, de la Grenade, a mis en avant la richesse de la créativité Africaine et de la Diaspora. Le Professeur Benedict Oramah a également souligné la création prévue d’une Commission mondiale pour l’Afrique, parallèlement à des initiatives culturelles telles que des activités sportives entre l’Afrique et les Caraïbes. Le panel intitulé « L’Afrique Mondiale que nous voulons : une collaboration commerciale sans frontières » était présidé par l’honorable Ginger Moxey, Ministre de Grand Bahama, Bahamas, et modéré par Mucha Hazel Nyandoro (Royaume-Uni/Zimbabwe). Mme Sunmbo Olatunji (Nigéria), Mme Kaye-Anne Greenidge (Barbade), M. Mouloud Khelif (Algérie), le Dr Fouad Bousetouane (Algérie/États-Unis) et M. Okechukwu Ihejirika (Afreximbank) ont apporté leur contribution en partageant des idées concrètes pour renforcer la collaboration transfrontalière. La journée s’est terminée par une conversation sur le thème « Décoloniser les récits : la voix de l’Afrique dans le discours mondial », animée par M. Karim Zéribi (Algérie). Le panel était composé de l’Ambassadeur Orlando Romain (Grenade), Mme Lavaille Lavette (États-Unis), M. Noureddine Zahzah (Algérie), Mme Naïma Yahi (Algérie) et M. Temwa Gondwe (Afreximbank), qui ont discuté des moyens de remodeler les récits mondiaux et d’amplifier les perspectives Africaines.
Le Soudan surprend l’Algérie aux tirs au but et atteint les demi-finales du CHAN 2024

Le Soudan s’est qualifié pour les demi-finales du Championnat d’Afrique des Nations TotalEnergies (CHAN) PAMOJA 2024 après avoir battu l’Algérie 4-2 aux tirs au but à Zanzibar, se préparant ainsi à affronter Madagascar en demi-finale. Les Faucons de Jediane ont gardé leur sang-froid lors d’une séance de tirs au but dramatique au stade Amaan, après un match nul 1-1 au bout de 120 minutes. Le gardien Mohamed Abooja a été le héros en arrêtant deux tentatives algériennes. L’équipe de Kwesi Appiah, qui avait terminé en tête du groupe D, reste invaincue dans le tournoi et continue de surfer sur sa remarquable résurgence. Un match de ténacité et de suspense Les deux équipes abordaient cette rencontre avec de grandes attentes, renforcées par le respect mutuel exprimé par leurs entraîneurs à la veille du match. Madjid Bougherra, sélectionneur algérien, avait salué les progrès du Soudan sous la houlette d’Appiah, tandis que ce dernier affirmait que son équipe ne jouerait pas la prudence. Le match débuta de manière fermée, avec des occasions de part et d’autre mais sans but lors d’une première mi-temps décousue. Le Soudan pensa avoir ouvert le score juste avant la pause, mais la tentative de Salah Adil fut repoussée par le gardien algérien Zakaria Bouhalfaya. L’impasse fut finalement rompue tôt en seconde période, dans des circonstances chaotiques. La frappe de Musa Hussien fut repoussée, mais le défenseur algérien Ayoub Ghezala dévia involontairement le ballon dans ses propres filets, offrant l’avantage au Soudan à la 48e minute. L’Algérie réagit Les Fennecs, invaincus lors de leurs 10 derniers matchs de CHAN, ont fait preuve de résilience. Ils ont intensifié leurs attaques, et leur pression fut récompensée à la 73e minute lorsque Soufiane Bayazid poussa le ballon au fond après une série d’occasions. Dès lors, les deux équipes se sont rendu coup pour coup. Mohamed Tia Asad s’est montré dangereux pour le Soudan de la tête, tandis qu’Aimen Mahious obligeait Abooja à deux superbes arrêts durant les prolongations. Les blessures et les remplacements ont perturbé le rythme du match, mais aucune des deux équipes ne parvint à faire la différence. Le score était toujours de 1-1 après 120 minutes, forçant la décision aux tirs au but. Abooja, le héros Lors de la séance, Walieldin Khidir et Mohamed Ahmed Saeed ont transformé leurs tentatives avec assurance pour le Soudan, tout comme Bayazid et Mahious pour l’Algérie. Mais le tournant arriva ensuite : Mehdi Merghem et Zakaria Draoui virent leurs tirs arrêtés par un Abooja en état de grâce, tandis qu’Ahmed Tabanja et Mohamed Tia Asad scellèrent la victoire soudanaise. Les Faucons s’imposèrent 4-2, déclenchant des scènes de liesse parmi la délégation soudanaise et leurs supporters à Zanzibar. Ce que cela signifie Cette victoire marque la troisième qualification du Soudan pour une demi-finale de CHAN, dans un tournoi où ils ont déjà écrasé le Nigeria 4-0 et tenu en échec les champions sénégalais. Ils affronteront Madagascar au stade Benjamin Mkapa de Dar es Salaam, mardi 26 août à 17h30, heure locale. L’Algérie, finaliste en 2022, quitte prématurément le tournoi, mettant fin à une belle série d’invincibilité de manière cruelle. Leur quête d’un titre au CHAN se poursuit. L’autre demi-finale opposera le Maroc au Sénégal, champion en titre, à Kampala plus tard dans la journée — une affiche de prestige entre deux poids lourds du football africain. CAF
L’Algérie se hisse en quarts du CHAN 2024 après un nul tendu face au Niger

L’Algérie a validé son billet pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des Nations TotalEnergies (CHAN) PAMOJA 2024 après un match nul et vierge (0-0) contre le Niger à Nairobi — un résultat suffisant pour permettre aux Fennecs de rejoindre l’Ouganda en tête du groupe C, lundi soir. Vice-champions en 2022, les hommes de Madjid Bougherra savaient qu’un seul point leur suffirait pour se qualifier. Malgré leurs difficultés à percer une défense nigérienne bien organisée, ils ont assuré l’essentiel pour poursuivre leur aventure dans le tournoi. Pendant ce temps, l’Ouganda, auteur d’un spectaculaire match nul 3-3 contre l’Afrique du Sud, terminait en tête du groupe avec sept points. L’Algérie prend la deuxième place avec six points, devant l’Afrique du Sud, également à six points mais pénalisée par une moins bonne différence de buts. L’Algérie assure l’essentiel Malgré le score nul, la rencontre au stade Nyayo n’a pas manqué d’intensité. L’Algérie a dominé les premières minutes, avec Soufiane Bayazid et Mehdi Merghem qui ont chacun sollicité le gardien Nigérien Mahamadou Tanja. Déjà éliminé avant le coup d’envoi, le Niger a pourtant montré un bel état d’esprit. Ibrahim Djingarey a tiré au-dessus sur coup franc avant d’être expulsé à la 77e minute après un second carton jaune. Même en supériorité numérique, l’Algérie a eu du mal à imposer son jeu. Ses meilleures occasions sont venues en première période : Bayazid a obligé Tanja à une belle parade, et Merghem a manqué le cadre de la tête à bout portant. En fin de match, c’est même le Niger qui a failli créer la surprise : Abdoul-Latif Goumey s’est offert deux belles opportunités, dont une frappe dans le temps additionnel qui est passée de peu au-dessus. Mais le score est resté inchangé. Suspense total dans le groupe C Alors que l’Algérie souffrait à Nairobi, un véritable feu d’artifice se jouait à Kampala entre l’Ouganda et l’Afrique du Sud — un match nul 3-3 haletant, considéré comme l’un des plus spectaculaires du tournoi. L’Ouganda termine premier du groupe avec sept points, l’Algérie deuxième avec six, grâce à une meilleure différence de buts que l’Afrique du Sud, éliminée malgré ses six points. La Guinée (quatre points) prend la quatrième place, tandis que le Niger, sans but inscrit, termine dernier avec deux unités. Le Niger quitte la compétition sans marquer Le parcours du Niger s’achève sans la moindre réalisation. Déjà éliminés avant leur dernier match, les Ménas n’ont une nouvelle fois pas trouvé le chemin des filets et quittent le CHAN 2024 sans but inscrit. Malgré cela, leur prestation a été saluée. Le gardien Tanja s’est encore illustré, tandis que Goumey et Djingarey ont régulièrement menacé en contre. L’équipe d’Harouna Doula a manqué de tranchant offensif mais a quitté la scène avec honneur. Les quarts de finale en ligne de mire Au terme de cette dernière journée, l’Ouganda et l’Algérie filent en quarts de finale. L’Ouganda y arrive fort de sa prestation flamboyante contre l’Afrique du Sud, tandis que l’Algérie, moins impressionnante offensivement, pourra s’appuyer sur sa solidité défensive et son expérience en phase à élimination directe. L’Afrique du Sud échoue à un souffle, tandis que la Guinée repart avec une victoire mais sans réel impact. Pour le Niger, il faudra repartir de zéro après une nouvelle élimination précoce. Place désormais aux matchs à élimination directe, où l’Algérie devra retrouver son efficacité offensive pour espérer rééditer, voire améliorer, son parcours de 2022. CAF
Akli Mellouli, sénateur français : Bruno Retailleau est responsable de la dégradation persistante des relations entre la France et l’Algérie

Le sénateur Akli Mellouli a accusé, sur la chaîne algérienne One TV, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, de nuire aux relations diplomatiques et politiques France–Algérie, rapporte RT en français. Selon la chaîne de télévision d’information en continu russe, lors de son récent passage à l’émission One 2 One, le sénateur français lui a reproché de « donner le ton » et de s’immiscer dans les affaires étrangères, « même parfois au mépris du droit », au lieu de se concentrer sur « son travail de ministre de l’Intérieur ». En dénonçant la liste de personnes que le ministre souhaite faire reprendre par l’Algérie, le sénateur du Val-de-Marne a dénoncé une procédure contraire au droit européen et à la dignité humaine, rappelant que « ce sont des personnes, des êtres humains, pas des colis qu’on renvoie à l’expéditeur ». Patricia Engali
Economie algérienne: le FMI alerte sur d’importatntes vulnérabilités budgétaires

Les perspectives à court terme de l’économie algérienne restent globalement positives malgré l’incertitude à l’échelle mondiale, mais les vulnérabilités budgétaires sont importantes, selon le Fonds monétaire international (FMI). Des perspectives portées par une reprise progressive de la production d’hydrocarbures grâce à la levée graduelle des mesures de réduction de la production décidée par l’OPEP+, ce qui devrait soutenir la croissance en 2025, tandis que l’inflation resterait modérée, a indiqué une mission du FMI, dirigée par M. Charalambos Tsangarides, qui s’est rendue à Alger du 16 au 30 juin. « Toutefois, la montée des tensions budgétaires pose des problèmes importants de financement et, si elle se prolonge, entraînera une augmentation de la dette publique à moyen terme », a-t-elle prévenu ajoutant que l’incertitude mondiale persistante et la volatilité des cours des hydrocarbures devraient freiner les exportations et l’investissement. Ce qui devrait contribuer à creuser le déficit courant en 2025. D’après l’institution financière internationale, les perspectives économiques sont exposées à plusieurs risques, principalement dus à la volatilité des prix des hydrocarbures dans un contexte de politiques commerciales instables et de tensions géopolitiques, et à des déficits budgétaires persistants qui mettent en péril la viabilité de la dette et renforcent l’interdépendance financière entre l’État, les entreprises publiques et les banques publiques. Qu’à cela ne tienne, le Fonds affirme que les perspectives économiques à moyen terme s’amélioreraient si des réformes de diversification de l’économie étaient soutenues, et si le Plan d’Action des autorités et des réformes structurelles étaient mis en œuvre. Afin de préserver la stabilité macrofinancière et d’atténuer les risques à court terme dans un contexte mondial volatil, la mission recommande un rééquilibrage budgétaire progressif mais mis en œuvre dans les meilleurs délais. Selon elle, la politique monétaire doit rester guidée par la conjoncture économique et fermement centrée sur son objectif d’inflation, tout en surveillant étroitement l’évolution du secteur financier. Le FMI estime, par ailleurs, qu’une plus grande flexibilité du taux de change renforcera la capacité de l’économie à absorber les chocs extérieurs dans un contexte de volatilité accrue des cours des hydrocarbures et d’incertitude à l’échelle mondiale. « Parmi les priorités de réforme à moyen terme figurent l’amélioration de la soutenabilité des finances publiques, le renforcement des cadres opérationnels de la politique monétaire et financière, et la poursuite des réformes structurelles visant à stimuler l’investissement privé, la croissance inclusive et la création d’emplois », a estimé M. Tsangarides. D’après le Fonds, l’activité économique a ralenti de 4,1 % en 2023 à 3,6 % en 2024 tandis que l’activité hors hydrocarbures est restée dynamique, avec une croissance de 4,2 %. De son côté, sous l’effet d’une baisse de la production d’hydrocarbures et des prix du gaz, le solde courant est devenu déficitaire en 2024 . A noter que les réserves de change sont restées conséquentes, s’établissant à 67,8 milliards de dollars, couvrant environ 14 mois d’importations; alors que l’inflation a fortement diminué, passant d’une moyenne annuelle de 9,3 % en 2023 à 4 % en 2024, principalement sous l’effet d’une progression plus faible des prix des denrées alimentaires, mais l’inflation hors énergie et alimentation a également reculé. Quant à la politique monétaire, elle est restée accommodante au premier semestre de 2025. En raison de la baisse des recettes d’hydrocarbures et de la hausse des salaires et des dépenses d’investissement, le déficit budgétaire s’est considérablement creusé en 2024 pour atteindre 13,9 % du PIB. Il devrait rester élevé en 2025, selon les prévisions de l’institution. Martin Kam
L’Algérie accueillera la 44ème AG de Shelter Afrique Development Bank en juillet

L’Algérie accueillera la 44ème Assemblée générale annuelle (AGA) et le Symposium sur le logement de Shelter Afrique Development Bank (ShafDB) en juillet 2025, a révélé la Banque. L’événement de haut niveau, qui se tiendra à Alger du 15 au 17 juillet 2025 à l’hôtel El Aurassi à Alger, rassemblera les principales parties prenantes, les décideurs politiques, les investisseurs et les leaders du financement du développement pour discuter des stratégies visant à promouvoir le logement abordable et le développement urbain durable à travers l’Afrique. L’AGA, qui se déroulera sous le thème : « La viabilité financière du secteur du logement dans un contexte de turbulences mondiales : Opportunités et défis », réunira les ministres du logement et des finances des États membres, les actionnaires, les banques centrales, les maires, les promoteurs privés, les investisseurs et les partenaires de financement du développement afin d’explorer les moyens de transformer les promesses de l’Afrique urbaine en progrès tangibles et inclusifs. La réunion sera l’occasion d’examiner les performances de la ShafDB, d’évaluer les progrès réalisés dans le cadre de ses initiatives stratégiques et de formuler des politiques qui façonneront le rôle de l’institution dans la résolution des problèmes de logement et d’infrastructure de l’Afrique. S’exprimant sur la prochaine AGA, le directeur général de Shelter Afrique Development Bank, Thierno Habib Hann, a fait part de son enthousiasme quant au choix de l’Algérie comme pays hôte. « Nous remercions nos pays membres pour leur engagement continu en faveur d’un prix abordable. Nous apprécions nos pays membres pour leur engagement continu en faveur du logement abordable et du développement urbain en Afrique. et au développement urbain dans toute l’Afrique. Le rôle de l’Algérie dans l’accueil de l’Assemblée générale Assemblée Générale Extraordinaire en 2023 – où Shelter Afrique a été transformée en en Banque de développement, et maintenant la 44ème AGA à Alger, reflète l’élan collectif et la vision partagée de nos membres. l’élan collectif et la vision partagée de nos membres. Nous nous réjouissons de de collaborer avec tous nos partenaires et parties prenantes pour faire avancer des et de stimuler une croissance économique inclusive à travers le continent », a déclaré M. Hann. L’ordre du jour de l’AGA comprendra des discussions sur la mobilisation des capitaux, les mécanismes de financement innovants et les partenariats public-privé afin d’accélérer la fourniture de logements. En outre, la réunion comprendra des tables rondes ministérielles et des dialogues politiques de haut niveau ; des sessions plénières pour explorer la résilience urbaine, des solutions locales aux défis du logement ; des forums techniques, des expositions et des vitrines d’investissement, et des sessions de réseautage visant à favoriser la collaboration entre les parties prenantes de l’industrie. « Alors que l’Afrique continue de faire face à une demande croissante de logements abordables, Shelter Afrique Development Bank s’engage à promouvoir des solutions qui renforcent la résilience urbaine, l’autonomisation économique et la croissance inclusive. La 44ème AGA à Alger devrait déboucher sur des résolutions cruciales qui guideront l’orientation stratégique de l’institution dans les années à venir », M. Hann a déclaré. Créée en 1981 à Lusaka, en Zambie, Shelter Afrique Development Bank (ShafDB) est une banque multilatérale de développement (BMD) panafricaine qui se consacre à la promotion et au financement de logements écologiques durables, au développement urbain et aux infrastructures connexes. Elle fonctionne grâce à un actionnariat composé de 44 gouvernements africains et de deux actionnaires institutionnels : la Banque africaine de développement (BAD) et la Société africaine de réassurance (Africa-Re). L’institution est impliquée dans le financement du logement et des infrastructures connexes tout au long de la chaîne de valeur, tant du côté de la demande que de l’offre, par le biais de ses quatre (4) lignes d’affaires : Le Groupe des institutions financières (FIG), le Groupe de financement de projets (PFG), le Groupe des partenariats souverains et publics-privés (PPP) et le Groupe de gestion des fonds (FMG).
Des perspectives mitigées pour la production de blé en Afrique du Nord

Les prévisions pour 2025 à l’échelle mondiale restent globalement inchangées La production mondiale de blé en 2025 devrait s’élever à 795 millions de tonnes, ce qui correspond à la production de l’année précédente, selon les dernières prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En mai, « les prévisions restent globalement inchangées par rapport au mois précédent, seuls des ajustements mineurs ayant été apportés pour tenir compte de facteurs météorologiques », a estimé l’agence onusienne dans son nouveau Bulletin sur l’offre et la demande de céréales. Selon les prévisions de la FAO, les perspectives sont mitigées en Afrique du Nord. D’après le document publié en début de ce mois, « le Maroc connaît une récolte inférieure à la moyenne, l’Algérie prévoit une récolte de blé proche de la moyenne, et l’Egypte (où l’irrigation est très utilisée) devrait enregistrer une production moyenne ou bien supérieure à la moyenne ». Il est à noter que la production totale de maïs en Afrique du Sud connaît une légère révision à la hausse en mai. L’institution l’impute à la « constance des conditions météorologiques favorables depuis le début de l’année ». Elle prévoit ainsi « un relèvement de la récolte en 2025 après la production de 2024 qui avait été réduite par le temps sec ». Le Maroc connaît une récolte inférieure à la moyenne, selon la FAO Il ressort dudit rapport que les prévisions de production de blé dans l’Union européenne ont été légèrement revues à la hausse ce mois-ci, suite à l’amélioration des conditions météorologiques dans les pays du Sud qui ont soutenu les prévisions de rendement global. Après le creux observé au terme de l’année écoulée, l’organisation internationale s’attend ainsi à un fort rebond de la production en 2025. Elle prévient toutefois que la sécheresse, qui touche les régions septentrionales fait peser un léger risque de dégradation des rendements. La FAO revoit également à la hausse ses prévisions de production concernant le Royaume-Uni, la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord qui se rapproche de la moyenne quinquennale, constatant cependant que « les températures anormalement chaudes du mois d’avril ont soulevé quelques inquiétudes sur les rendements potentiels ». A cause des conditions météorologiques défavorables et de la réduction des superficies, les prévisions concernant la Fédération de Russie restent identiques. Quand bien même les perspectives concernant le blé tablent toujours sur une production inférieure à la moyenne, du fait des effets du conflit, les précipitations du mois d’avril ont contribué à améliorer les conditions de culture dans certaines régions d’Ukraine, fait remarquer la FAO. De l’avis de l’agence, les perspectives de production en Amérique du Nord restent proches de celle de l’année dernière. «Aux Etats-Unis d’Amérique, les craintes de sécheresse persistent, ce qui devrait maintenir la production totale de blé à un niveau légèrement inférieur à celui de 2024», estime-t-elle. En dépit du fait que le temps chaud et sec observé en Inde a entraîné une révision à la baisse des prévisions de production nationales, l’institution «s’attend toujours à ce que 2025 soit l’année d’une récolte de blé record en Asie et revoit légèrement à la hausse les prévisions de production du Pakistan. En mai, les prévisions de production de blé en République islamique d’Iran et en Turquie restent inférieures à la moyenne, annonce la FAO. Si les prévisions de production dans l’hémisphère Sud sont légèrement revues à la hausse, l’institution s’attend en revanche à ce que la production de blé recule par rapport à 2024 en Australie, bien qu’elle reste supérieure à 30 millions de tonnes. Alain Bouithy